Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

La mairie FN de Cogolin vient de décider de réduire de 60% le budget fournitures d’une école de la ville au motif que son projet pédagogique ne plaît pas aux édiles. Visiblement, le « voyage musical autour de la Méditerranée » organisé par l’équipe pédagogique écorcherait les oreilles des élus Front national. En prenant une telle décision, c’est une liberté fondatrice de l’École de la République qui est remise en question : la liberté pédagogique des enseignants dans le cadre des programmes nationaux. Au-delà, cette mesure de rétorsion va toucher directement les élèves et leurs familles, notamment les plus modestes, qui devront mettre la main à la poche pour équiper leurs enfants des fournitures scolaires indispensables. Le SE-Unsa assure de toute sa solidarité l’ensemble de l’équipe éducative de cette école et plus largement des autres écoles de Cogolin. Pour ceux qui en doutaient encore, « la France apaisée »du Front...
  Dans le Var, une municipalité frontiste menace de procéder à une réduction des crédits d’une des écoles de la ville car la thématique du spectacle ne leur convient pas. Le SNUipp-FSU dénonce ces procédés arbitraires et interpelle la ministre dès aujourd’hui. A Cogolin, dans le Var, l’équipe pédagogique de l’école élémentaire Fontvieille propose cette année à ses élèves de présenter un spectacle de chants issus de différents pays bordant la Méditerranée : un voyage artistique leur permettant aussi de découvrir un territoire proche mais surtout des cultures différentes répondant ainsi aux exigences des programmes qui incitent au Vivre ensemble et à la connaissance de l’Autre. La chanson de la discorde C’est la chanson de Khaled « Aïcha » que les enfants doivent chanter qui a entraîné les foudres des élus municipaux appartenant au Front national. Ils menacent donc, si cette chanson et l’ensemble du projet...
Le jugement rendu le 19 mai par le tribunal correctionnel de Tours reconnaît la diffamation dont a été victime notre collègue de l’école Blotterie (Joué-lès-Tours) au printemps 2014, accusée d’attouchements, dans une vidéo publiée par l’association JRE (Journées de Retrait de l’Ecole) sur son site. Les représentantes de l’association JRE sont reconnues coupables de diffamation et de complicité de diffamation. Mmes Hassan et Belghoul sont condamnées respectivement à des peines d’amende de 4 000 et 5 000 euros. Ce jugement s’accompagne d’une peine supplémentaire, à savoir la publication du dit-jugement, à leurs frais, dans la Nouvelle République, Le Monde et le Figaro. Au titre civil, Mmes Hassan et Belghoul sont également condamnées à verser solidairement 12 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros chacune au titre de l’article 475.1 du code de procédure pénale. Le tribunal reconnaît que les propos tenus par Mme...
  Le Var est le département comptant le plus grand nombre d’adhérents au Front national ; c’est du moins ce qu’affirme son sulfureux secrétaire départemental, Frédéric Boccaletti. Le département compterait actuellement 154 élus se revendiquant du FN, dont : 1 sénateur, 3 maires, 5 conseillers départementaux et 10 conseillers régionaux. Mais le Front national a perdu une vingtaine d’élus au cours des dernières années, suite notamment à des conflits internes : Le Luc en est aujourd’hui à son troisième maire, et le maire de Cogolin se voit menacé d’être mis sous tutelle ...  la suite sur http://ldh-toulon.net/conflits-et-demissions-au-FN-du.html
Août 2016, Menton, des chauffeurs de car menacés de sanctions pour refus d’obéir à un ordre de réquisition et de participer au refoulement de migrants vers l’Italie Le 5 août 2016 au soir, un autocar d’une entreprise de transport en commun fait l’objet d’une réquisition ordonnée par le préfet des Alpes-Maritimes. Il s’agit de refouler en territoire italien des migrants, dans le contexte du rétablissement des contrôles aux frontières décidé après les attentats de novembre 2015, en lien avec l’instauration de l’état d’urgence. Le chauffeur du car ne se plie pas à l’ordre de réquisition, prend contact avec sa hiérarchie, demande la présence d’un contrôleur... Les choses tardent, entraînant l’annulation de l’opération de police envisagée. Le délégué syndical de la CNT-SO écrit à la direction de l’entreprise autocariste pour l’informer de l’incident, réclamer qu’aucune sanction ne soit...
Suite à la décision du préfet de loger 60 migrants à Pierrefeu, le FN appelle à un rassemblement 'pas de migrants dans le Var' à Pierrefeu samedi 8 octobre 2016 après midi. Le maire, lui, appelle à une manifestation à 9h30 contre l'installation des migrants ... et contre la récupération du FN.   Face à cette situation  les organisations soussignées appellent à un rassemblement à 11h à Pierrefeu sur la base du communiqué ci dessous :      " Face aux politiques haineuses, racistes et xénophobes, nous, syndicats, associations, collectifs, organisations politiques et de jeunesse, appelons à un rassemblement à PIERREFEU SAMEDI 8 OCTOBRE à 11h place du Dixmude pour dire haut et fort :    - OUI à la solidarité et à l'accueil des migrants et des réfugiés. - NON à la haine anti-immigrés distillée par le Front National et ses complices."   Les signataires : Codex 83,  Confédération Paysanne 83 , Ensemble pour le Luc, EELV83...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (II)

