Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici
"Contre le racisme et la xénophobie, antifasciste tant qu’il le faudra". C’est l’un des chants que scandent, ce mardi depuis 8h, les personnes rassemblées contre le groupuscule identitaire la Ligue du Midi, jugé ce matin pour avoir saccagé, le 30 juin dernier, les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département.   Suite à l’appel d’une quinzaine d’associations - dont la Section de Montpellier de la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, Esprit Libre 34, ou encore Sud Santé Sociaux / Solidaires - entre 70 et 80 personnes ont répondu présent à ce rassemblement, selon la Gendarmerie.   Pour Daniel Martin, directeur du Réseau accueil insertion Hérault (RAIH), il s'agit d'un "groupe identitaire, raciste bien évidemment, qui voulait s’attaquer au fait que notre association s’occupent de mineur isolés...
Appel unitaire "Fermons l'Arcadia, local fasciste à Strasbourg" Deuxième manifestation le 20 janvier 2018 L’Arcadia, local/bar du mouvement néo-fasciste "Bastion Social" qui a officiellement succédé au GUD, a été inauguré à Strasbourg le 9 décembre. Le même jour, une manifestation forte de 400 personnes avait alors défilé dans les rues de la capitale alsacienne pour refuser l’implantation de ce local. Nous soulignions alors qu’en prétendant lutter contre la misère sociale, les fascistes entendaient surtout disposer d’un QG pour la préparation d’agressions.    Et nous avions malheureusement raison : le soir même de l’inauguration, un jeune homme d’origine algérienne a été violemment agressé par un groupe de vingt personnes. Deux ont été arrêtées et jugées : l’une d’elle, Thomas Beauffet, une figure de premier plan du Bastion Social à Strasbourg, a été condamné à huit mois de prison ferme.  En...
  Communiqué de la fédération Solidaires étudiant-e-s, émanant de sa commission Antipatriarcat, au sujet du harcèlement ciblé dont sont victimes depuis 2 jours des militantEs féministes et antiracistes.   Depuis le matin du 8 janvier 2018, sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) la page "Memes royalistes" une page d’extrême droite a annoncé "faire des révélations sur l’UNEF", et a publié des captures d’écrans de tweets de militantEs (femmes racisées) de l’UNEF, en citant leurs noms prénoms et pseudo, incitant de ce fait a un harcèlement ciblé sur ces personnes. Depuis, plusieurs autres camarades de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s ont également fait les frais de cette abjecte méthode militante d’intimidation.   Les propos cités étaient à chaque fois des tweets dénonçant des oppressions qu’elles subissaient et qui ont été qualifiés par des individus, en majorité d’extrême droite, et certains...
Vous pouvez signer la pétition en ligne par ici. Stopper l’extension d’une porcherie sur le site du camp de concentration de Septfonds Monsieur le Président de la République   Nous sollicitons votre intervention pour empêcher  qu’un « crime de lèse-mémoire » soit commis à l’encontre d’un haut-lieu historique du Tarn-et-Garonne : le site du camp de concentration de Septfonds (lieudit de Judes) risque d’être souillé par l’extension d’une porcherie familiale qui prévoit d’élever dorénavant 6 500 animaux par an.           Sur ce terrain, réquisitionné en mars 1939 pour être transformé en camp de concentration, ont été enfermées environ 30 000 personnes, dans des conditions infrahumaines et sans procès ; 90 % étaient des soldats de l’armée républicaine espagnole, d’autres des soldats de l’armée polonaise et d’autres encore des civils juifs. Un certain nombre des...
Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA   La conférence de presse qui a suivi la rencontre des chefs d’État français et turc a permis de mettre en lumière les manipulations de l’opinion publique par les détenteurs du pouvoir politique à Ankara afin de parvenir à l’instauration d’un régime autoritaire.   Les purges et les licenciements massifs de salariés et de fonctionnaires, les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’Homme continuent sans relâche en Turquie. L’état d’urgence, en vigueur depuis dix-sept mois dans tout le pays, était l’opportunité pour le président Erdogan de promulguer 30 décrets-lois en contradiction, tant sur la forme que sur le fond, avec la Constitution turque.   Dernier en date, un décret-loi du 24 décembre, a entraîné le limogeage de plus de 2 700 personnes. Toutes sont accusées soit d’appartenir, soit d’être liées à des organisations «...
