Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici
"Contre le racisme et la xénophobie, antifasciste tant qu’il le faudra". C’est l’un des chants que scandent, ce mardi depuis 8h, les personnes rassemblées contre le groupuscule identitaire la Ligue du Midi, jugé ce matin pour avoir saccagé, le 30 juin dernier, les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département.   Suite à l’appel d’une quinzaine d’associations - dont la Section de Montpellier de la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, Esprit Libre 34, ou encore Sud Santé Sociaux / Solidaires - entre 70 et 80 personnes ont répondu présent à ce rassemblement, selon la Gendarmerie.   Pour Daniel Martin, directeur du Réseau accueil insertion Hérault (RAIH), il s'agit d'un "groupe identitaire, raciste bien évidemment, qui voulait s’attaquer au fait que notre association s’occupent de mineur isolés...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

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Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

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Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (II)

(Suite et fin)

Banalisation de l’héritage de la période mussolinienne

Ces propos et activités intervenaient d’ailleurs dans un climat général où il était devenu presque de bon ton d’évoquer « aussi les avantages qu’avait apportés le régime fasciste, au moins durant sa première période ». Dans une interview accordée à ‘Sport Week’, supplément hebdomadaire de la ‘Gazzetta dello Sport’ du 27 septembre 2008, le footballeur italien Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC, pouvait déclarer : « Je suis un homme de droite, d'extrême droite pour laquelle j'ai voté aux élections. Je partage les valeurs du fascisme comme la patrie, l'ordre social, le respect de la religion catholique. Mais je ne partage pas ses erreurs : l'alliance avec Hitler et l'entrée en guerre en particulier. » Le gardien de but milanais poursuivait sa réflexion en indiquant qu'« il faut arrêter de considérer le fascisme comme un tabou ».

A la même période, dans un débat public sur la revalorisation des « villes de fondation », villes nouvelles dont la construction fut lancée sous le régime mussolinien, en asséchant des zones où sévissait la malaria, certains propos pour le moins douteux furent tenus. Il est vrai que le débat urbanistique et architectural sur ces ex-villes nouvelles réunissait des maires de gauche comme de droite, et ne comportait pas qu’une dimension idéologique. Néanmoins, ce débat public donna l’occasion à l'assesseur à la culture de la province de Latina (droite), Fabio Bianchi, d’expliquer que désormais « le regard sur le fascisme a changé et les conditions de sérénité sont réunies pour juger. Il n'y a pas eu que des moments noirs». (Cité d’après ‘Le Monde’ du 03 octobre 2008)

Berlusconi banalise, lui aussi, le passé fasciste

Silvio Berlusconi lui-même a entretenu ce climat, et non pas seulement grace à ses journaux. Le 13 septembre 2003, l’hebdomadaire britannique ‘The Spectator’ publie un long entretien avec Berlusconi, où ce dernier (alors président du Conseil) visiblement agacé par un possible parallèle suggéré par les journalistes entre la dictature du Duce et celle, renversée, de Saddam Hussein en Irak. s'était empressé de bien préciser qu'aucun amalgame n'était possible entre les deux et d’expliquer notamment : « Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait d'envoyer des opposants en vacances », aux confins du pays, allusion au bannissement d’opposants sur des îles isolées de la Méditerranée… Puis, le 9 novembre 2005, Berlusconi avait curieusement 'oublié' Mussolini quand son parti avait établi une « liste de dictateurs » et invités les italiens à « dire non aux dictatures », lors d'une manifestation « pour l'anniversaire de la chute du mur de Berlin ». Sur les affiches placardées à l’occasion, on trouvait les portraits d'Hitler, Staline, Castro, Saddam Hussein et Oussama ben Laden, autrement dit, outre les plus célèbres, Hitler et Staline, uniquement d’actuels « ennemis de l’Occident ». (Oussama ben Laden, dont les actions sont, bien sûr, condamnables, ne saurait être qualifié de « dictateur » puisqu’il n’a jamais exercé aucun pouvoir étatique…). « En regardant les affiches, un doute naît : auraient-ils oublié un certain Mussolini ? », s'interrogeait ainsi  ‘L'Unità’, le quotidien du parti de gauche DS (social-libéral, ex-communiste).

