Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici
"Contre le racisme et la xénophobie, antifasciste tant qu’il le faudra". C’est l’un des chants que scandent, ce mardi depuis 8h, les personnes rassemblées contre le groupuscule identitaire la Ligue du Midi, jugé ce matin pour avoir saccagé, le 30 juin dernier, les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département.   Suite à l’appel d’une quinzaine d’associations - dont la Section de Montpellier de la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, Esprit Libre 34, ou encore Sud Santé Sociaux / Solidaires - entre 70 et 80 personnes ont répondu présent à ce rassemblement, selon la Gendarmerie.   Pour Daniel Martin, directeur du Réseau accueil insertion Hérault (RAIH), il s'agit d'un "groupe identitaire, raciste bien évidemment, qui voulait s’attaquer au fait que notre association s’occupent de mineur isolés...
Appel unitaire "Fermons l'Arcadia, local fasciste à Strasbourg" Deuxième manifestation le 20 janvier 2018 L’Arcadia, local/bar du mouvement néo-fasciste "Bastion Social" qui a officiellement succédé au GUD, a été inauguré à Strasbourg le 9 décembre. Le même jour, une manifestation forte de 400 personnes avait alors défilé dans les rues de la capitale alsacienne pour refuser l’implantation de ce local. Nous soulignions alors qu’en prétendant lutter contre la misère sociale, les fascistes entendaient surtout disposer d’un QG pour la préparation d’agressions.    Et nous avions malheureusement raison : le soir même de l’inauguration, un jeune homme d’origine algérienne a été violemment agressé par un groupe de vingt personnes. Deux ont été arrêtées et jugées : l’une d’elle, Thomas Beauffet, une figure de premier plan du Bastion Social à Strasbourg, a été condamné à huit mois de prison ferme.  En...
  Communiqué de la fédération Solidaires étudiant-e-s, émanant de sa commission Antipatriarcat, au sujet du harcèlement ciblé dont sont victimes depuis 2 jours des militantEs féministes et antiracistes.   Depuis le matin du 8 janvier 2018, sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) la page "Memes royalistes" une page d’extrême droite a annoncé "faire des révélations sur l’UNEF", et a publié des captures d’écrans de tweets de militantEs (femmes racisées) de l’UNEF, en citant leurs noms prénoms et pseudo, incitant de ce fait a un harcèlement ciblé sur ces personnes. Depuis, plusieurs autres camarades de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s ont également fait les frais de cette abjecte méthode militante d’intimidation.   Les propos cités étaient à chaque fois des tweets dénonçant des oppressions qu’elles subissaient et qui ont été qualifiés par des individus, en majorité d’extrême droite, et certains...
Vous pouvez signer la pétition en ligne par ici. Stopper l’extension d’une porcherie sur le site du camp de concentration de Septfonds Monsieur le Président de la République   Nous sollicitons votre intervention pour empêcher  qu’un « crime de lèse-mémoire » soit commis à l’encontre d’un haut-lieu historique du Tarn-et-Garonne : le site du camp de concentration de Septfonds (lieudit de Judes) risque d’être souillé par l’extension d’une porcherie familiale qui prévoit d’élever dorénavant 6 500 animaux par an.           Sur ce terrain, réquisitionné en mars 1939 pour être transformé en camp de concentration, ont été enfermées environ 30 000 personnes, dans des conditions infrahumaines et sans procès ; 90 % étaient des soldats de l’armée républicaine espagnole, d’autres des soldats de l’armée polonaise et d’autres encore des civils juifs. Un certain nombre des...
Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA   La conférence de presse qui a suivi la rencontre des chefs d’État français et turc a permis de mettre en lumière les manipulations de l’opinion publique par les détenteurs du pouvoir politique à Ankara afin de parvenir à l’instauration d’un régime autoritaire.   Les purges et les licenciements massifs de salariés et de fonctionnaires, les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’Homme continuent sans relâche en Turquie. L’état d’urgence, en vigueur depuis dix-sept mois dans tout le pays, était l’opportunité pour le président Erdogan de promulguer 30 décrets-lois en contradiction, tant sur la forme que sur le fond, avec la Constitution turque.   Dernier en date, un décret-loi du 24 décembre, a entraîné le limogeage de plus de 2 700 personnes. Toutes sont accusées soit d’appartenir, soit d’être liées à des organisations «...
