Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...
La CGT-PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) des Bouches-du-Rhône a tenu son congrès fin 2016.Nous reproduisons ici une motion unanime contre l'extrême droite et un tract dénonçant le racisme dans les services!
Le SNUI-PP FSU a produit en ce mois d'avril un nouveau tract en 4 pages, pour expliquer pourquoi le FN est le pire ennemi de l'école publique !
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Elections en Allemagne, Autriche, Grande-Bretagne : résultats en demi-teinte pour l’extrême droite

Ce n’est pas seulement en France, mais dans presque toute l’Union européenne que l’extrême droite est actuellement très présente dans le paysage social et politique. Elle se présente avec plus ou moins de succès aux élections, elle se fait remarquer par un fort niveau de violences quotidiennes (comme dans certaines parties de l’Allemagne, surtout en ex-RDA), elle arrive parfois à imprégner partiellement le discours ou la politique des autres forces politiques.

L’actualité autour de l’extrême droite à l’échelle européenne va continuer à nous occuper au cours des prochaines semaines. Ce sont surtout les élections législatives aux Pays-Bas, le 9 juin prochain, ainsi qu’en Belgique – le 13 juin – qui auront une importance cruciale. Dans le cas des élections néerlandaises anticipées qui font suite à la démission du gouvernement de Jan-Peter Balkenende à la mi-février, le « Parti pour la liberté » (PVV) pourrait accéder au rang de première force politique. Dans le cas de la Belgique, on assistera également à des élections anticipées, qui se dérouleront suite à la démission du gouvernement d’Yves Leterme intervenue le 22 avril dernier. Nous proposerons, dans nos colonnes, une analyse de ces scrutins à venir. Interressons-nous d’ores et déjà aux résultats de plusieurs consultations électorales qui se sont déroulées ces dernières semaines et qui impliquaient une extrême droite plus ou moins bien implantée. Nous analyserons successivement le cas des élections régionales dans une partie de l’Allemagne (9 mai 2010), des élections législatives britanniques (6 mai 2010) et du scrutin présidentiel en Autriche (25 avril 2010).

Allemagne : éparpillement électoral de l’extrême droite, difficultés à percer

L’Allemagne est un pays où le taux de violences d’extrême droite, surtout dans certaines parties situées plutôt au Nord-Est du pays, reste énorme. Plus de 16 000 infractions – du tract raciste et de l’incitation à la haine raciale, jusqu’aux coups et blessures ou (plus rarement) tentatives d’homicides – ont été commis en 2009, contre un peu moins de 14 000 en 2008 selon des chiffres du ministère de l’Intérieur. Ce chiffre global comprend 735 « actes de violence » en 2008, et 768 en 2009 ; au total 658 personnes étant blessées pour ces raisons l’année dernière. Seulement 19 coupables éventuels avaient, cependant, été mis en détention provisoire avant jugement. Ce taux reste très élevé, même s’il demeure en dessous du pic enregistré au début des années quatre-vingt-dix, dans l’immédiat après-réunification : entre 18 000 et 19 000 délits et crimes d’extrême droite et/ou racistes enregistrés en 1992, dont, à l’époque, de nombreux actes de violence : incendies criminels contre des foyers d’immigrés ou demandeurs d’asile.

Cependant, sur le plan électoral, l’extrême droite n’arrive, en général, pas à décoller. Seule exception, certaines régions frontalières avec la Pologne ou la République tchèque, notamment la Saxe. (Même si le NPD, parti le plus dur de l’extrême droite, a reculé en Saxe à 5,6 % aux élections régionales de 2009 par rapport aux 9,2 % obtenus à celles de septembre 2004.)

Le 9 mai dernier, c’est la région la plus peuplée d’Allemagne – 18 millions d’habitants à elle seule – qui a élu son Landtag, le parlement régional. Il s’agit de la Rhénanie du Nord-Westphalie (abrégée en Allemand « NRW »), région frontalière de la Belgique et des Pays-Bas. Cette région a été visitée à plusieurs reprises, depuis un an et demi, par plusieurs délégations de l’extrême droite française, et, plus exactement, par ses petites mouvances militantes que sont la « Nouvelle Droite Populaire » (NDP) et le « Mouvement National Républicain » (MNR), ceci alors que le FN s’abstenait de ce type de tourisme militant. Ce qui attirait ces petits partis, cherchant à se ressourcer et à trouver une nouvelle perspective en dehors de l’Hexagone, c’était l’activisme du mouvement régional « Pro NRW ».