(Suite et fin)

Banalisation de l’héritage de la période mussolinienne

Ces propos et activités intervenaient d’ailleurs dans un climat général où il était devenu presque de bon ton d’évoquer « aussi les avantages qu’avait apportés le régime fasciste, au moins durant sa première période ». Dans une interview accordée à ‘Sport Week’, supplément hebdomadaire de la ‘Gazzetta dello Sport’ du 27 septembre 2008, le footballeur italien Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC, pouvait déclarer : « Je suis un homme de droite, d'extrême droite pour laquelle j'ai voté aux élections. Je partage les valeurs du fascisme comme la patrie, l'ordre social, le respect de la religion catholique. Mais je ne partage pas ses erreurs : l'alliance avec Hitler et l'entrée en guerre en particulier. » Le gardien de but milanais poursuivait sa réflexion en indiquant qu'« il faut arrêter de considérer le fascisme comme un tabou ».

A la même période, dans un débat public sur la revalorisation des « villes de fondation », villes nouvelles dont la construction fut lancée sous le régime mussolinien, en asséchant des zones où sévissait la malaria, certains propos pour le moins douteux furent tenus. Il est vrai que le débat urbanistique et architectural sur ces ex-villes nouvelles réunissait des maires de gauche comme de droite, et ne comportait pas qu’une dimension idéologique. Néanmoins, ce débat public donna l’occasion à l'assesseur à la culture de la province de Latina (droite), Fabio Bianchi, d’expliquer que désormais « le regard sur le fascisme a changé et les conditions de sérénité sont réunies pour juger. Il n'y a pas eu que des moments noirs». (Cité d’après ‘Le Monde’ du 03 octobre 2008)

Berlusconi banalise, lui aussi, le passé fasciste

Silvio Berlusconi lui-même a entretenu ce climat, et non pas seulement grace à ses journaux. Le 13 septembre 2003, l’hebdomadaire britannique ‘The Spectator’ publie un long entretien avec Berlusconi, où ce dernier (alors président du Conseil) visiblement agacé par un possible parallèle suggéré par les journalistes entre la dictature du Duce et celle, renversée, de Saddam Hussein en Irak. s'était empressé de bien préciser qu'aucun amalgame n'était possible entre les deux et d’expliquer notamment : « Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait d'envoyer des opposants en vacances », aux confins du pays, allusion au bannissement d’opposants sur des îles isolées de la Méditerranée… Puis, le 9 novembre 2005, Berlusconi avait curieusement 'oublié' Mussolini quand son parti avait établi une « liste de dictateurs » et invités les italiens à « dire non aux dictatures », lors d'une manifestation « pour l'anniversaire de la chute du mur de Berlin ». Sur les affiches placardées à l’occasion, on trouvait les portraits d'Hitler, Staline, Castro, Saddam Hussein et Oussama ben Laden, autrement dit, outre les plus célèbres, Hitler et Staline, uniquement d’actuels « ennemis de l’Occident ». (Oussama ben Laden, dont les actions sont, bien sûr, condamnables, ne saurait être qualifié de « dictateur » puisqu’il n’a jamais exercé aucun pouvoir étatique…). « En regardant les affiches, un doute naît : auraient-ils oublié un certain Mussolini ? », s'interrogeait ainsi  ‘L'Unità’, le quotidien du parti de gauche DS (social-libéral, ex-communiste).

