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Le FN en brun Marine

dim 23/01/2011 - 12:56
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La nouvelle dirigeante du parti qui se targue d’être « la troisième force politique » en France, est un enfant de mai 68 mais il ne s’agit, ici, que d’une référence à sa date de naissance. Aucune trace d’idée progressiste ou solidaire ne vient imprégner son parti. Ce dimanche, 16 janvier 2010, la « fille du chef » a été déclarée officiellement vainqueur de la compétition interne qui l’opposait à Bruno Gollnisch. Le résultat était, en réalité, connu dès l’avant-veille au soir. L’ancienne avocate âgée de 42 ans l’emporte avec 67,65 % des voix sur l’ancien professeur d’université en droit et langue japonaise, évincé de l’université de Lyon-III après ses propos quasi-négationnistes tenus lors d’une conférence de presse en octobre 2004.
Le vote interne au FN, pour déterminer le successeur de Jean-Marie Le Pen à la présidence du parti, fournit d’ailleurs l’occasion de mesurer ses forces réelles en termes d’adhérents. Le décomptage des voix se déroulant en présence d’un huissier de Justice, il était nécessaire de préciser le nombre réel de votants ainsi que le nombre de voix obtenu par chaque candidat.

Inventaire des forces militantes du FN

On sait, désormais, que 17 068 votants ont participé à ce vote. Le taux de participation étant situé à un peu plus de 76 %., cela signifie que le FN peut revendiquer environ 22 400 adhérents (chiffre nettement inférieur aux 32 000 militants, évoqués par Jean-Marie Le Pen à quelques jours de l’ouverture du congrès.)

Ce chiffre est clairement inférieur à celui, confirmé en justice, de 42 000 adhérents à jour de cotisation que comptait le FN en décembre 1998-janvier 1999, au moment de la scission du parti entre les partisans de Jean-Marie Le Pen et ceux de Bruno Mégret. À l’époque, les deux fractions se battaient pour le droit de garder le nom du parti ; ainsi elles durent ouvrir les fichiers d’adhérents aux autorités judiciaires.

Le FN reste donc relativement bas au niveau de ses forces militantes, même s’il est en nette remontée depuis son dernier congrès (le 13e) à Bordeaux en novembre 2007. Alors, seulement 6.000 militants environ avaient participé à un vote interne avant le congrès, sur environ 13.000 encartés (chiffres fournis par l’hebdomadaire d’extrême droite « Minute »). Il est vrai que le congrès de Bordeaux où Jean-Marie Le Pen se fit donner un dernier mandat de « président » par voie d’acclamation, ne comportait que très peu d’enjeux. Cette année, la situation était bien différente à cet égard.

Ne nous trompons, cependant, pas de constat : il existe bel et bien une relève au sein du FN. La composition des congressistes est très diversifiée en termes de classes d’âge et, à la différence de l’apparition du FN à Paris au 1er mai 2009 ou au 1er mai 2010, la nouvelle génération n’est pas essentiellement représentée par des jeunes mâles aux cheveux extrêmement courts et au style « rangers ». La majorité des congressistes, y compris jeunes, apparaissait, pour l’occasion en tout cas, comme bien plus « présentable ». Par rapport aux dernières échéances, un certain rajeunissement semble bien visible. En revanche, les femmes (à peine un cinquième des délégués) sont assez sous représentées.