Tout cela ne fait pas, naturellement, du gouvernement Berlusconi un régime fasciste, loin de là : il n’a pas rompu avec le cadre de la démocratie parlementaire. Et si certains traits de fonctionnement d’une démocratie qui se respectent sont actuellement comme ‘suspendus’, en Italie, c’est essentiellement le fruit d’une utilisation du pouvoir à des fins privés et de la résignation d’une société dont une bonne partie reste passive face à ses dérives. En même temps, les nostalgiques d’un passé autoritaire, dictatorial et de 'grandeur nationale' sont bel et bien là pour appuyer le système en place. La célèbre journaliste Rossana Rosanda a pu qualifier le gouvernement actuel de « bande d’affairistes, de fascistes et de séparatistes » (ce dernier terme étant réservé à la Ligue du Nord, pour laquelle il n’est d’ailleurs plus tout à fait exact).

Critique du passé fasciste/colonial quand il est opportun

Cela n’empêche pas Berlusconi d’avoir une certaine intelligence stratégique, quand il fait de la ‘Realpolitik’ en rangeant provisoirement au placard le passé fasciste. Ainsi, à deux reprises (le 30 août 2008 puis de nouveau le 2 mars 2009), il a présenté des « excuses nationales », pour les torts causés aux habitants de la Libye, ancienne colonie italienne (de 1911 à 1943) où la répression fut sévère et sanglante au cours de ces années. Fin août 2008, Berlusconi a même accepté de verser des 'réparations' à la Libye, pour les crimes commis pendant son passé colonial : 200 millions de dollars par année pendant 25 ans, c’est-à-dire cinq milliards de dollars au total, mais sous forme d’investissements dans les infrastructures libyennes (construction d’une autoroute Est-Ouest, de logements).

…pour empêcher des migrants de venir

Derrière cette apparence de 'repentance' (pour utiliser le terme sarkoyste), se dissimule surtout une visée stratégique. Il s’agit à la fois de contrôler l’accès au pétrole et au gaz du sous-sol libyen et d’intégrer ce pays d’Afrique du Nord dans une politique qui vise à empêcher l’arrivée des immigrés africains subsahariens sur le sol européen. Lors de son séjour libyen en août 2008, Berlusconi a d’ailleurs clairement expliqué l’avantage, pour l’Italie, des accords conclus: « La Libye nous donne du pétrole et du gaz, et  nous prend des immigrés. » Par la suite, son ministre de l’intérieur, Roberto Maroni, a entamé une coopération intensive avec la Libye à laquelle le gouvernement italien fournit radars, bateaux-vedettes et matériel militaire destiné à détecter les bateaux des migrants en haute mer, pour les empêcher d’aller vers l’Europe.

Notons tout de même que, malgré ces arrière-pensées du côté italien et à l’heure où la France met une pression sur les pays du Maghreb pour les forcer à suivre une politique similaire, Sarkozy et les siens refusent encore de pratiquer le minimum de 'repentance' pour les crimes coloniaux. Juste après la visite de Berlusconi dans la ville libyenne de Benghazi, un porte-parole du Quai d’Orsay déclarait ainsi que le problème de la reconnaissance des crimes coloniaux était « un problème spécifique de l’histoire de ces deux pays (Italie et Libye) » . Hors de question donc, pour la France officielle, de reconnaître les crimes du colonialisme en Algérie …
       
Explosion du racisme au cours des derniers mois

La politique d’immigration et le racisme constituent, à côté de la banalisation rampante du passé fasciste, le deuxième aspect sombre qui empoisonne la vie politique italienne. Les acteurs ne sont pas nécessairement exactement les mêmes : alors que pour la réhabilitation ou banalisation du fascisme historique, certains représentants de l’ex-« Alliance Nationale » (et parfois Berlusconi lui-même) sont aux premiers postes, ils sont davantage en retrait quand il s’agit d’inciter ouvertement au racisme. Sur ce terrain-là, c’est la Ligue du Nord qui attise les flammes, même si elle n’est pas la seule.

Depuis environ un an, les exactions xénophobes, des insultes voire des meurtres, se multiplient en Italie. Au printemps 2008, cela a commencé par des multiples incendies volontaires de camps de Roms, originaires, pour la plupart, de Roumanie (Une spécificité de l’immigration en Italie, en comparaison avec la France, réside dans le fait que ses groupes les plus nombreux sont originaires de l’Europe du Sud-Est. Sur un total estimé de quatre millions environ de ressortissants étrangers, 1,6 million seraient des Roumains et environ 400.000 des Albanais. Viennent ensuite les Marocains, les Chinois et les Ukrainiens). Les forces de l’ordre laissent souvent faire des groupes d’habitants enragés qui, surtout dans la région de Naples, s’attaquent à visage découvert aux baraques dans lesquelles vivaient ces immigrés.