Tout cela ne fait pas, naturellement, du gouvernement Berlusconi un régime fasciste, loin de là : il n’a pas rompu avec le cadre de la démocratie parlementaire. Et si certains traits de fonctionnement d’une démocratie qui se respectent sont actuellement comme ‘suspendus’, en Italie, c’est essentiellement le fruit d’une utilisation du pouvoir à des fins privés et de la résignation d’une société dont une bonne partie reste passive face à ses dérives. En même temps, les nostalgiques d’un passé autoritaire, dictatorial et de 'grandeur nationale' sont bel et bien là pour appuyer le système en place. La célèbre journaliste Rossana Rosanda a pu qualifier le gouvernement actuel de « bande d’affairistes, de fascistes et de séparatistes » (ce dernier terme étant réservé à la Ligue du Nord, pour laquelle il n’est d’ailleurs plus tout à fait exact).

Critique du passé fasciste/colonial quand il est opportun

Cela n’empêche pas Berlusconi d’avoir une certaine intelligence stratégique, quand il fait de la ‘Realpolitik’ en rangeant provisoirement au placard le passé fasciste. Ainsi, à deux reprises (le 30 août 2008 puis de nouveau le 2 mars 2009), il a présenté des « excuses nationales », pour les torts causés aux habitants de la Libye, ancienne colonie italienne (de 1911 à 1943) où la répression fut sévère et sanglante au cours de ces années. Fin août 2008, Berlusconi a même accepté de verser des 'réparations' à la Libye, pour les crimes commis pendant son passé colonial : 200 millions de dollars par année pendant 25 ans, c’est-à-dire cinq milliards de dollars au total, mais sous forme d’investissements dans les infrastructures libyennes (construction d’une autoroute Est-Ouest, de logements).

…pour empêcher des migrants de venir

Derrière cette apparence de 'repentance' (pour utiliser le terme sarkoyste), se dissimule surtout une visée stratégique. Il s’agit à la fois de contrôler l’accès au pétrole et au gaz du sous-sol libyen et d’intégrer ce pays d’Afrique du Nord dans une politique qui vise à empêcher l’arrivée des immigrés africains subsahariens sur le sol européen. Lors de son séjour libyen en août 2008, Berlusconi a d’ailleurs clairement expliqué l’avantage, pour l’Italie, des accords conclus: « La Libye nous donne du pétrole et du gaz, et  nous prend des immigrés. » Par la suite, son ministre de l’intérieur, Roberto Maroni, a entamé une coopération intensive avec la Libye à laquelle le gouvernement italien fournit radars, bateaux-vedettes et matériel militaire destiné à détecter les bateaux des migrants en haute mer, pour les empêcher d’aller vers l’Europe.

Notons tout de même que, malgré ces arrière-pensées du côté italien et à l’heure où la France met une pression sur les pays du Maghreb pour les forcer à suivre une politique similaire, Sarkozy et les siens refusent encore de pratiquer le minimum de 'repentance' pour les crimes coloniaux. Juste après la visite de Berlusconi dans la ville libyenne de Benghazi, un porte-parole du Quai d’Orsay déclarait ainsi que le problème de la reconnaissance des crimes coloniaux était « un problème spécifique de l’histoire de ces deux pays (Italie et Libye) » . Hors de question donc, pour la France officielle, de reconnaître les crimes du colonialisme en Algérie …
       
Explosion du racisme au cours des derniers mois

La politique d’immigration et le racisme constituent, à côté de la banalisation rampante du passé fasciste, le deuxième aspect sombre qui empoisonne la vie politique italienne. Les acteurs ne sont pas nécessairement exactement les mêmes : alors que pour la réhabilitation ou banalisation du fascisme historique, certains représentants de l’ex-« Alliance Nationale » (et parfois Berlusconi lui-même) sont aux premiers postes, ils sont davantage en retrait quand il s’agit d’inciter ouvertement au racisme. Sur ce terrain-là, c’est la Ligue du Nord qui attise les flammes, même si elle n’est pas la seule.

Depuis environ un an, les exactions xénophobes, des insultes voire des meurtres, se multiplient en Italie. Au printemps 2008, cela a commencé par des multiples incendies volontaires de camps de Roms, originaires, pour la plupart, de Roumanie (Une spécificité de l’immigration en Italie, en comparaison avec la France, réside dans le fait que ses groupes les plus nombreux sont originaires de l’Europe du Sud-Est. Sur un total estimé de quatre millions environ de ressortissants étrangers, 1,6 million seraient des Roumains et environ 400.000 des Albanais. Viennent ensuite les Marocains, les Chinois et les Ukrainiens). Les forces de l’ordre laissent souvent faire des groupes d’habitants enragés qui, surtout dans la région de Naples, s’attaquent à visage découvert aux baraques dans lesquelles vivaient ces immigrés.

