Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
Le SNUI-PP FSU a produit en ce mois d'avril un nouveau tract en 4 pages, pour expliquer pourquoi le FN est le pire ennemi de l'école publique !
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !
Communiqué du SNJ-CGT, adhérent à VISA.   Les résultats du premier tour de la présidentielle mènent les classes populaires et le monde du travail dans une impasse. De lourdes menaces pèsent sur la démocratie et les droits des salariés. Marine Le Pen a recueilli 7,6 millions de voix, un score jamais atteint par le Front national, ce qui la qualifie pour le second tour. Les discours haineux, racistes, antisyndicaux et la préférence nationale sont aux antipodes des valeurs prônées par la CGT : fraternité, solidarité, justice sociale, égalité, paix.    La pseudo-dédiabolisation du FN et le prétendu virage social de ses propositions sont des leurres. En témoignent les revirements du FN sur la loi travail ou la retraite à 60 ans. Marine Le Pen a également lancé des attaques inacceptables contre les juges et les journalistes, notamment lorsqu’elle était mise en cause dans des affaires de détournement de fonds publics.  Le SNJ-CGT continuera à combattre sans relâche...
Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Hongrie : une extrême droite de nouveau menaçante

           #800000"> 

C’est un nouveau record, en quelque sorte. Rarement on aura vu une progression aussi rapide d’un parti d’extrême droite, en l’espace de quelques années. En 2006, l’extrême droite hongroise pesait encore 2 % des voix. Aujourd’hui, elle se trouve à 17 % selon les résultats du premier tour des élections législatives.

Ces dernières se déroulent actuellement en Hongrie, ses deux tours ayant lieu les 11 avril et 25 avril 2010. Au premier tour, c’est la droite classique du FIDESZ (« Mouvement des jeunes démocrates »), à 52,77 %, ainsi que l’extrême droite du « Jobbik » avec 16,71 % qui sortent en grands vainqueurs.

La droite libérale, mais très populiste du FIDESZ de l’ancien premier ministre Viktor Orban a raté la majorité des deux tiers des sièges au parlement (accessible avec environ 57 % des voix exprimées, selon les pronostics) au premier tour, mais pourrait encore l’atteindre au second. Au premier tour, 206 sièges sur 386 lui ont dores et déjà été attribués, d’autres se trouvant en ballotage. Si ses résultats sont un peu en dessous de ceux qui lui avaient été prédits avant, c’est que le mercredi 07 avril, un scandale avait éclaté à quelques jours seulement du premier tour. Il s’agissait de la révélation que l’appareil du FIDESZ avait créé un fichier informatique illégal, comportant des données personnalisées sur tous les électeurs hongrois.

Au titre de son nationalisme populiste, FIDESZ partage un certain nombre de traits idéologiques avec le « Jobbik ». Une partie de la presse conservatrice, proche du FIDESZ de Viktor Orban, avait diffusé des thèmes chers au « Jobbik », par exemple sur la sécurité et la « criminalité propre aux Roms » - la plus forte minorité, une population d’environ 600.000 personnes sur dix millions d’habitants. Cependant, un nombre important d’électeurs semblent également (selon des articles parus dans la presse allemande) avoir voté pour le FIDESZ dans l’intention délibérée de voir celui-ci « freiner l’ascension du Jobbik ». Un peu comme en France, après le 21 avril 2002, où une grande partie des adversaires  de l’extrême droite avaient voté au second tour pour Jacques Chirac afin de faire barrage à Jean-Marie Le Pen et limiter son poids électoral.

 #800000">« Le meilleur » qui est « le plus à droite »

Le mouvement « Jobbik » porte un nom dont l’acronyme repose sur un jeu de mots : il signifie à la fois « (le) plus à droite » et « le meilleur ». Son nom en entier signifie « Mouvement des jeunes de droite - Mouvement pour une meilleure Hongrie ». Ce parti a été fondé en 2003, en tant que scission du « Parti de la vie et de la vérité » (MIEP) de l’écrivain antisémite Istvan Csurka. Ce dernier, force de l’extrême droite relativement bien installée, fondée au début des années quatre-vingt-dix, avait plafonné aux élections à un score maximal de 5,5 % (aux législatives de 1998). Le MIEP avait, à sa « meilleure » époque, entretenu des relations avec le FN français, et accueilli Jean-Marie Le Pen pour un grand meeting à Budapest pour les 40 ans de l’écrasement du soulèvement anti-soviétique et anti-stalinien de 1956, fin octobre 1996. Le Pen  s’était de nouveau rendu à Budapest, sur invitation du MIEP, en octobre 2003.