Cette plateforme électorale, dont le noyau est constitué par le parti local « Pro Cologne » dans la plus grande ville de la région NRW (un million d’habitants), met en avant une thématique du refus de « l’islamisation », de la construction de mosquées ou de minarets. C’est ce profil qu’ont d’ailleurs recopié les petits partis ci-devant nommés, MNR et NDP - avec quelques autres petits mouvements -, avec leur liste « Non aux minarets » aux dernières élections régionales françaises. (Elle était présente en Lorraine et Franche-Comté, obtenant respectivement 3 % et 2,5 % des voix). A Cologne, où se trouve le chantier de la plus grande mosquée actuellement prévue en Europe occidentale, l’activisme de ce mouvement (dont le premier noyau a été formé dans les années 1990 par des déçus des partis traditionnels de l’extrême droite, « Die Republikaner » et NPD), a été payant sur le plan local. La plateforme électorale « Pro Cologne » a ainsi pu obtenir 4,7 % des voix aux élections municipales de 2004,  pourcentage suffisant pour être représentés au conseil municipal de la ville. Ce résultat a été suivi de 5,4 % au dernier scrutin local du 30 août 2009.

Or, sur le plan régional, rien de tel n’a été possible. Le grand handicap de ce parti régional d’extrême droite, qui refuse cette étiquette mais se définit lui-même comme « démocrate de droite » et « populiste », est le caractère très réduit de son noyau militant, et son dilettantisme organisationnel. Le noyau dur de « Pro Cologne », plateforme devenue par extension « Pro NRW » à l’échelle régionale, est constitué par une poignée d’anciens étudiants en droit de l’université locale, devenus avocats  à Cologne et dans les alentours. Leur base activiste – pour parler des militants, et non des électeurs – est très réduite, avec des capacités organisationnelles visiblement très faibles.

C’est ainsi que plusieurs tentatives d’organiser des manifestations publiques de « Pro NRW » ou « Pro Cologne » ont frôlé le désastre. Leur « congrès européen contre l’islamisation », en septembre 2008, avait attiré 100 personnes (plus 200 autres venues d’ailleurs, bloquées à l’aéroport par des antifascistes)… et 20 000 contre-manifestants.  Récemment encore, fin mars 2010, une « manifestation » contre un projet de mosquée à Duisburg (dans la Ruhr) annoncée longuement à l’avance et qui devait couronner un « congrès » tenu  le week-end des 26/27 mars, à Gelsenkirchen, n’attira qu’environ 150 personnes. Pire pour eux : partout où leur « bus de campagne » pointa le nez, surgirent tout de suite des dizaines ou des centaines de contre-manifestants locaux. L’équipe militante qui se trouvait à bord du bus, elle, ne s’étoffa pas en cours de route, mieux : leur nombre se réduisit au fur et à mesure de la tournée régionale.

Mais c’est aussi le profil de leur campagne qui est en cause. Si « Pro NRW » cherchait visiblement à attiser les ressentiments racistes et xénophobes, surtout à l’égard des musulmans, le contenu « social » de sa campagne était très faible. Le noyau dur militant professant plutôt des options néolibérales, cela rend difficile la tenue d'un discours «  social ». Au cours de la dernière partie de sa campagne électorale, « Pro NRW » essaya pourtant de surfer sur les événements d’actualité : sur la crise de l’euro et celle qui avait éclaté en Grèce. Notamment sur le refus (majoritairement répandu en Allemagne, sur fond de ressentiment chauvin anti-Grecs réveillés par les grands tabloïds de la presse populaire) de secourir financièrement la Grèce. « Pas un centime pour la Grèce, pas une voix pour les Vieux Partis ! » fut l’un des slogans placardés par « pro NRW ». Apparemment sans connaître un succès énorme, au vu des résultats.

Au total, « Pro NRW » a obtenu 1,4 % des voix exprimées (et 106 000 suffrages) à l’échelle de la région. Ce qui est loin d’être un succès, mais permet néanmoins à ce parti de limiter les dégâts : il lui fallait, en effet, obtenir au moins 1,2 % des voix pour avoir droit à un remboursement de ses frais de campagne. « Rendez-vous en 2015 ! » clame ainsi, d’ores et déjà, « Pro NRW » qui a annoncé sa ferme volonté de se construire des bases locales en dehors de son fief de Cologne. Dans cette dernière ville, cependant, « Pro NRW » voit aussi son score de l’élection municipale de l’année dernière réduit de moitié : il obtient environ 2,5 % en moyenne sur les sept circonscriptions de Cologne. C’est dans les villes de Duisburg et Gelsenkirchen, parmi les plus pauvres de l’ancien bassin industriel de la Ruhr – villes que « Pro NRW » avait choisies pour ses tentatives d’apparition publique, fin mars 2010 – que le parti régional réalise ses plus forts succès. Succès quand même assez relatifs. Ses scores s’y situent entre 4 % et 5 %. Deux autres partis d’extrême droite avaient concurrencé « Pro NRW », lors de ce scrutin. Cet éparpillement des forces n’a pas arrangé les choses pour l’extrême droite, en fin de compte.

