Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...
La CGT-PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) des Bouches-du-Rhône a tenu son congrès fin 2016.Nous reproduisons ici une motion unanime contre l'extrême droite et un tract dénonçant le racisme dans les services!
Le SNUI-PP FSU a produit en ce mois d'avril un nouveau tract en 4 pages, pour expliquer pourquoi le FN est le pire ennemi de l'école publique !
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

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Auteur: Psarras Dimitris

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"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Régionales 2010 : l’entreprise FN ne connait plus la crise

La question de savoir si le Front national a dépassé la crise, depuis 2007 et l’OPA lancée par Nicolas Sarkozy sur son électorat, n’est plus vraiment ouverte. La réponse a été trouvée le 21 mars 2010. Le FN en tirera ses leçons, en termes de reconstruction militante et de préparation de l’échéance 2012 (après avoir réglé la question de la succession à sa tête). Ce sera à nous, antifascistes, syndicalistes, démocrates, progressistes, d’en tirer les nôtres.

Entre les deux tours des régionales, l’UMP a voulu s’obstiner à ne voir aucune remontée du FN, en invoquant une comparaison entre ses scores aux régionales de 2004 et ceux de cette année, comme si rien ne s’était passé. Or, dans cinq régions, sur les douze où il pouvait se maintenir, le FN fait  mieux au deuxième tour des régionales 2010 que lors de celles de 2004. C’est aussi le cas dans 22 départements, sur la cinquantaine où le FN était encore présent au second tour.

Un contexte différent : 2010 n’est pas 2004 ni 2007

Les élections de mars 2004 avaient lieu dans un contexte très favorable au Front national, venant un peu moins de deux ans après le 21 avril 2002 où Jean-Marie Le Pen avait, pour la première fois, accédé au second tour d’une élection présidentielle. Aucune élection d’envergure n’avait été organisée entre cette présidentielle et ces régionales. Par ailleurs, les élections régionales se déroulaient quelques jours seulement après les attentats dévastateurs commis à Madrid par des islamistes radicaux (191 morts, le 11 mars), et dans un contexte marqué par une peur d’attentats en France (un mystérieux groupe « AZF » menaçait de poser des bombes sur les rails et de prétendus « Serviteurs d’Allah », derrière lesquels se cachaient probablement des fascistes, avaient envoyé des lettres de menace). Le gouvernement Raffarin semblait, à l’époque, affaibli et affrontait un mécontentement social relativement fort, quelques mois après le grand mouvement social contre la réforme des retraites (votée le 24 juillet 2003). Il faut d’ailleurs ajouter que la défaite de mouvements sociaux  avec son cortège d’amertumes, et alors que le camp social progressiste semble montrer une certaine « impuissance », est, assez souvent, un terreau politique favorable pour l’extrême droite. L’usure du FN et la crise en interne, n’avaient pas encore produit leurs effets démobilisateurs. Ces signes résultaient, en partie, du constat de l’impossibilité d’accéder au pouvoir avec la stratégie du « seul contre tous » adoptée par Jean-Marie Le Pen. Ainsi, lors du congrès du FN à Nice fin mars 2003, il y avait déjà des désaccords politiques : certains cadres du Front national s’opposaient surtout à l’ascension de la « fille du chef », craignant que Marine Le Pen n’aille jeter trop d’eau dans le « vin » programmatique. Mais, cette contestation n’était pas encore vraiment étalée sur la place publique (pas autant qu’à partir de 2004/2005) et elle ne conduisait pas encore à paralyser, temporairement, la direction.

Les plus vifs signaux de contestation de la direction de Jean-Marie Le Pen ne vinrent véritablement que dans les mois qui suivirent ces régionales. Ca commençait avec le mécontentement ouvertement exprimé par Marie-France Stirbois (seule cadre du FN jamais élu député/e au scrutin majoritaire, 61,3 % des voix à Dreux lors d’une élection partielle en décembre 1989), qui n’avait pas eu la place escomptée sur la liste pour les européennes de juin 2004. Une fois la brèche de la contestation du « chef » ouverte, Jacques Bompard,  alors maire FN d’Orange, allait s’y engouffrer. Dans une interview donnée au quotidien « Le Monde » du 31 août 2004, il contesta pour la première fois ouvertement la ligne politique du FN, se démarquant de l’ultra-centralisme du parti et de « la fixation de Jean-Marie Le Pen sur la seule élection présidentielle ». Bompard proposait comme alternative la quête d’un enracinement local et la création d’une « communauté blanche » à constituer en société parallèle, « avec ses propres écoles, ses propres réseaux sociaux… ». Fin août 2004, deux « universités d’été » concurrentes eurent lieu au sein du FN : l’une à Enghien-les-Bains, autour de Jean-Marie Le Pen, l’autre à Orange organisée par son maire, Jacques Bompard.