NON A L’OUVERTURE D’UN LOCAL FASCISTE A CHAMBERY !   Le mouvement néo-nazi « Bastion Social », anciennement Edelweiss Pays de Savoie, inaugurera son local "l’Edelweiss", situé entre le 169 et le 187 Avenue de Lyon à Chambéry, le 3 février prochain.   Ne voulant plus se limiter à être un "club de ratonnade", les fascistes savoyards tentent de se reconvertir dans la "solidarité" entre "bon français" blancs.   Sous couvert de récupérer la lutte contre la misère sociale et le mal- logement, les fascistes entendent surtout disposer d’un lieu pour la préparation d’agressions. Devons-nous rappeler les violences d’extrême droite quasi quotidiennes dans le Vieux Lyon, l’attaque violente sur un concert militant le 20 octobre dernier à Chambéry (par les mêmes personnes qui ouvrent ce lieu), ou encore l’agression raciste LE SOIR MÊME de l’ouverture d’un local du «...
Exclusion des sans-papiers précaires du bénéfice des réductions tarifaires dans les transports : la justice condamne une mesure discriminatoire   Au début de l’année 2016, le Conseil régional d’Ile-de-France [1] puis, dans la foulée, le STIF (désormais "Ile de France Mobilités") [2], ont décidé de refuser toute réduction tarifaire sur les transports aux personnes étrangères bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME).   Cette mesure, en vigueur depuis deux ans, a rendu encore plus précaires ces personnes déjà parmi les plus vulnérables en leur imposant davantage d’obstacles pour la reconnaissance de leurs droits : comment désormais se déplacer pour aller travailler, pour aller dormir dans les éventuels centres d’hébergement vers lesquels l’orientation est souvent décidée au jour le jour, pour accompagner leurs enfants à l’école, pour se rendre dans les centres de soins ou encore à la préfecture pour accomplir les...
L’extrême droite n’a pas sa place ni dans les cortèges syndicaux   Ni nulle part ailleurs !    L’exigence de justice sociale qui s’exprime partout en France, face à la multiplication des attaques du gouvernement aux ordres du patronat, appelle à la mobilisation massive des salariés, des agents de la fonction publique et des services publics, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse.  C’est dans ce contexte que du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au « Frexit », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. Leurs ambitions politiques sont en totale opposition avec nos valeurs, notre aspiration de transformation sociale, nos combats syndicaux pour une société plus juste, plus solidaire, accueillante et fraternelle.  Toutes ces organisations ne font...
Une manifestation, regroupant largement des organisations syndicales, des associations et collectifs, ansi que des partis politiques, se tiendra à Lyon le 26 mai 2018 à 14h30, place des terreaux. Les organisations signataires appellent à amplifier la mobilisation populaire contre le Bastion social et l'extrême droite en général qui sévit sur la ville.  
Communiqué de presse   Beaune : nouvelle fusillade raciste... agir vite et fermement !   Dans la nuit du 29 au 30 juillet, 7 jeunes gens ont été blessés, certains gravement par des tirs d'armes à feu dans le quartier Saint-Jacques à Beaune (Côte-d'Or). Deux suspects ont été arrêtés et mis en examen pour "tentative d'assassinat, violences aggravées commis en raison de l'appartenance à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial". Après le crime raciste d’Ychoux dans les Landes qui a coûté la vie à Saïd El Barkaoui assassiné par un voisin, ce nouveau drame illustre la gravité du climat raciste actuel. Le MRAP s’étonne à nouveau du peu de réaction des politiques en responsabilité de la protection des citoyens et déplore les "silences assourdissants" devant de telles manifestations de racisme.    L’usage des armes s’...
Déchaînement antisémite contre l'avocat grenoblois Denis Dreyfus  :  RLF indigné (communiqué de RLF Isère, contacts : rlfvoiron38@no-log.org)   Un site internet aux références nazies assumées,  au racisme habituel et démentiel, déjà trop connu et qui ose se nommer "democratie participative", s'en prend à l'avocat grenoblois Denis Dreyfus, dans une publication datée du dimanche 12 août 2018, avec un antisémitisme débridé et  très violent.   RLF Isère (Réseau de Lutte contre le Fascisme, ex Ras L' Front) apporte son soutien à Maître Dreyfus.   La suite dans cet article