Le 24 juin 2008, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni annonce qu’il va envoyer les forces de l'ordre dans l'ensemble des « camps nomades » du territoire pour relever les empreintes digitales de tous les occupants : adultes comme enfants. Hypocritement, le ministre affirme le lendemain, devant une commission parlementaire, qu’il « ne s'agira pas d'un fichage ethnique mais d'une garantie supplémentaire pour la protection de leurs droits ». Le ministre ajoute: « Nous prendrons aussi les empreintes des mineurs pour éviter des phénomènes comme la mendicité. La garde des enfants sera retirée aux parents qui les envoient mendier plutôt qu'étudier à l'école. » Cette mesure suscite, dans un premier temps, des vives polémiques. L’Union Européenne condamne le projet, déclarant qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire. Pour parer à cette accusation, le gouvernement italien déclare que, « pour que ce ne soit pas discriminatoire, nous allons ficher les empreintes digitales de tous les habitants de l’Italie jusqu’en 2010. » La polémique, d’abord vive, se calme entre-temps.

Dans un nouveau train de mesures sécuritaires, le gouvernement italien fait patrouiller, à partir de l’été 2008, quelques 3.000 soldats dans les rues des villes de la Péninsule. Les premières arrestations de quelques petits délinquants, consécutives à ce déploiement de l’armée, sont fêtées comme des grands succès. Cependant, on n’entend plus beaucoup parler de cette opération militaire au bout de quelque temps, sans que  cela n’ait d’incidence sur la délinquance. L’opération, limitée dans le temps, doit prendre fin en février 2009. Le plus grand syndicat de policiers en Italie condamne ce déploiement de militaires comme « indigne d’un pays démocratique ». Mais, fin janvier et  mi-février 2009, cinq viols sont commis et l’on soupçonne des immigrés (principalement des Roms), le gouvernement décide alors de prolonger l’opération de six mois. Entre-temps, le débat public sur les violences sexuelles se recentre sur la question des « viols ethniques », comme ils sont désormais appelés. Inutile de préciser que tous les violeurs ne sont pas étrangers, loin s’en faut. Mais le traitement n’est pas le même. Ainsi, à Rome, un homme, de nationalité italienne, ayant avoué sa participation à un viol collectif, a été remis en liberté au bout de quelques heures seulement (avec obligation de pointer au commissariat) alors que les présumés 'violeurs' de février 2009 de Rome, Bologne et Milan, tous étrangers, restent en détention préventive. Depuis ces événements, une vingtaine d’agressions violentes contre des membres de la communauté roumaine/'tzigane' ont été commises au cours de quelques semaines, « à titre de représailles ». Par ailleurs, le 22 février 2009, plusieurs dizaines de membres du parti activiste d’ultradroite ‘Forza Nuova’ (Nouvelle Force) se sont rassemblés à Rome, pour demander l’expulsion des immigrés : « Nous voulons suspendre les accords de Schengen qui sont la cause de ce désastre. Nous voulons également entamer l’expulsion des gitans, et dans le même temps nous pensons que les étrangers qui commettent des crimes en Italie doivent être renvoyés chez eux » a alors déclaré Roberto Fiore, leader du mouvement.

Par vagues successives, la violence raciste traverse le pays. Le 14 septembre 2008 à Milan, le jeune Burkinabè Abdul Guibré, âgé de 19 ans, a été tué à coups de barre de fer par les gérants d’un snack-bar à qui il avait dérobé un paquet de biscuits. « Sale nègre » auraient, selon plusieurs témoins, hurlé les assassins. Le 18 septembre 2008, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes dont six Africains sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Deux d’entre eux aurait omis de payer à la mafia locale « l’impôt » levé par elle sur le trafic de drogue. Les autres ? Probablement morts en raison de leur seule appartenance « à la même communauté » à titre de « représailles ». Le 29 septembre 2008 à Parme, un jeune d’origine ghanéenne est ressorti du commissariat avec un œil poché et une jambe abimée, faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre 2008 à Rome, un homme d’origine chinoise a été roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. le 31 janvier 2009, à Civitavecchia non loin de Rome, un inspecteur de police a abattu de sang froid, avec son arme de service, pour une banale querelle de voisinage, Cheikh Mory Diouf,un sénégalais de 43 ans. Le lendemain, 1er février 2009, trois jeunes Italiens revenant d’une soirée arrosée ont croisé Navtej Singh Sindu (35 ans), un SDF d’origine indienne endormi à la gare de Nettuno dans la banlieue de Rome. Ils lui ont demandé de l’argent, puis l’ont roué de coups, aspergé d’essence pour tenter de le brûler vif. « On voulait juste éprouver une émotion forte pour finir la soirée » aurait déclaré l’un d’eux aux carabiniers venus l’arrêter.