Pas de scission en vue

Marine Le Pen a finalement gagné son pari, qui était aussi celui de son père : assurer une succession « dynastique » (selon les voix critiques) à la tête du FN. Néanmoins, Bruno Gollnisch et ses soutiens ne sont pas isolés au sein du parti ni totalement affaiblis. Dans son discours au congrès, tenu le dimanche matin, Gollnisch a ainsi souligné que « ceux qui ont soutenu ma candidature, composante incontournable de notre Mouvement, (…) représentent le tiers des voix exprimées dans ce scrutin présidentiel et presque la moitié des élus de notre Comité central. » Certes, cela ne lui donne pas un poids décisif quand il s’agit de peser sur l’appareil : le Comité central est une instance prévue dans l’organigramme du FN, mais il n’a, en réalité, pas grand pouvoir décisionnel. Le FN étant un parti au pouvoir hyper centralisé, les vraies décisions sont prises au Bureau exécutif (à taille très réduite) ou, au moins, au niveau du Bureau politique, c’est-à-dire aux premiers échelons de la hiérarchie. Lorsque la direction réunit le Comité central (qui en constitue le troisième niveau), elle le convoque souvent en même temps que le « Conseil national », réunissant – outre le Comité – des représentants des fédérations locales. Néanmoins, la présence des « gollnischiens » semble rester importante, au niveau de l’encadrement intermédiaire et supérieur du parti. La nouvelle direction ne pourra pas en faire totalement abstraction.

Aucun des ex-prétendants à la présidence ne paraît, d’ailleurs, souhaiter aller au clash vis-à-vis de l’autre tendance. Bruno Gollnisch a déclaré d’emblée, après la proclamation officielle des résultats, vouloir travailler avec la nouvelle présidente et « reconnaître la volonté exprimée par la majorité » du parti. À son tour, Marine Le Pen a assuré, quant à elle, qu’elle ne connaissait désormais « plus de marinistes ni de gollnischiens, mais uniquement des militants du FN ». Elle a proposé aussi à son rival malheureux de prendre le poste de « premier vice-président », offre que celui-ci a cependant décliné. Bruno Gollnisch ne souhaitant pas appartenir, en cette qualité ,au nouveau Bureau exécutif, instance qui aura pour tâcher d’appliquer au quotidien la future ligne politique. Néanmoins, il continuera de siéger au Bureau politique, instance où cette ligne politique est (en théorie) débattue.

Le départ d’une minorité, déçue par la défaite de Gollnisch, ne semble pas être à l’ordre du jour. Bien que la présence d’une minorité bruyante de jeunes anti-marinistes – huant et sifflant tour à tour, Louis Alliot, « mariniste » et nouveau vice-président (le candidat « mieux élu » au nouveau Comité central), le directeur « mariniste » du FN de la Jeunesse, David Racheline et d’autres représentants de la nouvelle majorité – ait été visible dans un coin du Palais des congrès. Ces jeunes militants d’ultra-droite applaudirent, en revanche, à tout rompre Yvan Benedetti, nouvel élu au Comité central du FN qui était jusqu’ici « coordinateur de la campagne » de Bruno Gollnisch. Benedetti est par ailleurs ce militant qui avait publiquement loué, en juin 2010, les « Protocoles des Sages de Sion » (célèbre faux antisémite) comme « un document prémonitoire », et il avait été récemment encore le « numéro deux non-officiel » du groupuscule ouvertement anti-républicain et antisémite « Œuvre française ». Selon ses propres dires, ce n’est qu’à partir du 1er août 2010 qu’Yvan Benedetti a (officiellement) cessé d’appartenir au rang de ce groupuscule fasciste, « à la demande de Jean-Marie Le Pen ». C’était visiblement ses partisans qui avaient occupé la partie la plus élevée de la salle du congrès. Pendant la campagne interne au FN, ils avaient soutenu la candidature de Bruno Gollnisch, même si leurs objectifs ne se confondent pas nécessairement en totalité avec les siens.

« Nos morts, de février 1934 à l’Algérie française… »

Gollnisch a exhorté ses partisans à travailler avec la nouvelle direction et à rester au FN. En même temps, il a pris soin de placer plusieurs marqueurs idéologiques « radicaux » dans son discours. Ainsi il a déclaré qu’il fallait commémorer « les sacrifices qui ont été consentis pour cette cause », en énumérant : « Je pense aux morts du 6 février 1934, à ceux d’Indochine et d’Algérie ; je pense à François Duprat, à Jean-Pierre Stirbois, et à tant d’autres… » Le FN n’existabt pas en tant que tel, en février 1934, il est clair que Gollnisch inscrit ici le parti dans une filiation historique avec des mouvements fascistes de l’entre-deux-guerres (et après ?). Quant à François Duprat, dirigeant du FN tué dans un attentat en 1978, était un néonazi et « nationaliste révolutionnaire » qui ne maquillait aucunement ses idées. À l’époque, on prenait moins de gants à professer ses idées, dans un FN encore groupusculaire …

