Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici
"Contre le racisme et la xénophobie, antifasciste tant qu’il le faudra". C’est l’un des chants que scandent, ce mardi depuis 8h, les personnes rassemblées contre le groupuscule identitaire la Ligue du Midi, jugé ce matin pour avoir saccagé, le 30 juin dernier, les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département.   Suite à l’appel d’une quinzaine d’associations - dont la Section de Montpellier de la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, Esprit Libre 34, ou encore Sud Santé Sociaux / Solidaires - entre 70 et 80 personnes ont répondu présent à ce rassemblement, selon la Gendarmerie.   Pour Daniel Martin, directeur du Réseau accueil insertion Hérault (RAIH), il s'agit d'un "groupe identitaire, raciste bien évidemment, qui voulait s’attaquer au fait que notre association s’occupent de mineur isolés...
Appel unitaire "Fermons l'Arcadia, local fasciste à Strasbourg" Deuxième manifestation le 20 janvier 2018 L’Arcadia, local/bar du mouvement néo-fasciste "Bastion Social" qui a officiellement succédé au GUD, a été inauguré à Strasbourg le 9 décembre. Le même jour, une manifestation forte de 400 personnes avait alors défilé dans les rues de la capitale alsacienne pour refuser l’implantation de ce local. Nous soulignions alors qu’en prétendant lutter contre la misère sociale, les fascistes entendaient surtout disposer d’un QG pour la préparation d’agressions.    Et nous avions malheureusement raison : le soir même de l’inauguration, un jeune homme d’origine algérienne a été violemment agressé par un groupe de vingt personnes. Deux ont été arrêtées et jugées : l’une d’elle, Thomas Beauffet, une figure de premier plan du Bastion Social à Strasbourg, a été condamné à huit mois de prison ferme.  En...
  Communiqué de la fédération Solidaires étudiant-e-s, émanant de sa commission Antipatriarcat, au sujet du harcèlement ciblé dont sont victimes depuis 2 jours des militantEs féministes et antiracistes.   Depuis le matin du 8 janvier 2018, sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) la page "Memes royalistes" une page d’extrême droite a annoncé "faire des révélations sur l’UNEF", et a publié des captures d’écrans de tweets de militantEs (femmes racisées) de l’UNEF, en citant leurs noms prénoms et pseudo, incitant de ce fait a un harcèlement ciblé sur ces personnes. Depuis, plusieurs autres camarades de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s ont également fait les frais de cette abjecte méthode militante d’intimidation.   Les propos cités étaient à chaque fois des tweets dénonçant des oppressions qu’elles subissaient et qui ont été qualifiés par des individus, en majorité d’extrême droite, et certains...
Vous pouvez signer la pétition en ligne par ici. Stopper l’extension d’une porcherie sur le site du camp de concentration de Septfonds Monsieur le Président de la République   Nous sollicitons votre intervention pour empêcher  qu’un « crime de lèse-mémoire » soit commis à l’encontre d’un haut-lieu historique du Tarn-et-Garonne : le site du camp de concentration de Septfonds (lieudit de Judes) risque d’être souillé par l’extension d’une porcherie familiale qui prévoit d’élever dorénavant 6 500 animaux par an.           Sur ce terrain, réquisitionné en mars 1939 pour être transformé en camp de concentration, ont été enfermées environ 30 000 personnes, dans des conditions infrahumaines et sans procès ; 90 % étaient des soldats de l’armée républicaine espagnole, d’autres des soldats de l’armée polonaise et d’autres encore des civils juifs. Un certain nombre des...
