Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

IMMERSION DANS LE FN : sur les pas de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (partie I)

PREAMBULE
Hénin-Beaumont a défrayé les chroniques politiques de ces dernières semaines. VISA a récemment publié une analyse des résultats des dernières élections municipales qui s’y sont tenues début juillet 2009. Ces élections faisaient suite à la démission de l’équipe municipale suite à la mise en examen du maire pour diverses malversations et détournements de fonds.
Nous publions aujourd’hui la première partie d’une étude d’un docteur en Science politique, membre du groupe européen de recherches « Extremism and Democracy » (ECPR standing group), Djamel Mermat, qui s’est « immergé » dans le FN d’Hénin-Beaumont de novembre 2007 à février 2008 lors de la précédente campagne pour les élections municipales de mars 2008.
Ce travail de recherche et de témoignage, écrit en grande partie en avril 2008, n’est pas une commande de VISA, mais nous pensons utile d’en communiquer à nos lecteurs, avec l’accord de l’auteur, de très larges extraits. Il servira certainement à la compréhension de la stratégie actuelle du FN et singulièrement de Marine Le Pen. Il permet aussi de mieux appréhender le travail de terrain que pratiquent les frontistes dans le Nord et le Pas- de- Calais et les scores du FN qui en ont résulté.
Bien connaître son ennemi pour mieux le combattre, voilà donc le « devoir » de cet été … Nous publierons la deuxième partie de cette étude début août.
Les coupes, titres et sous titres sont de notre rédaction.
VISA

HENIN-BEAUMONT, NOVEMBRE 2007

Dès le mois de juin 2007, nous avons progressivement accordé une attention accrue aux néo-partisans du Front national soutenant Marine Le Pen et Steeve Briois, dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, et plus précisément à Hénin-Beaumont. Ce qui nous a amené à débuter, la dernière semaine de novembre 2007, notre exploration de la diversité des acteurs du Quartier Général (QG) de campagne de la liste « Hénin-Beaumont pour Vous ».
Nous avons fixé le terme de cette expérimentation à la veille du début de la campagne officielle, c’est-à-dire environ quinze jours avant le premier tour de scrutin. L’idée était de glisser, sur une période de quelques semaines, de notre précédent terrain de recherches (la fédération Nord-Flandre) au Pas-de-Calais, du statut d’observateur participant et extérieur au groupe, à celui de membre actif du noyau central et intégré à ce titre à la cellule de réflexion sur le projet municipal et de planification des actions militantes (…/…) .
Nous avons choisi d’approfondir notre recherche sur les néo-frontistes en nous rendant à Hénin-Beaumont, étant donné que ce terrain nous paraissait emblématique de la mise à l’épreuve des outils d’analyse du chercheur par un évènement dont on peut s’attendre à une médiatisation à hauteur de l’enjeu qu’y représente l’élection municipale. Cette ville du Pas-de-Calais était pressentie, justement par la presse principalement, pour devenir un éventuel nouveau laboratoire de la gestion « frontiste », après Orange, Toulon, Vitrolles, ou Marignane hier.