Cependant le temps de ce dernier commençait à être révolu. Sa scission « jeune », le Jobbik, avait d’abord rassemblé surtout des skinheads et jeunes « radicaux ». Au niveau électoral, ce parti ne pesait guère à ses débuts. Aux législatives hongroises de 2006, « Jobbik » se présentait dans le cadre d’une alliance avec le MIEP (déjà affaibli) ; ensemble, ils n’obtinrent alors que 2,2 % des voix.

Or, en l’espace de quelques années, ce parti est devenu à son tour une redoutable machine électorale. Sa première grande percée eut lieu lors des élections européennes du 7 juin 2009, avec un résultat de 14,77 % des voix à l’échelle de la Hongrie. Ce qui n’a pas empêché le « Jobbik » de développer une sorte de bras armé, la milice baptisée « Garde magyare » qui paradait souvent de façon provocatrice aux abords des quartiers à fort taux d’habitants roms. (S’y ajoutent, dans ces localités, un certain nombre de milices locales – non armées – « de protection contre la délinquance » des Roms.) Celle-ci a été formellement dissoute par la Justice hongroise, en 2009. Cependant, malgré son absence d’existence légale, la « Garde magyare » a été bien présente lors de la récente campagne électorale, entourant bien fréquemment le jeune chef du parti, Gabor Vona.

 #800000">Liens avec l’extrême droite française

Aujourd’hui, c’est d’ailleurs le « Jobbik » (et non plus le MIEP) qui est lié – en tant que partenaire d’une alliance entre nationalistes – au FN français. Ce sont en effet le FN français et le « Jobbik » qui sont les deux partis politiques les plus forts de la nouvelle « Alliance européenne des mouvements nationaux », fondée fin octobre 2009 à Budapest (voir http://visa-isa.org/node/439 ). La plupart des autres partis adhérant à celle alliance sont groupusculaires tels que les minuscules « Nationaux-démocrates » suédois, voire franchement nazillons tel que le parti ukrainien « Svoboba ». Ce parti (dont une délégation a rendu visite au FN français à son siège à Nanterre, en novembre 2009), aux résultats électoraux allant de 0,3 % à 0,7 %, avait pour ancien nom « Parti socialiste-national d’Ukraine » jusqu’en 2004. A côté des Français et des Hongrois du « Jobbik », seul le « British National Party » - qui a adhéré à l’Alliance européenne en novembre dernier, quelques semaines après sa fondation – est un parti de quelque envergure. C’est donc bien la composante plutôt « dure » de l’extrême droite européenne qui est réunie ici.

Bruno Gollnisch, vice-président du FN responsable des questions internationales, s’est d’ailleurs fendu ces derniers jours d’un communiqué saluant « la victoire des patriotes hongrois ». Le site « Nation presse info », pourtant nettement plus acquis à Marine Le Pen, a repris in extenso ce communiqué. Cette question semble donc plutôt faire consensus entre les différentes fractions au sein du parti d’extrême droite français. 

 #800000">Un vote sur fond de crise économique

Le grand, très grand perdant de ces élections législatives en Hongrie est le parti social-démocrate MSPZ. Celui-ci, qui a atteint 19,29 % des voix au premier tour, a perdu bien plus que la moitié de ses électeurs de 2006 (quand il avait réalisé un score 43,21 %).

Evidemment, la crise économique est passée par là, et explique cette défaite (et la victoire conjuguée de la droite et de l’extrême droite) parmi d’autres facteurs. Au pouvoir depuis 2002, ce parti social-démocrate ,  descendant de l’ancien parti unique à l’époque stalinienne , le MSZMP , est aujourd’hui totalement « usé ».