Au niveau politique, presque chaque fait-divers impliquant des délinquants présumés d’origine étrangère est utilisé comme prétexte pour un nouveau tour de vis législatif anti-immigrés. C’est principalement la Ligue du Nord, parti le plus raciste, qui gagne maintenant du terrain dans le centre du pays, sur d’anciennes « terres de gauche », qui développe une agitation intense dans ce sens. Ce parti comporte de nombreux militants fanatiques, qui vont jusqu’ à ériger des murs à travers des municipalités entières en Italie du Nord, ou à promener des porcs en laisse et les faire uriner sur des emplacements de futures constructions de mosquées… pour les « souiller »,

Le dernier durcissement massif des lois a été voté le 5 février 2009 au Sénat, avant de passer plus tard à l’Assemblée nationale. Cet amendement prévoit divers renforcements de l’arsenal législatif anti-immigrés. En fait partie, l’instauration d’un prix pour chaque renouvellement d’un titre de séjour fixé à 200 euros, contre 80 euros auparavant. (Précisons qu’en France, les autorités préfectorales à Paris exigent 280 euros pour le renouvellement d’une carte de séjour valable un an). L’amendement prévoit également des amendes, pouvant atteindre 5.000 à 10.000 euros, pour toute personne ayant commis le délit de « séjour illégal ». La principale disposition controversée concerne, cependant, la possibilité désormais ouverte aux médecins de dénoncer leurs patients immigrés 'sans papiers' auprès des autorités. Selon la Ligue du Nord, il s’agirait du « seul moyen d’endiguer les épidémies que les immigrés transmettent » (sic). Une bonne partie du corps médical ainsi que l’Eglise catholique – puissante en Italie – se sont cependant insurgés contre cette disposition discriminatoire. Les Instituts catholiques ne l’appliqueront pas s’il entre en vigueur, et la CGIL (première confédération syndicale italienne) appelle à la « désobéissance civile » contre toute tentative de violer ainsi le serment d’Hippocrate.

Une seconde disposition législative extrêmement controversée a, cependant, été définitivement votée le 19 février à  la demande pressante de la Ligue du Nord. Il s’agit de la légalisation des « rondes citoyennes », qui constituent une sorte de milices - non armées – effectuant des rondes nocturnes dans les villes ou à leurs abords. De telles milices de 'citoyens' partent à la chasse aux étrangers sans titre de séjour ainsi qu’aux prostituées. La nouvelle loi encadre davantage qu’auparavant, ces 'rondes', les soumettant désormais formellement au contrôle des maires et des commissariats de police. Cependant, en même temps, elle crée, pour la première fois, une base légale à l’activité de ces 'justiciers', aux motivations racistes - et qui n’ont bénéficié d’aucune formation leur permettant de connaître leurs limites et les droits des personnes qu’ils 'interpellent'. Les militants de la Ligue du Nord, vêtues de chemises vertes portées comme un uniforme, participent à ces milices non armées depuis quelque temps déjà, terrorisant les 'étrangers extracommunautaires' dans certaines régions. Dans d’autres parties de la Péninsule, d’autres forces d’extrême droite – tel que le parti « La Destra » (La Droite), formation fascisante qui effectue des 'rondes' dans les alentours de Rome – jouent un rôle similaire.

En dehors des résistances de citoyens aux convictions antifascistes et universalistes, de syndicalistes ou encore des milieux de l’Eglise (ou d’une partie d’entre elle), la nouvelle offensive sur la question du racisme bute aussi sur certaines résistances  au sein même du camp de droite.

