Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (II)

(Suite et fin)

Banalisation de l’héritage de la période mussolinienne

Ces propos et activités intervenaient d’ailleurs dans un climat général où il était devenu presque de bon ton d’évoquer « aussi les avantages qu’avait apportés le régime fasciste, au moins durant sa première période ». Dans une interview accordée à ‘Sport Week’, supplément hebdomadaire de la ‘Gazzetta dello Sport’ du 27 septembre 2008, le footballeur italien Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC, pouvait déclarer : « Je suis un homme de droite, d'extrême droite pour laquelle j'ai voté aux élections. Je partage les valeurs du fascisme comme la patrie, l'ordre social, le respect de la religion catholique. Mais je ne partage pas ses erreurs : l'alliance avec Hitler et l'entrée en guerre en particulier. » Le gardien de but milanais poursuivait sa réflexion en indiquant qu'« il faut arrêter de considérer le fascisme comme un tabou ».

A la même période, dans un débat public sur la revalorisation des « villes de fondation », villes nouvelles dont la construction fut lancée sous le régime mussolinien, en asséchant des zones où sévissait la malaria, certains propos pour le moins douteux furent tenus. Il est vrai que le débat urbanistique et architectural sur ces ex-villes nouvelles réunissait des maires de gauche comme de droite, et ne comportait pas qu’une dimension idéologique. Néanmoins, ce débat public donna l’occasion à l'assesseur à la culture de la province de Latina (droite), Fabio Bianchi, d’expliquer que désormais « le regard sur le fascisme a changé et les conditions de sérénité sont réunies pour juger. Il n'y a pas eu que des moments noirs». (Cité d’après ‘Le Monde’ du 03 octobre 2008)

Berlusconi banalise, lui aussi, le passé fasciste

Silvio Berlusconi lui-même a entretenu ce climat, et non pas seulement grace à ses journaux. Le 13 septembre 2003, l’hebdomadaire britannique ‘The Spectator’ publie un long entretien avec Berlusconi, où ce dernier (alors président du Conseil) visiblement agacé par un possible parallèle suggéré par les journalistes entre la dictature du Duce et celle, renversée, de Saddam Hussein en Irak. s'était empressé de bien préciser qu'aucun amalgame n'était possible entre les deux et d’expliquer notamment : « Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait d'envoyer des opposants en vacances », aux confins du pays, allusion au bannissement d’opposants sur des îles isolées de la Méditerranée… Puis, le 9 novembre 2005, Berlusconi avait curieusement 'oublié' Mussolini quand son parti avait établi une « liste de dictateurs » et invités les italiens à « dire non aux dictatures », lors d'une manifestation « pour l'anniversaire de la chute du mur de Berlin ». Sur les affiches placardées à l’occasion, on trouvait les portraits d'Hitler, Staline, Castro, Saddam Hussein et Oussama ben Laden, autrement dit, outre les plus célèbres, Hitler et Staline, uniquement d’actuels « ennemis de l’Occident ». (Oussama ben Laden, dont les actions sont, bien sûr, condamnables, ne saurait être qualifié de « dictateur » puisqu’il n’a jamais exercé aucun pouvoir étatique…). « En regardant les affiches, un doute naît : auraient-ils oublié un certain Mussolini ? », s'interrogeait ainsi  ‘L'Unità’, le quotidien du parti de gauche DS (social-libéral, ex-communiste).

Tout cela ne fait pas, naturellement, du gouvernement Berlusconi un régime fasciste, loin de là : il n’a pas rompu avec le cadre de la démocratie parlementaire. Et si certains traits de fonctionnement d’une démocratie qui se respectent sont actuellement comme ‘suspendus’, en Italie, c’est essentiellement le fruit d’une utilisation du pouvoir à des fins privés et de la résignation d’une société dont une bonne partie reste passive face à ses dérives. En même temps, les nostalgiques d’un passé autoritaire, dictatorial et de 'grandeur nationale' sont bel et bien là pour appuyer le système en place. La célèbre journaliste Rossana Rosanda a pu qualifier le gouvernement actuel de « bande d’affairistes, de fascistes et de séparatistes » (ce dernier terme étant réservé à la Ligue du Nord, pour laquelle il n’est d’ailleurs plus tout à fait exact).