UN FRONT EN VOIE DE BANALISATION

Pour donner une idée précise du fossé qui existe entre les deux fédérations en termes de proportions, et par conséquent entre les terrains retenus, nous prendrons deux exemples. Le premier concerne le nombre d’adhérents et de sympathisants. Le 5 février 2008, S. Briois, questionné à ce sujet par les journalistes venus en nombre à la « permanence », répond qu’il y a entre 130 et 140 adhérents pour la seule ville d’Hénin-Beaumont. « Cela fait deux ans que nous avons dépassé les cent adhérents sur Hénin », complète B. Bilde confortablement installé dans un canapé en cuir noir. « On est la plus grosse ville de la région au niveau des adhérents. Y compris devant Calais, Arras (ou même Lens), qui sont (des agglomérations) beaucoup plus peuplées que nous » (B. Bilde). La justification pour minorer la déception ou l’étonnement de la presse par rapport à la politique d’adhésion et à ses résultats en valeur absolue, est éloquente : « Mais Steeve n’en a jamais fait sa priorité. Il travaille pour l’externe essentiellement et avant tout ».
Plus globalement, il existe tout de même 600 adhérents environ pour le Pas-de-Calais, auxquels il faut ajouter les 200 sympathisants de la seule ville d’Hénin-Beaumont (au 8 janvier 2008).
Deuxièmement, la puissance de frappe du fn dans cette cité est inatteignable même par les efforts cumulés de l’intégralité du fn Nord-Flandre, y compris à ses plus beaux jours du premier semestre 2007. C’est ainsi, par exemple, que les vœux de la nouvelle année 2008, sont parvenus dans les foyers de 800 « frontistes » et… des 800 employés municipaux que compte la mairie. Il s’agissait pour le fn, de rassurer ces derniers vis-à-vis d’un licenciement sec au cas où la liste « Briois-Le Pen » l’aurait emporté.

A Hénin-Beaumont, le Front national est en voie de banalisation ; en tout cas pour les 45 % de votants qui s’y sont exprimés en sa faveur aux élections législatives de juin 2007. Il est à ce sujet intéressant de remarquer que l’ « Alliance » qui s’est qualifiée de « Républicaine » entretient des relations très courtoises avec les cadres et les militants du FN. La liste « Duquenne-Bouquillon » ne pratique pas le « cordon sanitaire » vis-à-vis de S. Briois et de son équipe, bien qu’elle souhaite se différencier de cette autre liste d’opposition en s’arrogeant l’épithète « Républicaine », coiffe qui convient en même temps à leur commun rejet du maire surnommé à dessein « le Monarque » .Dans la Communauté Urbaine de Lille (85 municipalités), au sein de la population , il continue d’être blâmé comme une force infréquentable, indigne et qu’il faut combattre.

LA STRATEGIE DU CAMELEON

Nous avons choisi de comprendre ce qui lie des électeurs et des habitants lambda, à un parti comme le fn, là où il est exceptionnellement accepté. Nous avons voulu connaître, nous-mêmes, l’expérience d’être un « frontiste accepté », presque un « frontiste heureux, épanoui » (que voient les soutiens du fn à Hénin-Beaumont quand ils « nous » voient ?), plutôt que d’être stigmatisé dans le Nord, même si nos participations aux activités, sous couvert d’une identité professionnelle, nous ont permis d’appréhender cette démonisation et ce qu’elle était apte à provoquer chez ceux dont la qualité principale est bien d’être partisan du fn.
Nous pensions que, différemment, mais au même titre que se trouver mis au ban (de la société), le fait d’être « dédiabolisé » méritait que nous en éprouvions personnellement la sensation (.../…)
Toutefois, le sarclage méthodique du terrain d’Hénin-Beaumont révélait, à mesure de notre progression, un certain nombre de paradoxes susceptibles de constituer des handicaps, des obstacles pour le chercheur s’il ne parvient pas à s’en jouer. D’autant plus que la dédramatisation du « frontisme » à Hénin-Beaumont allait de pair avec une banalisation des forces militantes par les dirigeants eux-mêmes. Ce qui pouvait être implicite dans le Nord, était clairement exprimé dans le Pas-de-Calais. Ainsi, S. Briois avait recadré un de ses « lieutenants » par cette phrase concernant les militants : « Il ne faut pas leur donner l’impression qu’ils sont indispensables » (4 janvier 2008). Ce princeps nous serait-il finalement appliqué ? Rendrait-il notre tâche beaucoup plus ardue ?
Nous avons le sentiment que notre enquête à Hénin-Beaumont détient un caractère atypique, se détache de notre recherche en Nord-Flandre (plus traditionnelle dans son déroulement), dans la mesure où notre présentation était loin de protéger complètement notre anonymat. Nous parlerons plutôt d’ « identité d’emprunt » ou d’identité reconstituée (mêlant le vrai et le faux). Dès notre premier contact par téléphone, nous avons renseigné les responsables frontistes en leur fournissant : nos vrais nom et prénom, notre véritable numéro de téléphone portable, notre adresse de domicile, notre e-mail, le fait que nous avions « milité » dans le Nord, que nous étions entrés au fn (sans évoquer une adhésion) en juin 2006, et en listant les principales personnes rencontrées auparavant. Un étudiant de notre Université, à qui nous avions fait passer un examen à l’oral en janvier 2007, pouvait très bien attester du fait que nous étions Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche en Science politique (et non en Droit public comme certains membres du groupe l’ont crû).