Communiqué commun CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA   La conférence de presse qui a suivi la rencontre des chefs d’État français et turc a permis de mettre en lumière les manipulations de l’opinion publique par les détenteurs du pouvoir politique à Ankara afin de parvenir à l’instauration d’un régime autoritaire.   Les purges et les licenciements massifs de salariés et de fonctionnaires, les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’Homme continuent sans relâche en Turquie. L’état d’urgence, en vigueur depuis dix-sept mois dans tout le pays, était l’opportunité pour le président Erdogan de promulguer 30 décrets-lois en contradiction, tant sur la forme que sur le fond, avec la Constitution turque.   Dernier en date, un décret-loi du 24 décembre, a entraîné le limogeage de plus de 2 700 personnes. Toutes sont accusées soit d’appartenir, soit d’être liées à des organisations «...
NON A L’OUVERTURE D’UN LOCAL FASCISTE A CHAMBERY !   Le mouvement néo-nazi « Bastion Social », anciennement Edelweiss Pays de Savoie, inaugurera son local "l’Edelweiss", situé entre le 169 et le 187 Avenue de Lyon à Chambéry, le 3 février prochain.   Ne voulant plus se limiter à être un "club de ratonnade", les fascistes savoyards tentent de se reconvertir dans la "solidarité" entre "bon français" blancs.   Sous couvert de récupérer la lutte contre la misère sociale et le mal- logement, les fascistes entendent surtout disposer d’un lieu pour la préparation d’agressions. Devons-nous rappeler les violences d’extrême droite quasi quotidiennes dans le Vieux Lyon, l’attaque violente sur un concert militant le 20 octobre dernier à Chambéry (par les mêmes personnes qui ouvrent ce lieu), ou encore l’agression raciste LE SOIR MÊME de l’ouverture d’un local du «...
Exclusion des sans-papiers précaires du bénéfice des réductions tarifaires dans les transports : la justice condamne une mesure discriminatoire   Au début de l’année 2016, le Conseil régional d’Ile-de-France [1] puis, dans la foulée, le STIF (désormais "Ile de France Mobilités") [2], ont décidé de refuser toute réduction tarifaire sur les transports aux personnes étrangères bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME).   Cette mesure, en vigueur depuis deux ans, a rendu encore plus précaires ces personnes déjà parmi les plus vulnérables en leur imposant davantage d’obstacles pour la reconnaissance de leurs droits : comment désormais se déplacer pour aller travailler, pour aller dormir dans les éventuels centres d’hébergement vers lesquels l’orientation est souvent décidée au jour le jour, pour accompagner leurs enfants à l’école, pour se rendre dans les centres de soins ou encore à la préfecture pour accomplir les...
L’extrême droite n’a pas sa place ni dans les cortèges syndicaux   Ni nulle part ailleurs !    L’exigence de justice sociale qui s’exprime partout en France, face à la multiplication des attaques du gouvernement aux ordres du patronat, appelle à la mobilisation massive des salariés, des agents de la fonction publique et des services publics, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse.  C’est dans ce contexte que du « Front National » aux « Patriotes », en passant par différents mouvements favorables au « Frexit », des organisations identitaires, xénophobes et racistes se travestissent en pseudo-alliés et soutiens des travailleurs en lutte. Leurs ambitions politiques sont en totale opposition avec nos valeurs, notre aspiration de transformation sociale, nos combats syndicaux pour une société plus juste, plus solidaire, accueillante et fraternelle.  Toutes ces organisations ne font...
Une manifestation, regroupant largement des organisations syndicales, des associations et collectifs, ansi que des partis politiques, se tiendra à Lyon le 26 mai 2018 à 14h30, place des terreaux. Les organisations signataires appellent à amplifier la mobilisation populaire contre le Bastion social et l'extrême droite en général qui sévit sur la ville.  

