Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !
Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Hongrie : une extrême droite de nouveau menaçante

           #800000"> 

C’est un nouveau record, en quelque sorte. Rarement on aura vu une progression aussi rapide d’un parti d’extrême droite, en l’espace de quelques années. En 2006, l’extrême droite hongroise pesait encore 2 % des voix. Aujourd’hui, elle se trouve à 17 % selon les résultats du premier tour des élections législatives.

Ces dernières se déroulent actuellement en Hongrie, ses deux tours ayant lieu les 11 avril et 25 avril 2010. Au premier tour, c’est la droite classique du FIDESZ (« Mouvement des jeunes démocrates »), à 52,77 %, ainsi que l’extrême droite du « Jobbik » avec 16,71 % qui sortent en grands vainqueurs.

La droite libérale, mais très populiste du FIDESZ de l’ancien premier ministre Viktor Orban a raté la majorité des deux tiers des sièges au parlement (accessible avec environ 57 % des voix exprimées, selon les pronostics) au premier tour, mais pourrait encore l’atteindre au second. Au premier tour, 206 sièges sur 386 lui ont dores et déjà été attribués, d’autres se trouvant en ballotage. Si ses résultats sont un peu en dessous de ceux qui lui avaient été prédits avant, c’est que le mercredi 07 avril, un scandale avait éclaté à quelques jours seulement du premier tour. Il s’agissait de la révélation que l’appareil du FIDESZ avait créé un fichier informatique illégal, comportant des données personnalisées sur tous les électeurs hongrois.

Au titre de son nationalisme populiste, FIDESZ partage un certain nombre de traits idéologiques avec le « Jobbik ». Une partie de la presse conservatrice, proche du FIDESZ de Viktor Orban, avait diffusé des thèmes chers au « Jobbik », par exemple sur la sécurité et la « criminalité propre aux Roms » - la plus forte minorité, une population d’environ 600.000 personnes sur dix millions d’habitants. Cependant, un nombre important d’électeurs semblent également (selon des articles parus dans la presse allemande) avoir voté pour le FIDESZ dans l’intention délibérée de voir celui-ci « freiner l’ascension du Jobbik ». Un peu comme en France, après le 21 avril 2002, où une grande partie des adversaires  de l’extrême droite avaient voté au second tour pour Jacques Chirac afin de faire barrage à Jean-Marie Le Pen et limiter son poids électoral.

 #800000">« Le meilleur » qui est « le plus à droite »

Le mouvement « Jobbik » porte un nom dont l’acronyme repose sur un jeu de mots : il signifie à la fois « (le) plus à droite » et « le meilleur ». Son nom en entier signifie « Mouvement des jeunes de droite - Mouvement pour une meilleure Hongrie ». Ce parti a été fondé en 2003, en tant que scission du « Parti de la vie et de la vérité » (MIEP) de l’écrivain antisémite Istvan Csurka. Ce dernier, force de l’extrême droite relativement bien installée, fondée au début des années quatre-vingt-dix, avait plafonné aux élections à un score maximal de 5,5 % (aux législatives de 1998). Le MIEP avait, à sa « meilleure » époque, entretenu des relations avec le FN français, et accueilli Jean-Marie Le Pen pour un grand meeting à Budapest pour les 40 ans de l’écrasement du soulèvement anti-soviétique et anti-stalinien de 1956, fin octobre 1996. Le Pen  s’était de nouveau rendu à Budapest, sur invitation du MIEP, en octobre 2003.

Cependant le temps de ce dernier commençait à être révolu. Sa scission « jeune », le Jobbik, avait d’abord rassemblé surtout des skinheads et jeunes « radicaux ». Au niveau électoral, ce parti ne pesait guère à ses débuts. Aux législatives hongroises de 2006, « Jobbik » se présentait dans le cadre d’une alliance avec le MIEP (déjà affaibli) ; ensemble, ils n’obtinrent alors que 2,2 % des voix.

Or, en l’espace de quelques années, ce parti est devenu à son tour une redoutable machine électorale. Sa première grande percée eut lieu lors des élections européennes du 7 juin 2009, avec un résultat de 14,77 % des voix à l’échelle de la Hongrie. Ce qui n’a pas empêché le « Jobbik » de développer une sorte de bras armé, la milice baptisée « Garde magyare » qui paradait souvent de façon provocatrice aux abords des quartiers à fort taux d’habitants roms. (S’y ajoutent, dans ces localités, un certain nombre de milices locales – non armées – « de protection contre la délinquance » des Roms.) Celle-ci a été formellement dissoute par la Justice hongroise, en 2009. Cependant, malgré son absence d’existence légale, la « Garde magyare » a été bien présente lors de la récente campagne électorale, entourant bien fréquemment le jeune chef du parti, Gabor Vona.