NON A L’OUVERTURE D’UN LOCAL FASCISTE A CHAMBERY !   Le mouvement néo-nazi « Bastion Social », anciennement Edelweiss Pays de Savoie, inaugurera son local "l’Edelweiss", situé entre le 169 et le 187 Avenue de Lyon à Chambéry, le 3 février prochain.   Ne voulant plus se limiter à être un "club de ratonnade", les fascistes savoyards tentent de se reconvertir dans la "solidarité" entre "bon français" blancs.   Sous couvert de récupérer la lutte contre la misère sociale et le mal- logement, les fascistes entendent surtout disposer d’un lieu pour la préparation d’agressions. Devons-nous rappeler les violences d’extrême droite quasi quotidiennes dans le Vieux Lyon, l’attaque violente sur un concert militant le 20 octobre dernier à Chambéry (par les mêmes personnes qui ouvrent ce lieu), ou encore l’agression raciste LE SOIR MÊME de l’ouverture d’un local du «...
Exclusion des sans-papiers précaires du bénéfice des réductions tarifaires dans les transports : la justice condamne une mesure discriminatoire   Au début de l’année 2016, le Conseil régional d’Ile-de-France [1] puis, dans la foulée, le STIF (désormais "Ile de France Mobilités") [2], ont décidé de refuser toute réduction tarifaire sur les transports aux personnes étrangères bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME).   Cette mesure, en vigueur depuis deux ans, a rendu encore plus précaires ces personnes déjà parmi les plus vulnérables en leur imposant davantage d’obstacles pour la reconnaissance de leurs droits : comment désormais se déplacer pour aller travailler, pour aller dormir dans les éventuels centres d’hébergement vers lesquels l’orientation est souvent décidée au jour le jour, pour accompagner leurs enfants à l’école, pour se rendre dans les centres de soins ou encore à la préfecture pour accomplir les...
L’extrême droite n’a pas sa place ni dans les cortèges syndicaux   Ni nulle part ailleurs !    L’exigence de justice sociale qui s’exprime partout en France, face à la multiplication des attaques du gouvernement aux ordres du patronat, appelle à la mobilisation massive des salariés, des agents de la fonction publique et des services publics, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse.  C’est dans ce contexte que du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au « Frexit », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. Leurs ambitions politiques sont en totale opposition avec nos valeurs, notre aspiration de transformation sociale, nos combats syndicaux pour une société plus juste, plus solidaire, accueillante et fraternelle.  Toutes ces organisations ne font...
Une manifestation, regroupant largement des organisations syndicales, des associations et collectifs, ansi que des partis politiques, se tiendra à Lyon le 26 mai 2018 à 14h30, place des terreaux. Les organisations signataires appellent à amplifier la mobilisation populaire contre le Bastion social et l'extrême droite en général qui sévit sur la ville.  
Communiqué de presse   Beaune : nouvelle fusillade raciste... agir vite et fermement !   Dans la nuit du 29 au 30 juillet, 7 jeunes gens ont été blessés, certains gravement par des tirs d'armes à feu dans le quartier Saint-Jacques à Beaune (Côte-d'Or). Deux suspects ont été arrêtés et mis en examen pour "tentative d'assassinat, violences aggravées commis en raison de l'appartenance à une soit-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial". Après le crime raciste d’Ychoux dans les Landes qui a coûté la vie à Saïd El Barkaoui assassiné par un voisin, ce nouveau drame illustre la gravité du climat raciste actuel. Le MRAP s’étonne à nouveau du peu de réaction des politiques en responsabilité de la protection des citoyens et déplore les "silences assourdissants" devant de telles manifestations de racisme.    L’usage des armes s’...
Déchaînement antisémite contre l'avocat grenoblois Denis Dreyfus  :  RLF indigné (communiqué de RLF Isère, contacts : rlfvoiron38@no-log.org)   Un site internet aux références nazies assumées,  au racisme habituel et démentiel, déjà trop connu et qui ose se nommer "democratie participative", s'en prend à l'avocat grenoblois Denis Dreyfus, dans une publication datée du dimanche 12 août 2018, avec un antisémitisme débridé et  très violent.   RLF Isère (Réseau de Lutte contre le Fascisme, ex Ras L' Front) apporte son soutien à Maître Dreyfus.   La suite dans cet article