Marine Le Pen se paye le culot de récupérer « 1789 »

Marine Le Pen n’est pas sur cette ligne stratégique. Pour elle, il est inutile, voire contre-productif, de se revendiquer d’une filiation vis-à-vis du fascisme historique. Dans son discours, la nouvelle présidente a pris soin de prononcer plusieurs fois des mots tels que « République », « républicain » ou encore « laïcité ». Certes, il s’agit d’une instrumentalisation claire et nette de ces termes ou concepts : la laïcité s’entend surtout comme le rejet de la présence (visible) des musulmans, et la République telle qu’imaginée par Marine Le Pen aurait surtout des forts éléments plébiscitaires. Il s’agirait de faire voter le peuple … surtout sur des questions comme l’immigration ou la peine de mort, autrement dit, de former des majorités sur le dos de minorités ou encore de bouc émissaires.

Néanmoins, cela dénote d’une tonalité, somme toute, assez nouvelle pour le FN. Marine Le Pen s’est même permis le culot d’invoquer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et de citer son article 2, mettant en avant « le droit à la propriété », « à la sûreté » ainsi que « le droit à la résistance à l’oppression ». La référence est assurément inédite, dans un congrès d’extrême droite en France. Jusqu’ici, la référence à « 1789 » était toujours considérée comme choquante sinon diabolique par plusieurs courants tels que les catholiques traditionalistes ou intégristes catholiques ainsi que les monarchistes.

Discours « social » et nationaliste

Par ailleurs, Marine Le Pen, tout en étant acclamée par l’assistance aux cris de « La France aux Français ! », a surtout mis l’accent sur les questions économiques et sociales. C’est cela, son terrain de prédilection, où elle se saisit souvent de problèmes réels … pour y apporter des « solutions » qui relèvent pour la plupart du temps de l’utopie réactionnaire.

Cependant, si elle avance dans le même mouvement des critiques ou même des propositions partagées par d’autres forces politiques (assurément pas d’extrême droite), c’est pour les placer dans le contexte d’un argumentaire d’extrême droite. Elle évoque par exemple l’actuelle division internationale du travail (sans utiliser ce terme trop « marxisant » à ses yeux), pour critiquer les distorsions internationales qu’elle crée et « l’impact (écologique) » en raison de la multiplication déraisonnable des transports de marchandises. À titre de solution, elle avance ceci : « Nous organiserons la relocalisation du travail et de l’économie grâce au protectionnisme social et territorial, et ce de manière à empêcher la concurrence déloyale, le démantèlement de nos économies et la destruction de nos emplois. »

Cette conception n’est pas spécifique à l’extrême droite, loin de là. Elle trouve également des partisans au sein des forces politiques traditionnelles ou encore parmi des critiques (non marxistes) de la globalisation. L’extrême droite souhaite simplement radicaliser cette conception, en vue de « réarmer » industriellement l’Europe (qui a vu certaines productions industrielles se concentrer en Asie par exemple), et ceci dans un contexte général marqué par l’idée d’une « préférence nationale ».

Aucune « modération » ; simplement une présentation intelligente

Marine Le Pen ne rejette pas le caractère discriminatoire, à l’encontre d’hommes et de femmes vivant en France ou en Europe en tant qu’immigrés, inhérent à cette formule de la « préférence nationale ». Loin de là. Lors de sa première apparition en tant que présidente du FN, sur BFM TV, le lundi 17 janvier, elle préconisait au contraire explicitement l’idée que des emplois et des prestations sociales devraient être réservés en priorité aux « nationaux ». Ceci tout en mettant en cause l’existence même, incontestable, de discriminations liées aux origines, à l’heure actuelle, opposant à ce constat l’idée que les handicapés souffrent (eux aussi, il est vrai !) de discriminations.

