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Le 20 Octobre : une journée de débats prometteurs

mer 31/10/2012 - 16:35
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Ce sont  une cinquantaine de militant-e-s, syndicalistes  CGT, CFDT,FSU et  SOLIDAIRES , associatifs , ou simplement antifascistes déterminés , qui ont participé à la journée de débats organisée par VISA le 20 Octobre de 11h à 20h à Paris . Quatre débats se sont enchaînés. Le premier sur « Syndicalisme et antifascisme » a été introduit par le président de VISA , Jean- Paul Ravaux . Noël Daucé de la FSU et Catherine Lebrun de Solidaires ont présenté les points de vues de leurs syndicats respectifs.

Le camarade de la FSU a insisté sur la nécessité de former les militants syndicaux  pour la lutte antifasciste et a proposé, à l’instar de ce qui se fait déjà pour les droits des femmes, un module de formation intersyndical sur ces questions. La camarade de Solidaires a rappelé l’importance du démontage des propositions du FN qui sont aux antipodes des intérêts des salariés, et a donné aussi en exemple l’unité syndicale, chez  les « Conti », avec  la CGT , pour s’opposer à la tentative de récupération de leur lutte par les frontistes.

Deux autres débats ont suivi, l’un sur la crise du capitalisme et  les réponses du FN, présenté  par l’économiste Nicolas Béniès  et un animateur de VISA , l’autre sur la stratégie du « nouveau » FN sous la présidence de Marine Le Pen , introduit  par un membre de VISA.

Tous ces ateliers ont donné lieu à de nombreuses interventions de la salle ; Au-delà des débats suscités par les intervenants,  beaucoup relataient  les problèmes rencontrés sur leurs lieux de travail, leurs villes ( Hénin - Beaumont entre autres ) et leurs structures syndicales . Des militants syndicaux territoriaux ont insisté sur l’enjeu que représentaient les prochaines élections municipales dans leur secteur d’intervention.  La possibilité pour le FN de remporter plusieurs mairies aurait en effet de graves conséquences pour les salariés territoriaux et municipaux.

VISA publiera dès que possible des extraits significatifs de ces trois débats  en brochure.

Pour  une coordination nationale de la lutte antifasciste

Le 4ème débat portait sur la coordination des associations et syndicats qui luttent contre l’extrême droite et 7 associations, régionales ou locales avaient répondu à notre invitation : Justice & Libertés/ Strasbourg ; RLF/ Isère ; RLF/ Rouen ; CLA/ Reims ;  Collectif St Denis-93 contre le FN et l’extrême-droite ; Collectif Nîmes ; Mémorial 98.

En introduction, VISA a rappelé les buts qu’elle poursuit dans la conjoncture actuelle :

- Renforcer ses liens avec les structures syndicales  (une dizaine adhérentes à VISA  à ce jour)
- Donner des outils aux militants syndicaux, les armer pour leurs débats avec les salariés (brochures, formation, affiches ..).

Mais, ce travail au sein même du mouvement syndical n’est pas suffisant ;  confrontés au faible taux de syndicalisation, voire parfois à des déserts syndicaux, la situation exige que nous  élargissions nos moyens d’information et d’action. Pour ce faire VISA propose aux collectifs locaux un cadre national antifasciste : Une coordination souple pour mener des campagnes ensemble sur les thèmes qui nous sont communs.

Justice et Libertés, de Strasbourg, qui organise régulièrement des manifestations contre l’extrême droite en Alsace (en mars 1997 lors du congrès du FN, plus récemment contre la venue de Dieudonné) ou en soutien à des travailleurs turcs victimes d’un incendie raciste)  publie régulièrement un bulletin d’information (49 numéros).L’association s’est déclarée favorable au projet de coordination.

Le Collectif de Nîmes, actuellement en formation, travaille à l’unité des organisations dans une région où sévissent de multiples fractions de l’extrême droite. Il est aussi favorable à une coordination.

Le CLA de Reims était présent en observateur. Rencontrant de gros problèmes avec nombre de groupuscules fascistes, ce collectif déplore un manque de lien avec les syndicats et a demandé à VISA de réaliser une conférence à Reims sur le thème « syndicalisme et antifascisme ». Le CLA est ,a priori, plutôt  pour une coordination.

Rlf Isére (dont Voiron, Grenoble et Grésivaudan), ont en particulier rapporté les agressions fascistes en Isère et à Lyon. Bien implantés et présents sur le terrain (Tractages, débats, concerts), ces militants déplorent le manque de « support national ».  Ils ont plaidé pour un site Internet « centre de ressources ».

Rlf Rouen a été relancé il y a 1 an et peut compter sur une vingtaine de militants qui ont organisé une manif et 6 projections de « mains brunes sur la ville ». Ayant plus de problèmes avec les identitaires qu’avec le FN, ils ne sont pas opposés à une coordination nationale.

Mémorial 98 a lui aussi exprimé son accord à l’idée d’une coordination nationale de la lutte antifasciste.

Par ailleurs , le Réseau de Vigilance 35 contre le Racisme et la Xénophobie d’Etat de Rennes ,qui ne pouvait pas être présent le 20 Octobre, a affirmé son intérêt pour cette démarche de coordination et souhaite s’y inscrire

En conclusion, VISA a proposé aux organisations présentes et à toutes celles que nous avions invité et qui n’ont pu venir :

1/ De rediscuter en interne de la proposition de coordination nationale et de son contenu.
2/ De participer à une réunion de constitution de cette coordination avec toutes les structures qui le désirent, que nous pourrions organiser dans les tous prochains mois.

VISA,  Le 31 Octobre 2012