Le 24 juin 2008, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni annonce qu’il va envoyer les forces de l'ordre dans l'ensemble des « camps nomades » du territoire pour relever les empreintes digitales de tous les occupants : adultes comme enfants. Hypocritement, le ministre affirme le lendemain, devant une commission parlementaire, qu’il « ne s'agira pas d'un fichage ethnique mais d'une garantie supplémentaire pour la protection de leurs droits ». Le ministre ajoute: « Nous prendrons aussi les empreintes des mineurs pour éviter des phénomènes comme la mendicité. La garde des enfants sera retirée aux parents qui les envoient mendier plutôt qu'étudier à l'école. » Cette mesure suscite, dans un premier temps, des vives polémiques. L’Union Européenne condamne le projet, déclarant qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire. Pour parer à cette accusation, le gouvernement italien déclare que, « pour que ce ne soit pas discriminatoire, nous allons ficher les empreintes digitales de tous les habitants de l’Italie jusqu’en 2010. » La polémique, d’abord vive, se calme entre-temps.

Dans un nouveau train de mesures sécuritaires, le gouvernement italien fait patrouiller, à partir de l’été 2008, quelques 3.000 soldats dans les rues des villes de la Péninsule. Les premières arrestations de quelques petits délinquants, consécutives à ce déploiement de l’armée, sont fêtées comme des grands succès. Cependant, on n’entend plus beaucoup parler de cette opération militaire au bout de quelque temps, sans que  cela n’ait d’incidence sur la délinquance. L’opération, limitée dans le temps, doit prendre fin en février 2009. Le plus grand syndicat de policiers en Italie condamne ce déploiement de militaires comme « indigne d’un pays démocratique ». Mais, fin janvier et  mi-février 2009, cinq viols sont commis et l’on soupçonne des immigrés (principalement des Roms), le gouvernement décide alors de prolonger l’opération de six mois. Entre-temps, le débat public sur les violences sexuelles se recentre sur la question des « viols ethniques », comme ils sont désormais appelés. Inutile de préciser que tous les violeurs ne sont pas étrangers, loin s’en faut. Mais le traitement n’est pas le même. Ainsi, à Rome, un homme, de nationalité italienne, ayant avoué sa participation à un viol collectif, a été remis en liberté au bout de quelques heures seulement (avec obligation de pointer au commissariat) alors que les présumés 'violeurs' de février 2009 de Rome, Bologne et Milan, tous étrangers, restent en détention préventive. Depuis ces événements, une vingtaine d’agressions violentes contre des membres de la communauté roumaine/'tzigane' ont été commises au cours de quelques semaines, « à titre de représailles ». Par ailleurs, le 22 février 2009, plusieurs dizaines de membres du parti activiste d’ultradroite ‘Forza Nuova’ (Nouvelle Force) se sont rassemblés à Rome, pour demander l’expulsion des immigrés : « Nous voulons suspendre les accords de Schengen qui sont la cause de ce désastre. Nous voulons également entamer l’expulsion des gitans, et dans le même temps nous pensons que les étrangers qui commettent des crimes en Italie doivent être renvoyés chez eux » a alors déclaré Roberto Fiore, leader du mouvement.