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (I)

C’était un congrès « conçu comme un concert de rock »  selon l’expression du quotidien 'La Repubblica'. Le « Peuple de la Liberté » (PDL, ‘Popolo della Libertà’) nouveau parti quasi-unique de la droite italienne – en dehors de la Ligue du Nord, formation régionaliste très droitière – s’est constitué à Rome les 28 et 29 mars 2009. Son chef n’est autre que le principal dirigeant de la droite italienne depuis une quinzaine d’années : Silvio Berlusconi. Il a été élu à la tête du parti, non pas par vote à bulletins secrets, indigne d’un « vrai chef » mais « par applaudissements » et « à l’unanimité » des 6.000 délégués et participants. C’est dire le niveau de démocratie de ce parti ….

La nouvelle formation est actuellement créditée d’environ 40 % des voix, à l’approche des élections européennes mais Berlusconi lui assigne d’ores et déjà un objectif de « 51 % » (la Ligue du Nord est créditée de 9 % des intentions de vote). Le PDL regroupe désormais deux des trois partis de l’alliance gouvernementale : ‘Forza Italia’ (« Allez l’Italie ! ») du président du Conseil, Silvio Berlusconi, et ‘Alleanza Nazionale’, parti post-fasciste dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Gianfranco Fini.

Cette formation absorbe également cinq petits partis, plutôt situés au centre-droit de l’échiquier politique italien (à l’exception notable de l’UDC, Union chrétienne-démocrate, qui, pour le moment, refusent de rejoindre le nouveau rassemblement et à qui les sondages accordent 7 % des votes). Ces partis constituent des morceaux issus de l’implosion de la ‘Democrazia Cristiana’, formation quasiment toute-puissante dans un passé pas si lointain, disparue en 1993 à la suite de la révélation, à l’occasion de l’opération « Mains propres » ou ‘Mani Pulite’, de gigantesques scandales de corruption.

Quinze ans de berlusconisme

La disparition de la DC, qui faisait la pluie et le beau temps dans les gouvernements pendant presque quarante années (sur fond de règne mafieux et de corruption structurelle), a ouvert la voie à des nouvelles expressions politiques de la droite. C'est à cette époque, en préparant les élections législatives du 27 mars 1994, que l’entrepreneur Silvio Berlusconi se lance en politique et fonde son parti ‘Forza Italia’.