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (II)

(Suite et fin)

Banalisation de l’héritage de la période mussolinienne

Ces propos et activités intervenaient d’ailleurs dans un climat général où il était devenu presque de bon ton d’évoquer « aussi les avantages qu’avait apportés le régime fasciste, au moins durant sa première période ». Dans une interview accordée à ‘Sport Week’, supplément hebdomadaire de la ‘Gazzetta dello Sport’ du 27 septembre 2008, le footballeur italien Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC, pouvait déclarer : « Je suis un homme de droite, d'extrême droite pour laquelle j'ai voté aux élections. Je partage les valeurs du fascisme comme la patrie, l'ordre social, le respect de la religion catholique. Mais je ne partage pas ses erreurs : l'alliance avec Hitler et l'entrée en guerre en particulier. » Le gardien de but milanais poursuivait sa réflexion en indiquant qu'« il faut arrêter de considérer le fascisme comme un tabou ».

A la même période, dans un débat public sur la revalorisation des « villes de fondation », villes nouvelles dont la construction fut lancée sous le régime mussolinien, en asséchant des zones où sévissait la malaria, certains propos pour le moins douteux furent tenus. Il est vrai que le débat urbanistique et architectural sur ces ex-villes nouvelles réunissait des maires de gauche comme de droite, et ne comportait pas qu’une dimension idéologique. Néanmoins, ce débat public donna l’occasion à l'assesseur à la culture de la province de Latina (droite), Fabio Bianchi, d’expliquer que désormais « le regard sur le fascisme a changé et les conditions de sérénité sont réunies pour juger. Il n'y a pas eu que des moments noirs». (Cité d’après ‘Le Monde’ du 03 octobre 2008)

Berlusconi banalise, lui aussi, le passé fasciste

Silvio Berlusconi lui-même a entretenu ce climat, et non pas seulement grace à ses journaux. Le 13 septembre 2003, l’hebdomadaire britannique ‘The Spectator’ publie un long entretien avec Berlusconi, où ce dernier (alors président du Conseil) visiblement agacé par un possible parallèle suggéré par les journalistes entre la dictature du Duce et celle, renversée, de Saddam Hussein en Irak. s'était empressé de bien préciser qu'aucun amalgame n'était possible entre les deux et d’expliquer notamment : « Mussolini n'a jamais tué personne! Tout au plus, il se contentait d'envoyer des opposants en vacances », aux confins du pays, allusion au bannissement d’opposants sur des îles isolées de la Méditerranée… Puis, le 9 novembre 2005, Berlusconi avait curieusement 'oublié' Mussolini quand son parti avait établi une « liste de dictateurs » et invités les italiens à « dire non aux dictatures », lors d'une manifestation « pour l'anniversaire de la chute du mur de Berlin ». Sur les affiches placardées à l’occasion, on trouvait les portraits d'Hitler, Staline, Castro, Saddam Hussein et Oussama ben Laden, autrement dit, outre les plus célèbres, Hitler et Staline, uniquement d’actuels « ennemis de l’Occident ». (Oussama ben Laden, dont les actions sont, bien sûr, condamnables, ne saurait être qualifié de « dictateur » puisqu’il n’a jamais exercé aucun pouvoir étatique…). « En regardant les affiches, un doute naît : auraient-ils oublié un certain Mussolini ? », s'interrogeait ainsi  ‘L'Unità’, le quotidien du parti de gauche DS (social-libéral, ex-communiste).

Tout cela ne fait pas, naturellement, du gouvernement Berlusconi un régime fasciste, loin de là : il n’a pas rompu avec le cadre de la démocratie parlementaire. Et si certains traits de fonctionnement d’une démocratie qui se respectent sont actuellement comme ‘suspendus’, en Italie, c’est essentiellement le fruit d’une utilisation du pouvoir à des fins privés et de la résignation d’une société dont une bonne partie reste passive face à ses dérives. En même temps, les nostalgiques d’un passé autoritaire, dictatorial et de 'grandeur nationale' sont bel et bien là pour appuyer le système en place. La célèbre journaliste Rossana Rosanda a pu qualifier le gouvernement actuel de « bande d’affairistes, de fascistes et de séparatistes » (ce dernier terme étant réservé à la Ligue du Nord, pour laquelle il n’est d’ailleurs plus tout à fait exact).