Dans l’opposition depuis huit ans, la droite et l’extrême droite sont associées dans une bonne partie de l’opinion populaire à l’opposition aux politiques néolibérales et de casse sociale de ces dernières années. (Ceci d’autant plus que le parti de droite FIDESZ - ou son entourage proche - avait réellement réussi à participer à des mobilisations, p.ex. contre des fermetures d’hôpitaux ou des privatisations-casses d’entreprises.) Viktor Orban, premier ministre avant 2002, est lié dans l’opinion publique à la mémoire d’une époque où la consommation explosait et où l’on croyait d’abord que l’évolution économique allait toujours  s’améliorer.  Par ailleurs, la mémoire collective de la révolte de 1956 – avant tout antistalinienne,  mais sur laquelle des nationalistes et des fascistes ont tenté de se greffer tout autant que d’autres forces politiques opposées au pouvoir prosoviétique – confère à des forces droitières une aura de « résistants ». Le tout aura contribué à faire apparaître des forces de droite comme mieux placées pour répondre à la « question sociale », qu’une certaine gauche de gouvernement. Les affaires de corruption auxquelles fut mêlé le MSPZ récemment, n’auront rien amélioré.

La Hongrie est aujourd’hui le pays de l’Europe centrale et de l’Est, le plus « ouvert » à l’économie capitaliste mondialisée. 50 % de son Produit intérieur brut (PIB) sont produits par des entreprises étrangères, occidentales – surtout allemandes ou états-uniennes – et/ou multinationales. Les acteurs économiques hongrois ont, aujourd’hui que la crise a éclaté au grand jour et que la croyance dans une amélioration continue de la situation est révolue, du mal à se maintenir face à une concurrence débridée. En outre, de nombreux Hongrois ont souscrit, pour financer une consommation qui se voulait sans limites pendant les « belles années » du boom, à des crédits dont les montants avaient été stipulés en monnaies étrangères (surtout euro ou dollar). Or, comme la monnaie nationale – le forint - a été dévalorisée depuis 2008, ces sommes stipulées en devises ont mécaniquement augmenté. Pour de nombreux Hongrois, leur nombre est estimé à 1,7 million ou un cinquième de la population, cela a augmenté le poids de leur dette voire risque de les étrangler financièrement.

Le pays entier a été contraint de souscrire à un nouveau crédit du Fonds monétaire international (FMI), qui a injecté 20 milliards d’Euros dans le pays. En contrepartie, la Hongrie a été placée sous surveillance, à l’instar de nombreux pays d’Amérique latine ou d’Afrique, ou plus récemment aussi de la Grèce : suppression du 13e mois de salaire dans la fonction publique, gel des salaires, augmentation de la TVA (donc de l’impôt le plus injuste socialement).

#800000">Les boucs émissaires

Le « Jobbik » donne à tous ses phénomènes de crise économique et social, un nom (et une signification) bien simple : celui de « complot étranger ». En dissimulant – à peine - sa désignation des juifs comme bouc-émissaires sous le terme « Israéliens », le parti aura par exemple construit une partie de sa propagande autour des « sociétés immobilières israéliennes » qui auraient racheté une partie de l’immobilier en Hongrie. Alors que les sociétés responsables de ces rachats sont plutôt occidentales et bien souvent allemandes, le parti d’extrême droite a entre-temps précisé qu’il s’agissait « d’Allemands qui s’appellent Samuel » ; pour bien souligner une prétendue appartenance « juive ».

Jobbik a construit toute une théorie du complot autour de la question. « Alors que la situation pour Israël  devient de plus en plus difficile au Proche-Orient », a-t-il fait dire pendant ses campagnes, ce pays chercherait « à se rassurer une base-arrière en Europe centrale » : en Hongrie, où il créerait une zone de repli en achetant massivement des terres et des immeubles. Il est inutile de rajouter que, comme toute théorie du complot, celle-ci aussi relève du délire. Cependant, elle marque une partie de l’opinion publique hongroise.