Critique du passé fasciste/colonial quand il est opportun

Cela n’empêche pas Berlusconi d’avoir une certaine intelligence stratégique, quand il fait de la ‘Realpolitik’ en rangeant provisoirement au placard le passé fasciste. Ainsi, à deux reprises (le 30 août 2008 puis de nouveau le 2 mars 2009), il a présenté des « excuses nationales », pour les torts causés aux habitants de la Libye, ancienne colonie italienne (de 1911 à 1943) où la répression fut sévère et sanglante au cours de ces années. Fin août 2008, Berlusconi a même accepté de verser des 'réparations' à la Libye, pour les crimes commis pendant son passé colonial : 200 millions de dollars par année pendant 25 ans, c’est-à-dire cinq milliards de dollars au total, mais sous forme d’investissements dans les infrastructures libyennes (construction d’une autoroute Est-Ouest, de logements).

…pour empêcher des migrants de venir

Derrière cette apparence de 'repentance' (pour utiliser le terme sarkoyste), se dissimule surtout une visée stratégique. Il s’agit à la fois de contrôler l’accès au pétrole et au gaz du sous-sol libyen et d’intégrer ce pays d’Afrique du Nord dans une politique qui vise à empêcher l’arrivée des immigrés africains subsahariens sur le sol européen. Lors de son séjour libyen en août 2008, Berlusconi a d’ailleurs clairement expliqué l’avantage, pour l’Italie, des accords conclus: « La Libye nous donne du pétrole et du gaz, et  nous prend des immigrés. » Par la suite, son ministre de l’intérieur, Roberto Maroni, a entamé une coopération intensive avec la Libye à laquelle le gouvernement italien fournit radars, bateaux-vedettes et matériel militaire destiné à détecter les bateaux des migrants en haute mer, pour les empêcher d’aller vers l’Europe.

Notons tout de même que, malgré ces arrière-pensées du côté italien et à l’heure où la France met une pression sur les pays du Maghreb pour les forcer à suivre une politique similaire, Sarkozy et les siens refusent encore de pratiquer le minimum de 'repentance' pour les crimes coloniaux. Juste après la visite de Berlusconi dans la ville libyenne de Benghazi, un porte-parole du Quai d’Orsay déclarait ainsi que le problème de la reconnaissance des crimes coloniaux était « un problème spécifique de l’histoire de ces deux pays (Italie et Libye) » . Hors de question donc, pour la France officielle, de reconnaître les crimes du colonialisme en Algérie …
       
Explosion du racisme au cours des derniers mois

La politique d’immigration et le racisme constituent, à côté de la banalisation rampante du passé fasciste, le deuxième aspect sombre qui empoisonne la vie politique italienne. Les acteurs ne sont pas nécessairement exactement les mêmes : alors que pour la réhabilitation ou banalisation du fascisme historique, certains représentants de l’ex-« Alliance Nationale » (et parfois Berlusconi lui-même) sont aux premiers postes, ils sont davantage en retrait quand il s’agit d’inciter ouvertement au racisme. Sur ce terrain-là, c’est la Ligue du Nord qui attise les flammes, même si elle n’est pas la seule.

Depuis environ un an, les exactions xénophobes, des insultes voire des meurtres, se multiplient en Italie. Au printemps 2008, cela a commencé par des multiples incendies volontaires de camps de Roms, originaires, pour la plupart, de Roumanie (Une spécificité de l’immigration en Italie, en comparaison avec la France, réside dans le fait que ses groupes les plus nombreux sont originaires de l’Europe du Sud-Est. Sur un total estimé de quatre millions environ de ressortissants étrangers, 1,6 million seraient des Roumains et environ 400.000 des Albanais. Viennent ensuite les Marocains, les Chinois et les Ukrainiens). Les forces de l’ordre laissent souvent faire des groupes d’habitants enragés qui, surtout dans la région de Naples, s’attaquent à visage découvert aux baraques dans lesquelles vivaient ces immigrés.

