Aller au contenu principal

Un congrès raciste à Paris le 18 Décembre

lun 27/12/2010 - 00:57
defaut

 Les « Assises contre l’islamisation de nos pays » furent marquées par une certaine diversité des intervenants. Si la moitié environ vient clairement de l’extrême droite et si les deux tiers tiennent des propos plus ou moins racistes, il y a lieu de s’interroger sur les motifs de la présence du dernier tiers. Parmi les orateurs divers, on trouve notamment aussi des intervenants se parant d’une qualité de « syndicalistes »…  

 
Il n’y a rien de mieux, paraît-il, qu’un ennemi commun… pour souder ensemble des gens qui, autrement, n’auraient probablement rien en commun, ou pas grand-chose. Sinon, quel pourrait être le dénominateur commun entre une féministe historique ; quelques Kabyles, des syndicalistes ou prétendus tels, des hooligans du football enveloppés dans des écharpes du PSG, et des néofascistes purs et durs ? Oui, visiblement, il y a un ennemi commun à leurs yeux : les musulmans. Mais derrière, ce sont tous les immigrés qui sont visés.
 
Tous ces milieux, et d’autres encore, se sont retrouvés samedi 18 décembre 2010 dans une salle du 12e arrondissement de Paris. Les hooligans du PSG formaient plutôt le Service d’ordre, les autres étaient plutôt assis dans la salle, qui accueillit environ mille personnes à cette occasion. Dehors, 200 personnes participèrent à une contre-manifestation, le préfet de police de Paris n’ayant pas suivi les organisations antiracistes et le maire de Paris qui avaient demandé l’interdiction du congrès raciste. 
 
Les repas de midi furent assurés – sous forme de sandwichs au jambon (de porc, obligé !) et de vin rouge – par l’association Solidarité des Français. Celle-ci est décrite par Wikipedia comme une « structure connexe » du Bloc identitaire, organisation activiste d’extrême droite. C’est cette même association qui s’est illustrée, pendant plusieurs hivers, à Paris en proposant sa fameuse « soupe au cochon » aux SDF et à d’autres pauvres. A l’exclusion, délibérément, des personnes musulmanes et juives… 
 
Une part essentielle de l’organisation de ces « Assises » anti-islam avait reposé, d’ailleurs, sur le Bloc identitaire. Pierre Cassen, représentant du co-organisateur Riposte Laïque, le reconnut d’ailleurs en disant en fin de journée que celle-ci « aurait été impossible » sans « les qualités organisationnelles » de ce petit parti fasciste et raciste. Le Bloc fut représenté, au cours des Assises, par deux des orateurs principaux : Arnaud Guillon, son « candidat à l’élection présidentielle de 2012 », et son chef Fabrice Robert (ancien conseiller municipal du FN à Nice).
 
Quand la féministe appelle « Marine » par son prénom…
 
Ce n’est pas tous les jours, qu’on assiste à un tel mélange entre milieux a priori éloignés les uns des autres. Ce n’est pas tous les jours, non plus, qu’on entendra une féministe historique – et ancienne compagne des luttes de Simone de Beauvoir – appeler « Marine » (Le Pen) par son prénom, pour dire d’elle que ses propos n’avaient « rien de choquant ».
 
C’est ce que fit, pourtant, Anne Zelensky le samedi après-midi. Elle se référait, explicitement, aux propos de la probable future chef du FN tenus le vendredi 10 décembre 2010 à Lyon. Lors d’une réunion de trois cents partisans du FN – dans une section réputée particulièrement « radicale », fief de son rival Bruno Gollnisch et repère de militants (officiellement : anciens militants) du groupuscule antisémite Œuvre française -, Marine Le Pen avait alors comparé l’Occupation par l’Allemagne nazie à celle de « pans du territoire » par des musulmans faisant leur prière dans la rue. 
 