A partir du printemps 2005, le « Mouvement pour la France » (MPF) de Philippe de Villiers tentait de recruter des cadres et militants mécontents du FN, en gagnant environ 3000 adhérents. Ainsi Bompard allait franchir le pas vers le MPF en novembre 2005 (il vient de le quitter en janvier 2010), Marie-France Stirbois, bien que tentée, ne franchit pas le Rubicon avant son décès en avril 2006. Au début de cette même année, le chef de file des catholiques-traditionalistes, Bernard Antony, cessait de payer ses cotisations au FN (comme il le révéla à l’hebdomadaire « Minute »). Bref, la crise de l’encadrement venait tout juste après les élections de mars 2004.

La crise électorale, avec l’absorption d’une bonne partie de son électorat par l’UMP de Nicolas Sarkozy, s’est ouverte en 2007 tout d’abord avec une perte modérée au premier tour de l’élection présidentielle en avril (Le Pen tombait à 10,5 %, après des sondages pronostiquant entre 13 et 17 %) et le transfert d’un million de voix vers le candidat Sarkozy, d’autres ex-électeurs du FN ayant choisi l’abstention, puis une grosse perte aux législatives de juin 2007 où le FN chuta à 4,3 %. Au dernier scrutin national, les élections européennes de juin 2009, il avait obtenu 6,3 %, correspondant à une remontée par rapport à 2007 mais c'était encore largement inférieur aux scores des années antérieures. Cependant, au moment où quatre mois de « débat sur l’identité nationale » avaient marqué le paysage politique et idéologique, on s’attendait à une remontée des idées d’extrême droite. En novembre 2009, suite aux premiers « dérapages » racistes de cette campagne, on vit le FN bondir de 6 % à 9 % des intentions de vote. A partir de ce moment, il s’est maintenu, à peu près, constamment à un niveau compris entre 8 % et 9 %.

Cependant, le jour du vote, au premier tour puis surtout au second, le FN dépassa largement les estimations. La droite gouvernementale aura très certainement contribué à sa remontée sous diverses formes, en dehors même du « débat sur l’identité nationale ». Ainsi on se rappellera le comportement aussi haineux qu’illégal d’une partie de l’UMP francilienne contre le candidat Ali Soumaré, maltraité en considération des ses origines. On se rappellera aussi les propos de Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, sur l'éventualité de la nommination à la direction de la Halde de Malek Boutih (qui ne ferait pas partie « du corps traditionnel français »). On se rappellera de la façon dont, à trois jours du premier tour, le Premier ministre François Fillon avait agité, dans un discours, le spectre de la burqa, habit marginal en France. La liste n’est pas exhaustive. Une partie de la droite aura vraiment tout fait pour entretenir le feu sur les questions d’identité.

Quelques chiffres

En mars 2004, alors que les élections régionales se déroulaient dans un climat assez favorable pour elle, l’extrême droite avait réuni au total 16,1 % des voix exprimées au premier tour. Le FN à lui seul avait attiré (dans la moyenne nationale) 14,7 % des électeurs sur son nom. Le reste des suffrages, environ 1,44 %, allait au MNR et à des régionalistes d’extrême droite, avec « Alsace d’abord » (9,4 % à l’échelle de la région Alsace). Au second tour, le FN pouvait se maintenir dans 17 régions sur 22. Cependant, son score stagnait, voire baissait dans plusieurs régions entre les deux tours. Cela lui donnait une moyenne nationale de 12,4 % au final.

Cette année, le mouvement est inverse : le FN a gagné environ 500 000 voix entre les deux tours, en mobilisant notamment des abstentionnistes. Cette dynamique de remobilisation d’abstentionnistes, qu’ils soient d’anciens électeurs du parti « perdus » depuis 2007 ou des citoyens n’ayant pas voté pour FN auparavant, est très visible. Dans le Nord-Pas de Calais, par exemple, la participation augmente de 128 000 voix entre le premier et le second tour et le parti d’extrême droite gagne 76 000 électeurs. Il apparaît donc hautement probable qu’une large partie de ce gain vient des rangs des abstentionnistes. En Picardie, le recul de l’abstention entre les deux dimanches se chiffre à 69000 voix, la montée du FN à 33 000.

Les résultats en détail

Au premier tour, le parti des Le Pen – père et fille – réalise un score de 11,4 % à l’échelle nationale, alors que 1,1 % des voix se sont portées sur d’autres listes d’extrême droite. Font partie de ces dernières, notamment : quatre listes du « Parti pour la France » (PdF, de l’ex-secrétaire général du FN, Carl Lang) qui obtiennent entre 1,5 et 3,7 % des voix, deux listes estampillées « Non aux minarets » en Lorraine et Franche-Comté, qui réunissaient plusieurs scissions du FN (surtout le PdF, le MNR d’Annick Martin, ancien parti de Bruno Mégret, la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler) faisant respectivement 3,0 et 2,5 % des voix, « Alsace d’abord » (4,98 % des voix), la « Ligue du Sud », liste présentée conjointement par le maire d’Orange Jacques Bompard et le Bloc identitaire (2,7 % en région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Nous passerons sur quelques minuscules scores d’autres morceaux de l’extrême droite, pour mentionner encore la « Liste chrétienne » intégriste en Ile-de-France (0,9 %), montée autour de personnalités du lobby anti avortement longtemps proches du FN tels que Xavier Dor.