Le 24 juin 2008, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni annonce qu’il va envoyer les forces de l'ordre dans l'ensemble des « camps nomades » du territoire pour relever les empreintes digitales de tous les occupants : adultes comme enfants. Hypocritement, le ministre affirme le lendemain, devant une commission parlementaire, qu’il « ne s'agira pas d'un fichage ethnique mais d'une garantie supplémentaire pour la protection de leurs droits ». Le ministre ajoute: « Nous prendrons aussi les empreintes des mineurs pour éviter des phénomènes comme la mendicité. La garde des enfants sera retirée aux parents qui les envoient mendier plutôt qu'étudier à l'école. » Cette mesure suscite, dans un premier temps, des vives polémiques. L’Union Européenne condamne le projet, déclarant qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire. Pour parer à cette accusation, le gouvernement italien déclare que, « pour que ce ne soit pas discriminatoire, nous allons ficher les empreintes digitales de tous les habitants de l’Italie jusqu’en 2010. » La polémique, d’abord vive, se calme entre-temps.

Dans un nouveau train de mesures sécuritaires, le gouvernement italien fait patrouiller, à partir de l’été 2008, quelques 3.000 soldats dans les rues des villes de la Péninsule. Les premières arrestations de quelques petits délinquants, consécutives à ce déploiement de l’armée, sont fêtées comme des grands succès. Cependant, on n’entend plus beaucoup parler de cette opération militaire au bout de quelque temps, sans que  cela n’ait d’incidence sur la délinquance. L’opération, limitée dans le temps, doit prendre fin en février 2009. Le plus grand syndicat de policiers en Italie condamne ce déploiement de militaires comme « indigne d’un pays démocratique ». Mais, fin janvier et  mi-février 2009, cinq viols sont commis et l’on soupçonne des immigrés (principalement des Roms), le gouvernement décide alors de prolonger l’opération de six mois. Entre-temps, le débat public sur les violences sexuelles se recentre sur la question des « viols ethniques », comme ils sont désormais appelés. Inutile de préciser que tous les violeurs ne sont pas étrangers, loin s’en faut. Mais le traitement n’est pas le même. Ainsi, à Rome, un homme, de nationalité italienne, ayant avoué sa participation à un viol collectif, a été remis en liberté au bout de quelques heures seulement (avec obligation de pointer au commissariat) alors que les présumés 'violeurs' de février 2009 de Rome, Bologne et Milan, tous étrangers, restent en détention préventive. Depuis ces événements, une vingtaine d’agressions violentes contre des membres de la communauté roumaine/'tzigane' ont été commises au cours de quelques semaines, « à titre de représailles ». Par ailleurs, le 22 février 2009, plusieurs dizaines de membres du parti activiste d’ultradroite ‘Forza Nuova’ (Nouvelle Force) se sont rassemblés à Rome, pour demander l’expulsion des immigrés : « Nous voulons suspendre les accords de Schengen qui sont la cause de ce désastre. Nous voulons également entamer l’expulsion des gitans, et dans le même temps nous pensons que les étrangers qui commettent des crimes en Italie doivent être renvoyés chez eux » a alors déclaré Roberto Fiore, leader du mouvement.

Par vagues successives, la violence raciste traverse le pays. Le 14 septembre 2008 à Milan, le jeune Burkinabè Abdul Guibré, âgé de 19 ans, a été tué à coups de barre de fer par les gérants d’un snack-bar à qui il avait dérobé un paquet de biscuits. « Sale nègre » auraient, selon plusieurs témoins, hurlé les assassins. Le 18 septembre 2008, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes dont six Africains sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Deux d’entre eux aurait omis de payer à la mafia locale « l’impôt » levé par elle sur le trafic de drogue. Les autres ? Probablement morts en raison de leur seule appartenance « à la même communauté » à titre de « représailles ». Le 29 septembre 2008 à Parme, un jeune d’origine ghanéenne est ressorti du commissariat avec un œil poché et une jambe abimée, faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre 2008 à Rome, un homme d’origine chinoise a été roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. le 31 janvier 2009, à Civitavecchia non loin de Rome, un inspecteur de police a abattu de sang froid, avec son arme de service, pour une banale querelle de voisinage, Cheikh Mory Diouf,un sénégalais de 43 ans. Le lendemain, 1er février 2009, trois jeunes Italiens revenant d’une soirée arrosée ont croisé Navtej Singh Sindu (35 ans), un SDF d’origine indienne endormi à la gare de Nettuno dans la banlieue de Rome. Ils lui ont demandé de l’argent, puis l’ont roué de coups, aspergé d’essence pour tenter de le brûler vif. « On voulait juste éprouver une émotion forte pour finir la soirée » aurait déclaré l’un d’eux aux carabiniers venus l’arrêter.