Le « Jobbik », pour jouer les vaillants combattants contre les « oppresseurs » du prétendu complot, a su habilement jouer sur la symbolique des Palestiniens opprimés : « Ils luttent pour leur pays, tout comme nous… » Le jeune chef du parti, Gabor Vona, n’a  pas quitté un keffieh noué autour de son cou, pendant une partie de la campagne électorale. Il affiche ainsi un nationalisme radical qui se voudrait « rebelle » ; alors que pour la droite classique, Viktor Orban avait choisi pour symbole du nationalisme hongrois, la couronne historique du roi Saint-Etienne.  L’égérie féminine du parti « Jobbik », Krisztina Morvaï – âgée de 45 ans, une ancienne « avocate en droits de l’homme » après la chute de l’ancien système, avant d’être gagnée par les ultranationalistes – ,  avait ainsi qualifié le score de « Jobbik » aux européennes de 2009 : « C’est la victoire des partisans palestiniens contre les hélicoptères israéliens ». (Ces derniers étant, en l’espèce, les machines électorales des grands partis politiques.)

Par ailleurs, le « Jobbik » a développé des virulentes campagnes contre l’homosexualité et pour l’Ordre moral. Il a également joué sur les thèmes de la sécurité et de la délinquance, en ethnicisant fortement ces questions. Attribuant la délinquance à la seule minorité rom, le parti a demandé de « limiter leurs allocations familiales », voire carrément leur stérilisation. Un jeune militant actif du « Jobbik », étudiant en histoire, rencontré par le quotidien français « La Croix », affirme ainsi à son interlocuteur : « La question tzigane n’est pas un problème social ou économique mais génétique. Il faut créer un Service du travail obligatoire  ou les expulser du pays. » 

Dans le Nord et l’Est de la Hongrie qui concentre à la fois le plus de pauvreté et plus fort pourcentage de Roms dans le pays, ces thèses ont rencontré un écho important. Le parti d’extrême droite a réalisé son plus grand score au premier tour dans le Nord-Est, à la frontière de la Slovaquie (une zone de désindustrialisation et de crise industrielle), plafonnant à 27,2 % des voix. Dans certaines localités, « Jobbik » dépasse ici les 30, voire 40 % des voix. Ceci alors que les quelques problèmes réels constatés dans certaines communes résultent bien souvent simplement de la faim, au sens strict du terme : les Roms vivent souvent dans des quartiers ghettoïsés sans eau courante, et ils ont été privés de l’attribution de terre aux paysans qui a eu lieu à la chute de l’ancien système (au moment de la « décollectivisation » des terres anciennement étatiques). Leur taux de chômage avoisine parfois les 90 %. A la chute de l’ancien système , quand les industries lourdes de l’époque prosoviétique et les coopératives agricoles ont été démantelées, les Roms furent bien souvent les premiers à perdre leurs emplois… sans en retrouver par la suite.

#800000">La question nationale

Le discours raciste sur « les Roms et leur délinquance innée » a été, dans cette zone géographique, souvent mêlé à un discours revanchard sur « les Hongrois vivant en dehors de leur patrie » et sur « notre mère-patrie dépecée ». Des minorités hongroises d’environ quatre millions de personnes ont été affectées au lendemain de la Première guerre mondiale, par le « traité de Trianon » du 4 juin 1920, aux territoires de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Serbie. Ils jouissaient, dans ces Etats, de droits de minorité reconnus, mais ces droits ont parfois été rognés au cours de ces dernières années par des politiques (ultra)nationalistes conduites par les pouvoirs en place. Sous Slobodan Milosevic en Serbie à partir de 1987, mais aussi ces dernières années en Slovaquie, gouvernée actuellement par une alliance… du parti social-démocrate avec le « Parti national slovaque » (SNS), d’extrême droite.

En Hongrie, ces processus de restriction des droits des minorités hongroises dans les pays voisins ont eu des répercussions, à leur tour. Un sentiment revanchard sur cette question y est largement partagé, au-delà même des rangs de l’extrême droite. Dans des manifestations de droite et d’extrême droite, nombreux sont les slogans contre le traité de Trianon.

Seule une solution démocratique, garantissant les droits démocratiques (y compris linguistiques) des minorités dans toute la région, pourrait endiguer la montée des nationalismes revanchards dans cette partie de l’Europe centrale et de l’Est. Cependant, l’extrême droite, de tous les côtés des différentes frontières, contribue à faire exactement le contraire. Le pire est à craindre si une nouvelle spirale de revendications ultranationalistes se déclenche, comme jadis dans l’ancienne Yougoslavie.