La plupart de ces listes n’ont d’ailleurs pas appelé à voter pour le FN, au second tour. A titre d’exemple, la liste « Non aux minarets » en Lorraine appela (par la voie de sa tête de liste, Annick Martin, principale dirigeante du MNR) au boycott pour le second tour, considérant que le FN ne s’opposait pas suffisamment à l’avancée de l’islam. Dans le Nord-Pas de Calais, une liste de « dissidents » du FN baptisée « Liste des Ch’tis » et conduite par François Dubout, exclu du FN en 2008 pour avoir soutenu l’UMP au second tour des municipales à Calais au lieu de maintenir sa propre liste, avait elle aussi réuni 3 % des voix. Avant le second tour, elle appela à voter pour la liste UMP ( Marine Le Pen accusa publiquement ses dirigeants d’avoir voulu marchander leur soutien, en exigeant un remboursement de leurs frais de campagne contre une consigne de vote). En Ile-de-France, le FN lança une accusation à l’encontre de la « Liste chrétienne » d’avoir empêché sa présence au second tour. Avec 9,3 % des voix, le FN avait fini la course pas très loin de la barre des 10 % requis pour le maintien. Quant à la « Ligue du Sud » du maire d’Orange et des Identitaires, Jacques Bompard annonça, dans la semaine suivant le premier tour, qu’elle allait se constituer durablement en parti politique, sans donner de consigne de vote pour le deuxième tour. Cependant, avec son score de 2,7 % au niveau de la région (malgré ses 36,6 % dans son fief, Orange), elle a démontré qu’elle était loin d’être un parti de masse. Ainsi son rassemblement contre l’islam et contre la construction d’une « grande mosquée » à Marseille, le 6 mars, n'avait-il attiré - selon les indications - de 100 à 200 personnes à une semaine des élections. Sur un tel sujet, qui pouvait faire l’unanimité dans la plupart des courants d’extrême droite, c’est très loin d’être un succès de mobilisation. Il semble bien néanmoins que, malgré l’absence de consignes, les électeurs ayant voté pour des petites listes d’extrême droite se soient majoritairement reportés sur le FN au deuxième tour. Des études plus fines devront confirmer cette hypothèse.

Le parti principal de l’extrême droite reste ainsi incontestablement le FN, et il s’avère que le fait qu’une scission (même localement appuyée par un gros noyau de militants déçus du FN) présente une liste est rarement électoralement payant. Lors des élections européennes de juin 1999, environ six mois après la scission entre lepénistes et mégrétistes, le MN/futur MNR avait alors obtenu 3,3 % des voix, le FN « maintenu » tombait lui à 5,7 %. Mais, ce qui comptait visiblement pour les électeurs, c’était le fait que le FN était resté devant. A partir de là, commençait la descente aux enfers pour le MNR, qui terminait quelques années plus tard avec des résultats électoraux qu’il fallait chercher au microscope électronique. Aujourd’hui, il paraît fort probable que le Front national, requinqué depuis ces récentes élections régionales, arrivera à asseoir de nouveau sa domination sur l’extrême droite et ce malgré de nombreux départs de cadres.

Si le FN semble, en apparence, perdre des voix en nombre absolu d’électeurs (2,233 millions de voix au premier, puis 1,943 millions de voix au second tour), ce n’est dû qu’à son absence dans dix régions au deuxième tour. Si le FN avait pu se maintenir partout dans l’Hexagone, ses résultats se seraient sans doute situés entre 2,5 et 3 millions de voix. Au soir du 21 mars, dans les douze régions où il avait pu se maintenir, le FN totalisait une moyenne de 17,81 %. A ce niveau, il a dépassé les pronostics de la plupart des observateurs, même de ceux qui s’attendaient à une remontée de ses scores électoraux. Le nombre d’électeurs FN est, certes, en recul par rapport à celui de mars 2004 si on l’exprime en chiffres absolus. Au premier tour en 2004, on avait enregistré 3,56 millions de voix et 350 000 pour d’autres listes d’extrême droite ; pour le second tour : 3,20 millions. Cependant, la masse globale d’électeurs ayant voté est nettement inférieure en 2010 à celle de 2004 : l’abstention, il y a six ans, aura été de 39,2 % des inscrits au premier tour, de 34,4 % au second. Or, en 2010, elle est de 53,6 % au premier tour et de 48,9 % au second. Par rapport aux 26,9 millions d’électeurs qui s’étaient rendus aux urnes il y a six ans, cela donne un total de 22,2 millions cette année, toutes couleurs politiques confondues.