Le lancement de ce « produit » politique ressemble de façon si caricaturale à une campagne publicitaire pour une lessive qu’il n'est guère pris au sérieux, au départ. Mais ‘Forza Italia’, s’appuyant, entre autres, sur des réseaux de supporteurs de football (Berlusconi étant propriétaire, à l’époque, du Milan AC), vient remplir un vrai vide politique à droite. A tel point qu’il emporte haut la main les législatives de mars 1994, même si ‘Forza Italia’ ne gagne pas la victoire seule mais accompagnée, déjà, par ses partenaires d’aujourd’hui sous leur forme de l’époque. Il y a là, la Ligue du Nord (née en 1989/1990 à partir de ligues régionalistes d’extrême droite à caractère local, notamment la « Lega Lombarda »), le MSI (« Mouvement Social Italien »), ancien parti néofasciste né en 1946/47 sur les décombres du fascisme mussolinien et ne dissimulant guère son héritage : son symbole est la flamme dans les couleurs du drapeau national (à l’origine, la flamme qui monte du cercueil du ‘duce’ Benito Mussolini vers le ciel…) – la même oriflamme tricolore copiée par le Front National, lors de sa fondation en 1972, et, encore aujourd’hui, logo officiel. Le congrès du MSI de Fiuggi, en 1995, marque la rupture officielle avec le passé fasciste et néofasciste pour se tourner vers les responsabilités gouvernementales futures. Le MSI devient ‘Alleanza Nazionale’. Et la flamme, si elle n’est pas entièrement bannie du parti, se réduit en taille et se place sous les racines d’un arbre. Le concept est clair : Le MSI formait le sol fertile, on enterrait officiellement son passé, sur lequel devait grandir l’arbre de « l’Alliance nationale ».)

Nombre observateurs ne prédisent pas une longue vie politique ni à Berlusconi ni à son parti, perçu comme le fruit d’une conjoncture politique superficielle. Ils semblent confortés dans leur analyse par la fin rapide du premier gouvernement Berlusconi, comprenant les trois partis : en décembre 1994, suite à des manifestations syndicales contre une 'réforme' des retraites, le président du Conseil Berlusconi se voit contrait à la démission. Il s’est auparavant disputé avec ses alliés de la Ligue du Nord. Cette dernière, même si elle s’engage parfois à l’échelle nationale – ainsi, la présidente de l’Assemblée nationale de 1994, Irene Pivetti, relaie les projets politiques des catholiques intégristes -, est alors encore un parti fortement empreint d’un particularisme régional. La « Liga » s’est, depuis, davantage intégré au jeu politique national.

Néanmoins, le pronostic savère erroné. Si le premier gouvernement Berlusconi, en 1994, ne dure que huit mois, « il Cavalarie » peut néanmoins revenir. Après un cabinet de technocrates au cours de l’année 1995 puis un gouvernement (instable en raison de conflits internes) du centre-gauche – à dominante sociale-libérale – sous le signe de 'l’Olivier' à partir d’avril 1996, Silvio Berlusconi et ses alliés gagnent les élections au printemps 2001.  Ils sont en mesure, cette fois-ci, de gouverner pendant cinq ans. Rentre dans cette période, notamment, le matraquage brutal et ultra-violent des manifestants anti-G8 à Gênes, en juillet 2001. Gianfranco Fini, alors ministre des affaires étrangères du second gouvernement Berlusconi, assiste, en direct, à la scène en survolant les théâtres d’opération dans un hélicoptère de l’armée.

Battue, de justesse, aux élections de 2006, la coalition de droite/extrême droite revient au pouvoir en avril 2008, après des élections anticipées organisées suite à l’échec du gouvernement de centre-gauche. Berluconi et ses alliés ont réussi à s’inscrire dans la durée. En dehors du seul Romano Prodi (le catholique du centre-gauche qui a conduit les listes gagnantes en avril 1996 et en 2006), Silvio Berlusconi a battu tous les candidats de la gauche ou (plutôt) ex-gauche italienne. Pire, ‘Forza Italia’, que ses détracteurs avaient décrit comme un simple « club de supporteurs », sans structure ni idées communes, est devenu un véritable parti politique: 400.000 adhérents revendiqués, 417 parlementaires.