En attendant, la montée de l’extrême droite n’est malheureusement pas un phénomène réservé à l’ancienne  Europe de l’Est. Aux Pays-Bas, qui voteront pour leur parlement à leur tour le 09 juin prochain, l’extrême droite – conduite par Geert Wilders et son « Parti pour la liberté » (PVV) – y est également cotée de 17 % des intentions de vote.

 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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11.07.2017 - 17:59
09.07.2017 - 12:52
Avec Michèle Françoit (RESF Lyon) ; Ibtissam Bouchara, éducatrice syndicaliste et Laure Palun (ANAFE) 1 – Intro Durée : 03:59 = = = = = = = = = = = = = = = = = = 2 - Djelil, 15 ans et 8 mois, 3 semaines au CRA Saint-Exupéry, expulsé ... avec Michel Françoit (RESF Lyon), par téléphone On avait en...
08.07.2017 - 18:16
Prochaines réunions du RESF13 - à Marseille : - Mercredi 6 septembre de 15h à 17h : prochaine permanence RESF à Marseille à la MMDH (34 cours Julien 13006) - Mercredi 20 septembre de 17h30 à 20h : Réunion RESF à Marseille à Mille Babords (61 rue Consolat 13001)
06.07.2017 - 08:00
Sourires émus ce lundi matin à Versailles, à la sortie de la préfecture des Yvelines. Awa Ndiaye, cette Sénégalaise de 34 ans, menacée de devoir quitter la France, sait qu'elle pourra reprendre son travail au lycée Eugène-Ionesco, à Issy-les-Moulineaux, à la rentrée de septembre. « Elle a obtenu...
04.07.2017 - 21:33
Le Préfet du Rhône n'a pas de quoi être fier. En jetant un gamin de 15 ans hors du dispositif d'aide sociale à l'enfance dans lequel il commençait à s'intégrer, en l'enfermant 3 semaines derrière les grilles d'un centre de rétention jusqu'à susciter l'émotion de pas mal de policiers qui auraient...
04.07.2017 - 20:10

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

17.07.2017 - 18:05
17.07.2017 - 18:16
12.07.2017 - 16:20

COMMUNIQUE Paris le  21 juillet 2017

ANGERS : Relogement des expulsé-e-s !! 100 personnes dont 30 enfants expulsés de leur logement, à la rue depuis 10 jours

Le 11 juillet, la Préfecture a organisé trois expulsions simultanées d’immeubles publics ou semi...

dal
21.07.2017 - 16:03
Pour Mme S., son mari et leur fille de huit mois, déboutés de leur demande d'asile à la frontière, les 14 jours pendant lesquels ils ont été enfermés dans la zone d'attente de Roissy ont eu des conséquences désastreuses : Mme S. a fait une fausse couche, leur bébé de 8 mois a été malade et la...
gisti
20.07.2017 - 18:32
Tous les jours en France, des centaines d'enfants, de jeunes étrangers sont laissés à l'abandon, exclus de la protection qui leur est due, une charge qui incombe aux départements. Ceux-ci se partagent avec la police, les parquets et les tribunaux le soin de faire le « tri » entre les jeunes qui...
gisti
20.07.2017 - 16:44
Photos de Jean-Claude Saget: ici

 

 

 

Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent ! Pour nos droits et nos libertés !...
dal
17.07.2017 - 18:05

Paris, le 19 juillet 2017

Le fil de la journée avec Mme Nadine Z :

Mme Nadine Z. expulsée le 12 juillet s’est rendue en début d’après-midi dans le hall de son immeuble. Un voisin l’a découverte dans l’entrée. (Voir vidéo et commentaires postés par un...

dal
17.07.2017 - 18:16

COMMUNIQUE Paris le 16 juillet 2017

 

Une vieille dame de 85 ans expulsée, à Paris 19e

Une vieille dame a été expulsée de son logement (sans doute mercredi 12 juillet), à Paris 19e quai de Loire, et laissée à la rue avec apparemment...

dal
17.07.2017 - 09:01
12 juillet 2017

 

Paris Occupation du siège de la SNI, 1er bailleur social de France (346000 lgt), pour l’application de la loi Dalo et le relogement de 100 familles et personnes reconnues prioritaires par les commissions! Contre la destruction du quartier de la...
dal
12.07.2017 - 16:20