On a des bonnes raisons de penser que parmi les abstentionnistes, on trouve encore un certain nombre d’anciens électeurs du FN d’avant 2007, même si une partie d’entre eux s’est remobilisée au second tour : il y a ceux qui ne croient plus à rien en politique (surtout dans les milieux populaires), ceux et celles qui hésitent désormais entre l’UMP sarkozyste et le FN et ceux passés du FN à Sarkozy, mais devenus attentistes après les déceptions créées par le sarkozysme. Probablement aussi certains anciens électeurs qui avaient voté, temporairement, pour le FN ( par exemple depuis les désillusions de l’ère Mitterrand et la « fin de l’Histoire » annoncée après la chute du « socialisme réel » il y a une vingtaine d’années ), auront été regagnés par un Parti Socialiste qui a fait une « cure d’opposition » et qui semble incarner un certain espoir de changement par rapport aux politiques gouvernementales actuelles.

Comparé au nombre total d’électeurs FN aux élections législatives de juin 2007 (1,11 millions de voix plus 100 000 pour d’autres listes extrémistes) puis européennes en juin 2009 (1,09 millions, plus 87 000 voix pour d’autres listes d’extrême droite présentées par des « dissidents » tels que Carl Lang), le constat d’une nette remontée en 2010 est incontestable.

Composition sociale du vote FN : deux électorats de nouveau reliés

Sur le plan de la composition sociale de cet électorat, nous ne disposons pas encore de tous les éléments pour proposer une analyse très poussée, les études étant publiées au fur et à mesure depuis les récentes élections. Cependant, on peut d’ores et déjà faire le constat que les couches populaires sont surreprésentées. Si les chiffres donnés par le journal économique « Les Echos » en date du 17 mars 2010 sont bons, 19 % des ouvriers et 16 % des chômeurs auraient voté FN au premier tour des régionales. Ces chiffres sont assez proches des taux électoraux atteints, depuis le début ou milieu des années 1990, par le FN (il les avait même dépassés par moment, surtout au premier tour de l’élection présidentielle d’avril 1995 où son électorat fut particulièrement « populaire », et aux présidentielles de 2002).

Cette fois-ci encore, on retrouve aussi un vote FN parmi des travailleurs salariés déclarant une proximité avec le syndicalisme, surtout parmi les sympathisants de la confédération Force Ouvrière (FO). Avec 17 % de vote FN parmi ceux et celles qui s’auto-déclarent sympathisants de FO, ce niveau est assez proche de celui observé lors de l’élection présidentielle de 1995 (selon une étude de l’institut de sondages CSA, effectuée pour « Liaisons Sociales ».) En revanche, selon les chiffres donnés par « Les Echos », seuls 5 % des cadres et « des professions intellectuelles » auraient voté pour le FN, cette fois-ci. Ceci semble assez cohérent avec des observations qui ont pu être faites dans la passé, dans la mesure où en règle générale, les milieux sociaux ayant un fort niveau de diplômes et de formation scolaire ou universitaire se montrent relativement peu perméables au vote d’extrême droite. Cependant, certains observateurs font remarquer qu’avec le lissage du discours du FN entamé par Marine Le Pen, qui axe son discours davantage sur une invocation et une (pseudo-) défense de « la laïcité », mise en avant contre les musulmans uniquement, au lieu d’un racisme plus « simple » ou plus visiblement viscéral, pourrait à terme faire évoluer la donne. Surtout, par exemple, dans les milieux enseignants. Ainsi le chercheur en sciences sociales Eric Maurin (EHESS), interviewé dans « Le Monde » du 25 mars, considère qu’une telle évolution pourrait permettre aux dirigeants du Front, « sans doute d'avoir un écho dans des milieux qui, traditionnellement, votent peu pour l'extrême droite. »

En attendant, il aurait été intéressant que « Les Echos » pose la question du vote FN, non seulement par rapport aux métiers «intellectuels », mais également dans les milieux du (petit) patronat, des artisans et commerçants. Le journal aurait alors trouvé que dans ces milieux, après un passage par la droite classique, par exemple en 1993/95 et lors de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, on renoue également plus ou moins massivement avec le vote FN. Si le vote FN dans le Nord-Pas-de-Calais, dans une partie de la Picardie et, cette année, en Lorraine est vraisemblablement avant tout un vote ouvrier et/ou de contestation sociale, ce n’est pas le cas ni en PACA ni en Alsace. Ainsi en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce vote repose, en bonne partie, sur des retraités plus ou moins riches, sur des milieux « pieds-noirs » davantage définis par leur attitude idéologique que par leur position sociale, et sur des couches moyennes traditionnelles ou nouvelles. (Ces dernières étant parties habiter autour de Marseille, et se sentant menacés par la métropole « cosmopolite ».)