Nous signalerons toutefois que la relative ouverture ou magnanimité des dirigeants « frontistes » s’explique par leur volonté de contrer l’image habituelle qui est dépeinte de leur parti comme d’eux-mêmes, en laissant penser qu’ils n’ont rien à cacher, par leur fort besoin individuel de reconnaissance sociale, souvent flattés qu’on vienne les voir, et par leur souci de voir leurs propos relayés. Ce fut exactement l’attitude de S. Briois quand des journalistes venaient à Hénin-Beaumont pour l’interviewer. Celui-ci, en dehors de la présence de Marine Le Pen, trouvait un moyen de rattraper son déficit de notoriété, de rehausser son estime de soi, et de recentrer l’enjeu de l’élection autour d’un duel Dalongeville (le Maire sortant)/Briois : autrement dit, de personnaliser le scrutin davantage par rapport à lui qu’en faveur de sa célèbre co-listière (.../…).

JEUX DE ROLES

A Lille, jamais un militant ne s’est exprimé en des termes racistes à notre égard. Le fait que nous soyons métis ne posait pas de problème apparent, sans doute moins parce que nous apparaissions physiquement de « type européen » qu’en raison de notre statut de témoin temporaire et extérieur au parti. A Hénin-Beaumont, nous devions concilier le fait d’appartenir au fn et d’apparaître comme un allogène dans ce milieu rempli de Français se voulant « de souche ». Fils de Kabyle pour les uns, petit-fils de harki pour les autres, peut-être « instrument humain de communication » pour certains (moyen de preuve classique de l’anti-racisme du fn en présentant un membre issu – totalement ou en partie – d’une communauté autre que la communauté majoritaire dans le pays), nous naviguions sans heurt ni remarque condescendante au milieu des partisans dont nous avons appris à connaître les failles et à anticiper la plupart des réactions (…/…).

Ensuite, il nous faut ajouter que le terrain pas-de-calaisien était « miné » en ce sens que nous y avons posé des mines personnelles : en effet, progressivement nous nous sommes retirés de l’aire militante, de ce jeu de rôles. Nous avons manqué de plus en plus de soin, d’assiduité, de conscience partisane au fil des semaines, pour passer du statut « considéré » de « bon militant » à celui de « touriste en ballade » au fn. Cette trajectoire brisée, confirmée dans le regard de ceux qui croyaient être nos pairs, nous aura permis de tester les différentes strates qui composent la confiance accordée à un tiers « ami ». Nous sommes passés de la confiance la plus totale en décembre, à l’admiration en janvier, puis à la méfiance en février, et enfin à la défiance la semaine où la liste « Hénin-Beaumont pour Vous » a été présentée à la presse (le 15 février 2008). La rapidité et la fluidité de ce déclassement nous autorisait à revenir sur les quelques enseignements que nous en retirons et qui nous semblaient essentiels, relativement à ce que le chercheur fait aux campagnes électorales locales du FN.