Critique du passé fasciste/colonial quand il est opportun

Cela n’empêche pas Berlusconi d’avoir une certaine intelligence stratégique, quand il fait de la ‘Realpolitik’ en rangeant provisoirement au placard le passé fasciste. Ainsi, à deux reprises (le 30 août 2008 puis de nouveau le 2 mars 2009), il a présenté des « excuses nationales », pour les torts causés aux habitants de la Libye, ancienne colonie italienne (de 1911 à 1943) où la répression fut sévère et sanglante au cours de ces années. Fin août 2008, Berlusconi a même accepté de verser des 'réparations' à la Libye, pour les crimes commis pendant son passé colonial : 200 millions de dollars par année pendant 25 ans, c’est-à-dire cinq milliards de dollars au total, mais sous forme d’investissements dans les infrastructures libyennes (construction d’une autoroute Est-Ouest, de logements).

…pour empêcher des migrants de venir

Derrière cette apparence de 'repentance' (pour utiliser le terme sarkoyste), se dissimule surtout une visée stratégique. Il s’agit à la fois de contrôler l’accès au pétrole et au gaz du sous-sol libyen et d’intégrer ce pays d’Afrique du Nord dans une politique qui vise à empêcher l’arrivée des immigrés africains subsahariens sur le sol européen. Lors de son séjour libyen en août 2008, Berlusconi a d’ailleurs clairement expliqué l’avantage, pour l’Italie, des accords conclus: « La Libye nous donne du pétrole et du gaz, et  nous prend des immigrés. » Par la suite, son ministre de l’intérieur, Roberto Maroni, a entamé une coopération intensive avec la Libye à laquelle le gouvernement italien fournit radars, bateaux-vedettes et matériel militaire destiné à détecter les bateaux des migrants en haute mer, pour les empêcher d’aller vers l’Europe.

Notons tout de même que, malgré ces arrière-pensées du côté italien et à l’heure où la France met une pression sur les pays du Maghreb pour les forcer à suivre une politique similaire, Sarkozy et les siens refusent encore de pratiquer le minimum de 'repentance' pour les crimes coloniaux. Juste après la visite de Berlusconi dans la ville libyenne de Benghazi, un porte-parole du Quai d’Orsay déclarait ainsi que le problème de la reconnaissance des crimes coloniaux était « un problème spécifique de l’histoire de ces deux pays (Italie et Libye) » . Hors de question donc, pour la France officielle, de reconnaître les crimes du colonialisme en Algérie …
       
Explosion du racisme au cours des derniers mois

La politique d’immigration et le racisme constituent, à côté de la banalisation rampante du passé fasciste, le deuxième aspect sombre qui empoisonne la vie politique italienne. Les acteurs ne sont pas nécessairement exactement les mêmes : alors que pour la réhabilitation ou banalisation du fascisme historique, certains représentants de l’ex-« Alliance Nationale » (et parfois Berlusconi lui-même) sont aux premiers postes, ils sont davantage en retrait quand il s’agit d’inciter ouvertement au racisme. Sur ce terrain-là, c’est la Ligue du Nord qui attise les flammes, même si elle n’est pas la seule.

Depuis environ un an, les exactions xénophobes, des insultes voire des meurtres, se multiplient en Italie. Au printemps 2008, cela a commencé par des multiples incendies volontaires de camps de Roms, originaires, pour la plupart, de Roumanie (Une spécificité de l’immigration en Italie, en comparaison avec la France, réside dans le fait que ses groupes les plus nombreux sont originaires de l’Europe du Sud-Est. Sur un total estimé de quatre millions environ de ressortissants étrangers, 1,6 million seraient des Roumains et environ 400.000 des Albanais. Viennent ensuite les Marocains, les Chinois et les Ukrainiens). Les forces de l’ordre laissent souvent faire des groupes d’habitants enragés qui, surtout dans la région de Naples, s’attaquent à visage découvert aux baraques dans lesquelles vivaient ces immigrés.