Le NPD, parti d’extrême droite « dure » et assez classique (fondé en 1964), avait, cette fois-ci, changé un peu de stratégie. Calquant son argumentaire électoral partiellement sur celui de « Pro NRW », il a mis en avant le refus de l’islam au nom de l’Occident (et de la modernité), alors, qu’en général, ce parti est certes anti-immigrés mais aussi ultranationaliste et antisémite. Le NPD a obtenu 0,7 % et 55 000 voix. Le Parti des « Republikaner », quant à lui, confirme une nouvelle fois son déclin qui semble irréversible. Première force de l’extrême droite en Allemagne entre 1989 (année où il put entrer au Parlement européen avec plus de 7 % des voix) et 1992, ce parti va d’échec en échec depuis une quinzaine d’années. Actuellement, il cherche à occuper une position charnière entre les courants durs de la droite classique et l’extrême droite au sens strict du terme. Cependant, il ne réussit sur aucun des deux tableaux. Aux élections de NRW, il doit se contenter de 0,3 % des voix (23 000 électeurs).

Grande-Bretagne : Le BNP connaît un échec relatif

Le jeudi 6 Mai c’est la Grande-Bretagne qui a voté pour élire un nouveau parlement. L’extrême droite était représentée par son premier parti, le BNP (British National Party). Les scrutins législatifs nationaux ne sont, cependant, jamais une chose très facile pour lui, ni pour les autres partis de petite ou même de moyenne taille du Royaume-Uni. La difficulté principale étant due, au mode de scrutin : majoritaire à un seul tour, aussi appelé « The winner takes it all » (« Le gagnant », c’est à dire le candidat le mieux place, « rafle tout »). Les petits partis politiques n’ont ainsi guère de chance d’être représentés ; le fait qu’une majorité relative suffit pour passer au premier et unique tour – les écartent du jeu. Cette année, le parti écologiste aura d’ailleurs marqué l’exception qui confirme la règle, puisque la présidente des Verts britanniques a réussi à se faire élire, en devenant la candidate la mieux placée dans sa circonscription.

Sur le plan local, le BNP fasciste – qui ressemble quelque peu au FN des années quatre-vingt-dix – a pu percer depuis un certain nombre d’années en quelques endroits. En 1993, il avait ainsi réussi à faire élire des conseillers municipaux à Tower Hamlets, un quartier déshérité de Londres. Mais à l’échelle nationale, il n’y avait jusqu’ici guère que les scrutins européens qui lui apportaient une réelle chance de succès : le mode de scrutin est alors proportionnel, avec un taux minimum de 5 % requis pour avoir des députés. Aux élections européennes de 2004, le BNP avait raté de peu la barre des cinq pour cent, obtenant 4,7 % des voix britanniques. Or, aux dernières élections européennes en juin 2009, le BNP a, cette fois-ci, réussi à franchir cette barre. Avec 6,2 % des voix, correspondant à un peu plus d’un million de voix, son résultat lui avait valu deux sièges au Parlement européen. (A côté d’un parti de droite souverainiste britannique – mais non fasciste -, l’UKIP, très puissamment représenté à Strasbourg avec plus de 16 % des voix au Royaume-Uni.)

Il était prévisible que le BNP n’allait pas pouvoir réitérer ce succès aux dernières élections législatives, à cause du mode de scrutin. Le BNP avait néanmoins présenté des candidats à peu près sur la moitié du territoire. Mais il avait surtout misé sur la tentative de placer son candidat en tête dans une poignée de circonscriptions bien sélectionnées. Une attention particulière avait été portée sur la circonscription de Barking-Dagenham, une banlieue populaire particulièrement déshéritée à l’Est de Londres, où 28 % de la population sont d’origine immigrée et où le BNP a tout tenté pour « ethniciser » les problèmes sociaux (chômage élevé, difficultés de logement etc.).