L’INSTRUMENTALISATION DES INCIDENTS DE CAMPAGNE

Le 11 janvier 2008, le fait d’avoir été agressé physiquement, même sans gravité, par un Skin Head Against Racial Prejudice (Sharp) que nous avions déjà rencontré dans le Nord à deux reprises, nous transforme en « martyr de la cause frontiste ». Cette agression nous apporte plus qu’elle nous dessert. Elle renforce et étoffe notre crédibilité dans le rôle qui est maintenant le nôtre. Elle assure en même temps que nous sommes fiables car nous savons garder notre sang-froid en toutes circonstances malgré les provocations, les injures, les crachats, et désormais les violences des adversaires du fn. Nous passons pour le militant modèle, qui courageusement va porter plainte et se placer sous la protection de l’institution judiciaire et des forces de l’ordre. Nous respectons la loi et nous le prouvons à nos « infiltrés ». Le hasard (des mauvaises rencontres) fait parfois bien les choses.
Quand nous revenons à la « permanence » le lundi 14 janvier, S. Briois nous propose même de lui transmettre notre plainte et d’envisager une suite judiciaire avec, nous citons : « l’avocat du Front ». Il prît l’« affaire » au sérieux. Nous avons dû lui expliquer pourquoi nous ne souhaitions pas faire intervenir un tiers, fût-il du fn. Nous tablions sur la crédibilité de notre personnage du « bon militant » dévoué à la Cause et qui ne veut en rien lui faire de tort, ni faire perdre de temps à l’équipe alors que la bataille électorale allait bientôt battre son plein.
La résonnance de l’affaire trouvera un dernier rebondissement un mois plus tard. En effet, le 13 février 2008, le mjs d’Hénin-Beaumont est accusé par les « frontistes » d’avoir collé pour le compte de l’association « Ras l’front ». Dominique se perd dans sa description : « des affiches blanches avec un triangle rouge où serait inscrit “A bas, le F-Haine”. » La situation est non seulement nouvelle au cours de notre immersion, elle est surtout inédite dans le Pas-de-Calais. En effet, nous pensions que « Ras l’front » tout comme les Sharp limitaient leurs actions – rares d’ailleurs – et leur présence à la ville de Lille. Il faut croire que « non ». Ce collage, sauvage, nous donne au moins l’opportunité de rappeler un de nos « hauts faits d’arme », l’histoire de notre agression et ainsi notre solidarité, notre appartenance à part entière au groupe fn d’Hénin-Beaumont.

Nous avons pu constater par nous-mêmes cette fonction des incidents de campagne, dès nos premières excursions dans le département voisin du Pas-de-Calais. A l’origine, nous avions pour objectif d’apporter un complément à nos observations en Flandre, de nourrir notre recherche d’éléments de comparaison.
Ainsi, pour le lancement de sa campagne des municipales, à l’occasion du marché aux puces d’Hénin-Beaumont (le 22/09/07), il s’en était fallu de peu pour que nous soyons le témoin d’un drame, dans le cadre de notre recherche. En effet, attablés à la terrasse d’un café du centre-ville, nous attendions patiemment que l’équipe FN y reprenne quelques forces avant de terminer son trajet. Subitement, deux jeunes d’origine maghrébine âgés selon nous de vingt-cinq ans environ, s’en prirent verbalement de façon très violente à un membre du fn, Jean-Robert, qui se situait près de notre table. Après l’avoir copieusement injurié sans raison apparente, ils se firent remettre un sac plastique blanc opaque par un troisième acolyte qui avait été prévenu par téléphone portable. La scène presque irréelle, se passait toujours dans sa continuité sous notre regard. La vingtaine de personnes qui suivaient ou précédaient la candidate du fn en campagne se levèrent tour à tour aux quatre coins de la brasserie. Pendant que leurs assaillants, à quatre maintenant, vilipendaient un couple qui avait demandé à ce qu’ils baissent le volume de leur diatribe, un des membres de la sécurité de Marine Le Pen la prévint qu’en terrasse les esprits s’échauffaient. Freddy Baudrin, un des leaders du FN dans le bassin minier, se mit ensuite à courir en répétant « il y en a un qui a une arme ! », au moment où l’un des jeunes s’avança effectivement en direction du groupe de « frontistes » qui fuyait. Certains d’entre eux entendirent deux détonations, alors que nous ne vîmes personnellement aucun des protagonistes brandir une arme même factice. Toujours est-il que près de quatre cents mètres plus loin, nous retrouvions les « frontistes » qui tentaient de reprendre leur souffle. Il faudra plusieurs mois d’enquêtes policières et de procédures judiciaires pour qu’il soit finalement reconnu sans équivoque que Marine Le Pen avait bien été menacée par une arme.