 #800000">Liens avec l’extrême droite française

Aujourd’hui, c’est d’ailleurs le « Jobbik » (et non plus le MIEP) qui est lié – en tant que partenaire d’une alliance entre nationalistes – au FN français. Ce sont en effet le FN français et le « Jobbik » qui sont les deux partis politiques les plus forts de la nouvelle « Alliance européenne des mouvements nationaux », fondée fin octobre 2009 à Budapest (voir http://visa-isa.org/node/439 ). La plupart des autres partis adhérant à celle alliance sont groupusculaires tels que les minuscules « Nationaux-démocrates » suédois, voire franchement nazillons tel que le parti ukrainien « Svoboba ». Ce parti (dont une délégation a rendu visite au FN français à son siège à Nanterre, en novembre 2009), aux résultats électoraux allant de 0,3 % à 0,7 %, avait pour ancien nom « Parti socialiste-national d’Ukraine » jusqu’en 2004. A côté des Français et des Hongrois du « Jobbik », seul le « British National Party » - qui a adhéré à l’Alliance européenne en novembre dernier, quelques semaines après sa fondation – est un parti de quelque envergure. C’est donc bien la composante plutôt « dure » de l’extrême droite européenne qui est réunie ici.

Bruno Gollnisch, vice-président du FN responsable des questions internationales, s’est d’ailleurs fendu ces derniers jours d’un communiqué saluant « la victoire des patriotes hongrois ». Le site « Nation presse info », pourtant nettement plus acquis à Marine Le Pen, a repris in extenso ce communiqué. Cette question semble donc plutôt faire consensus entre les différentes fractions au sein du parti d’extrême droite français. 

 #800000">Un vote sur fond de crise économique

Le grand, très grand perdant de ces élections législatives en Hongrie est le parti social-démocrate MSPZ. Celui-ci, qui a atteint 19,29 % des voix au premier tour, a perdu bien plus que la moitié de ses électeurs de 2006 (quand il avait réalisé un score 43,21 %).

Evidemment, la crise économique est passée par là, et explique cette défaite (et la victoire conjuguée de la droite et de l’extrême droite) parmi d’autres facteurs. Au pouvoir depuis 2002, ce parti social-démocrate ,  descendant de l’ancien parti unique à l’époque stalinienne , le MSZMP , est aujourd’hui totalement « usé ».

Dans l’opposition depuis huit ans, la droite et l’extrême droite sont associées dans une bonne partie de l’opinion populaire à l’opposition aux politiques néolibérales et de casse sociale de ces dernières années. (Ceci d’autant plus que le parti de droite FIDESZ - ou son entourage proche - avait réellement réussi à participer à des mobilisations, p.ex. contre des fermetures d’hôpitaux ou des privatisations-casses d’entreprises.) Viktor Orban, premier ministre avant 2002, est lié dans l’opinion publique à la mémoire d’une époque où la consommation explosait et où l’on croyait d’abord que l’évolution économique allait toujours  s’améliorer.  Par ailleurs, la mémoire collective de la révolte de 1956 – avant tout antistalinienne,  mais sur laquelle des nationalistes et des fascistes ont tenté de se greffer tout autant que d’autres forces politiques opposées au pouvoir prosoviétique – confère à des forces droitières une aura de « résistants ». Le tout aura contribué à faire apparaître des forces de droite comme mieux placées pour répondre à la « question sociale », qu’une certaine gauche de gouvernement. Les affaires de corruption auxquelles fut mêlé le MSPZ récemment, n’auront rien amélioré.

La Hongrie est aujourd’hui le pays de l’Europe centrale et de l’Est, le plus « ouvert » à l’économie capitaliste mondialisée. 50 % de son Produit intérieur brut (PIB) sont produits par des entreprises étrangères, occidentales – surtout allemandes ou états-uniennes – et/ou multinationales. Les acteurs économiques hongrois ont, aujourd’hui que la crise a éclaté au grand jour et que la croyance dans une amélioration continue de la situation est révolue, du mal à se maintenir face à une concurrence débridée. En outre, de nombreux Hongrois ont souscrit, pour financer une consommation qui se voulait sans limites pendant les « belles années » du boom, à des crédits dont les montants avaient été stipulés en monnaies étrangères (surtout euro ou dollar). Or, comme la monnaie nationale – le forint - a été dévalorisée depuis 2008, ces sommes stipulées en devises ont mécaniquement augmenté. Pour de nombreux Hongrois, leur nombre est estimé à 1,7 million ou un cinquième de la population, cela a augmenté le poids de leur dette voire risque de les étrangler financièrement.