Cependant, le succès escompté n’a pas été au rendez-vous. Alors que le BNP présentait son chef - Nick Griffin - en personne à Barking, celui-ci obtint 14,6 % des suffrages et 6 600 électeurs (contre 54,3 % pour la candidate du « Labour Party » travailliste, Margaret Hodge, âgée de 65 ans, vielle routière de la politique et antiraciste déclarée). Or, en 2005, une candidature du BNP avait déjà réalisé un meilleur score au même endroit, obtenant à l’époque 16,9 %. (Mais, apparemment, avec moins de voix qu’en 2010, selon Nick Griffin qui parle du « meilleur score jamais obtenu » de son parti ; c’est néanmoins loin d’être un triomphe dès lors que l’on compare le résultat aux attentes affichées.) Le BNP n’apparaît ainsi pas, à l’heure actuelle, en mesure de mobiliser largement afin de franchir la barrière du mode du scrutin. Il ne semble pas être perçu, dans des couches significatives, comme le parti apportant les réponses attendues à la crise économique et sociale. Ceci malgré un racisme qui persiste et qui gangrène certains secteurs de la classe ouvrière anglaise.

De son côté, dans une première prise de position diffusée à ses sympathisants après l’élection du 06 mai, le chef du BNP ne veut pas voir dans les résultats du parti une défaite. Un peu moins de 564 000 voix exprimées pour lui sur le plan national (contre un peu moins de 193 000 en 2005, obtenues alors sur moins de circonscriptions), ce ne serait pas si mal, tente-t-il de positiver malgré tout. Il est vrai que ce nombre de voix n’est pas tout à fait négligeable même s’il est moitié moindre que celui obtenu aux dernières élections européennes. En fait, il semble que c’est surtout une combinaison entre un mode de scrutin défavorable et l’absence de confiance d’un électorat populaire, en lui ou en ses chances de gagner, qui a pénalisé le BNP.

Autriche : la candidate « nazi de cave » ne fait pas les affaires du F.P.Oe

En Autriche, la dernière élection (à l’échelle fédérale/nationale) qui s’y est déroulée est celle du président fédéral, le 25 avril 2010. Avec 15,6 % des voix exprimées pour sa « présidentiable » Barbara Rosenkranz, l’extrême droite du FPOe (« Parti de la liberté d’Autriche ») est restée clairement en dessous de ses possibilités, puisque celles-ci se situent théoriquement au-delà des 25 % des voix : Ainsi, lors des dernières élections législatives de fin septembre 2008, les deux partis de l’extrême droite réunis – le FPOe et sa scission, le BZOe (Alliance Avenir de l’Autriche) – avaient totalisé ensemble 28,2 % des suffrages exprimés.

Depuis, les choses n’ont globalement pas évolué dans un sens qui aurait pu faire baisser l’extrême droite. Celle-ci constitue ainsi presque la seule opposition (avec les Verts) au gouvernement fédéral de « Grande Coalition » - réunissant droite catholique et sociaux-démocrates -, formée en 2006 et reconduite en 2008. Puis, en décembre 2009, le FPOe a absorbé la majeure partie de l’« Alliance Avenir Autriche » (BZOe) ; plus concrètement sa section régionale en Carinthie, qui était la seule région du BZOe aux forces militantes réelles. Ainsi la scission organisationnelle de l’extrême droite autrichienne, qui remonte à l’année 2005, a quasiment été annulée.

Le scrutin présidentiel aurait pu, en outre, se présenter sous un jour particulièrement favorable pour l’extrême droite. Certes, le poste de président(e) fédéral(e), en Autriche, n’est doté de quasiment aucun pouvoir politique sinon symbolique ; néanmoins son titulaire est élu au suffrage universel. L’occasion aurait pu être trop belle. Le président fédéral sortant, le social-démocrate Heinz Fischer, se présentait sans candidature concurrente issue des grands partis du centre. La droite classique (chrétienne-sociale), tout autant que les Verts d’ailleurs, avait renoncé à présenter une personnalité contre lui. L’extrême droite pouvait ainsi apparaître comme – quasiment – la seule force d’opposition à ce « candidat de tout l’establishment ». Néanmoins, en fin de compte, un candidat issu des rangs de la droite catholique-intégriste (Rudolf Gehring, du « Parti chrétien d’Autriche » CPOe, quasiment inconnu jusqu’ici) a surgi, obtenant à son tour 6 % des voix. Il n’est pas improbable, d’ailleurs, que ce pourcentage aurait été moindre si l’extrême droite avait présenté une candidature plus « crédible ».