Par vagues successives, la violence raciste traverse le pays. Le 14 septembre 2008 à Milan, le jeune Burkinabè Abdul Guibré, âgé de 19 ans, a été tué à coups de barre de fer par les gérants d’un snack-bar à qui il avait dérobé un paquet de biscuits. « Sale nègre » auraient, selon plusieurs témoins, hurlé les assassins. Le 18 septembre 2008, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes dont six Africains sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Deux d’entre eux aurait omis de payer à la mafia locale « l’impôt » levé par elle sur le trafic de drogue. Les autres ? Probablement morts en raison de leur seule appartenance « à la même communauté » à titre de « représailles ». Le 29 septembre 2008 à Parme, un jeune d’origine ghanéenne est ressorti du commissariat avec un œil poché et une jambe abimée, faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre 2008 à Rome, un homme d’origine chinoise a été roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. le 31 janvier 2009, à Civitavecchia non loin de Rome, un inspecteur de police a abattu de sang froid, avec son arme de service, pour une banale querelle de voisinage, Cheikh Mory Diouf,un sénégalais de 43 ans. Le lendemain, 1er février 2009, trois jeunes Italiens revenant d’une soirée arrosée ont croisé Navtej Singh Sindu (35 ans), un SDF d’origine indienne endormi à la gare de Nettuno dans la banlieue de Rome. Ils lui ont demandé de l’argent, puis l’ont roué de coups, aspergé d’essence pour tenter de le brûler vif. « On voulait juste éprouver une émotion forte pour finir la soirée » aurait déclaré l’un d’eux aux carabiniers venus l’arrêter.

Au niveau politique, presque chaque fait-divers impliquant des délinquants présumés d’origine étrangère est utilisé comme prétexte pour un nouveau tour de vis législatif anti-immigrés. C’est principalement la Ligue du Nord, parti le plus raciste, qui gagne maintenant du terrain dans le centre du pays, sur d’anciennes « terres de gauche », qui développe une agitation intense dans ce sens. Ce parti comporte de nombreux militants fanatiques, qui vont jusqu’ à ériger des murs à travers des municipalités entières en Italie du Nord, ou à promener des porcs en laisse et les faire uriner sur des emplacements de futures constructions de mosquées… pour les « souiller »,

Le dernier durcissement massif des lois a été voté le 5 février 2009 au Sénat, avant de passer plus tard à l’Assemblée nationale. Cet amendement prévoit divers renforcements de l’arsenal législatif anti-immigrés. En fait partie, l’instauration d’un prix pour chaque renouvellement d’un titre de séjour fixé à 200 euros, contre 80 euros auparavant. (Précisons qu’en France, les autorités préfectorales à Paris exigent 280 euros pour le renouvellement d’une carte de séjour valable un an). L’amendement prévoit également des amendes, pouvant atteindre 5.000 à 10.000 euros, pour toute personne ayant commis le délit de « séjour illégal ». La principale disposition controversée concerne, cependant, la possibilité désormais ouverte aux médecins de dénoncer leurs patients immigrés 'sans papiers' auprès des autorités. Selon la Ligue du Nord, il s’agirait du « seul moyen d’endiguer les épidémies que les immigrés transmettent » (sic). Une bonne partie du corps médical ainsi que l’Eglise catholique – puissante en Italie – se sont cependant insurgés contre cette disposition discriminatoire. Les Instituts catholiques ne l’appliqueront pas s’il entre en vigueur, et la CGIL (première confédération syndicale italienne) appelle à la « désobéissance civile » contre toute tentative de violer ainsi le serment d’Hippocrate.

Une seconde disposition législative extrêmement controversée a, cependant, été définitivement votée le 19 février à  la demande pressante de la Ligue du Nord. Il s’agit de la légalisation des « rondes citoyennes », qui constituent une sorte de milices - non armées – effectuant des rondes nocturnes dans les villes ou à leurs abords. De telles milices de 'citoyens' partent à la chasse aux étrangers sans titre de séjour ainsi qu’aux prostituées. La nouvelle loi encadre davantage qu’auparavant, ces 'rondes', les soumettant désormais formellement au contrôle des maires et des commissariats de police. Cependant, en même temps, elle crée, pour la première fois, une base légale à l’activité de ces 'justiciers', aux motivations racistes - et qui n’ont bénéficié d’aucune formation leur permettant de connaître leurs limites et les droits des personnes qu’ils 'interpellent'. Les militants de la Ligue du Nord, vêtues de chemises vertes portées comme un uniforme, participent à ces milices non armées depuis quelque temps déjà, terrorisant les 'étrangers extracommunautaires' dans certaines régions. Dans d’autres parties de la Péninsule, d’autres forces d’extrême droite – tel que le parti « La Destra » (La Droite), formation fascisante qui effectue des 'rondes' dans les alentours de Rome – jouent un rôle similaire.

En dehors des résistances de citoyens aux convictions antifascistes et universalistes, de syndicalistes ou encore des milieux de l’Eglise (ou d’une partie d’entre elle), la nouvelle offensive sur la question du racisme bute aussi sur certaines résistances  au sein même du camp de droite.