A l’heure où les thuriféraires de Marine Le Pen prétendent qu’elle n’avait pas parlé de l’Occupation nazie pour la banaliser, mais uniquement « d’une occupation de rue » (tel que l’a prétendu  « Roger Heurtebise », éditorialiste de Riposte Laïque, la semaine dernière), il doit être précisé que la « fille du chef » du FN parlait bel et bien de la Seconde guerre mondiale. Elle avait, en effet, commencé par s’adresser à « ceux qui aiment parler tout le temps de la Seconde guerre mondiale » et « d’Occupation », pour leur conseiller de s’occuper de « cette occupation-là », actuelle. Elle avait donc bel et bien cherché à minimiser les horreurs du régime nazi commis en France, avant de partir à la charge des musulmans. 
 
Concernant ces derniers, il doit être précisé que les prières se faisant dans la rue sont assez exceptionnelles et concernant quelques rues dans toute la France uniquement, en raison de la forte présence (dû aux phénomènes de ghettoïsation et de discrimination à l’œuvre dans d’autres quartiers) des immigrés musulmans. Certes, la présence – très temporaire – de musulmans priant dans la rue ne marque pas une neutralité religieuse de l’espace public ; cependant, il est nettement plus fréquent, dans l’espace public français, d’entendre les cloches des églises chrétiennes. Celles-ci n’étant pas tout à fait neutre religieusement, non plus.
 
Si Marine Le Pen n’a pas elle-même participé à ce congrès, samedi dernier, son nom y a été applaudi à plusieurs reprises. Elle a rendu la politesse, en considérant – dimanche sur LCI – que son absence n’était dû qu’au fait qu’elle était occupée, en ce moment, par la campagne interne au FN. A la même occasion, elle a loué le « discours remarquable » d’Oskar Freysinger, élu suisse d’extrême droite – du parti populiste UDC (« Union démocratique du centre », qui porte très mal son nom), lors de ce congrès. Son père, Jean-Marie Le Pen, avait d’ailleurs déclaré lors d’une conférence de presse de jeudi dernier que les intentions des organisateurs des « Assises » étaient similaires aux siennes : « Nous n’avons jamais dit être les seuls en garde », contre « le danger de l’islamisation ».
 
« L’Astérix helvétique »
 
Oskar Freysinger est l’initiateur principal des deux référendums tenus en Suisse, les 29 novembre 2009 et 28 novembre 2010. Le premier avait pour objet d’interdire les minarets sur tout le territoire de la Confédération helvétique ; le second, d’introduire une « double peine » sous forme d’expulsion automatique et obligatoire… pour tous les étrangers condamnés pour certains crimes ou encore « ayant abusé des prestations sociales ». Les deux référendums ont été adoptés, par une majorité respectivement de 57,7 % et 52,9 % des votants.
 
Accompagné d’une troupe de garde du corps impressionnante et se présentant comme un « Astérix helvétique », Oskar Freysinger était en terrain conquis, samedi à Paris. Son arrivée fut la plus applaudie parmi tous les orateurs. Il déblatéra sur l’islam tout autant que sur la « perte d’identité des peuples européens », et leur « désert spirituel ». Sur l’islam, il dira qu’il s’agit « d’un collectivisme totalitaire tout comme le communisme » - ce qui est purement insensé, l’islam ayant été à ses débuts une religion surtout marquée par des règles commerciales et le libéralisme économique -, raison pour laquelle, selon l’orateur, « la gauche et l’islam » feraient cause commune. 
 
Le féminisme, plus mal accepté que le racisme
 
La féministe historique Anne Zelensky était la seule oratrice huée et sifflée, à un moment donné. Certes non pas lorsqu’elle attesta à Marine Le Pen que ses propos n’avaient « rien de choquant ». Certes, pas  plus lorsqu’elle justifia explicitement l’alliance avec les Identitaires, contre « mon ancien camp » : la gauche qui aurait – elle – « trahi la laïcité ». Aujourd’hui, expliqua Zelensky, elle se trouvait fréquemment d’accord « avec la droite ou avec l’extrême », surtout parce qu’elle considère que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Celle de l’Occident étant forcément supérieure aux autres, en raison du rôle des Lumières et du statut de la femme. 
 