Le pays entier a été contraint de souscrire à un nouveau crédit du Fonds monétaire international (FMI), qui a injecté 20 milliards d’Euros dans le pays. En contrepartie, la Hongrie a été placée sous surveillance, à l’instar de nombreux pays d’Amérique latine ou d’Afrique, ou plus récemment aussi de la Grèce : suppression du 13e mois de salaire dans la fonction publique, gel des salaires, augmentation de la TVA (donc de l’impôt le plus injuste socialement).

#800000">Les boucs émissaires

Le « Jobbik » donne à tous ses phénomènes de crise économique et social, un nom (et une signification) bien simple : celui de « complot étranger ». En dissimulant – à peine - sa désignation des juifs comme bouc-émissaires sous le terme « Israéliens », le parti aura par exemple construit une partie de sa propagande autour des « sociétés immobilières israéliennes » qui auraient racheté une partie de l’immobilier en Hongrie. Alors que les sociétés responsables de ces rachats sont plutôt occidentales et bien souvent allemandes, le parti d’extrême droite a entre-temps précisé qu’il s’agissait « d’Allemands qui s’appellent Samuel » ; pour bien souligner une prétendue appartenance « juive ».

Jobbik a construit toute une théorie du complot autour de la question. « Alors que la situation pour Israël  devient de plus en plus difficile au Proche-Orient », a-t-il fait dire pendant ses campagnes, ce pays chercherait « à se rassurer une base-arrière en Europe centrale » : en Hongrie, où il créerait une zone de repli en achetant massivement des terres et des immeubles. Il est inutile de rajouter que, comme toute théorie du complot, celle-ci aussi relève du délire. Cependant, elle marque une partie de l’opinion publique hongroise.

Le « Jobbik », pour jouer les vaillants combattants contre les « oppresseurs » du prétendu complot, a su habilement jouer sur la symbolique des Palestiniens opprimés : « Ils luttent pour leur pays, tout comme nous… » Le jeune chef du parti, Gabor Vona, n’a  pas quitté un keffieh noué autour de son cou, pendant une partie de la campagne électorale. Il affiche ainsi un nationalisme radical qui se voudrait « rebelle » ; alors que pour la droite classique, Viktor Orban avait choisi pour symbole du nationalisme hongrois, la couronne historique du roi Saint-Etienne.  L’égérie féminine du parti « Jobbik », Krisztina Morvaï – âgée de 45 ans, une ancienne « avocate en droits de l’homme » après la chute de l’ancien système, avant d’être gagnée par les ultranationalistes – ,  avait ainsi qualifié le score de « Jobbik » aux européennes de 2009 : « C’est la victoire des partisans palestiniens contre les hélicoptères israéliens ». (Ces derniers étant, en l’espèce, les machines électorales des grands partis politiques.)

Par ailleurs, le « Jobbik » a développé des virulentes campagnes contre l’homosexualité et pour l’Ordre moral. Il a également joué sur les thèmes de la sécurité et de la délinquance, en ethnicisant fortement ces questions. Attribuant la délinquance à la seule minorité rom, le parti a demandé de « limiter leurs allocations familiales », voire carrément leur stérilisation. Un jeune militant actif du « Jobbik », étudiant en histoire, rencontré par le quotidien français « La Croix », affirme ainsi à son interlocuteur : « La question tzigane n’est pas un problème social ou économique mais génétique. Il faut créer un Service du travail obligatoire  ou les expulser du pays. » 

Dans le Nord et l’Est de la Hongrie qui concentre à la fois le plus de pauvreté et plus fort pourcentage de Roms dans le pays, ces thèses ont rencontré un écho important. Le parti d’extrême droite a réalisé son plus grand score au premier tour dans le Nord-Est, à la frontière de la Slovaquie (une zone de désindustrialisation et de crise industrielle), plafonnant à 27,2 % des voix. Dans certaines localités, « Jobbik » dépasse ici les 30, voire 40 % des voix. Ceci alors que les quelques problèmes réels constatés dans certaines communes résultent bien souvent simplement de la faim, au sens strict du terme : les Roms vivent souvent dans des quartiers ghettoïsés sans eau courante, et ils ont été privés de l’attribution de terre aux paysans qui a eu lieu à la chute de l’ancien système (au moment de la « décollectivisation » des terres anciennement étatiques). Leur taux de chômage avoisine parfois les 90 %. A la chute de l’ancien système , quand les industries lourdes de l’époque prosoviétique et les coopératives agricoles ont été démantelées, les Roms furent bien souvent les premiers à perdre leurs emplois… sans en retrouver par la suite.