Berlusconi et Fini

La création du PdL se déroule sur fond de rivalité politique – autour du ‘leadership’ – entre Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini. Le second, âgé de 57 ans  (ancien leader de la jeunesse du MSI puis du parti néofasciste lui-même, ayant imprimé à partir de 1995 le tournant « post-fasciste » et une orientation « responsable » à l’ex-MSI devenu l’AN, sous sa direction) rêve de devenir l’héritier du premier. Berlusconi, âgé de 72 ans, quittera probablement la scène politique d’ici quelques années. A la veille du congrès de dissolution d’AN, qui a précédé d’une semaine le congrès fondateur du nouveau PdL, Fini explique : « Le PdL a un leader et de toute évidence, c’est Berlusconi. Mais même Berlusconi sait qu’un leadership fort et reconnu ne peut en aucun cas devenir un culte de la personnalité. » Si ce propos ne sonne pas encore comme une oraison funèbre, il doit en tout cas aider à préparer la succession, à moyen terme.

Comme beaucoup d’hommes politiques arrivés à ce niveau de pouvoir, Berluconi n’apprécie pas que l’on lorgne trop ouvertement sur sa succession. C’était le cas pour Jean-Marie Le Pen vis-à-vis de Bruno Mégret, tout autant que de Jacques Chirac envers Nicolas Sarkozy… même s’il est vrai que le premier aura réussi de se débarrasser de son « dauphin » et successeur autoproclamé, mais pas le second. Autour du congrès de fondation de PdL, de mars 2009, Berlusconi a appelé à l’apparition d’une nouvelle génération de leaders pour lui succéder. Il a notamment déclaré à la presse quotidienne italienne, quelques jours avant le congrès : « J’espère que bientôt une nouvelle classe (entendre ici : génération) dirigeante plus jeune arrivera et (me) permettra de prendre de repos. » Autrement dit, il cherche à contourner ceux qui - Fini en tête - se sont déjà installés dans une logique de succession. La presse a d’ailleurs remarqué l’absence de Gianfranco Fini, pendant le discours de Berlusconi au congrès, sans savoir trop (dans un premier moment) comment interpréter cette absence. Alors que Fini était « la star » du deuxième jour du congrès, il était le grand absent le troisième et dernier jour.

A première vue, Berluconi et son entourage ont su s’imposer – à travers la fusion des différents partis de droite - à leur partenaire plus faible, l’Alliance Nationale. En effet, en décembre 2007, Gianfranco Fini se prononçait encore contre un tel projet de fusion en un parti (presque) unique de la droite italienne, proposé par Silvio Berlusconi : « Il n’y aucune possibilité qu’AN soit dissoute pour confluer dans un parti de Berlusconi dont on ne comprend(rait) ni les valeurs, ni les programmes, ni qui le dirige. ». Mais, ‘Forza Italia’ étant restée nettement plus forte que l’AN au plan électoral (même si les deux formations ont déjà fait liste commune aux législatives d’avril 2008), Fini a dû plier. D’aucuns penseront que l’Alleanza Nazionale en termes de forces (électorales et probablement aussi d’adhérents), est en train de se faire absorber par le premier. Surtout que les trois quarts des cadres du nouveau parti proviennent de ‘Forza Italia’, et que Gianfranco Fini n’occupe aucun poste de responsabilité au sein de l’appareil. Ceci dit, ce n’est qu’une hypothèse.

Mais certains pensent exactement le contraire. Ainsi le journaliste antifasciste italien Guido Caldiron, dit que c’est plutôt l’Alliance Nationale qui va l’emporter à moyen ou long terme. Il explique, dans une longue contribution pour un hebdomadaire allemand : « Elle (l’AN) a pu tirer du profit en présentant un projet politique, sociétal et culturel, ce que le parti-entreprise de Silvio Berlusconi n’a jamais réussi à faire. (…) Au sein du PdL, ce sont les post-fascistes qui constituent la force qui offre une sorte de paquet d’ensemble (note : idéologique), puisqu’ils ne travaillent pas qu’au niveau de la politique politicienne, mais qu’ils comprennent l’ancrage dans la société comme une composante essentielle de leur identité politique. » Selon cette hypothèse, les postfascistes, bien que minoritaires au sein du nouveau parti, en constitueraient la colonne vertébrale idéologique. Selon la loi des minorités agissantes, ils contrôleraient ainsi, non pas nécessairement l’appareil de direction du PdL, mais le projet porté par le nouveau parti.