Alors que la Ligue du Nord est en pointe sur ces question de 'l’immigration' et de la démagogie sécuritaire ou raciste, les autres forces principales de la droite sont (pour le moins) légèrement en retrait sur ce terrain. Alessandra Mussolini (petite fille du dictateur, entrée en politique il y a 15 ans sous les couleurs du MSI et qui anime désormais sa propre formation d’extrême droite : ‘Alternativa sociale’), a ainsi condamné l’amendement sur la délation des médecins. En février, elle déclare : « De nombreux fils d’immigrés ne seront plus soignés, parce que leurs mères auront peur d’être dénoncés ». Gianfranco Fini, lui aussi, a déjà pris publiquement ses distances avec plusieurs mesures législatives contre ’immigration clandestine.

Le 18 mars dernier, 101 parlementaires de la droite et du centre-droit, emmenés par Alessandra Mussolini, expriment par courrier leur désaccord avec cet amendement (voté au Sénat) qui lève le secret professionnel pour les médecins face à un « sans papiers ». Le lendemain, Silvio Berlusconi déclare que « l’esprit de la lettre des 101 est juste ». Au même moment, il prend ses distances avec les fameuses 'rondes citoyennes', même si l'argument de fond était plutôt faible : « Ces rondes sont un prétexte pour m’attaquer. » Ces propos sont interprétés comme un gage donnés à ceux qui dans sa majorité, y compris et peut-être surtout de l’ex-« Alliance nationale » (dissoute le 22 mars), expriment leurs désaccords avec ces mesures.

Conclusion  

Derrière ces controverses et disputes au sein même de la droite, on trouve des enjeux stratégiques importants : les vecteurs de la droitisation de la société italienne ne sont pas les mêmes, selon le terrain sur lequel on se place. La réhabilitation du passé fasciste n’interpelle pas les mêmes secteurs de la société que les questions du racisme et de l’immigration (question plus 'parlantes' au Nord qu’au Sud de l’Italie, ce dernier ayant longtemps été une région d’émigration plutôt que d’immigration quoique cela change rapidement depuis les années 1990). Surtout, le fait de pouvoir se démarquer de quelqu’un qui sera « toujours plus à droite que soi-même » peut servir de gage face à l’opinion publique : voyez, nous ne sommes pas les pires…

En attendant, le gouvernement Berlusconi, s’il ne constitue point un régime fasciste au pouvoir, constitue bel et bien une expérience périlleuse pour la démocratie. Non pas qu’elle la démantèle de force, ce n’est ni son but ni son effet. Cependant, en réhabilitant de façon rampante des idées, des schémas, des concepts étrangers à la démocratie et à l’universalisme des droits de l’homme, la République italienne dérive. Non pas sous les coups de boutoir d’une terreur fasciste, mais par l’effet de la résignation et l’apathie politique de larges pans de la société (et surtout de l’ancienne gauche), des difficultés de mobiliser, de croire en la possibilité d’alternatives.

Alors que l’Italie est, elle aussi, touchée par la crise économique (ce que nie Berlusconi, dénonçant le 6 mars ces « médias qui exagèrent » en allant « à l’encontre du bien de tous »), ‘il Cavaliere’ peut se reposer sur un matelas d’opinions positives. Il garderait autour de 60 % de valeurs de sympathie. Il peut continuer à tenir des propos antipolitiques, des blagues de mauvais goût, déplacés ou sexistes, à exhorter publiquement et cyniquement les chômeurs « à ne pas rester là les mains dans les poches », et conseiller aux travailleurs trop pauvres pour vivre de leur salaire « de se chercher un second boulot au noir ». L’indifférence face à un tel phénomène politique, même s’il apparaît parfois comme clownesque, est le plus dangereux. A l’heure actuelle alors qu’aucune terreur de masse ne menace les opposants, l’indifférence peut elle aussi tuer les libertés démocratiques.

VISA

En septembre 2015, VISA publiait le 1er tome de « Lumière sur mairies brunes ». Il recensait tous les faits et méfaits de la 1ère année de l’extrême droite aux pouvoirs dans les villes qu’elle occupe. Pendant les deux années suivantes, VISA a poursuivi ce travail de « mémoire ».