Le 24 juin 2008, le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni annonce qu’il va envoyer les forces de l'ordre dans l'ensemble des « camps nomades » du territoire pour relever les empreintes digitales de tous les occupants : adultes comme enfants. Hypocritement, le ministre affirme le lendemain, devant une commission parlementaire, qu’il « ne s'agira pas d'un fichage ethnique mais d'une garantie supplémentaire pour la protection de leurs droits ». Le ministre ajoute: « Nous prendrons aussi les empreintes des mineurs pour éviter des phénomènes comme la mendicité. La garde des enfants sera retirée aux parents qui les envoient mendier plutôt qu'étudier à l'école. » Cette mesure suscite, dans un premier temps, des vives polémiques. L’Union Européenne condamne le projet, déclarant qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire. Pour parer à cette accusation, le gouvernement italien déclare que, « pour que ce ne soit pas discriminatoire, nous allons ficher les empreintes digitales de tous les habitants de l’Italie jusqu’en 2010. » La polémique, d’abord vive, se calme entre-temps.

Dans un nouveau train de mesures sécuritaires, le gouvernement italien fait patrouiller, à partir de l’été 2008, quelques 3.000 soldats dans les rues des villes de la Péninsule. Les premières arrestations de quelques petits délinquants, consécutives à ce déploiement de l’armée, sont fêtées comme des grands succès. Cependant, on n’entend plus beaucoup parler de cette opération militaire au bout de quelque temps, sans que  cela n’ait d’incidence sur la délinquance. L’opération, limitée dans le temps, doit prendre fin en février 2009. Le plus grand syndicat de policiers en Italie condamne ce déploiement de militaires comme « indigne d’un pays démocratique ». Mais, fin janvier et  mi-février 2009, cinq viols sont commis et l’on soupçonne des immigrés (principalement des Roms), le gouvernement décide alors de prolonger l’opération de six mois. Entre-temps, le débat public sur les violences sexuelles se recentre sur la question des « viols ethniques », comme ils sont désormais appelés. Inutile de préciser que tous les violeurs ne sont pas étrangers, loin s’en faut. Mais le traitement n’est pas le même. Ainsi, à Rome, un homme, de nationalité italienne, ayant avoué sa participation à un viol collectif, a été remis en liberté au bout de quelques heures seulement (avec obligation de pointer au commissariat) alors que les présumés 'violeurs' de février 2009 de Rome, Bologne et Milan, tous étrangers, restent en détention préventive. Depuis ces événements, une vingtaine d’agressions violentes contre des membres de la communauté roumaine/'tzigane' ont été commises au cours de quelques semaines, « à titre de représailles ». Par ailleurs, le 22 février 2009, plusieurs dizaines de membres du parti activiste d’ultradroite ‘Forza Nuova’ (Nouvelle Force) se sont rassemblés à Rome, pour demander l’expulsion des immigrés : « Nous voulons suspendre les accords de Schengen qui sont la cause de ce désastre. Nous voulons également entamer l’expulsion des gitans, et dans le même temps nous pensons que les étrangers qui commettent des crimes en Italie doivent être renvoyés chez eux » a alors déclaré Roberto Fiore, leader du mouvement.

Par vagues successives, la violence raciste traverse le pays. Le 14 septembre 2008 à Milan, le jeune Burkinabè Abdul Guibré, âgé de 19 ans, a été tué à coups de barre de fer par les gérants d’un snack-bar à qui il avait dérobé un paquet de biscuits. « Sale nègre » auraient, selon plusieurs témoins, hurlé les assassins. Le 18 septembre 2008, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes dont six Africains sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Deux d’entre eux aurait omis de payer à la mafia locale « l’impôt » levé par elle sur le trafic de drogue. Les autres ? Probablement morts en raison de leur seule appartenance « à la même communauté » à titre de « représailles ». Le 29 septembre 2008 à Parme, un jeune d’origine ghanéenne est ressorti du commissariat avec un œil poché et une jambe abimée, faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre 2008 à Rome, un homme d’origine chinoise a été roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. le 31 janvier 2009, à Civitavecchia non loin de Rome, un inspecteur de police a abattu de sang froid, avec son arme de service, pour une banale querelle de voisinage, Cheikh Mory Diouf,un sénégalais de 43 ans. Le lendemain, 1er février 2009, trois jeunes Italiens revenant d’une soirée arrosée ont croisé Navtej Singh Sindu (35 ans), un SDF d’origine indienne endormi à la gare de Nettuno dans la banlieue de Rome. Ils lui ont demandé de l’argent, puis l’ont roué de coups, aspergé d’essence pour tenter de le brûler vif. « On voulait juste éprouver une émotion forte pour finir la soirée » aurait déclaré l’un d’eux aux carabiniers venus l’arrêter.