Anne Zelensky fut cependant huée (par une majorité du public, une minorité applaudissant), lorsqu’elle mentionna son rôle dans la diffusion du « Manifeste des 343 » luttant pour la dépénalisation de l’avortement, en 1970. Cela ne plaisait pas tellement au public. Ce dernier se trouva divisé seulement à deux moments : quand une autre féministe a mentionné le discours anti-laïc du président  Nicolas Sarkozy au Vatican, en décembre 2007, une partie siffla alors que l’autre criait « bravo » (pour Sarkozy). 
 
Le chef des Identitaires : défense de la race
 
Personne ne hua, en revanche, quand Fabrice Robert – chef du Bloc identitaire – prit la parole. Or, ce dernier, en quelques phrases, ramena à  zéro l’importance de la question des religions, tout comme la pensée des Lumières. Il s’écria : « Les peuples européens ont 30.000 années d’âge », en citant un livre de Dominique Venner, activiste d’extrême droite proche de l’OAS dans les années 1960 puis idéologue de la Nouvelle Droite d’Alain de Benoist dans les années 1970 ; pour poursuive : « Le christianisme n’a que 2.000 ans, la Renaissance 500 ans et les Lumières à peine deux siècles. » Cela pour dire que, selon Fabrice Robert, « ce qui nous sépare » - les différents courants idéologiques présents dans la salle -, « ce ne sont que des facettes ». L’important, pour lui, c’est « la défense de notre identité profonde ». Or, celle-ci, ne pouvant, si on prend un tant soit peu au sérieux ses propres paroles, résider ni dans le christianisme ni dans les Lumières. Elle réside pour lui, plutôt, dans la race (poliment appelée « nos solidarités charnelles » par les Identitaires dans leurs textes) ou dans ce que les germaniques appelaient jadis Blut und Boden : « le sang et la terre ». Des prétendus « républicains laïcs » présents à la tribune, telle que Christine Tasin, applaudirent chaleureusement au discours fasciste du chef du Bloc identitaire.
 
 
Elle est bien loin, la laïcité…
 
 
De toute façon, en bonne partie, les préoccupations des présents sont en réalité assez éloignées de la laïcité – invoquée comme prétexte commode pour taper sur les musulmans. L’ « invité surprise » initialement prévu de la journée, à en croire le site « Droite(s) extrême(s) » généralement très bien informé, n’était autre que Xavier Lemoine, le très droitier maire de Montfermeil. Or, avec lui - membre de l’UMP ayant appartenu au MPF de Philippe de Villiers , catholique de combat ultra droitier - ,on est assurément très éloigné des préoccupations de la laïcité . On est plutôt en présence, là, d’une droite catholique anti-avortement. Son parrain politique et prédécesseur à la mairie de Montfermeil, Pierre Bernard, avait même participé à l’enterrement de Paul Touvier – chef de la milice sous Vichy –par des curés intégristes de la Fraternité Pie-X, en juillet 1996.
 
Un autre orateur annoncé en grand sur les affiches faisant la publicité du congrès, était Christian Vanneste, co-fondateur du groupe Droite Populaire de l’UMP. Le premier élu français condamné pour homophobie, même si le jugement a été invalidé (en 2009) par la Cour de cassation. Cependant, ni la présence attendue de Vanneste ni la venue de Lemoine n’eurent lieu : l’UMP avait exercé une pression sur ses élus pour qu’ils ne se rendent pas  au congrès, comme s’en plaignirent les organisateurs à la tribune.
 