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Après l’élection présidentielle, avant les législatives 1/2

Droite et extrême droite : BILAN et PERSPECTIVES

L’élection présidentielle est passée, les législatives sont à venir. Si ces dernières confirment les tendances de la présidentielle, droite et extrême droite se trouveront dans l’opposition pour le proche avenir. Mais nous aurions tort de penser que les dangers, de ce côté-là, ne sont plus d’actualité. L’extrême droite a atteint un nouveau niveau record, comparé aux derniers 25 ans de son histoire. La droite, si elle a perdu le scrutin présidentiel, est restée à un niveau important, voire étonnamment élevé … tout en se radicalisant à grande vitesse. Ces deux forces n’hésiteront pas à exploiter la moindre erreur, la moindre reculade, la moindre contradiction du nouveau gouvernement. Le contexte de la crise économique et sociale risquant de s’aggraver, cela n’est pas du tout rassurant. En attendant, la droite extrême et l’extrême droite travailleront sur la question des alliances ou des passerelles entre leurs deux blocs respectifs.

Selon les résultats définitifs de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a obtenu 17,9 % des suffrages exprimés au premier tour (18,3 % pour la seule France hexagonale, sans les DOM-TOM où son score est inférieur). Ce pourcentage est le plus élevé jamais observé pour un(e) candidat(e) du Front National à l’élection présidentielle. Néanmoins il est nécessaire de le rapprocher des résultats électoraux antérieurs de l’extrême droite, et de comparer les chiffres aussi en termes de nombre absolu d’électeurs et électrices.

Un nombre record d’électeurs
La bonne échelle de comparaison ne se situe pas entre le scrutin de 2012 et celui de 2007, dernière élection présidentielle en date. Il y a cinq ans, le FN se trouvait dans une situation de crise avancée : son incapacité à résoudre la question de la succession de Jean-Marie Le Pen et ses impasses stratégiques rendaient « non crédible » la candidature du vieux dirigeant. C’était l’élection « de trop ». Dans le même temps, le bloc conservateur et libéral, fortement soudé autour de Nicolas Sarkozy, réussissait à être attractif pour un nombre important de sympathisants de l’extrême droite en donnant des gages symboliques et en émettant des signaux à destination de l’électorat du FN. Le candidat de l’UMP avait, par exemple, repris l’ancien slogan du FN (« La France, aime-la ou quitte-la ! »)… en le modifiant juste quelque peu au niveau de la formulation : « Que ceux qui n’aiment pas la France ne se gênent pas de la quitter ! » (Interview dans « Le Monde », 22 avril 06) En 2007, le FN tomba ainsi à 10,4 % au moment de la présidentielle, et même à 4,3 % aux législatives suivantes, son niveau le plus bas depuis son émergence en termes de parti électoral de masse, en 1983/84. Les scrutins de 2007 ne sont, à ce titre, pas représentatifs pour l’histoire du FN.

La bonne comparaison consiste à rapprocher les élections de 2012 de celles de 2002. A cette époque, Jean-Marie Le Pen, candidat du FN, avait recueilli 16,86 % des voix au premier tour et 17,79 % au second. Or, une particularité existait à l’époque : la présence d’un autre candidat d’extrême droite au premier tour, Bruno Mégret. Avec 2,34 %, il avait pu attirer 667.000 voix. Si l’on ajoute les voix de ce candidat, l’extrême droite totalise 19,2 % au premier tour de 2002. Cependant il est difficile de comparer les premiers tours de 2002 et de 2012 sur cette seule base. En 2012, un autre candidat d’extrême droite voulait se présenter à l’élection présidentielle : Carl Lang, pour « l’Union de la droite nationale » (regroupant plusieurs scissions du FN : le PdF de Carl Lang, le MNR anciennement présidé par Bruno Mégret, et la NDP de Robert Spieler). Mais ce dernier n’a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires, (environ 450). Peut-être aurait-il pu attirer des électeurs voulant voter pour un programme d’extrême droite, mais réticents – pour un motif ou un autre – vis-à-vis de la famille Le Pen. Ainsi l’avait fait, en son temps, le candidat Mégret.

