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Vous avez demandé (Action) Police, ne quittez pas ...

ven 23/03/2007 - 01:00
defaut
Ses dirigeants suspendus, Action Police (Ancienne CFTC Police) est contraint de couper le cordon avec la Confédération CFTC.

Dans un article précédent intitulé « CFTC Police contre Sarkozy et.... tout contre Le Pen et de Villiers" », ISA dénonçait ce curieux syndicat policier prenant des positions très proches de l’extrême droite. Sur le site de ce petit ""syndicat-parti" étaient développées des positions sur des sujets de société ou d’actualité que n’auraient pas reniées, tantôt Le Pen, tantôt De Villiers. Le 9 février 2007, les dirigeants d’Action Police ont décidé de se désaffilier de la CFTC :

« Selon le président de la centrale chrétienne, Action-Police a été interdit de communication en décembre 2006, avec obligation de fermer son site internet, et ses deux dirigeants ont été suspendus de leurs mandats syndicaux. - C’est la suite logique d’une affaire qui ne date pas d’hier - a dit M. Voisin, ajoutant : - Action Police ne partage aucun de nos idéaux’’ Action Police a été mise sous tutelle par la CFTC en juin 2005, c’est-à-dire sous surveillance. Au Congrès de la CFTC en novembre de la même année, le syndicat policier avait été contesté par la fédération des fonctionnaires qui lui avait reproché de « porter atteinte à l’image du syndicat chrétien au sein de la police » Jacques Voisin, le président de la CFTC, avait condamné la "demande de renforts de l’armée dans les banlieues" qui avait été formulée par Action-police lors des émeutes de 2005. Il avait fait état d’attaches "villiéristes" chez ses responsable ». (Dépêche AFP)

Après avoir décidé de quitter la CFTC, le secrétaire général du syndicat Action Police, Michel Thooris a décidé, au nom d’Action Police, de porter plainte contre la CFTC pour "racisme et antisémitisme". Michel Thooris ne manque pas d’air, lui qu’on a déjà vu participer aux manifestations du groupuscule d’extrême droite "Révolution Bleue", ayant soutenu la candidature de Le Pen par sa présence dans la salle lors de son dernier meeting à Lyon, lui qu’on a déjà entendu sur Radio Courtoisie, lui qui, dans ces viviers de la droite extrême, ne rechigne pas à côtoyer des racistes et des antisémites. Militants d’Informations Syndicale Antifascistes, nous ne pouvons que soutenir la CFTC, malgré nos divergences avec ses conceptions du syndicalisme, quand elle "fait le ménage" dans ses rangs et se débarrasse d’une "fédération police" gangrenée par l’extrême droite.

Il est cependant regrettable que la CFTC, après avoir suspendu sa fédération Police n’ait pas entamé une véritable procédure d’exclusion.., en déclarant haut et fort que les idées et la propagande d’extrême droite n’ont pas leur place au sein des organisations syndicales quelles qu’elles soient.