Cette fois-ci, en raison de la situation de crise que vit le monde agricole et rural, le vote paysan pour le FN a été plus important qu’auparavant. Aussi bien dans des villages agricoles du Pas-de-Calais que dans l’Indre ou Eure-et-Loir, pour certains d’entre eux, le FN y frôle, voire dépasse la limite des 40% à ces élections.

Le vote FN dans les quartiers bourgeois

Par ailleurs, il semble bien qu’il y a eu, en mars 2010, un vote spécifiquement « droitier par conviction idéologique », y compris dans la moyenne et haute bourgeoisie, qui s’est reporté volontairement sur le FN que ce soit par déception vis à vis des résultats du gouvernement ou encore pour envoyer un signal fort à Sarkozy et les siens. Une partie de l’électorat le plus droitier n’aura pas apprécié la politique d’« ouverture » pratiquée par le monarque républicain, à travers l’occupation de hauts postes par d’anciens socialistes, dans une stratégie visant à déstructurer l’opposition. Elle n’aura pas digéré, non plus, certains aspects du « bling-bling » présidentiel, ni ses pratiques perçues comme du népotisme vécu comme contradictoire avec le discours sur « le mérite, le travail et l’effort ». Une partie des aspirations autoritaires d’un électorat fortement ancré à droite auroa également été déçue. L’une des raisons, parmi d’autres facteurs, réside dans les contradictions entre un populisme autoritaire, à la longue assez « dévoreur » d’argent (pour entretenir une police et un système judiciaire pléthoriques destinés à « rassurer » l’opinion), et des politiques néolibérales qui demandent avant tout de baisser les dépenses de l’Etat. Lorsque Sarkozy est devenu ministre de l’Intérieur, en mai 2002, en l’espace de quelques mois, 13 000 policiers et gendarmes furent engagés. Sur ces postes, aujourd’hui 75 % ont, à nouveau, été supprimés, « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) et course à la baisse des dépenses publiques oblige… « Le Monde », dans son n° du 18 mars, interprète, par exemple, dans ce sens la résurgence d’un vote FN relativement fort (par rapport à ce qu’il était auparavant dans ces zones d’habitation très bourgeoises,) à Paris et en région parisienne : « C'est ainsi que le 16e arrondissement de Paris a été tout à la fois l'endroit où l'on s'est beaucoup abstenu et où l'on a le plus voté FN (7,06 %) dans la capitale. Autre exemple, le score de 8,95 % atteint dans une ville comme Fontainebleau (Seine-et-Marne). La Marne et l'Aube, terres traditionnelles de droite, voient également une forte poussée du vote FN (qui s'élève respectivement à 16,06 % et à 17,71 %)… ». Cependant, concernant les quartiers « bourgeois » mentionnés en région parisienne, il s’agit plus d’une résurgence que d’un phénomène entièrement nouveau. Dans le 16e arrondissement de Paris, le FN avait encore obtenu 8,9 % aux régionales de 2004 (mais à l’époque, son score parisien était supérieur dans des arrondissements populaires tels que le 18e ou 19e, alors que c’est l’inverse aujourd’hui). Aux européennes de 2009, le FN y était cependant tombé à un peu moins de 3 %, score très inférieur à la moyenne, l’UMP sarkozyste l’ayant marginalisé dans ce quartier de l’Ouest parisien. A Fontainebleau, ville "bourgeoise", le FN (après avoir dépassé les 15 % à la présidentielle de 2002, contre 17 % au plan national), s’est retrouvé à 6,86 % au premier tour de la présidentielle de 2007, un score de presque 4 points inférieur à la moyenne nationale. Aux européennes de 2009, le FN obtint 3,81 %, score également très inférieur à la moyenne nationale et légèrement inférieure à sa moyenne en Ile-de-France. Aujourd’hui, il atteint presque sa moyenne francilienne (9,3 %), qui a, elle-même, largement augmenté par rapport à juin 2009. A Versailles, on observe un phénomène similaire. Le FN, encore à 11,76 % aux régionales de mars 2004 (12,26 % en Ile-de-France), y était tombé à 7,6 % au premier tour de la dernière élection présidentielle (près de quatre points de moins que le niveau national), puis à moins de 4 % aux élections européennes de juin 2009, score de plus de deux points inférieur à la moyenne nationale. Le score du FN y avait donc connu un «décrochage ». On observe donc un regain pour l’extrême droite, avec un score 8,7 % (inférieur d’un demi-point à la moyenne francilienne) auquel il faut ajouter les 4,8 % pour la « Liste chrétienne » intégriste (un score atypiquement élevé). Si on additionne les deux scores, l’extrême droite dépasse dans cette ville nettement sa moyenne francilienne, en 2010.