Des «  syndicalistes » qui  visent les immigrés
 
L’un des thèmes principaux était, samedi, l’immigration, prétendu fléau pour « les autochtones ». Le consultant Jean-Paul Gourevitch – proche ou militant des « Contribuables associés », association poujadiste, pour laquelle il avait été auditionné par le groupe UMP à l’Assemblée nationale – intervint sur le « coût de l’immigration ». Il chiffra celui-ci à « 38 milliards d’euros » sans donner aucune justification à ce chiffre proprement hallucinant. 
 
Avant lui, ce fut le tour de prétendus « syndicalistes ». Au moins pour l’un d’entre eux, on voit bien qu’il est en réalité nettement plus un militant de l’extrême droite encarté à la confédération Force Ouvrière (FO) : Jacques  Philarcheïn est présenté comme « syndicaliste, professeur de philosophie », par ailleurs responsable de Résistance Républicaine – le paravent de Riposte Laïque dans le monde associatif - en Bourgogne. Le même personnage fut explicitement présenté par Pierre Cassen comme « l’aile gauche » du congrès, puisqu’il serait « marxiste » !
 
En réalité, nous sommes, ici, en présence d’une classique méthode fasciste tentant de retourner le vocabulaire du mouvement ouvrier. Le même Jacques Philarcheïn n’est-il pas intervenu, le 28 octobre 2010, dans « Le Local » de Serge Ayoub ( haut lieu de l’extrême droite activiste situé à Paris 15e, Ayoub étant le chef des groupes de skinheads de la région parisienne dans les années 1980, dirigeant aujourd’hui le groupuscule fasciste « Troisième Voie ») sur le thème d’un « syndicalisme national, patriotique et solidaire » ? Le même Jacques Philarcheïn n’a-t-il pas menacé la confédération FO, (dans une « Lettre Ouverte d’un syndicaliste FO à l’ex-secrétaire général Marc Blondel » publié sur Le Post.fr,) de « sabordage » si elle continuait à avoir des positions « pro-immigrés » et droitdelhommistes ? Le même Jacques  Philarcheïn, auteur régulier sur Riposte Laïque, n’a-t-il pas plaidé dans ce média pour une « justice d’exception » et l’instauration d’un état d’urgence, abrogeant de fait la démocratie ?
 
Au congrès du samedi 18 décembre, son sujet, c’était « la trahison de la gauche ». Celle-ci aurait trahi les pauvres, parce que les vrais pauvres, ce sont « les travailleurs, la plupart du temps nationaux » (ainsi que « les autochtones », victime de « l’insécurité »). Mais certainement pas les immigrés, qui, eux, trompent la gauche alors qu’ils sont « des pauvres de revendication et non pas des pauvres de condition ». Ceci parce que, expliqua doctement Philarcheïn à l’assistance – très contente -, ces mêmes immigrés vivent finalement assez bien, « grâce aux prestations sociales et au crime ».
Autre syndicaliste – toujours FO – on trouve Carl Pincemin parmi les orateurs. Selon son intervention, il a lui-même fait partie de deux sectes religieuses, dont la Scientologie. Visiblement, depuis cette époque, il est obsédé par la question de la religion en entreprise et s’est spécialisé dans la chasse aux « revendications communautaristes » dans le monde du travail : repas halal dans les cantines,… Chasse qu’il exposa en long et en large aux participants du congrès, samedi 18 décembre. 
 
Quoi qu’il en soit, il serait grand temps pour l’organisation syndicale concernée de faire  le ménage dans ses rangs. Ceci afin de que des individus au profil idéologique d’extrême droite ne puissent plus se parer, dans leurs interventions publiques, d’une appartenance syndicale ouvrière.
 