La nouvelle chef du FN est donc loin de la modération. Interrogée, le dimanche midi, par un journaliste italien sur la question de savoir si elle souhaitait imiter Gianfranco Fini, le « postfasciste » italien qui a imprimé un virage historique à son parti, pour s’allier avec la droite de Silvio Berlusconi, elle lui a répliqué crânement que « Fini est (aujourd’hui) de gauche, tellement il a dérivé ». Elle rejette, de même, toute alliance avec l’UMP au nom d’une opposition claire : « c’est le choix entre le mondialisme ou la nation ». Son positionnement quant à une éventuelle alliance avec la droite classique, une idée actuellement acceptée par 35 % des sympathisants de l’UMP, selon des sondages récents, pourra, certes, évoluer. Il n’en reste pas moins que son positionnement est loin d’être « modéré ».

Celui-ci est, cependant, protestataire et se situe dans une optique claire : il faut utiliser tous les potentiels de frustration sociale ou de mécontentement possible, à l’échelle de la société française, et les attirer vers le FN. Ainsi elle met l’accent nettement sur la dénonciation sociale des injustices actuellement perceptibles (et dont le constat est assez largement partagé), sur « l’injustice généralisée et la tyrannie du désordre et de la violence, le saccage de nos paysages et de notre qualité de vie, la marchandisation de notre culture, le règne déchaîné de l’argent » selon son discours de Tours. Cette dénonciation est accouplée à celle du « renoncement devant les revendications liberticides de minorités qui cherchent à nous imposer leurs valeurs » ; son public ayant bien compris qu’il s’agit, ici, de minorités « ethniques » et confessionnelles.

Le propos, si l’on s’en tient au discours prononcé au congrès, est axé sur l’idée d’un « Etat protecteur », incarnant la nation et jugulant les « désordres » économiques et sociaux. Même si, de façon passé quasiment inaperçue, Marine Le Pen propose dans le même discours que « nous conduirons nos administrations à s’ouvrir davantage sur le monde du privé en permettant l’embauche de personnes issues de l’entreprise ». À l’intérieur de l’Etat-nation, le discours qui transparaît est donc plutôt favorable au secteur privé, capitaliste ; l’accusation principale étant dirigée contre l’Union européenne supranationale, présentée comme coupable de tous les maux. Ainsi Marine Le Pen dit-elle : « L’Europe de Bruxelles a imposé partout les principes destructeurs de l’ultralibéralisme et du libre-échange, au détriment des services publics, de l’emploi, de l’équité sociale et même de notre croissance économique devenue, en vingt ans, la plus faible du monde. Cette Europe de Bruxelles nous a imposé la suppression d’administrations d’Etat et de services dans tous les domaines de la vie publique : le recul des services public comme la Poste ; la fermeture de tribunaux ; la fermeture de petits collèges, de maternités, de centres hospitaliers ; la désorganisation de l’armée, de l’éducation nationale (…) » .

Précisons, en même temps, que cette orientation « sociale » du discours du FN n’est actuellement accompagnée d’aucune tentative de structurer un réseau d’organisations à vocation « sociale » autour du FN, capable de conduire des activités spécifiques. Ceci avait encore été le cas dans les années de 1995 à 1998, le FN disposant alors de ses propres pseudo syndicats, de ses « associations de locataires HLM », de ses propres listes aux élections prud’homales (celles de décembre 1997)… Actuellement, l’ensemble de la stratégie du parti paraît bien être axée sur la participation aux élections, n’étant accompagnée d’aucune tentative de s’ancrer spécifiquement dans les entreprises par exemple. En tout cas, aucune structure à l’instar des « syndicats » ou « cercles nationaux » - qui pullulaient autour du FN dans les années 1990 – n’a montré une présence au congrès de Tours.