Au niveau politique, presque chaque fait-divers impliquant des délinquants présumés d’origine étrangère est utilisé comme prétexte pour un nouveau tour de vis législatif anti-immigrés. C’est principalement la Ligue du Nord, parti le plus raciste, qui gagne maintenant du terrain dans le centre du pays, sur d’anciennes « terres de gauche », qui développe une agitation intense dans ce sens. Ce parti comporte de nombreux militants fanatiques, qui vont jusqu’ à ériger des murs à travers des municipalités entières en Italie du Nord, ou à promener des porcs en laisse et les faire uriner sur des emplacements de futures constructions de mosquées… pour les « souiller »,

Le dernier durcissement massif des lois a été voté le 5 février 2009 au Sénat, avant de passer plus tard à l’Assemblée nationale. Cet amendement prévoit divers renforcements de l’arsenal législatif anti-immigrés. En fait partie, l’instauration d’un prix pour chaque renouvellement d’un titre de séjour fixé à 200 euros, contre 80 euros auparavant. (Précisons qu’en France, les autorités préfectorales à Paris exigent 280 euros pour le renouvellement d’une carte de séjour valable un an). L’amendement prévoit également des amendes, pouvant atteindre 5.000 à 10.000 euros, pour toute personne ayant commis le délit de « séjour illégal ». La principale disposition controversée concerne, cependant, la possibilité désormais ouverte aux médecins de dénoncer leurs patients immigrés 'sans papiers' auprès des autorités. Selon la Ligue du Nord, il s’agirait du « seul moyen d’endiguer les épidémies que les immigrés transmettent » (sic). Une bonne partie du corps médical ainsi que l’Eglise catholique – puissante en Italie – se sont cependant insurgés contre cette disposition discriminatoire. Les Instituts catholiques ne l’appliqueront pas s’il entre en vigueur, et la CGIL (première confédération syndicale italienne) appelle à la « désobéissance civile » contre toute tentative de violer ainsi le serment d’Hippocrate.

Une seconde disposition législative extrêmement controversée a, cependant, été définitivement votée le 19 février à  la demande pressante de la Ligue du Nord. Il s’agit de la légalisation des « rondes citoyennes », qui constituent une sorte de milices - non armées – effectuant des rondes nocturnes dans les villes ou à leurs abords. De telles milices de 'citoyens' partent à la chasse aux étrangers sans titre de séjour ainsi qu’aux prostituées. La nouvelle loi encadre davantage qu’auparavant, ces 'rondes', les soumettant désormais formellement au contrôle des maires et des commissariats de police. Cependant, en même temps, elle crée, pour la première fois, une base légale à l’activité de ces 'justiciers', aux motivations racistes - et qui n’ont bénéficié d’aucune formation leur permettant de connaître leurs limites et les droits des personnes qu’ils 'interpellent'. Les militants de la Ligue du Nord, vêtues de chemises vertes portées comme un uniforme, participent à ces milices non armées depuis quelque temps déjà, terrorisant les 'étrangers extracommunautaires' dans certaines régions. Dans d’autres parties de la Péninsule, d’autres forces d’extrême droite – tel que le parti « La Destra » (La Droite), formation fascisante qui effectue des 'rondes' dans les alentours de Rome – jouent un rôle similaire.

En dehors des résistances de citoyens aux convictions antifascistes et universalistes, de syndicalistes ou encore des milieux de l’Eglise (ou d’une partie d’entre elle), la nouvelle offensive sur la question du racisme bute aussi sur certaines résistances  au sein même du camp de droite.