Auteurs antisémites
 
Pour finir, l’assistance a aussi applaudi à tout rompre l’écrivain Renaud Camus, un auteur raciste et élitiste dont le livre « La campagne de France » dut être retiré par son éditeur – Fayard – le 21 avril 2000 parce qu’il comportait des passages antisémites explicites. Au congrès, samedi, Camus vint causer du « grand remplacement » : celui du peuple par les immigrés, avec la complicité des élites, ces dernières ayant trop suivi à la lettre le conseil sarcastique donné par Bertolt Brecht (« Si les gouvernants ne sont pas contents du peuple, qu’ils le dissolvent et en élisent un nouveau »). Dans le cadre de ce plan, « l’insécurité », dixit Camus, suit en réalité un véritable plan de guerre : « Nous n’avons pas affaire à des voyous, mais à des soldats. » L’objectif dissimulé étant de terroriser les autochtones pour les faire partir. Or, que font les pouvoirs publics ? « Ils font appel aux autorités religieuses des conquérants », « de la religion conquérante », allusion faite au rôle apaisant joué par des imams lors de certaines émeutes des banlieues.
 
Renaud Camus n’est pas le seul auteur qui s’est fait remarquer dans le passé par des passages antisémites, à être présent au congrès anti-islam. On y trouvait aussi Jean Robin, qui apparut comme traducteur de la romancière russe Elena Tchoudinova (auteure de « La mosquée de Notre-Dame en 2048 »). Or, le même Jean Robin avait publié, en 2006 puis en 2008, des livres sur la « judéomanie », concept qui ne veut rien dire d’autre qu’« on fait trop attention à cette minorité ». A toutes les minorités, d’ailleurs, à suivre cet auteur. En effet, dans une interview donnée à un site proche de son éditeur – le « nationaliste-révolutionnaire » Philippe Randa il dira en 2008 : « Or j'avais bien expliqué dans mon premier livre que la judéomanie mène à l'islamomanie, à la négromanie, à l'homomanie, etc., bref au communautarisme. »  Avec une telle mentalité, ce n’est donc guère étonnant de le trouver aujourd’hui à un congrès… où l’on tape sur les musulmans.
 
Des Kabyles égarés parmi les racistes
 
Dans tout ce magma raciste et haineux, il était surprenant de rencontrer aussi certains intervenants représentant une communauté immigrée. Or, il y en avait deux. Un intervenant, Arezki Bakir, se déclarait ainsi président « de la Diaspora kabyle et de l’Association des Kabyles de France ». Son but : surtout mettre en avant le fait que les Kabyles ne sont surtout pas des Arabes : « Les Kabyles sont bien intégrés et ne posent aucun problème », alors qu’il faut « combattre le communautarisme arabo-musulman ». L’intervenant salua dans l’assistance « la vraie France, la France des valeurs ». Un autre intervenant kabyle, vivant même en Algérie, le poète Halim Akli, n’avait pas obtenu de visa et avait ainsi envoyé une contribution écrite. Il expliqua dans celle-ci que l’islam commet « un génocide culturel en Algérie », qui « fait fuir », ce qui est à l’origine du « problème de l’immigration ». Or, il faut résoudre ce dernier – en stoppant les départs -, et pour le résoudre, il faut (selon lui) que la France mette une fin au « soutien au régime islamo-conservateur à Alger ».
 
Pour clore la journée, Christine Tasin de Résistance Républicaine annonça qu’elle était « républicaine et légaliste ». Or, s’il n’y a pas de changement – allant dans le sens qu’elle souhaite – en 2012, alors dans ce cas, selon elle, menace une révolution. « Le peuple français va alors descendre dans la rue et récupérer le pouvoir », en rompant d’ailleurs à l’occasion avec l’euro et en rétablissant le franc.
 
 
Dans tout ce fatras antimusulman, une constante apparaît : la peur de l’étranger immigré. C’est cela qui est instrumentalisé par l’extrême droite, toutes tendances confondues. Elle peut se targuer d’avoir réussi un bon coup médiatique en raccrochant le wagon des idiots utiles de Riposte Laïque. Ces derniers ont définitivement rejoint le train du fascisme moderne. Nous devons donc aussi les combattre comme tels.