Justement, la candidate du FPOe faisait problème : Issue du noyau dur de la droite pan-germaniste et héritière du nazisme historique, Barbara Rosenkranz avait du mal à se démarquer d’une réputation sulfureuse, étant cataloguée comme candidate aux idées vraiment « brunes » dans la plupart des médias. Madame Rosenkranz, ayant dix enfants – tous aux prénoms « purement germaniques » - avec un mari militant de la mouvance néonazie extraparlementaire (dont il édite une revue : « Fakten »), avait été observée dans le passé en train de participer à des « fêtes de solstice d’été ». Il s’agit là de cérémonies néo-païennes d’inspiration nazie. En novembre 2003, la Cour européenne des droits de l’homme avait d’ailleurs considéré qu’un justiciable devait être autorisé à appeler Madame Rosenkranz publiquement une « nazie de cave » - au sens d’une partisane du nazisme ayant hiberné dans une cave -, censurant sur ce point la jurisprudence autrichienne antérieure.

Cette candidate représente bel et bien une mouvance idéologique qui a toujours été présente au sein du FPOe, surtout dans son noyau dur historique, toutefois sans que le parti ne se soit jamais limité à ce milieu. Cependant, pour porter la couleur du FPOe, le bleu (qui avait aussi été utilisé par le mouvement nazi historique, du temps de son interdiction en Autriche de 1934 jusqu’à l’« Anschluss »en 1938) à l’élection présidentielle, elle était finalement trop « marquée ». Elle présentait surtout l’inconvénient, pour le parti, que les débats autour de sa personnalité tournaient très souvent autour des enjeux de la mémoire historique, et non pas sur des sujets d’actualité de la société autrichienne. Ainsi, peu de temps après sa nomination en tant que candidate (le 2 mars), la candidate avait déclaré qu’elle voulait supprimer la loi autrichienne qui interdit et punit toute « manifestation de résurgence du nazisme ». La pression montait si rapidement que, le 7 mars, elle se voyait obligée de procéder à une « déclaration devant notaire »… pour préciser qu’elle « ne défendait pas les idéaux du national-socialisme », et ne professait pas le négationnisme historique. Un moyen bien dérisoire, face à un doute – ou, pour beaucoup d’observateurs, plutôt une mauvaise certitude – qui montait dans la société. Ainsi, le parti aura perdu surtout le soutien des jeunes électeurs. Ceci alors que, au contraire, les jeunes (l’âge minimum pour exercer le droit de vote ayant été abaissé à 16 ans en Autriche) avaient fourni les plus gros bataillons d’électeurs du FPOe aux scrutins précédents. Malgré le fait qu’à 15,6 %, son score n’est pas négligeable, Barbara Rosenkranz s’est vue obligé de reconnaître, le soir du scrutin, qu’il ne s’agissait « pas vraiment d’un succès ».

Le chef du parti, Heinz-Christian Strache, s’apprête à changer de stratégie au cours des mois qui viennent. Bien qu’il ait lui aussi appartenu à un milieu « bien marqué » par le (néo)nazisme, dans sa jeunesse – des photos le montrent lors d’exercices paramilitaires dans une forêt -, Strache poursuit une stratégie de « modernisation ». Celle-ci est fondée sur un allégement du bagage idéologique hérité de l’Histoire, en combinaison avec une forte dose de démagogie sociale. L’agitation anti-immigrés y trouve bien sûr sa place, mais en essayant de faire en sorte qu’elle ne rappelle pas trop les diatribes du nazisme historique. Heinz-Christian Strache, en désignant officiellement la candidate du FPOe, début mars 2010,, avait placé la barre très haut pour elle : il avait alors déclaré que l’objectif, à l’élection présidentielle, se situait à 35 % des voix… A la vue du résultat, il l’aura ainsi bien « plombée », pour longtemps. Désormais, c’est lui qui se prépare à être en première ligne, pour les élections régionales à Vienne du 10 octobre prochain. Cette fois-ci, la bataille s’annonce très sérieuse. Strache, lui-même candidat et tête de liste, paraît bien décidé à ne pas se laisser perturber par des « erreurs de casting ».

VISA

Illustration de l'article : 1 250 nains de jardins faisant le salut hitlérien, envahissent Straubing (Allemagne), au nom de l’art - Œuvre d’Ottmar Hörl (http://www.ottmarhoerl.de/)
 

 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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COMMUNIQUE

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portant diverses dispositions relatives à l'allocation pour demandeur d'asile Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er avril 2017. Notice : les articles 1er à 4 du décret complètent la partie réglementaire du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour y...
gisti
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