Alors que la Ligue du Nord est en pointe sur ces question de 'l’immigration' et de la démagogie sécuritaire ou raciste, les autres forces principales de la droite sont (pour le moins) légèrement en retrait sur ce terrain. Alessandra Mussolini (petite fille du dictateur, entrée en politique il y a 15 ans sous les couleurs du MSI et qui anime désormais sa propre formation d’extrême droite : ‘Alternativa sociale’), a ainsi condamné l’amendement sur la délation des médecins. En février, elle déclare : « De nombreux fils d’immigrés ne seront plus soignés, parce que leurs mères auront peur d’être dénoncés ». Gianfranco Fini, lui aussi, a déjà pris publiquement ses distances avec plusieurs mesures législatives contre ’immigration clandestine.

Le 18 mars dernier, 101 parlementaires de la droite et du centre-droit, emmenés par Alessandra Mussolini, expriment par courrier leur désaccord avec cet amendement (voté au Sénat) qui lève le secret professionnel pour les médecins face à un « sans papiers ». Le lendemain, Silvio Berlusconi déclare que « l’esprit de la lettre des 101 est juste ». Au même moment, il prend ses distances avec les fameuses 'rondes citoyennes', même si l'argument de fond était plutôt faible : « Ces rondes sont un prétexte pour m’attaquer. » Ces propos sont interprétés comme un gage donnés à ceux qui dans sa majorité, y compris et peut-être surtout de l’ex-« Alliance nationale » (dissoute le 22 mars), expriment leurs désaccords avec ces mesures.

Conclusion  

Derrière ces controverses et disputes au sein même de la droite, on trouve des enjeux stratégiques importants : les vecteurs de la droitisation de la société italienne ne sont pas les mêmes, selon le terrain sur lequel on se place. La réhabilitation du passé fasciste n’interpelle pas les mêmes secteurs de la société que les questions du racisme et de l’immigration (question plus 'parlantes' au Nord qu’au Sud de l’Italie, ce dernier ayant longtemps été une région d’émigration plutôt que d’immigration quoique cela change rapidement depuis les années 1990). Surtout, le fait de pouvoir se démarquer de quelqu’un qui sera « toujours plus à droite que soi-même » peut servir de gage face à l’opinion publique : voyez, nous ne sommes pas les pires…

En attendant, le gouvernement Berlusconi, s’il ne constitue point un régime fasciste au pouvoir, constitue bel et bien une expérience périlleuse pour la démocratie. Non pas qu’elle la démantèle de force, ce n’est ni son but ni son effet. Cependant, en réhabilitant de façon rampante des idées, des schémas, des concepts étrangers à la démocratie et à l’universalisme des droits de l’homme, la République italienne dérive. Non pas sous les coups de boutoir d’une terreur fasciste, mais par l’effet de la résignation et l’apathie politique de larges pans de la société (et surtout de l’ancienne gauche), des difficultés de mobiliser, de croire en la possibilité d’alternatives.

Alors que l’Italie est, elle aussi, touchée par la crise économique (ce que nie Berlusconi, dénonçant le 6 mars ces « médias qui exagèrent » en allant « à l’encontre du bien de tous »), ‘il Cavaliere’ peut se reposer sur un matelas d’opinions positives. Il garderait autour de 60 % de valeurs de sympathie. Il peut continuer à tenir des propos antipolitiques, des blagues de mauvais goût, déplacés ou sexistes, à exhorter publiquement et cyniquement les chômeurs « à ne pas rester là les mains dans les poches », et conseiller aux travailleurs trop pauvres pour vivre de leur salaire « de se chercher un second boulot au noir ». L’indifférence face à un tel phénomène politique, même s’il apparaît parfois comme clownesque, est le plus dangereux. A l’heure actuelle alors qu’aucune terreur de masse ne menace les opposants, l’indifférence peut elle aussi tuer les libertés démocratiques.

VISA

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

05.12.2016 - 16:18
16.11.2016 - 15:33
08.11.2016 - 15:59

Marine Le Pen et Marion Marechal Le Pen en avril 2016. DOMINIQUE FAGET / AFP

Les sujets de société n’en finissent décidément pas de fracturer le Front national. Dans une interview au quotidien catholique traditionaliste Présent, lundi 5 décembre,...

05.12.2016 - 16:18

Marine Le Pen dévoile son équipe de campagne. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Marine Le Pen confiait récemment en privé : « Je suis libre par rapport au Front national. » La candidate du parti d’extrême droite à l’élection présidentielle de 2017 va en tout cas ...

16.11.2016 - 15:33

Après la famille Le Pen, la famille Philippot peut-elle constituer une nouvelle dynastie au sein du Front national ? Le frère de Florian Philippot, Damien Philippot, a en tout cas démissionné, mercredi 9 novembre, de son poste de directeur adjoint du département opinion de l’IFOP...