COMMUNIQUE

Paris, le 12 juillet 2017 à 11h

NON A L’EXPULSION DES HABITANTS DE LA CITE DE L’AIR A ATHIS MONS ! Rassemblement devant le ministère de la Transition écologique et solidaire à 17h30 ce mercredi – 246 bvd St Germain métro rue du...
dal
12.07.2017 - 13:04
Depuis un an, face à l'abandon de l'État, de nombreux habitants et habitantes de la vallée de la Roya, au nord-est de Nice, accueillent et soutiennent des personnes migrantes qui traversent leur région. Plusieurs ont été poursuivis, parfois condamnés, pour « délit de solidarité » (aide à l'entrée,...
gisti
07.07.2017 - 15:12
Le 5 juillet 2017, le juge des référés du Conseil d'Etat a rendu une décision validant les pratiques inacceptables de la police aux frontières (PAF) : privation de liberté hors de tout fondement légal, entraves au droit de solliciter l'asile, violation des droits des personnes mineures. Le juge des...
gisti
07.07.2017 - 13:42
Toute personne résidant légalement pendant une période d'au moins cinq années dans l'un des États de l'Union européenne (UE) devrait « se voir octroyer dans cet État membre un ensemble de droits uniformes aussi proches que possible de ceux dont jouissent les citoyens de l'Union européenne » et...
gisti
05.07.2017 - 16:18
En permettant à des personnes dépourvues de moyens suffisants de bénéficier de l'assistance d'un·e avocat·e, l'aide juridictionnelle fait partie, comme l'assurance maladie en matière de santé, des grands dispositifs de solidarité qui, en Europe, s'efforcent d'atténuer les conséquences des...
gisti
05.07.2017 - 16:46
Le statut de l'étudiante ou de l'étudiant étranger a connu d'importantes mutations ces dernières années. Libéral à l'origine, il a subi les assauts répétés des politiques de maîtrise de flux migratoires. De ce fait, les étrangères et étrangers qui veulent venir étudier en France sont soumis à une...
gisti
05.07.2017 - 15:14
Photos de Jean-Claude Saget: https://goo.gl/photos/FpPe85sA2YKbigTD6

 

 

COMMUNIQUE Paris le 4 juillet 2017

  UN LOGEMENT STABLE...
dal
04.07.2017 - 16:32
La direction de l'association La Sauvegarde de la Marne vient d'introduire auprès du ministère du Travail un recours contre le refus de licenciement de l'éducatrice Ibtissam Bouchaara. Visitant le foyer Bellevue à Châlons en Champagne le 23 décembre 2016 en tant que déléguée du personnel, elle...
gisti
04.07.2017 - 09:51
Jusqu'à récemment, les conflits du travail impliquant des étrangers concernaient des travailleurs déclarés, souvent subsahariens, généralement organisés dans des foyers. L'affaire du salon de coiffure du 57, boulevard de Strasbourg à Paris touche une population très différente et pose des problèmes...
gisti
03.07.2017 - 14:12
Le gouvernement se propose de reconduire une nouvelle fois un état d'urgence qui a permis de nombreuses dérives. Les perquisitions et les assignations à résidence abusives ont été nombreuses. Les « zones de protection » ont été utilisées notamment à Calais pour empêcher les militant.e.s de...
gisti
01.07.2017 - 14:00

Paris le  30 juin 2017

Droit Au logement a pris connaissance du rapport de l’ONU sur la financiarisation du logement et ses conséquences sur le respect du droit pour chacun à un habitat décent.

Ce rapport éclaire sur les causes de la crise du...

dal
30.06.2017 - 16:30
Depuis plus de 15 ans, le nombre de travailleurs détachés pour l'exécution d'une prestation de service au sein de l'Union européenne ne cesse de croître, notamment dans le bâtiment et le travail temporaire. Pourtant, le travail détaché est attaqué de toutes parts au nom de la défense du marché...
gisti
30.06.2017 - 15:38
Le 5 juin 2017 se déroulait au Trianon une très belle soirée « Liberté de circulation » en soutien au Gisti, à laquelle participèrent près de 1.500 personnes, dont 300 exilé.e.s invité⋅te⋅s pour l'occasion. Cette soirée a rapporté près de 14.000€ à l'association et lui a également permis de...
gisti
30.06.2017 - 11:14

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