Alors que la Ligue du Nord est en pointe sur ces question de 'l’immigration' et de la démagogie sécuritaire ou raciste, les autres forces principales de la droite sont (pour le moins) légèrement en retrait sur ce terrain. Alessandra Mussolini (petite fille du dictateur, entrée en politique il y a 15 ans sous les couleurs du MSI et qui anime désormais sa propre formation d’extrême droite : ‘Alternativa sociale’), a ainsi condamné l’amendement sur la délation des médecins. En février, elle déclare : « De nombreux fils d’immigrés ne seront plus soignés, parce que leurs mères auront peur d’être dénoncés ». Gianfranco Fini, lui aussi, a déjà pris publiquement ses distances avec plusieurs mesures législatives contre ’immigration clandestine.

Le 18 mars dernier, 101 parlementaires de la droite et du centre-droit, emmenés par Alessandra Mussolini, expriment par courrier leur désaccord avec cet amendement (voté au Sénat) qui lève le secret professionnel pour les médecins face à un « sans papiers ». Le lendemain, Silvio Berlusconi déclare que « l’esprit de la lettre des 101 est juste ». Au même moment, il prend ses distances avec les fameuses 'rondes citoyennes', même si l'argument de fond était plutôt faible : « Ces rondes sont un prétexte pour m’attaquer. » Ces propos sont interprétés comme un gage donnés à ceux qui dans sa majorité, y compris et peut-être surtout de l’ex-« Alliance nationale » (dissoute le 22 mars), expriment leurs désaccords avec ces mesures.

Conclusion  

Derrière ces controverses et disputes au sein même de la droite, on trouve des enjeux stratégiques importants : les vecteurs de la droitisation de la société italienne ne sont pas les mêmes, selon le terrain sur lequel on se place. La réhabilitation du passé fasciste n’interpelle pas les mêmes secteurs de la société que les questions du racisme et de l’immigration (question plus 'parlantes' au Nord qu’au Sud de l’Italie, ce dernier ayant longtemps été une région d’émigration plutôt que d’immigration quoique cela change rapidement depuis les années 1990). Surtout, le fait de pouvoir se démarquer de quelqu’un qui sera « toujours plus à droite que soi-même » peut servir de gage face à l’opinion publique : voyez, nous ne sommes pas les pires…

En attendant, le gouvernement Berlusconi, s’il ne constitue point un régime fasciste au pouvoir, constitue bel et bien une expérience périlleuse pour la démocratie. Non pas qu’elle la démantèle de force, ce n’est ni son but ni son effet. Cependant, en réhabilitant de façon rampante des idées, des schémas, des concepts étrangers à la démocratie et à l’universalisme des droits de l’homme, la République italienne dérive. Non pas sous les coups de boutoir d’une terreur fasciste, mais par l’effet de la résignation et l’apathie politique de larges pans de la société (et surtout de l’ancienne gauche), des difficultés de mobiliser, de croire en la possibilité d’alternatives.

Alors que l’Italie est, elle aussi, touchée par la crise économique (ce que nie Berlusconi, dénonçant le 6 mars ces « médias qui exagèrent » en allant « à l’encontre du bien de tous »), ‘il Cavaliere’ peut se reposer sur un matelas d’opinions positives. Il garderait autour de 60 % de valeurs de sympathie. Il peut continuer à tenir des propos antipolitiques, des blagues de mauvais goût, déplacés ou sexistes, à exhorter publiquement et cyniquement les chômeurs « à ne pas rester là les mains dans les poches », et conseiller aux travailleurs trop pauvres pour vivre de leur salaire « de se chercher un second boulot au noir ». L’indifférence face à un tel phénomène politique, même s’il apparaît parfois comme clownesque, est le plus dangereux. A l’heure actuelle alors qu’aucune terreur de masse ne menace les opposants, l’indifférence peut elle aussi tuer les libertés démocratiques.

VISA

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Benoît Loeuillet, entouré de Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati pendant la campagne des régionales 2015 (crédit : Olivier Faye)

Depuis son accession à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen assure avoir fait le ménage parmi...