11.11.2016 - 12:29

Yvan Benedetti. LIONEL BONAVENTURE / AFP

C’est une alliance qui peut surprendre. Yvan Benedetti, ex-président de l’Oeuvre française (groupuscule antisémite et pétainiste...

08.11.2016 - 15:59

Fil d'informations RESF

Le prochain Cercle de Silence de Versailles aura lieu le jeudi 8 décembre 2016 de 18 h à 19 heures au marché aux fleurs (angle avenue de Saint Cloud / avenue de l'Europe). Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous...
05.12.2016 - 22:10
Le prochain Cercle de Silence de Mantes-la-Jolie aura lieu le samedi 24 décembre 2016 de 11 h à midi place Saint Maclou. Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous pouvez aussi y venir en groupe.
05.12.2016 - 22:19
Notre prochaine Permanence d'accueil des jeunes scolarisés aura lieu le vendredi 9 décembre 2016 de 15 h à 17 heures, à la Maison des associations, 2 bis place de Touraine à Versailles. Il n'y aura pas de permanence le vendredi 30 décembre. Prochaine permanence : le vendredi 6 janvier.
05.12.2016 - 22:24
Notre prochaine réunion départementale du groupe des jeunes aura lieu le samedi 17 décembre 2016 à 15 heures, à la Maison des associations, 2 bis place de Touraine à Versailles. Les militant-e-s sont évidemment conviés à y participer.
05.12.2016 - 22:25
Veille de Noel 2016, le Réseau Education Sans Frontières de la Somme invite tous les enfants et parents immigrés (en particulier mais également ouvert à tous) à un spectacle de cirque avec la compagnie « Rafistol et Maestro, artistes clowns », un spectacle offert par Robert Landard : Mercredi 14...
05.12.2016 - 19:34
Tous mobilisés/es pour une nouvelle hospitalité En ce début décembre, RESF 11 s'associe à la nouvelle campagne de La Cimade « Ils n'ont pas d'autre choix que l'exil. Vous avez le choix de les aider » Alors que l'Union européenne cherche par tout moyen à fermer ses portes et à refouler les personnes...
05.12.2016 - 09:49
1 – Le journal. Procès de la Solidarité à Boulogne sur Mer. En Essonne (avec Nadia Nguyen, par téléphone). Télécharger 2016-11-30%20RESF%20sur%20FPP%20413%20-%201%20Intro%20et%20journal%20-%20En%20direct%20de%20l'Essonne.mp3 ( 15 Mo ) 1 – Intro et journal Durée : 16'25'' ____ 2 – Mineurs Isolés...
03.12.2016 - 23:33
Elles ont décidé d'offrir le produit de la recette à RESF. Un grand merci à elles. Retrouvons-nous en grand nombre pour vivre un beau moment ensemble. à l'église saint François de Paule, en face de l'opéra de Nice. Pensez à y inviter ami.e.s, connaissances, réfugié.e.s… l'intérêt étant d'élargir l'...
03.12.2016 - 15:21
La famille Mikaelyan a dû quitter la Géorgie. Monsieur a en effet été témoin du racket de son patron dans l'entreprise où il travaillait. En mesure d'identifier les individus qui font subir ces violences au dirigeant de son entreprise, il est alors menacé de mort. Pour que l'intimidation soit prise...
02.12.2016 - 20:51
Pour le collectif RESF Châlons, Marie-Pierre BARRIERE 06 79 50 29 87 Au Conseil départemental, le scandale des erreurs d'évaluation ! Le 18 octobre dernier, trois jeunes (deux Pakistanais, un Ivoirien) qui avaient été suspectés d'être majeurs par le Conseil Départemental et jetés à la rue sans...
01.12.2016 - 23:48

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

27.11.2016 - 16:05
22.11.2016 - 17:40
22.11.2016 - 17:18
22.11.2016 - 17:20
22.11.2016 - 17:21
Session de 2 jours, le 8 décembre 2016 - [Autres Formations]
gisti
08.12.2016 - 09:30
Journée d’étude, le 5 décembre 2016 - Date : Lundi 5 décembre de 9h à 18h L'État de droit. « Ligne infranchissable » pour certains, « argutie juridique » pour d'autres, l'État de droit est plus souvent invoqué pour des besoins de communication politique que pour se référer à ses exigences, ses...
gisti
05.12.2016 - 09:00
Chômage, précarité : halte aux idées reçues !