« L’INDIGNATION ÇA S’ORGANISE »

Une question mérite d’être posée : le début de la rixe, dont nous avons été un spectateur de premier plan, a-t-il pu être mis en scène par l’entourage de Marine Le Pen, afin de créer un évènement et de pouvoir s’en emparer ensuite pour diffuser un bruit dans la ville. Enoncé autrement : y a-t-il eu tentative d’« intoxication » en provenance du staff de la « candidate frontiste », visant principalement à la victimer et par conséquent à susciter l’empathie des électeurs encore sans opinion à son égard ? Quelle est la part de mystification dans cette affaire ? On ne peut se fier uniquement aux narrations émanant principalement des soutiens du FN, qui évoquent pêle-mêle : une ou deux armes ; un pistolet à grenaille(s) automatique ou un pistolet à billes ; un coup de semonce tiré en l’air pour certains, en direction du groupe « frontiste » pour d’autres ; une détonation, deux ou aucune...
Bien que la menace réelle soit délicate à évaluer, les détours narratifs se révèlent habiles. En effet, le fn a pu ainsi se lancer dans la bataille des municipales en imposant un de ses thèmes de campagne favoris à l’opinion : l’insécurité, à plus forte raison lorsqu’elle est susceptible de menacer l’intégrité physique des personnes. Le déroulement de cette séquence est d’autant moins étonnant depuis que nous avons appris fin novembre 2007, que Marine Le Pen se verrait attribuer en tant qu’adjointe, la délégation à la sécurité, si la liste de S. Briois remportait l’élection du 16 mars 2008. Donc, en dépit des incertitudes et de points obscurs, le bruit s’est répandu inexorablement, charriant bien plus que ce qui ressemblait au commencement à une simple histoire de « noms d’oiseaux » dont on se traite mutuellement. Il aura fallu cinq semaines aux services de police pour élucider cette énigme, projeter une lumière crue sur cette séquence de campagne électorale (les deux prévenus ont été placés en détention provisoire à la mi-novembre…mais pour d’autres faits !). C’est approximativement le temps qu’il faut pour qu’un climat délétère s’installe durablement avant le 1er tour des municipales. Pour une part, ce climat est favorisé et co-fabriqué par les dires des « frontistes » comme nous venons d’en donner un exemple archétypal.

C’est pourquoi, après cet « évènement », devions-nous encore nous étonner d’entendre Marine Le Pen énoncer dans son discours de clôture de la première formation des candidats aux prochaines municipales et cantonales (le 13/10/07) :
« Parce que comme on vous l’a dit tout au long de la journée : l’indignation ça S’ORGANISE. Si vous ne dîtes pas : “tu ne trouves pas çà honteux !, que Alliot-Marie, elle veuille faire une table ronde après ce qui s’est passé à Saint-Dizier !”, ben le type, il est… d’abord il [n’]est pas au courant. Il ne sait pas qu’il y a eu un truc à Saint-Dizier. Il ne sait pas qu’Alliot-Marie est venue. Et il ne sait pas ce qu’elle a dit ! Donc, il ne peut pas être indigné, il n’a pas d’information ! Et même s’il a l’information, il n’aura pas l’indignation spontanée ! » ?

Dans cet extrait, peut-on soupçonner que l’on ait découvert ce que d’aucuns appellent « la vraie nature du front » ? En tout cas, selon nous, un pan d’elle apparaît en filigranes, sous la forme d’un aveu ou tout au moins d’un hommage à une méthode que les « primo partisans » se sont vus assigner l’impératif de roder (…/…).

Djamel Mermat

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Benoît Loeuillet, entouré de Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati pendant la campagne des régionales 2015 (crédit : Olivier Faye)

Depuis son accession à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen assure avoir fait le ménage parmi...

