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Ils bossent ici, ils cotisent ici, ils vivent ici... Ils resteront ici

ven 08/02/2008 - 00:00
defaut

Vendredi 1er février, entre 750 à 800 travailleur(e)s sans-papiers avec des soutiens, ont manifesté de la Grande Arche de la Défense jusqu’au siège de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) à Puteaux.

Une délégation de 5 personnes, composée de la CGT, du SNUTEFI (FSU), de la CNT, Droits devant !! et la Coordination 75 des sans-papiers, a été reçue par le vice-président de la CGPME : lors de cette entrevue la délégation a réaffirmé :

  • Que les PME sont les principaux "embaucheurs" de travailleur(e)s sans-papiers.
  • Que la très grande majorité des patrons embauchent en toute connaissance de cause les travailleurs "sans papiers".
  • Qu’il est inacceptable que ces travailleurs puissent être licenciés en masse, après avoir été surexploités pendant des années. Qu’en procédant de la sorte, les patrons ne croient pas qu’ils sont libérés de toute responsabilité et que des actions sont en cours pour les dénoncer.
  • Si les travailleurs "sans papiers" manifestent depuis des mois pour faire reconnaître leurs droits, ils envisagent d’autres formes d’actions, telles la grève (comme les camarades de Modeluxe, Buffalo grill, Métalcouleur...), pour arracher leur régularisation.
  • La liste des 150 métiers dits « en tension » doit être ouverte à tous, à commencer aux travailleurs africains, maghrébins, asiatiques... déjà en place, qui doivent tous être régularisés dans l’égalité des droits.

À l’issue de l’entretien, la délégation a déposé à la CGPME une liste (noms, prénoms, travail, adresse unique du syndicat, de l’association ou du collectif) de 3250 travailleur(e)s sans-papiers organisés avec la CGT, Droits devant !!, CNT, Coordination 75 des sans-papiers (11ème , 11ème Binazon, 18 ème , 19 ème ), Coordination 93 des sans-papiers en lutte et Militant, exigeant leur régularisation (...).

Mercredi 6 février, le secrétaire général de la CGPME, M. Jean-Eudes du Mesnil, a fait parvenir un courrier accusant réception de la liste des 3250 travailleur(e)s sans-papiers, exprimant également "l’engagement de la Cgpme d’interpeller le gouvernement sur ce dossier ".