Il apparaît donc bien qu’un certain électorat droitier et bourgeois ne se reconnaît pas actuellement dans l’UMP et ne souhaite pas voter pour les candidats sarkozystes, en tout cas au premier tour puisqu’au second, l’UMP obtient un score de 59 % à Fontainebleau. Il ne s’agit pas nécessairement de voix qui s’étaient exprimées pour le « sarkozysme », dans un passé récent, entre 2007 et 2009. A droite de l’UMP, il existait, alors, encore le « souverainisme de droite » incarné par Philippe de Villiers comme alternative nationale-conservatrice. Cependant, le ralliement quasi-complet des villiéristes à la majorité UMP, acté à l’été 2009, et leur transformation en « flotteur de droite » de la majorité, en renonçant à proposer des listes autonomes aux régionales de 2010, aura privé le villiérisme d’un tel positionnement. Ainsi il ne pourra plus jouer le rôle de tampon entre la droite classique et le FN. L’électorat tenté par Philippe de Villiers, dans le passé (alors que ses scores connurent des hauts et des bas, plus de 12 % aux européennes de 1994 et un maigre résultat de 2,2 % à la présidentielle de 2007), se tourne maintenant soit vers l’UMP, soit vers le FN.

Logiques de vote différentes selon des situations régionales

Les deux plus gros scores du FN, obtenus au second tour de 2010, se situent en PACA (22,87 %) et dans le Nord-Pas-de-Calais (22,20 %) pour les listes respectivement conduites par Jean-Marie et Marine Le Pen. Cependant, les logiques des deux campagnes électorales respectives étaient, en réalité, assez différentes. L’élément le plus marquant de la campagne du parti d’extrême droite en PACA était la sortie de la désormais célèbre affiche intitulée « Non à l’islamisme », mais qui, loin de dénoncer l’islamisme comme idéologie politique ou mouvement politique, ne faisait qu’illustrer la thèse de « l’immigration-invasion ». On y voyait une femme voilée, des minarets dressés comme des missiles et un drapeau algérien recouvrait la silhouette de l’Hexagone. Toute la scène visait à faire dire au spectateur que « la France est envahie », par des musulmans en général et des Algériens en particulier, et à assimiler l’immigration à une opération de conquête guerrière. Malgré le fait que cette affiche ait été interdite in extremis (à 36 heures de l’ouverture du premier tour) par le tribunal de Marseille, saisi par la LICRA, le FN aura réussi à faire grand bruit autour de cette affiche. Ceci dit, son message politique était avant tout « identitaire », il s’adressait à un électorat notamment d’origine « pieds-noirs », nombreux dans la région PACA, dont une partie cultive des sentiments de revanche et de vengeance à l’égard de l’Algérie. La terminologie utilisée par Jean-Marie Le Pen, qui parlait de « drapeau des fellaghas » (historiquement, des insurgés du FLN pendant la guerre de libération anticoloniale des années 1954 à 62) à propos des couleurs de l’Algérie, n’était compréhensible que par la génération ayant vécu cette guerre. Si le message raciste de base a pu être bien accueilli par certains électeurs, il n’était accompagné d’aucun contenu social. Les choses étaient différentes dans le Nord-Pas de Calais, où Marine Le Pen conduisait la campagne pour le « nouveau » FN qu’elle entend incarner (et pour lequel elle avait déjà laissé filtrer, à quelques jours du premier tour, l’éventualité d’un changement de nom). Ici, le racisme ouvert et même le discours anti-immigrés, souvent avancé au nom, prétendument, de l’ « intérêt social des travailleurs français », furent souvent remis au second rang de l’argumentation. Marine Le Pen évoquait des thèmes économiques, la menace des délocalisations, l’idée d’un protectionnisme économique (français ou européen), la défense des emplois. Elle se mêlait très tôt, par voie de communiqués de presse, de la fermeture de la raffinerie de Dunkerque par le groupe TOTAL et des sujets similaires. Elle fut, en règle générale, bien reçue devant les usines, dans les quartiers populaires ou sur les marchés.

Certes, il y avait la campagne du FN autour du « Quick halal » de Roubaix, où Marine Le Pen pourfendait une prétendue « islamisation » de la vie française en s’abritant, cependant, non pas derrière une position anti-immigrés, mais derrière la « laïcité ». On sait que cette dernière est souvent invoquée à tort, quand il s’agit non pas d’exiger la neutralité religieuse de l’Etat, qui est son sens premier ; mais de régenter les rapports de l’Etat aux minorités issues de l’immigration. En cela, Marine Le Pen tente d’apparaître comme proche de préoccupations d’autres courants de la vie politique française. « Le Figaro » fit ainsi remarquer : « Oui à l'égalité républicaine, non à la discrimination positive’, luttons contre le communautarisme’, ‘défendons la laïcité’ : les thèmes chers à Marine Le Pen semblent parfois empruntés au programme de Nicolas Dupont-Aignan plutôt qu'à celui de Jean-Marie Le Pen. L'immigration n'occupe pas une place de premier plan dans son discours de campagne » (n° du 6 mars). Marine Le Pen se payait même le luxe – en critiquant « l’emprise de plus en plus forte de l’islam sur certains quartiers » - de s’ériger en défenseure « des jeunes filles » issues de l’immigration et habitantes des quartiers populaires, celles qui seraient « bien intégrés » et « elles- mêmes les victimes de cette évolution ». Cela semble indiquer les possibles futures lignes d’évolution d’un parti d’extrême droite "moderne", épousant un profil similaire à celui des partis racistes et populistes ayant le vent en poupe aux Pays-Bas ou au Danemark…