Au niveau politique, presque chaque fait-divers impliquant des délinquants présumés d’origine étrangère est utilisé comme prétexte pour un nouveau tour de vis législatif anti-immigrés. C’est principalement la Ligue du Nord, parti le plus raciste, qui gagne maintenant du terrain dans le centre du pays, sur d’anciennes « terres de gauche », qui développe une agitation intense dans ce sens. Ce parti comporte de nombreux militants fanatiques, qui vont jusqu’ à ériger des murs à travers des municipalités entières en Italie du Nord, ou à promener des porcs en laisse et les faire uriner sur des emplacements de futures constructions de mosquées… pour les « souiller »,

Le dernier durcissement massif des lois a été voté le 5 février 2009 au Sénat, avant de passer plus tard à l’Assemblée nationale. Cet amendement prévoit divers renforcements de l’arsenal législatif anti-immigrés. En fait partie, l’instauration d’un prix pour chaque renouvellement d’un titre de séjour fixé à 200 euros, contre 80 euros auparavant. (Précisons qu’en France, les autorités préfectorales à Paris exigent 280 euros pour le renouvellement d’une carte de séjour valable un an). L’amendement prévoit également des amendes, pouvant atteindre 5.000 à 10.000 euros, pour toute personne ayant commis le délit de « séjour illégal ». La principale disposition controversée concerne, cependant, la possibilité désormais ouverte aux médecins de dénoncer leurs patients immigrés 'sans papiers' auprès des autorités. Selon la Ligue du Nord, il s’agirait du « seul moyen d’endiguer les épidémies que les immigrés transmettent » (sic). Une bonne partie du corps médical ainsi que l’Eglise catholique – puissante en Italie – se sont cependant insurgés contre cette disposition discriminatoire. Les Instituts catholiques ne l’appliqueront pas s’il entre en vigueur, et la CGIL (première confédération syndicale italienne) appelle à la « désobéissance civile » contre toute tentative de violer ainsi le serment d’Hippocrate.

Une seconde disposition législative extrêmement controversée a, cependant, été définitivement votée le 19 février à  la demande pressante de la Ligue du Nord. Il s’agit de la légalisation des « rondes citoyennes », qui constituent une sorte de milices - non armées – effectuant des rondes nocturnes dans les villes ou à leurs abords. De telles milices de 'citoyens' partent à la chasse aux étrangers sans titre de séjour ainsi qu’aux prostituées. La nouvelle loi encadre davantage qu’auparavant, ces 'rondes', les soumettant désormais formellement au contrôle des maires et des commissariats de police. Cependant, en même temps, elle crée, pour la première fois, une base légale à l’activité de ces 'justiciers', aux motivations racistes - et qui n’ont bénéficié d’aucune formation leur permettant de connaître leurs limites et les droits des personnes qu’ils 'interpellent'. Les militants de la Ligue du Nord, vêtues de chemises vertes portées comme un uniforme, participent à ces milices non armées depuis quelque temps déjà, terrorisant les 'étrangers extracommunautaires' dans certaines régions. Dans d’autres parties de la Péninsule, d’autres forces d’extrême droite – tel que le parti « La Destra » (La Droite), formation fascisante qui effectue des 'rondes' dans les alentours de Rome – jouent un rôle similaire.