15.03.2017 - 16:11

Fil d'informations RESF

VOIR PLAN CI-DESSOUS
28.03.2017 - 00:04
Depuis la réouverture de la sous-préfecture, le vendredi est maintenant le jour maudit (alors qu'à l'inverse, la sous-préfecture est vide le mercredi, 4 personnes dans le hall et 3 à un guichet mercredi dernier à 14, saisissant !). Vendredi 3 mars à 9h, 320 personnes comptées plus celles n'étant...
27.03.2017 - 12:54
150 personnes rassemblées place Stanislas pour le Cercle de silence mensuel.
27.03.2017 - 09:27
Les 36 mineurs non accompagnés hébergés à Sion par le conseil départemental seront logés provisoirement à la « Maisonnée » de Malzéville, en attendant que des travaux soient réalisés dans un bâtiment de Pixérécourt. Cliquez sur les articles pour les agrandir.
27.03.2017 - 09:36
Lieu : Sur le campus à la bibliothèque Droit et Lettres à 12h30. Arrêt Tram "bibliothèque universitaire". Ce centre va fermer à la fin du mois d'Avril. Les personnes y vivant sont inquiètes de leur sort. Elles n'ont pas envie d'être séparées. Leurs revendications sont simple : Rester sur Grenoble....
26.03.2017 - 17:31
Rassemblement pour la régularisation des familles menacées d'expulsion LUNDI 27 mars à 18h00
25.03.2017 - 20:17
1 – Le Journal avec Odile Jouhanne (par téléphone) Il sera en particulier question de la stupéfiante histoire de « Bambino », enfant soudanais retenu au Centre de Rétention de Plaisir, en attente d'une « réadmission » vers l'Italie. On parlera également d'un autre mineur soudanais, qui devait être...
25.03.2017 - 18:37
Après l'annonce d'un refus de séjour pour cette famille, et la perspactive d'un éloignement proche, nous nous voyons contraints de lancer cette pétition afin qu'ensemble nous obtenions pour cette famille, la possibilité de vivre normalement ici, aux côtés des leurs. Ce n'est jamais par plaisir que...
24.03.2017 - 21:50
Prochaines réunions du RESF IDF en 2016 réunion à 18h30 à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris. 2017 jeudi 30 MARS jeudi 20 AVRIL jeudi 11 MAI jeudi 1 JUIN jeudi 22 JUIN jeudi 13 JUILLET Habituellement à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris Métro Faidherbe Chaligny ou Reuilly-Diderot
22.03.2017 - 18:30
Les familles et personnes sans papiers ainsi que les membres du Réseau Education Sans Frontières de la Somme sont heureux de vous inviter à participer à leur déjeuner solidaire : Samedi 1er avril 2017 à 12h, Centre Culturel Léo-Lagrange, 12 place Vogel, Amiens Ce repas solidaire, aux délices du...
22.03.2017 - 11:28

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

24.03.2017 - 11:25
21.03.2017 - 17:08
15.03.2017 - 15:45
L'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers vous invite à une réunion publique sur le contrôle et l'internement des Tsiganes en France. La réunion se tiendra dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris (Métro : Ligne 12, arrêt Lamarck-Caulaincourt) Afficher une...
gisti
05.04.2017 - 18:00
Session de 2 jours, le 30 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
30.03.2017 - 08:30

Liste des premiers rendez-vous prévus à la fin de la trêve hivernale des expulsions par les différents comités DAL:

  • Bordeaux 1er avril, 15h Place de la Victoire (et conférence de presse mercredi 29 à 11h à la Bourse du travail) =>...
dal
27.03.2017 - 15:33
Réquisition Abbé Pierre: le sort des habitant-e-s pas prioritaire pour la Préfecture.