« La Droite sociale » : projet de constitution d’une base sociale et idéologique

Au sein de l’ex-'Alliance nationale', des courants militent, en tout cas, en faveur de la réalisation d’une telle hypothèse. C’est le cas, notamment, de « La Droite Sociale », un courant qui cherche à refléter « l’âme radicale » de la droite italienne et auquel appartient notamment le maire de Rome (depuis avril 2008) : Gianni Alemanno, âgé de 50 ans.

Appartenant à l’ AN jusqu’à sa dissolution officielle, ce dernier est issu des milieux activistes de l’ancien parti. Alemanno a ainsi été arrêté plusieurs fois par la police, dans le passé, pour sa participation supposée à des bagarres, rixes et agressions pour motifs politiques. Aujourd’hui encore, il porte ostensiblement, à son cou, une croix celtique, ancien symbole de la jeunesse du MSI (assez prisé également dans certains milieux de l’extrême droite française). Son élection à la mairie de Rome, il y a presque un an, avait alors été célébrée par un groupe de néofascistes et nostalgiques du Duce posant, bras tendus, devant le Capitole.

Mi-janvier 2009, Alemanno présente un texte programmatique rédigé par des militants issu des rangs de la « Droite Sociale », lors d’une réunion publique dans un cinéma de Rome. Ce manifeste, intitulé « L’avenir des identités – Les valeurs de droite au (sein du) Peuple de la liberté », prône un réarmement idéologique de la droite italienne. Alors que le titre du manifeste évoque clairement des « valeurs de droite », ses auteurs tentent de gommer le clivage gauche/droite, et surtout les origines politiques respectives des adhérents du nouveau parti : « Nous voulons dire adieu aux catégories ‘centre’ et ‘droite’. Nous définissions les valeurs du Peuple de la liberté comme étant la liberté ; l’identité ; la communauté et l’autorité. » On peut lire également : « Pour conduire le changement en Italie, il est nécessaire d’être en mesure de procéder à une modernisation identitaire. Cela signifie d’être présent sur le territoire pour agir contre la dissolution des communautés. (…) Les valeurs de la tradition, si elles sont authentiques et vivantes, doivent se renouveler en permanence ». « Autorité » et « Identité », gommage des catégories politiques issues du clivage gauche/droite : l’orientation programmatique visée apparaît assez clairement.

Il est à noter aussi que le nouveau rassemblement ira, selon toute probabilité, nettement plus loin à droite, que ne le faisait jusqu’ici l’addition entre ‘Forza Italia’ et ‘Alleanza Nazionale’. En effet, au nom de l’unité à droite, il comprendra des composantes et des militants restés en dehors de la droite gouvernementale, ces dernières années, parce qu’ils avaient refusé le tournant de la « rupture avec le passé fasciste » imposé par Gianfranco Fini à son parti. ‘Il Secolo d’Italia’, jusqu’ici le journal de l’AN, a publié, ces dernières semaines, des articles enthousiastes sur tels et tels « anciens camarades », qui avaient refusé de suivre la mutation de l’AN, mais venaient désormais rejoindre le nouveau rassemblement. Le PdL semble chercher le rapprochement notamment avec les groupes dits « identitaires », courants (ex-)fascistes activistes qui animent des « Centres sociaux » tels que le ‘Centro Sociale Casa Pound’ à Rome. Jusqu’ici, ces groupes étaient proches de la formation ‘MSI-Fiamma Tricolore’, une sorte de « MSI maintenu » qui avait refusé la mue de 1995. – Signalons, d’ailleurs, que cette dernière formation a envoyé des invités au congrès du FN français d’avril 2000.