Regardons en terme de nombre absolu de suffrages exprimés, maintenant. Au premier tour de 2002, Jean-Marie Le Pen avait obtenu 4,805 millions de voix. L’extrême droite totalisait ainsi, Bruno Mégret y compris, environ 5,472 millions de voix. Au second tour en 2002, Jean-Marie Le Pen attirait 5,525 millions d’électeurs. Or, le 22 avril 2012, Marine Le Pen a obtenu 6,421 millions de voix. La participation était nettement plus forte qu’aux élections de 2002, surtout par rapport au premier tour. Cela fait presqu’un million de voix de plus. Certes, le nombre total d’électeurs et électrices inscrit(e)s sur les listes électorales a lui aussi augmenté passant de 41 à 46 millions. Cette croissance du nombre d’électeurs est due à trois phénomènes :
- l’arrivée à la majorité de personnes nées il y a 18 ans , mais il n’y a pas eu de boom de naissances particulier au début des années 1990.
- les naturalisations de personnes auparavant de nationalité étrangère.
- Et, les nouvelles inscriptions et votes de personnes jusque-là « non-inscrits ». Cette dernière tendance est en bonne partie liée au fait que des citoyens et des citoyennes français(es) avaient eu une « mauvaise conscience », après le scénario des élections de 2002 où Jean-Marie Le Pen avait pu accéder au second tour. En tout cas, les deux derniers phénomènes – naturalisations et inscriptions après 2002 – n’ont pas dû, en leur majorité, avantager électoralement l’extrême droite. L’augmentation du nombre de voix exprimées pour le FN résulte, donc, probablement d’autres facteurs que de l’accroissement global du corps électoral.

Répartition sociale et géographique du vote Le Pen
La carte géographique du vote Le Pen, en 2012, montre que la candidate du FN a obtenu ses pourcentages les plus élevés dans deux types de zones et de départements, qui correspondent à deux publics assez différents. Marine Le Pen réalise son score le plus élevé, à l’échelle d’un département, dans le Vaucluse avec 27,03 % des voix. Dans le département voisin du Gard, son résultat est légèrement inférieur (25,51 %), mais réussit tout de même à la placer en première position. En effet, entre Nîmes et Avignon, Marine Le Pen arrive en tête, devant Nicolas Sarkozy et France Hollande qui obtiennent respectivement 24 et 25 %. Dans tout le Sud-Est de la France et une partie du Sud, les résultats de la candidate sont supérieurs à sa moyenne nationale, des Alpes-Maritimes (23,50 %) jusqu’aux Pyrénées-Orientales (24,24 %).

Dans ces zones géographiques, il ne s’agit pas majoritairement d’un vote de pauvres ou d’électeurs « socialement révoltés ». Le vote FN dans les départements du pourtour méditerranéen combine plutôt un vote idéologique sur fond de guerre d’Algérie – émanant de Pieds-Noirs, de « rapatriés d’Algérie », parfois d’enfants de Harkis – avec un vote de retraités « installés au soleil ». La composante conservatrice, historiquement issue de la droite classique (avant l’émergence du FN sur le plan électoral) quoique souvent anti-gaulliste par attachement à l’ « Algérie française », y domine.

Plus surprenant, la candidate du FN réalise une percée importante en Corse (24,38 % en moyenne des deux départements), une terre où le FN avait jusqu’ici toujours fait des scores assez faibles, et où il fut toujours distancié par la droite classique et par les mouvements autonomistes ou nationalistes corses. L’explosion du chômage , notamment chez les jeunes , doit y être pour quelque chose.

L’électorat du FN dans ces départements du Sud-Est et du Sud de la France (surtout en Provence-Alpes-Côte d’Azur) partage avec les deux départements de l’Alsace, le fait que le vote FN affiche une certaine proximité avec la droite conservatrice. En 2007, au moment où la crise interne que traversait alors le FN se traduisait dans ses résultats électoraux, la baisse du vote Jean-Marie Le Pen y avait été très forte. En parallèle, les gains du candidat Nicolas Sarkozy par rapport aux résultats de Jacques Chirac en 1995 et 2002 (proches de 15 %) y étaient particulièrement marqués. Or, force est de constater qu’une bonne partie de cet électorat est aujourd’hui retourné au FN, en tout cas au premier tour du scrutin. Cela est vrai aussi pour l’Alsace, où le FN obtient des pourcentages élevés dans les deux départements, quoique inférieurs aux « meilleurs » résultats départementaux : 21,21 % dans le Bas-Rhin et 23,43 % dans le Haut-Rhin (contre 13,19 % et 14,07 % en 2007, année où cet électorat votait plutôt Nicolas Sarkozy).