#800000">La question nationale

Le discours raciste sur « les Roms et leur délinquance innée » a été, dans cette zone géographique, souvent mêlé à un discours revanchard sur « les Hongrois vivant en dehors de leur patrie » et sur « notre mère-patrie dépecée ». Des minorités hongroises d’environ quatre millions de personnes ont été affectées au lendemain de la Première guerre mondiale, par le « traité de Trianon » du 4 juin 1920, aux territoires de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Serbie. Ils jouissaient, dans ces Etats, de droits de minorité reconnus, mais ces droits ont parfois été rognés au cours de ces dernières années par des politiques (ultra)nationalistes conduites par les pouvoirs en place. Sous Slobodan Milosevic en Serbie à partir de 1987, mais aussi ces dernières années en Slovaquie, gouvernée actuellement par une alliance… du parti social-démocrate avec le « Parti national slovaque » (SNS), d’extrême droite.

En Hongrie, ces processus de restriction des droits des minorités hongroises dans les pays voisins ont eu des répercussions, à leur tour. Un sentiment revanchard sur cette question y est largement partagé, au-delà même des rangs de l’extrême droite. Dans des manifestations de droite et d’extrême droite, nombreux sont les slogans contre le traité de Trianon.

Seule une solution démocratique, garantissant les droits démocratiques (y compris linguistiques) des minorités dans toute la région, pourrait endiguer la montée des nationalismes revanchards dans cette partie de l’Europe centrale et de l’Est. Cependant, l’extrême droite, de tous les côtés des différentes frontières, contribue à faire exactement le contraire. Le pire est à craindre si une nouvelle spirale de revendications ultranationalistes se déclenche, comme jadis dans l’ancienne Yougoslavie.

En attendant, la montée de l’extrême droite n’est malheureusement pas un phénomène réservé à l’ancienne  Europe de l’Est. Aux Pays-Bas, qui voteront pour leur parlement à leur tour le 09 juin prochain, l’extrême droite – conduite par Geert Wilders et son « Parti pour la liberté » (PVV) – y est également cotée de 17 % des intentions de vote.

 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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Monsieur le préfet de la Gironde, Dans notre école, une de nos élèves et ses deux frères n'ont plus de logement depuis le mois d'aout. C'est une famille d'origine géorgienne qui a été déboutée du droit d'asile. Actuellement, leurs conditions de vie sont extrêmement précaires et ils n'ont aucune...
18.09.2017 - 20:34
Arrivée de Serbie en juin 2010, Danijela AVDIJA, 27 ans, a fui une suite ininterrompue de malheurs. Elle vient au monde en 1990. C'est le début de la guerre en Serbie. En toile de fond des épurations ethniques et des déplacements de population, sa mère et Danijela subissent la violence d'un père,...
17.09.2017 - 20:09
La famille Mehmed, d'origine macédonienne, vit en France depuis plus de 8 ans. Les parents ont 3 enfants, dont 2 mineurs (leur enfant majeur est en attente d'une demande de régularisation) scolarisés à Fontaine (Isère). Alors qu'elle était logée en hôtel par la Direction départementale de la...
17.09.2017 - 20:13
La famille Mehmed, d'origine macédonienne, vit en France depuis plus de 8 ans. Les parents ont 3 enfants, dont 2 mineurs (leur enfant majeur est en attente d'une demande de régularisation) scolarisés à Fontaine (Isère). Alors qu'elle était logée en hôtel par la Direction départementale de la...
17.09.2017 - 20:21

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

26.08.2017 - 14:13
Session de 2 jours, le 5 octobre 2017 - [Autres Formations]
gisti
05.10.2017 - 08:30
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21 septembre 2017

Ce matin au CNH*, les acteurs du logement ont rejeté à une majorité écrasante le projet de baisse des APL: 22 contre, 5 pour, 7 abstentions. Souhaitons que le gouvernement prenne au sérieux cet avertissement. De toute évidence, il va falloir se...
dal
21.09.2017 - 17:24

APL : pas d’économies sur le dos des locataires !