Réhabilitation (partielle) du passé fasciste

C’est de l’intérieur même de la droite gouvernementale qu’émergeaient, dans un passé très récent, les dernières tentatives de réhabilitation au moins partielle de l’héritage fasciste du pays. S’il est vrai que le chef de file de l’ex-'Alliance Nationale', Gianfranco Fini, faisait des pieds et des mains pour jurer son attachement « aux valeurs de l’antifascisme » et condamner toute nostalgie, la même chose n’est pas vrai pour son parti.

Parce que cela ne passerait pas ou très mal, il ne s’agit pas de prendre explicitement fait et cause pour tous les aspects du régime fasciste (qui a duré de 1922 à 1943, prolongé avec la « République Sociale Italienne » - régime-croupion de l’Allemagne nazie devenue puissance occupante – installé à Salo, jusqu’à la fin de la guerre en avril 1945) La plupart des intervenants, en tout cas, s’en tiennent à une distinction en apparence subtile entre une « bonne période » du régime fasciste - jusqu’en 1938 environ, avant que le vote des « Lois raciales » (antisémites) et un trop grand rapprochement avec l’Allemagne nazie ne viennent assombrir le tableau -, et la fin du régime décrite comme plus négative.  Cette distinction a déjà été établie dans le passé par l’historien Renzo de Felice (évoquant une « période de consensus » allant de 1929 à 1936, entre la stabilisation brutale du régime et le rapprochement avec Hitler). Il s’agit d’une nostalgie diffuse et en apparence apolitique, entretenue dans les années 1970 entres autres par les journaux du groupe de presse appartenant, à l’époque, à Berlusconi. Cette distinction « oublie », bien entendu, non seulement la terreur contre les opposants à l’intérieur de l’Italie, mais surtout aussi l’extrême brutalité des guerres de conquête coloniale. A l’intérieur de la prétendue « bonne période » ou « période de consens » se trouve la conquête italienne de l'Abyssinie (actuelle Ethiopie), avec utilisation de gaz chimiques contre les populations, en 1935/36. A propos de cette conquête, on a évoqué le chiffre de 400.000 morts. La forme fasciste du colonialisme n’aura certainement pas été la moins violente.

Dans une interview donnée au quotidien du soir ‘Corriere della Sera', le dimanche 7 septembre 2008, le maire de Rome, Gianni Alemanno (alors AN), déclarait : « Je ne considère pas et je n'ai jamais considéré le fascisme comme le mal absolu. Le fascisme a été un phénomène plus complexe (...) Beaucoup de gens ont rejoint le fascisme en toute bonne foi et je ne pense pas qu'on puisse parler de mal absolu à leur sujet. (Mais) les lois raciales voulues sous le fascisme et qui ont contribué à sa fin politique et culturelle étaient, elles, le mal absolu. »  Le lendemain, le ministre de la Défense Ignazio La Russa prenait la parole lors d'une cérémonie à la mémoire des combattants de l'armée royale tombés face aux Allemands pendant les brefs combats de septembre 1943 à Rome, après la (première) chute de Mussolini et l'armistice conclu entre le gouvernement du maréchal Badoglio et les Alliés. Mais il tenait tenu à citer explicitement les parachutistes de la division ‘Nembo’, qui continuèrent la lutte aux côtés des Allemands jusqu'en 1945, alors que Mussolini avait mis en place la ‘République de Salo’. Le ministre s’exprimait ainsi, à cette occasion : « Je trahirais ma conscience si je ne rappelais pas que d'autres hommes en uniforme, comme ceux de la 'Nembo' de l'armée de la RSI (République Sociale Italienne, dite de Salo), ont aussi combattu, de leur point de vue, avec la conviction qu'ils défendaient leur pays. » Est-il nécessaire de rappeler que ce sont les militaires de cette république, appuyée sur la puissance de l’occupant nazi, qui traquèrent les juifs de la péninsule, jusque-là relativement épargnés (puisqu’il est vrai que l’Italie fasciste d’avant 1943 avait mis infiniment moins d’énergie dans l’extermination des juifs que l’Allemagne nazie) ?