Un autre point remarquable de la campagne du FN dans le Nord-Pas de Calais, mais non pas uniquement dans cette région, était l’insistance à "draguer" un ancien électorat communiste, tenté par le vote pour le « Front de gauche ». Ainsi, dans le 59/62, Marine Le Pen s’abstenait de toute attaque frontale contre la formation de gauche pour tenter de "caresser" son électorat plutôt "dans le sens du poil". Les seules critiques publiquement émises par Marine Le Pen à l’égard de cette alliance de forces de gauche, visait son supposé futur alignement sur un PS gestionnaire au niveau de la région… Ainsi, Marine Le Pen tentait d’attirer à elle l’expression du mécontentement social.

En Ile-de-France, également (où sa tête de liste, Marie-Christine Arnutu, représentait plutôt une tendance relativement "bourgeoise" au sein du FN, caractérisée de « libérale-conservatrice » par le journaliste d’extrême droite Alain Sanders), des tracts furent distribués qui ciblaient visiblement un ancien électorat de gauche. Dans un tract diffusé, à Paris mais aussi à Mantes-la-Jolie, sous le titre « Travailleurs français : La gauche vous trahit ! La droite vous trompe ! », on pouvait trouver une citation de… feu Georges Marchais. Le tract reprenait des phrases de l’ancien Secrétaire général du PCF, écrites en janvier 1981 mais tirées de leur contexte, dans lequel Marchais (après avoir rappelé le principe de solidarité entre travailleurs français et travailleurs immigrés, ce qui a bien sûr "sauté" dans le papier du FN) se prononçait pour un arrêt de toute nouvelle immigration. Cela correspondait à une position défendue par la direction du PCF à l’époque, considérant qu’il fallait fermer le marché du travail national afin de ne pas subir une pression sur les salaires, sous l’effet de la mise en concurrence des travailleurs de différentes nationalités par les patrons. La direction du PCF a, heureusement, abandonné cette position et défend maintenant la solidarité avec les « sans-papiers » au même titre qu’avec tous les autres travailleurs, immigrés y compris. Une partie importante du mouvement ouvrier a compris, aujourd’hui, que la fermeture des frontières n’est pas une alternative réelle dans le monde d’aujourd’hui, et qu’il vaut mieux lutter pour des droits sociaux et des conditions de vie égales pour tous ceux et toutes celles qui vivent ici comme remède contre la mise en concurrence. Afin de désorienter les travailleurs, et en tirant quelques phrases d’un texte de Marchais, le FN pratique ainsi la démagogie sociale à bon compte. Cette tactique n’a pas donné de résultats probants pour le FN à Paris et en Île-de-France et il n’a pas séduit l’électorat de gauche ou abstentionniste des quartiers et des villes encore populaires de la région. Le FN reste à Paris et en Île-de-France nettement en-dessous de sa moyenne nationale.)

Une autre région où l’électorat du FN est plutôt "embourgeoisé", ou plus précisément issu des couches moyennes et conservatrices, est l’Alsace. A partir des années 1980, cette région fournissait, avec la PACA, les plus gros bataillons d’électeurs du FN, avant l’émergence du Nord-Pas-de-Calais à partir des années 1990. L’Alsace et PACA sont aussi les deux régions où la chute du FN, en 2007, fut la plus forte. Alors que la Lorraine voisine connaît une poussée relativement importante du FN (18,44 % au second tour) cette année, qui semble épouser les contours des zones de fort chômage et de crise industrielle (la vallée de la Fensch, ex-lieu d’implantation d’industries lourdes ) mais aussi ouvrières (à Sochaux où se trouve implantée l’usine Peugeot, le FN est à 22 %), le retour du FN en Alsace est moins fort actuellement : entre les deux tours, son score ne passe que de 13,49 % à 14,87 %. Ceci alors qu’au premier tour, une autre liste d’extrême droite – celle d’« Alsace d’abord » - avait, elle, réalisé 4,98 %. Cela semble résider dans la situation politique particulière de la région : l’Alsace a été la région que l’UMP semblait pouvoir conserver à l’issue du second tour. En même temps, ceci nous amène au constat que les deux électorats respectifs de la droite classique et du FN semblent être – et demeurer – relativement perméables, en Alsace. Quant aux électeurs d’ « Alsace d’abord », il ne semble pas qu’ils se soient reportés massivement sur le FN au deuxième tour.