15.03.2017 - 16:11

Fil d'informations RESF

VOIR PLAN CI-DESSOUS
28.03.2017 - 00:04
Depuis la réouverture de la sous-préfecture, le vendredi est maintenant le jour maudit (alors qu'à l'inverse, la sous-préfecture est vide le mercredi, 4 personnes dans le hall et 3 à un guichet mercredi dernier à 14, saisissant !). Vendredi 3 mars à 9h, 320 personnes comptées plus celles n'étant...
27.03.2017 - 12:54
150 personnes rassemblées place Stanislas pour le Cercle de silence mensuel.
27.03.2017 - 09:27
Les 36 mineurs non accompagnés hébergés à Sion par le conseil départemental seront logés provisoirement à la « Maisonnée » de Malzéville, en attendant que des travaux soient réalisés dans un bâtiment de Pixérécourt. Cliquez sur les articles pour les agrandir.
27.03.2017 - 09:36
Lieu : Sur le campus à la bibliothèque Droit et Lettres à 12h30. Arrêt Tram "bibliothèque universitaire". Ce centre va fermer à la fin du mois d'Avril. Les personnes y vivant sont inquiètes de leur sort. Elles n'ont pas envie d'être séparées. Leurs revendications sont simple : Rester sur Grenoble....
26.03.2017 - 17:31
Rassemblement pour la régularisation des familles menacées d'expulsion LUNDI 27 mars à 18h00
25.03.2017 - 20:17
1 – Le Journal avec Odile Jouhanne (par téléphone) Il sera en particulier question de la stupéfiante histoire de « Bambino », enfant soudanais retenu au Centre de Rétention de Plaisir, en attente d'une « réadmission » vers l'Italie. On parlera également d'un autre mineur soudanais, qui devait être...
25.03.2017 - 18:37
Après l'annonce d'un refus de séjour pour cette famille, et la perspactive d'un éloignement proche, nous nous voyons contraints de lancer cette pétition afin qu'ensemble nous obtenions pour cette famille, la possibilité de vivre normalement ici, aux côtés des leurs. Ce n'est jamais par plaisir que...
24.03.2017 - 21:50
Prochaines réunions du RESF IDF en 2016 réunion à 18h30 à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris. 2017 jeudi 30 MARS jeudi 20 AVRIL jeudi 11 MAI jeudi 1 JUIN jeudi 22 JUIN jeudi 13 JUILLET Habituellement à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris Métro Faidherbe Chaligny ou Reuilly-Diderot
22.03.2017 - 18:30
Les familles et personnes sans papiers ainsi que les membres du Réseau Education Sans Frontières de la Somme sont heureux de vous inviter à participer à leur déjeuner solidaire : Samedi 1er avril 2017 à 12h, Centre Culturel Léo-Lagrange, 12 place Vogel, Amiens Ce repas solidaire, aux délices du...
22.03.2017 - 11:28

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

24.03.2017 - 11:25
21.03.2017 - 17:08
15.03.2017 - 15:45
L'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers vous invite à une réunion publique sur le contrôle et l'internement des Tsiganes en France. La réunion se tiendra dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris (Métro : Ligne 12, arrêt Lamarck-Caulaincourt) Afficher une...
gisti
05.04.2017 - 18:00
Session de 2 jours, le 30 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
30.03.2017 - 08:30

Liste des premiers rendez-vous prévus à la fin de la trêve hivernale des expulsions par les différents comités DAL:

  • Bordeaux 1er avril, 15h Place de la Victoire (et conférence de presse mercredi 29 à 11h à la Bourse du travail) =>...
dal
27.03.2017 - 15:33
Réquisition Abbé Pierre: le sort des habitant-e-s pas prioritaire pour la Préfecture.