Farid Smahi claque la porte

Ce congrès a aussi donné lieu à une scène surprenante, donnant lieu au départ, en colère, de l’ancien membre du Bureau politique du FN, Farid Smahi. Le parti comptait toujours une poignée de Français d’origine maghrébine, qui justifiaient leur présence au sein du parti nationaliste française et d’extrême droite soit par un passé « harki », soit par la volonté d’apparaître comme les héros s d’une super assimilation. Or, Farid Smahi (qui avait, au cours de la campagne interne, soutenu Bruno Gollnisch) n’a pas été reconduit dans ses fonctions, au bout de 12 ans. Il en a piqué une énorme colère, devant une assistance médusée et les journalistes présents: « J’ai été le bougnoule de service pendant 12 ans ! (…) Je m’en vais comme un bougnoule, avec mes valises ! » Cela non sans formuler une accusation à l’encontre de la nouvelle chef, accusée d’accointances avec « le lobby sioniste » : Elle ferait, selon Farid Smahi, partie de « ces droites nationales achetées par Israël pour taper sur les musulmans, afin de préparer une attaque contre l’Iran ».

Il est vrai que, ce faisant, Smahi laissait apparaître un des clivages idéologiques qui traversent (souterrainement) toutes les mouvances d’extrême droite en Europe, actuellement. À la question de savoir s’il faut plutôt cibler les immigrés et surtout les musulmans, s’érigeant parfois, du coup, en défenseur « des droits des femmes » ou encore « des juifs » (tel que le fait le député raciste Geert Wilders aux Pays-Bas) ou plutôt vitupérer « le complot juif », les avis sont partagés. Même si c’est plutôt la première option qui semble nettement majoritaire, à l’heure actuelle.

Incidents

Nous souhaitons également signaler la contre-manifestation antifasciste du samedi 15 janvier 2011 à Tours, réunissant syndicalistes et forces de gauche et rassemblant 2 à 3000 personnes. Des incidents entre les forces de police – massives – et des groupes de jeune éclatèrent en fin de rassemblement. La présence d’un hélicoptère, tournant à longueur de soirée sur le centre historique de Tours, et de forces de police massive autour de la gare ajoutera à une impression de tension intense et de « ville assiégée ».

Au même moment, un journaliste travaillant pour « France 24 » et « i-télé » fut violemment expulsé du Palais des congrès par le DPS, service d’ordre du FN, après s’être introduit dans le « dîner de gala » qui devait se dérouler à huis clos. Le journaliste, Michaël Szames, dira le lendemain qu’il avait été frappé pendant dix bonnes minutes et qu’il avait fait l’objet d’« insultes racistes » (non précisés) en raison de l’origine juive de son patronyme.

Si le déroulement exact de l’incident n’est actuellement pas éclairci, un fait politique – non contestable – s’est produit le lendemain alors que l’événement venait d’être rendu public. Livrant un premier commentaire à la presse, Jean-Marie Le Pen a ironisé sur le fait que l’origine juive du journaliste ne se voyait « pas sur sa carte, ni, je n’ose dire, sur son nez ».

À 82 ans, Jean-Marie Le Pen, qui aura laissé sa marque sur FN, sans interruption, depuis sa fondation en octobre 1972 jusqu’au week-end dernier, ne démordra décidément pas de ses vieilles obsessions. Sa fille, en revanche, dut admettre le lendemain sur RMC que ce propos avait été « maladroit » ; suggérant, pour faire bonne mesure, qu’il aurait fallu dire plutôt « sur son front » afin « d’éviter la polémique ».

Bombardé « président d’honneur » et membre de droit de toutes les instances du FN, son chef historique ne disparaîtra pas aussitôt de la scène. Nous verrons bien comment sa fille, lui succédant à la présidence, gérera les contradictions qui pourront surgir entre sa nature politique profonde et le « nouveau » profil qu’elle souhaite le voir adopter.

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