Or, au second tour du 6 mai 2012, le Sud-Est et l’Alsace demeurent parmi les régions où le vote Nicolas Sarkozy reste le plus fort, et le vote François Hollande le plus faible comparé aux moyennes nationales. Ainsi, dans le Bas-Rhin, le candidat Sarkozy obtient 63,44 %, et 63,33 % dans le Haut-Rhin (après avoir respectivement réalisé 33,61 % et 31,91 % au premier tour), soit en légère baisse par rapport à 2007. Pour les Alpes-Maritimes, le résultat de Nicolas Sarkozy, au second tour, sera de 62,23 % (contre 37,19 % au premier), là aussi en légère baisse comparé à 2007. Dans le Var, Nicolas Sarkozy obtient 62,64 %. Au premier tour, le même département avait voté à 34,83 % pour Sarkozy et à 24,83 % pour Marine Le Pen. Puisque dans ces quatre départements, la participation augmente d’environ un point entre les deux tours, cela signifie que le report de voix de Marine Le Pen vers Nicolas Sarkozy au second tour a généralement très bien fonctionné.

Ce n’est pas le cas pour les départements en situation de crise industrielle, où le vote FN a également été très fort au premier tour, mais qui restent des terrains difficiles pour Nicolas Sarkozy, sauf pour la Lorraine où il gagne au second tour, mais de peu avec 51,1 % (et où Marine Le Pen avait obtenu 23,66 % au premier tour).
Parmi les plus forts scores du FN, en dehors de la région PACA, se trouvent des départements en crise industrielle et sociale tels que l’Aisne (26,33 %), le Pas-de-Calais (25,53 %), ou encore les Ardennes (24,50 %). Or, ici, c’est nettement François Hollande qui gagne au second tour, même si le candidat du Parti socialiste ne réalise pas – et de loin - ses plus forts scores nationaux : 51,89 % dans les Ardennes socialement sinistrées ou 56,18 % dans le Pas-de-Calais. Relativement peu d’électeurs de Marine Le Pen semblent avoir voté, ici, pour Nicolas Sarkozy au second tour, surtout dans le Pas-de-Calais où François Hollande fait des scores élevés dans les agglomérations urbaines.

En tant que bilan provisoire, on peut faire le constat que le FN a, grosso modo, retrouvé ses deux électorats socialement différents qu’il avait réussi à gagner dans le passé : un électorat surtout venu de la droite, dans les années 1980 (Alsace et Sud-Est), puis en partie aussi de la gauche à partir du début des années 1990 (par exemple dans le Nord-Pas-de-Calais). Il y a cinq ans, aux scrutins de 2007, on avait pu observer une séparation plus nette entre ces deux électorats. Le premier public s’était alors provisoirement éloigné du FN au profit de Nicolas Sarkozy, alors que le second lui était resté majoritairement plus « fidèle ».

Les nouveaux espaces du vote FN
Mais il y a aussi des modifications importantes à observer en 2012, par rapport aux années précédentes et par rapport à tous les scrutins antérieurs. Le vote FN avait longtemps été un vote des grandes agglomérations urbaines et des concentrations industrielles frappées par la crise – telles que dans les Ardennes ou dans le Pas-de-Calais -. Les zones rurales étaient moins « touchées ». C’est de moins en moins le cas, en tout cas en ce qui concerne la répartition du vote FN entre « villes » et « campagnes ».