Alors que des négociations ont été entamées il y a de cela trois semaines avec la Préfecture, la Mairie, le CHU pour trouver des solutions de relogement aux 70 personnes dont 30 enfants y vivant, aucune...

dal
27.03.2017 - 13:12
Les professionnels sociaux sont plus que jamais acteurs des politiques migratoires. De lois en lois, ils se sont vu confier des compétences de contrôle ou de sélection des migrants. Le tournant a été pris avec la loi du 26 novembre 2003 qui confère aux centres communaux d'action sociale le soin de...
gisti
24.03.2017 - 16:33

COMMUNIQUE Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement  relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du...

dal
24.03.2017 - 11:25
C'est ce que vient de lui rappeler assez sèchement le juge des référés du tribunal administratif de Lille. Ce n'est pas faute pour Natacha Bouchart de s'être démenée pour compliquer par tous les moyens la vie des associations qui reprennent inlassablement les distributions de nourriture aux...
gisti
23.03.2017 - 21:01
Arrêt des expulsions, baisse des loyers, un toit pour tou-te-s! MANIFESTONS samedi 1er avril – 15h à République

 

Le 1er avril annonce le retour menaçant  des expulsions sans relogement pour plus de 130 000 locataires du privé comme en HLM qui ont reçu un jugement d’...

dal
23.03.2017 - 15:33
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
23.03.2017 - 09:30
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
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23.03.2017 - 09:30
Procès D.A.L.33 ​Jeudi 23 mars 14h Cour d’Appel de Bordeaux Place de la République

Conférence de presse en suivant.

*** Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde D.A.L33

Bonjour,

Après le report de deux semaines d’un délibéré attendu avec...

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21.03.2017 - 17:08
Tricot Tour – Nos droits contre leurs privilèges, c’est parti!!!

Dans le cadre de la campagne Nos Droits contre leurs Privilèges, lancée par de...

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21.03.2017 - 12:00
« Le délit de solidarité n'existe plus ». Cette déclaration de Manuel Valls, ministre de l'intérieur lors de la réforme en 2012 de l'article L. 622 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France, faisait écho à celle d'Éric Besson, précédent ministre en charge de l'immigration, qui avait...
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20.03.2017 - 10:32
Le travail social est en pleine tourmente. Confrontées à la baisse des subventions, les associations entrent en concurrence sur des marchés publics où, comme n'importe quel compétiteur, elles pratiquent le mieux-disant économique… et le moins-disant social avec des répercussions sur l'emploi et les...
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20.03.2017 - 09:56
Interventions Thierry Kuhn, président d'Emmaüs-France Léopold., poursuivi pour avoir signé, en 2011 et 2012, des certificats de domiciliation,, relaxé par la Cour d'appel de Caen en novembre 2016. Le parquet a fait appel. Jean-Luc, conseiller municipal de Loos (prés de Lille), poursuivi pour «...
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19.03.2017 - 19:43

COMMUNIQUE Paris le 17 mars 2017

Conseil d’État : belle victoire pour l’encadrement des loyers ! Honte à Valls, Pinel et Cosse !

Droit Au Logement salue l’arrêt symbolique du Conseil d’État, obtenu par J. Bayou et son avocat, annulant pour excès de pouvoir...

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17.03.2017 - 14:13

COMMUNIQUE Paris le 15 mars 2017 – 15h

Droit Au Logement, manifeste depuis le siège de NEXITY, dans le 9e à Paris N°1 des promoteurs en France pendant qu’ils paradent à CANNES, au MIPIM

1er promoteur de France au chiffre d’affaire de plus de...

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15.03.2017 - 15:45
Communiqué de presse de l’assemblée des locataires, mal logé.es et sans logement et du Droit au Logement 38 du samedi 11 mars 2017

 

 

Aujourd’hui, nous étions un millier...

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14.03.2017 - 12:00
La saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile notamment en Île-de-France empêche les personnes de demander immédiatement l'asile et de bénéficier d'une mise à l'abri, comme le prévoient les textes internationaux et la loi française. Ainsi, depuis de nombreux mois, les campements d'...
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14.03.2017 - 11:31
Le 7 février 2017, la maire de Calais opposait un refus à la demande de la Plateforme solidarité migrants demandant l'autorisation d'ouvrir la mise en place d'un nouveau lieu de distribution de repas pour les exilés. Par deux arrêtés successifs, des 2 mars et 6 mars, elle a ensuite interdit « des...
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13.03.2017 - 13:47

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