Pour mettre en pleine lumière les origines véritablement fascistes du Fn et de toute l’extrême droite, rien ne vaut un recensement exhaustif, méticuleux et daté.

Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre donc la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

« Lumière sur mairies brunes », c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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http://enfantsetrangers.hautetfort.com La demande d'asile de la famille Arabi, venue du Darfour et ayant transité par l'Italie, sera traitée en France. Le rendez-vous crucial du 5 janvier s'est conclu sur cette belle perspective. Un nouveau rendez-vous leur a été donné pour être reçus par l'Ofpra,...
16.01.2018 - 16:24
Avec Joël Deydier (Association Ados Sans Frontières) http://adossansfrontiere.collectif-citoyen.fr/ , Solène Bourgouin ( Association Ados Sans Frontières et marraine de Kantra) et Laure Palun (ANAFE http://www.anafe.org/ ) Avec Joël Deydier (Association Ados Sans Frontières) , Solène Bourgouin (...
16.01.2018 - 16:35
Pas d'expulsion, laissons-les vivre ici ! Daria KAIDAN, 16 ans, est élève en Seconde au Lycée Saint Charles (Marseille 1er). Elle a deux frères : Mykhailo, 14 ans, en Troisième au Collège Clair Soleil (Marseille 14ème) et Ivan, 6 ans, en CP à l'École élémentaire Saint Barthélémy (Marseille 14ème)....
16.01.2018 - 16:10
Monsieur le Préfet de la Gironde, Rinesa, 11 ans, Sami, 10 ans, Loris, 6 ans, et Dijar, 3 ans, sont des élèves de l'école maternelle Noviciat et de l'école élémentaire André Meunier, à Bordeaux. Ils sont kosovars. Leur famille a choisi de vivre ensemble en France, pour échapper à des persécutions...
16.01.2018 - 13:10
16.01.2018 - 13:12
Non à son expulsion en RDC où sa liberté et sa vie sont menacées ! Deborah est arrivée seule en France en 2013, à l'âge de 17 ans, suite à des exactions commises contre sa famille pour des raisons politiques. Prise en charge par l'ASE, elle s'est accrochée à sa scolarité, a obtenu son bac (gestion...
15.01.2018 - 23:35
Le Préfet de la Somme veut expulser en Arménie Ailaz KANOYAN, d'origine Yézide, père de 2 enfants, présent à Amiens depuis 7 ans, avec ses parents ! Actuellement en assignation à résidence, avec obligation de signer quotidiennement un registre au commissariat d'Amiens et le risque d'être capturé...
14.01.2018 - 20:13
Le maire de Grenoble, Eric Piolle, s'est rendu à Montgenèvre à proximité du Col de l'Echelle, entre France et Italie, pour lancer un appel au Président Macron. Il dénonce l'"absurdité" des reconduites à la frontière dans une vidéo publiée ce mercredi 10 janvier 2018 sur YouTube. Par Anne Hédiard...
14.01.2018 - 20:28
Un petit livre de Michel AGIER (4 ou 5 €) qui donne à réfléchir sur l'accueil du Migrant et notre (nos) attitude face à lui. Une petite phrase tirée de sa conclusion : « Même si les gouvernements des pays concernés ne le reconnaissent pas, continuant de traiter les migrants sur un mode sécuritaire...
14.01.2018 - 20:36

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

25.01.2018 - 09:30
06.01.2018 - 19:34
30.12.2017 - 13:24
24.12.2017 - 13:51
Session de 2 jours, le 1er février 2018 - [Autres Formations]
gisti
01.02.2018 - 09:30
Session de 2 jours, le 25 janvier 2018 - [Autres Formations]
gisti
25.01.2018 - 09:30
La politique du tout enfermement des personnes étrangères en rétention menée par le gouvernement, en particulier depuis la circulaire Collomb du 20 novembre 2017, conduit à multiplier les violations de leurs droits fondamentaux. Des personnes sont jugées par visioconférence en toute illégalité au...
gisti
18.01.2018 - 11:11
InfoMIE, association rassemblant une multiplicité d'acteurs divers œuvrant dans le champ de la protection des mineurs isolés étrangers , se voit contrainte de fermer momentanément son site. Ce centre de ressources constitue pourtant l'unique source d'information spécialisée au sujet de ces enfants...
gisti
17.01.2018 - 17:35
Les conditions d'accueil des demandeurs d'asile sont régies par le chapitre IV du titre 4 du livre VII du Ceseda relatif au droit d'asile. Alors que le livre VII est applicable dans tout le territoire national ce chapitre comporte des dérogations importantes. L'ensemble de ce dispositif ne s'...
gisti
17.01.2018 - 16:54