Déjà lors du scrutin présidentiel de 2002, on avait pu observer que le vote Jean-Marie Le Pen avait commencé à toucher des espaces plus ruraux. On avait attribué ce fait, alors, à un « effet télévision ». Cela concernait des espaces où vivent très peu d’enfants d’immigrés et où les problèmes sociaux des zones urbaines « difficiles » (concentration de pauvres, économie parallèle, faits de violence…) - vrais ou fantasmés - sont inexistants, ou quasiment. La présentation  des problèmes (« problème des banlieues », « ghettoïsation ») par les médias de masse y avait néanmoins créé un sentiment de peur. Cela avait pu alimenter une volonté de distanciation, afin de « garder ces problèmes loin de chez nous ».

Les changements sociologiques intervenus, depuis dix à quinze ans, ont depuis lors modifié la donne. Les centres des grandes agglomérations urbaines se sont encore plus fortement vidés, dans la dernière période, des couches sociales populaires. Cela est le résultat d’un niveau exorbitant et proprement hallucinant des loyers, et/ou des prix d’achat des appartements. Le FN ne fait plus que 6,4 % au niveau de la ville de Paris : cela est aussi dû, parmi d’autres facteurs, au fait que les populations rencontrant des problèmes dans leur vie quotidienne, des problèmes sociaux ou financiers, sont de plus ou plus obligées matériellement de quitter la capitale. Mais le vote FN a aussi nettement baissé dans quasiment toutes les banlieues , y compris les plus populaires. Désormais, il se concentre de plus en plus dans des zones que les sociologues et politologues décrivent maintenant comme l’espace « péri-urbain », et qui se situe à la périphérie extérieure des grandes agglomérations urbaines. Or, celle-ci est repoussée de plus en plus loin.

Aujourd’hui, en parallèle à cette modification sociale et urbaine importante, le vote FN culmine dans un espace situé à une distance de 30 et 50 kilomètres, des centres urbains. En région parisienne, par exemple, il trouve son pic en Seine-et-Marne (département « semi-urbain » et « partiellement rural ») avec 19,65 % des voix pour Marine Le Pen, score supérieur à la moyenne nationale de la candidate FN. Alors que dans tous les autres départements de l’Ile-de-France, ses résultats sont inférieurs à sa moyenne nationale.

Dans un passé récent, on avait provisoirement « résolu » la question des populations en difficulté financière, en les éloignant (par la pression des prix et des loyers accablants) des grandes villes comme Paris ou Lyon et en remplissant les « banlieues populaires » autour de ces villes. Or, les pouvoirs publics ont modifié leur politique. Ils considèrent, aujourd’hui, la concentration de populations « à problème » qu’ils avaient ainsi créée comme « dangereuse ». Ainsi on privilégie une méthode qui consiste à éloigner un certain nombre d’habitants encore plus des centre-ville. Mais cette fois-ci non pas pour les concentrer dans des « grands ensembles » (désormais analysés comme socialement explosifs et « criminogènes) », mais dans des petites unités. Ceci en leur faisant miroiter un accès à la propriété, une « tranquillité retrouvée » - ils se retrouveraient quasiment à la campagne -, « plus d’espace », et un éloignement « des nuisances ».

Or, pour une partie des nouveaux habitants de ces zones, cette nouvelle vie est parfois cauchemardesque. Alors que les villes et les banlieues « populaires » n’offrent pas que des « nuisances », mais aussi des avantages – un accès à la vie culturelle, un tissu social, un vivre-ensemble -, même si on en profite mieux si on ne subit pas la misère économique, tout cela s’éloigne pour eux. Dans un espace qui n’est ni réellement la ville (avec ses avantages indéniables) ni réellement la campagne avec ses avantages propres (proximité de la nature), certains d’entre eux ont le choix entre la solitude, leur téléviseur, et/ou de longs trajets pour se rendre à leur travail. Un travail qui s’éloigne parfois de plus en plus, la disparition de certaines petites industries sous l’effet de la crise et des services publics (sous l’emprise des réductions des budgets de l ‘Etat) augmentant leurs difficultés.

Cette transformation des espaces urbains ou « péri-urbains » n’est pas seulement un problème écologique (parce qu’elle consomme de l’espace et augmente la dilapidation de richesses naturelles épuisables – pétrole, carburants – ainsi que la pollution). Elle dégrade aussi le cadre de vie pour une partie des populations concernées, surtout dans l’hypothèse où le travail et les services publics, la Poste, l’hôpital,  s’éloignent. Ce phénomène  frappe aussi les populations des « vraies » campagnes, des « vrais » espaces ruraux, où le FN progresse aussi, comme en Dordogne avec + 4,8 % ou dans la Creuse avec + 5,1 %.)