Conclusion provisoire

Quoique de façon imparfaite, le FN aura de nouveau réussi, en mars 2010, à renouer le fil avec deux publics électoraux assez différents ; deux parties de la société que beaucoup de choses devraient normalement opposer sur le plan politique et social. Cependant, il aura impérativement besoin de reconstruire un réseau de militants (au-delà de certaines zones, surtout dans le Nord-Pas-de-Calais, où le "maillage" militant semble être intact). Le parti d’extrême droite a en effet connu une importante saignée de cadres et militants : de 42 000 adhérents encartés à la fin 1998, il est tombé assez bas. Toutes les estimations réalistes donnent, aujourd’hui, entre 5 000 et 10 000 adhérents actifs. C’est moins d’un quart des adhérents lors de sa période de force entre 1995 et 1999. Aussi les difficultés financières importantes du FN ne sont-elles pas réglées. Cependant, l’élection de 118 conseillers régionaux (qui transféreront une partie de leur traitement de conseiller au parti) vont contribuer à adoucir ce problème. Une future vente de l’ancien siège du parti à Saint-Cloud (le FN a déménagé en 2008 dans un local plus réduit, à Nanterre) si elle réussit, le mettrait à l’abri des problèmes.

L’avenir dépendra, à ce niveau, en partie de nous. Quelles contre-mobilisations face à ses idées, fondées sur l’exclusion et le racisme, et ses projets autoritaires le FN trouvera-t-il sur son chemin ? Quelles alternatives seront proposées aux électeurs et électrices, cherchant à exprimer une colère sociale qui gronde dans le pays, mais qui se sentent aujourd’hui impuissants ? Si la (re)montée du FN devait se poursuivre, plusieurs lignes de perspective apparaissent dans un récent article du « Monde » (n° du 21 mars), qui dresse le portrait de quelques abstentionnistes et de leurs motivations en l’occurrence très politiques. Deux de ces réactions doivent retenir notre attention : d’un côté, nous trouvons cette enseignante parisienne d’âge moyen, qui souligne son fort attachement aux valeurs idéologiques de la droite. Celle-ci précise qu’elle souhaiterait : « une lutte réelle contre l'islamisme en France. La triste affaire du Quick de Roubaix aurait permis de mettre un coup d'arrêt symbolique à ce que les musulmans nous imposent : zéro réaction du gouvernement. Nous aurions volontiers voté FN, mais le racisme nauséabond qui se dégage de ses militants nous répugne. » Cette électrice de droite, d’un niveau d’instruction plutôt élevé, pourrait précisément se situer dans la future zone de progression du vote FN… dès lors que l’évolution politique que Marine Le Pen voudra imprégner au parti d’extrême droite devrait s’imposer, à partir du prochain congrès (prévu pour novembre 2010 ou mars 2011). Un autre électeur qui n’a pas révélé son vote aux régionales, précise ses intentions et ses attentes. Il s’agit d’un chef d’entreprise parisien, manifestement électeur de droite par forte conviction idéologique autant que par intérêt économique (et opposé aux « idées interventionnistes »). Celui-ci se plaint, parmi d’autres points, de « la non-exécution des promesses électorales de droite, l'ouverture systématique aux dinosaures de gauche, une politique économique compassionnelle (…), la continuation de l'écrasement des classes moyennes inférieures et supérieures (…), la fin programmée de l'identité nationale dans certaines zones de ce même territoire national... » Pour en arriver à la conclusion suivante : « Bref, aucun redressement en vue, la continuation du plongeon. Autant que ce soit les socialistes qui l'assument, ce plongeon : après eux ce sera le temps du nettoyage. M. Sarkozy n'était simplement pas fait pour ce job. Au revoir, Monsieur Sarkozy ». Après le sarkozysme, dont il anticipe l’échec politique définitif, et une période où l’actuelle opposition devrait gérer les pots cassés de la crise économique, ce partisan d’une droite dure prévoit déjà les conditions d’un grand 'nettoyage' qui viendrait après. Tout un programme pour une droite plus dure, plus raciste, plus autoritaire encore que celle actuellement au pouvoir, qu’il s’agirait de mettre sur les rails d’ici quelques années ; en misant d’ores et déjà sur l’échec d’une alternance à gauche. Tout un programme, auquel la future évolution du FN ne sera éventuellement pas étrangère…. Le danger, loin d’être banni, devra donc être combattu dans les mobilisations sociales, anti-répressives et antiracistes à venir.

VISA
 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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29.03.2017 - 16:04
Avec la mise en place de la CMU, l'assurance maladie s'est vu confier une nouvelle mission : l'assistance, soit la prise en charge de bénéficiaires non cotisants. Pour faire face à l'arrivée de ces publics précaires, « étrangers » ou perçus comme tels, à ses guichets, sans obérer la « performance...
gisti
29.03.2017 - 11:42

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