Alors que des négociations ont été entamées il y a de cela trois semaines avec la Préfecture, la Mairie, le CHU pour trouver des solutions de relogement aux 70 personnes dont 30 enfants y vivant, aucune...

dal
27.03.2017 - 13:12
Les professionnels sociaux sont plus que jamais acteurs des politiques migratoires. De lois en lois, ils se sont vu confier des compétences de contrôle ou de sélection des migrants. Le tournant a été pris avec la loi du 26 novembre 2003 qui confère aux centres communaux d'action sociale le soin de...
gisti
24.03.2017 - 16:33

COMMUNIQUE Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement  relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du...

dal
24.03.2017 - 11:25
C'est ce que vient de lui rappeler assez sèchement le juge des référés du tribunal administratif de Lille. Ce n'est pas faute pour Natacha Bouchart de s'être démenée pour compliquer par tous les moyens la vie des associations qui reprennent inlassablement les distributions de nourriture aux...
gisti
23.03.2017 - 21:01
Arrêt des expulsions, baisse des loyers, un toit pour tou-te-s! MANIFESTONS samedi 1er avril – 15h à République

 

Le 1er avril annonce le retour menaçant  des expulsions sans relogement pour plus de 130 000 locataires du privé comme en HLM qui ont reçu un jugement d’...

dal
23.03.2017 - 15:33
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
23.03.2017 - 09:30
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
23.03.2017 - 09:30
Procès D.A.L.33 ​Jeudi 23 mars 14h Cour d’Appel de Bordeaux Place de la République

Conférence de presse en suivant.

*** Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde D.A.L33

Bonjour,

Après le report de deux semaines d’un délibéré attendu avec...

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21.03.2017 - 17:08
Tricot Tour – Nos droits contre leurs privilèges, c’est parti!!!

Dans le cadre de la campagne Nos Droits contre leurs Privilèges, lancée par de...

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21.03.2017 - 12:00
« Le délit de solidarité n'existe plus ». Cette déclaration de Manuel Valls, ministre de l'intérieur lors de la réforme en 2012 de l'article L. 622 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France, faisait écho à celle d'Éric Besson, précédent ministre en charge de l'immigration, qui avait...
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20.03.2017 - 10:32
Le travail social est en pleine tourmente. Confrontées à la baisse des subventions, les associations entrent en concurrence sur des marchés publics où, comme n'importe quel compétiteur, elles pratiquent le mieux-disant économique… et le moins-disant social avec des répercussions sur l'emploi et les...
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20.03.2017 - 09:56
Interventions Thierry Kuhn, président d'Emmaüs-France Léopold., poursuivi pour avoir signé, en 2011 et 2012, des certificats de domiciliation,, relaxé par la Cour d'appel de Caen en novembre 2016. Le parquet a fait appel. Jean-Luc, conseiller municipal de Loos (prés de Lille), poursuivi pour «...
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19.03.2017 - 19:43

COMMUNIQUE Paris le 17 mars 2017

Conseil d’État : belle victoire pour l’encadrement des loyers ! Honte à Valls, Pinel et Cosse !

Droit Au Logement salue l’arrêt symbolique du Conseil d’État, obtenu par J. Bayou et son avocat, annulant pour excès de pouvoir...

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17.03.2017 - 14:13

COMMUNIQUE Paris le 15 mars 2017 – 15h

Droit Au Logement, manifeste depuis le siège de NEXITY, dans le 9e à Paris N°1 des promoteurs en France pendant qu’ils paradent à CANNES, au MIPIM

1er promoteur de France au chiffre d’affaire de plus de...

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15.03.2017 - 15:45
Communiqué de presse de l’assemblée des locataires, mal logé.es et sans logement et du Droit au Logement 38 du samedi 11 mars 2017

 

 

Aujourd’hui, nous étions un millier...

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14.03.2017 - 12:00
La saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile notamment en Île-de-France empêche les personnes de demander immédiatement l'asile et de bénéficier d'une mise à l'abri, comme le prévoient les textes internationaux et la loi française. Ainsi, depuis de nombreux mois, les campements d'...
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14.03.2017 - 11:31
Le 7 février 2017, la maire de Calais opposait un refus à la demande de la Plateforme solidarité migrants demandant l'autorisation d'ouvrir la mise en place d'un nouveau lieu de distribution de repas pour les exilés. Par deux arrêtés successifs, des 2 mars et 6 mars, elle a ensuite interdit « des...
gisti
13.03.2017 - 13:47

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