Néanmoins, il faudra distinguer entre différents cas de figure : il y a autant de situations choisies que subies. Dans certaines situations, les intéressés n’ont pas choisi de s’éloigner de la ville, mais y ont été purement et simplement contraints par le niveau des prix et des loyers. Ils vivront donc les changements comme négatifs. Dans d’autres cas, la situation est plus « choisie », mais ce choix va de pair avec une dévalorisation idéologique de la vie dans les centres urbains. Il inclut une recherche délibérée de la distance vis-à-vis de groupes sociaux plus pauvres, et/ou d’origine immigrée.

Jérôme Fourquet de l’institut de sondages Ifop le décrit en ces mots, pour la région parisienne élargie (dans « Libération » du 28/29 avril 2012) : « Les électeurs qui vivent mal la cohabitation avec des communautés issues de l’immigration ont voté avec leurs pieds. Les plus riches sont parties habiter dans l’ouest parisien, qui vote de plus en plus à droite. Ceux qui n’ont pas les moyens sont repoussés plus loin, en Seine-et-Marne, dans l’Oise ou le nord du Loiret. Ils ont acheté leur maison, craignent que la ville ne les rattrape et sont sensibles au discours de Le Pen. Enfin, dans l’Est parisien restent ceux qui se sont accommodés du mode de vie urbain et du mélange des populations, qui votent à gauche. »

Peut-être que du point de vue d’une gauche urbaine « culturelle », « bobo », qui serait peu sensible aux questions sociales, ce constat peut rassurer en apparence… puisque cette ségrégation de fait éloigne les personnes plus « hostiles au mélange » de la ville . Mais en même temps, ce phénomène risque d’incruster les idéologies ségrégationnistes, xénophobes, inégalitaires pour longtemps dans la société française. Du fait de la désagrégation, du « dé-mélange », et du fait qu’une certaine partie de la population ne sera liée que par les médias de masse interposées avec une autre partie de la société, il sera difficile de supprimer ces lignes de clivage. En attendant, il serait d’ores et déjà important de stopper une politique qui cherche à « résoudre » les problèmes des espaces urbains en poussant les problèmes « plus loin » ; une politique qui dévalorise idéologiquement les villes et leurs banlieues populaires au lieu de s’attaquer  aux problèmes sociaux concrets. A cet égard, il serait urgent de résoudre les problèmes immenses de l’école (qui produit une image négative des espaces urbains « de mélange » : les parents craignant « la prise de retard scolaire » pour leurs enfants, les violences etc..) en y attribuant des moyens matériels et humains conséquents. Tout le contraire de la politique poursuivie depuis un certain nombre d’années.

Depuis la parution du livre « Fractures françaises » du géographe Christophe Guilluy, en 2010, les stratèges  de la droite sarkozyste se sont emparés du phénomène afin d’élaborer un discours idéologique qui colle au maximum à cette évolution. L’auteur du livre, lui-même progressiste, analyse la transformation de l’espace urbain, et tente d’expliquer un « besoin de frontières » que ressentiraient en particulier les habitants des nouvelles zones « péri-urbaines ».  Au lieu d’admettre qu’il s’agit là de l’exposition d’un problème pour la société française, les stratèges de la droite sarkozyste ont voulu y découvrir la recette pour une nouvelle alchimie électorale. D’où l’accent mis pendant les dernières semaines de la campagne sur « le besoin de frontière », thème qu’on retrouvait explicitement dans la bouche du candidat Sarkozy. Le discours de Nicolas Sarkozy au rassemblement de Toulouse, le 29 avril 2012, y était par exemple en grande partie consacrée. Malheureusement, rien ne permet de prédire que ce thème perde de sa pertinence – du point de vue de la droite et de l’extrême droite -, au cours des années qui viennent. Probablement ce sera le cas ni du constat sociologique qui en constitue le fondement, ni du discours idéologique qui l’accompagne et qui tente de coller à cette transformation sociale.

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« Lumière sur mairies brunes » tome 2, c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite. Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

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