COMMUNIQUE Paris le 16 janvier 2018   

Suites de la marche #BalanceTaRequisition Les sans logis demandent à M. PEPY dirigeant de la SNCF, d’ouvrir le 19-27 Bd de l’Hôpital (Paris 13e) : Rassemblement mercredi 17 janvier à 14h30 devant le siège de la SNCF...
dal
16.01.2018 - 21:12
EN SOUTIEN A L’UACDDDD / NO-VOX et de la Convergence Malienne contre les Accaparements de Terres ET AUX PAYSANS TUÉS ALORS QU’ILS LUTTAIENT POUR LEURS TERRES AU MALI RASSEMBLEMENT MERCREDI 17 JANVIER 2018 A PARTIR DE 16H30 DEVANT L’AMBASSADE DU MALI...
dal
15.01.2018 - 19:11
Plus de vingt associations saisissent le juge des référés du Conseil d'Etat contre la circulaire du 12 décembre organisant le tri des personnes étrangères dans les centres d'hébergement. A la fin de l'année 2017, le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Cohésion des territoires ont édicté,...
gisti
11.01.2018 - 15:25

#BalanceTaRequisition  ! Marche dimanche 14 janvier 15h RV Square Marie Curie Paris 13e 17 Bd de l’Hôpital – M° Gare d...
dal
10.01.2018 - 14:22
Paris, le 9 janvier 2018 Monsieur le Premier ministre, Par un message du 6 janvier, vous avez invité le Gisti à une réunion de concertation sur la politique de l'asile et de l'immigration fixée au 11 janvier, précisant qu'il s'agissait d'une « deuxième réunion pour évoquer l'avant-projet de loi »...
gisti
09.01.2018 - 15:30
  “Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes ceux et celles qui sont aujourd’hui sans-abri.“ E. Macron, Président de la République

 

De belles paroles ??? Soyons concrets !

 

Pour accueillir toutes les personnes et familles à la...
dal
06.01.2018 - 19:34
En septembre 2015, les maires de Barcelone, Paris, Lesbos et Lampedusa lançaient un appel pour la constitution d'un réseau de villes-refuge garantissant au niveau local ou municipal des conditions d'accueil décentes pour les exilés, migrants et demandeurs d'asile cherchant refuge en Europe. Dans un...
gisti
03.01.2018 - 12:41
Les régions ultrapériphériques : un atout pour l'Europe L'outre-mer...
gisti
02.01.2018 - 13:22
au parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen, au comité des régions et à la banque européenne d'investissement Un partenariat stratégique renouvelé et renforcé avec les régions ultrapériphériques de l'Union européenne...
gisti
02.01.2018 - 12:51

Paris, le 31 décembre 2017

J-1 Emanuel Macron remet le couvert  : “je veux que nous puissions apporter un toit à toutes ceux et celles qui sont aujourd’hui sans-abri. “ Et bien il le peut et on veut du concret : Au...
dal
30.12.2017 - 22:19

 

COMMUNIQUE Paris le 30 décembre 2017

J-2 : « D’ici la fin de l’année, je ne veux plus avoir des femmes et des hommes dans les rues »,

...

dal
30.12.2017 - 13:24
portant extension et adaptation de la partie législative du code du travail, et de diverses dispositions relatives au travail, à l'emploi et à la formation professionnelle à Mayotte L'outre-mer...
gisti
24.12.2017 - 18:40

COMMUNIQUE Paris le 23 12 17   

Un locataire meurt pour un impayé de loyer, à Épinay sur Seine (93) Tour Michelin – Place Oberursel

 

Droit Au Logement fait part de sa colère après la chute du 30e étage et...

dal
24.12.2017 - 13:51
de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique L'outre-mer...
gisti
23.12.2017 - 14:12
Le 21 décembre 2017, l'OIP, La Cimade et le Gisti ont saisi le Conseil d'Etat d'une demande de transmission au Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) visant les dispositions législatives relatives aux délais de recours formés contre les OQTF notifiées en...
gisti
21.12.2017 - 22:59

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