Coordonné par Jean-François Yon...

dal
01.12.2016 - 11:51
Appel d'offre du 26 septembre 2016. "Les candidats devront remettre leur offre avant le 2 novembre, à 12 heures." Le présent marché a pour objet des prestations d'hébergement (A) et d'accompagnement (B), en application de l'article L.744-3 2° du CESEDA, à destination des ressortissants étrangers s'...
gisti
29.11.2016 - 20:17

COMMUNIQUE Paris le 28 novembre 2016   

L’hébergement des demandeurs d’asile sous caution : Une caution de 150 € par adulte et 75 € par enfant pourra leur être réclamée, et confisquée s’ils ne quittent pas le centre d’accueil dans les délais exigés.

Un arrêté du...

dal
29.11.2016 - 16:10

COMMUNIQUÉ Paris le 27 novembre 2016

Loi Égalité et Citoyenneté  : les familles de trafiquants, mais aussi de consommateurs de stupéfiant, s’ils ont été condamnés,  pourront être expulsées sur décision de leur bailleur

  (Amendement 666-2...

dal
27.11.2016 - 16:05
Monsieur le ministre, Nous apprenons que des instructions ont été données par votre cabinet en vue de l'ouverture, dès le mois de janvier prochain, de la salle d'audience « délocalisée » qui a été aménagée dans la zone aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle en vue d'y faire comparaître les...
gisti
25.11.2016 - 12:18
Dans les années 1990, le grand public découvre internet... et les sans-papiers. Au moment où ces étrangers en attente de régularisation en France occupent les églises de Saint-Ambroise et de Saint-Bernard, des informaticiens, militants de l'internet libre, développent des outils qui permettent d'...
gisti
24.11.2016 - 14:27
Session de 2 jours, le 24 novembre 2016 - [Autres Formations]
gisti
24.11.2016 - 09:30
Ceux qui ont voulu faire taire le Gisti, la Ligue des droits de l'homme et le Syndicat de la magistrature en seront pour leurs frais. La libre critique des décisions de justice, y compris par un syndicat de magistrats, sort aujourd'hui renforcée par le jugement de la 17ème chambre du tribunal...
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23.11.2016 - 18:06
Lettre ouverte

A Paris, le 18 novembre 2016

Objet : Respect de la trêve hivernale

Monsieur le Préfet,

Les médias bruissent des intentions exprimées par les uns ou les autres de procéder à l’expulsion de l’ensemble des occupants de Notre Dame des Landes. Étant donné que...

dal
23.11.2016 - 15:01

COMMUNIQUE Paris le 25 novembre 2014

Loi Egalité et Citoyenneté – 2e lecture à l’Assemblée :    DAL se rassemble mercredi 23 novembre – Place du Président-Édouard-Herriot – à partir de 16h30

Inquiets...

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23.11.2016 - 09:53
« Considérant que M. Victor A demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé la décision du 5 janvier 2009 par laquelle le consul général de France à Yaoundé a refusé de...
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22.11.2016 - 17:40
gisti
22.11.2016 - 17:09
gisti
22.11.2016 - 17:11
gisti
22.11.2016 - 17:11
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X a rencontré le ressortissant français avec lequel il a ensuite conclu un pacte civil de solidarité, en avril 1997, à Bamako ; qu'ils ont ensuite effectué des séjours communs dans divers pays lors de congés ; que leur vie commune a débuté...
gisti
22.11.2016 - 17:18
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X est entré en France le 12 octobre 2005 sous couvert d'un visa de long séjour « étudiant » et a bénéficié en cette qualité d'une carte de séjour temporaire renouvelée jusqu'au 12 octobre 2009 ; qu'après avoir obtenu en 2009 un master II «...
gisti
22.11.2016 - 17:20
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A...est entré en France régulièrement, le 11 octobre 2003, pour poursuivre des études ; qu'il a bénéficié de titres de séjour jusqu'au 9 octobre 2007 ; que, s'il s'est maintenu en situation irrégulière par la suite, il justifie, par des...
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22.11.2016 - 17:21
« Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. M, de nationalité française, et M. Z, de nationalité chinoise, se sont rencontrés au Cambodge en 2004 ; que M. M a participé au financement des études de M. Z en Chine ; que M. Z a séjourné en France chez M. M de novembre 2006 à avril 2008, date à...
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22.11.2016 - 17:39

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