 

 Paris, le 19 août 2017

 ...

dal
20.09.2017 - 10:13
Vendredi La campagne Un toit pour apprendre fait sa rentrée !!!

 

Il y a 10 jours, le Président de la République venait à Toulouse et professait avec M le Maire de belles promesses. Hélas, la ré-ouverture des permanences du DAL Toulouse 31 la semaine passée montre que les faits sont...

dal
19.09.2017 - 15:46
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/180917/la-justice-dans-les-tribunaux-pas-sur-le-tarmac Pour faire suite au projet de délocalisation d'une annexe du TGI de Bobigny à Roissy qui « est porteur de graves dérives et qu'il revient à mettre en place une justice d'exception pour...
gisti
18.09.2017 - 12:10
Session de 5 jours 35H, le 18 septembre 2017 - [Autres Formations]
gisti
18.09.2017 - 08:30

Julien Denormandie nous cache-t-il la vérité ? Le projet de décret “-5 euros” ne dit pas la même chose …

Julien Denormandie, secrétaire d’état au logement  nous annonce aujourd’hui dans le JDD “qu’aucun allocataire ne perdra un euro”...

dal
17.09.2017 - 17:56
Menace de grave régression des droits des locataires et des mal logés

Jeudi, le gouvernement présente les grande ligne de son projet de loi logement qui s’annonce brutal, tandis que les attaques sur les APL et le budget social du logement se précisent :

– Le “nouveau” bail Macron de...

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14.09.2017 - 14:51
«Allez, maintenant… Du BALAIS ! » Bailleur SCIC-Habitat, Mairie de Grenoble, Métro, ANRU : tout le monde est d’accord pour que les locataires du 10-20 galerie de l’Arlequin quittent leurs logements… sauf les locataires eux-mêmes !

Aucune décision officielle n’a été prise...

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13.09.2017 - 15:14
Photos de Jean-Claude Saget: ici —— Contre les Jeux Olympiques et le Grand Paris de la spéculation tous et toutes à Bercy le 13 septembre 2017 !

Le 13 septembre prochain, le CIO (Comité...

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11.09.2017 - 08:10
Pas de marche arrière sur nos droits! Baisse des APL, casse du Code du Travail , de la protection sociale et de tous les droits, pour nous c’est non! Pour conquérir de nouveaux droits en gagnant...
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08.09.2017 - 16:31
  N’enterrez pas nos libertés !

 

L’état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré...

dal
08.09.2017 - 16:32
L'état d'urgence a été renouvelé jusqu'à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant.e.s, contre les musulman.e.s ou supposés l'être, contre les migrant.e.s et leurs soutiens, contre...
gisti
08.09.2017 - 15:43
Le centre de premier accueil (CPA) a été mis en place à Paris en novembre 2016 afin de « mettre à l'abri » les exilé·e·s qui arrivent dans la capitale et d'éviter que ces personnes ne vivent dans des campements insalubres sur les trottoirs. Dès son ouverture, il a rapidement montré ses limites et...
gisti
04.09.2017 - 11:00
pris pour l'application des articles L.723-5 et L.752-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et définissant les modalités de l'examen médical prévu pour les personnes susceptibles de bénéficier, ou qui bénéficient, d'une protection au regard des risques de mutilation...
gisti
04.09.2017 - 07:25

COMMUNIQUE Paris le 3 septembre 2017  

Nadine Z. a réintégré son logement ! Mais d’autre personnes âgées sont menacées

Nadine Z. âgée de 85 ans, expulsée de son logement situé Quai de la Loire Paris 19e le 12 juillet dernier, est de retour...

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03.09.2017 - 17:18
Photos de Jean-Claude Saget: ici Photos de Serge d’Ignazio: ici    ...
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01.09.2017 - 10:37

Toulouse, 31 août 2017, 22h50

Les hébergés menacés d’être mis à la rue pour avoir demandé des garanties sur leurs condition d’hébergement Conférence de Presse ce vendredi 9H au CHUS La Ramée (231 Chemin Ramelet Moundi)

Après une journée d’...

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31.08.2017 - 11:14
Photos de Jean-Claude Saget: ici Le 30 août, bloquons le Medef

Le 30 août, le Medef tient son université d’été, dans laquelle il présentera au gouvernement ses nouvelles exigences, de plus en plus fortes....

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26.08.2017 - 14:13

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