Ces propos, s’ils ont soulevé l’indignation d’une partie de la population et de la classe politique italiennes, sont restés, en fin de compte, impunis. Certes, leurs auteurs prennent parfois le soin de relativiser leur portée, ou de se racheter une bonne conduite symboliquement. Pour Fini, le moyen approprié a semblé être un voyage en Israël – pays qui, s’il est haï par certains antisémites au sein de l’extrême droite française ou germanophone, représente pour la majeure partie de l’extrême droite italienne « un allié dans la défense de l’Occident et de sa civilisation contre les barbares ». (Jean-Marie Le Pen souhaitait s’y rendre pendant la campagne présidentielle de 1988, mais fut déclaré « persona non grata » suite à sa première sortie sur « les chambres à gaz, détail de l’Histoire » en septembre 1987. IL n'a,  d’ailleurs, jamais pu s’y rendre, par la suite.)

Gianfranco Fini ne s’est pas contenté de se rendre en Israël en 2003, il y a prononcé sa fameuse phrase sur « le fascisme, mal absolu » ; action symbolique qui devait prouver sa rupture définitive avec un passé qui lui collait à la peau (pour avoir encore décrit, en 1992, Mussolini comme « le plus grand homme d’Etat du 20e siècle »). Le 10 novembre 2008, ce fut au tour du maire de Rome, de choisir un symbole fort pour montrer qu’il était du bon côté en se  rendant, avec un groupe d’adolescents, à Auschwitz (maintenant une tradition instaurée par son prédécesseur, le démocrate Walter Veltroni) et même si des survivants de la Shoah avaient, dans un premier temps, menacé de boycotter ce voyage. A l'occasion de cette visite, l'ancien nostalgique des chemises noires a repris les termes du « mal absolu », en déclarant notamment : « Si l'on ne reste pas vigilants, ces choses peuvent toujours resurgir.» Avant de préciser: « Ce que nous apprenons ici est important pour le passé et pour le futur afin de rejeter toute forme d'intolérance, de haine et de discrimination entre toutes les identités qui composent notre humanité.» 

Alemanno aura ainsi réussi à apparaître comme un « homme civilisé »… tout en utilisant une formulation, qui accrédite l’idée que l’humanité serait composée « d’identités » différentes et immuables. (Respecter ces « identités », ne signifie-t-il pas, aussi, à ses yeux, de lutter contre leur « disssolution » et contre le métissage… ?) Tour de passe-passe bien réussi ! D’ailleurs, des graffitis sur des murs de Rome, émanant probablement de militants 'ultra' frustrés, attaquent depuis « Alemanno, l’infâme excrément sioniste ». Ces attaques devraient bénéficier à son image dans les parties plus 'modérées' de l’opinion publique, en le dédouanant des éléments les plus durs de son (ancien) camp…

En attendant, d’autres militants issus des rangs néofascistes prennent moins de gants quand il s’agit de retenir des « côtés positifs » du fascisme historique. Une fédération du MSI-Fiamma Tricolore, qui a refusé la transformation 'postfasciste' du MSI, a annoncé en novembre 2008 qu'elle offrirait 1.500 euros aux habitants de cinq villages du sud de l'Italie dès lors qu’ils prénommeraient leurs enfants nés en 2009 Benito ou Rachele, prénoms du dictateur Mussolini et de sa femme. Le petit parti politique précisait que cette offre est destinée à « perpétuer des prénoms en danger d'extinction »… et de saluer les origines du parti ... (voir deuxième partie)

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Lors de l'AG annuelle de VISA du 9 décembre dernier, nous avons décidé de baisser les tarifs de vente du tome 2 à 5€ l'unité et jusqu'à 2€ pour les commandes supérieures à 500 exemplaires (voir tableau ci-après).

« Lumière sur mairies brunes » tome 2, c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite. Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

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