En dehors des résistances de citoyens aux convictions antifascistes et universalistes, de syndicalistes ou encore des milieux de l’Eglise (ou d’une partie d’entre elle), la nouvelle offensive sur la question du racisme bute aussi sur certaines résistances  au sein même du camp de droite.

Alors que la Ligue du Nord est en pointe sur ces question de 'l’immigration' et de la démagogie sécuritaire ou raciste, les autres forces principales de la droite sont (pour le moins) légèrement en retrait sur ce terrain. Alessandra Mussolini (petite fille du dictateur, entrée en politique il y a 15 ans sous les couleurs du MSI et qui anime désormais sa propre formation d’extrême droite : ‘Alternativa sociale’), a ainsi condamné l’amendement sur la délation des médecins. En février, elle déclare : « De nombreux fils d’immigrés ne seront plus soignés, parce que leurs mères auront peur d’être dénoncés ». Gianfranco Fini, lui aussi, a déjà pris publiquement ses distances avec plusieurs mesures législatives contre ’immigration clandestine.

Le 18 mars dernier, 101 parlementaires de la droite et du centre-droit, emmenés par Alessandra Mussolini, expriment par courrier leur désaccord avec cet amendement (voté au Sénat) qui lève le secret professionnel pour les médecins face à un « sans papiers ». Le lendemain, Silvio Berlusconi déclare que « l’esprit de la lettre des 101 est juste ». Au même moment, il prend ses distances avec les fameuses 'rondes citoyennes', même si l'argument de fond était plutôt faible : « Ces rondes sont un prétexte pour m’attaquer. » Ces propos sont interprétés comme un gage donnés à ceux qui dans sa majorité, y compris et peut-être surtout de l’ex-« Alliance nationale » (dissoute le 22 mars), expriment leurs désaccords avec ces mesures.

Conclusion  

Derrière ces controverses et disputes au sein même de la droite, on trouve des enjeux stratégiques importants : les vecteurs de la droitisation de la société italienne ne sont pas les mêmes, selon le terrain sur lequel on se place. La réhabilitation du passé fasciste n’interpelle pas les mêmes secteurs de la société que les questions du racisme et de l’immigration (question plus 'parlantes' au Nord qu’au Sud de l’Italie, ce dernier ayant longtemps été une région d’émigration plutôt que d’immigration quoique cela change rapidement depuis les années 1990). Surtout, le fait de pouvoir se démarquer de quelqu’un qui sera « toujours plus à droite que soi-même » peut servir de gage face à l’opinion publique : voyez, nous ne sommes pas les pires…

En attendant, le gouvernement Berlusconi, s’il ne constitue point un régime fasciste au pouvoir, constitue bel et bien une expérience périlleuse pour la démocratie. Non pas qu’elle la démantèle de force, ce n’est ni son but ni son effet. Cependant, en réhabilitant de façon rampante des idées, des schémas, des concepts étrangers à la démocratie et à l’universalisme des droits de l’homme, la République italienne dérive. Non pas sous les coups de boutoir d’une terreur fasciste, mais par l’effet de la résignation et l’apathie politique de larges pans de la société (et surtout de l’ancienne gauche), des difficultés de mobiliser, de croire en la possibilité d’alternatives.

Alors que l’Italie est, elle aussi, touchée par la crise économique (ce que nie Berlusconi, dénonçant le 6 mars ces « médias qui exagèrent » en allant « à l’encontre du bien de tous »), ‘il Cavaliere’ peut se reposer sur un matelas d’opinions positives. Il garderait autour de 60 % de valeurs de sympathie. Il peut continuer à tenir des propos antipolitiques, des blagues de mauvais goût, déplacés ou sexistes, à exhorter publiquement et cyniquement les chômeurs « à ne pas rester là les mains dans les poches », et conseiller aux travailleurs trop pauvres pour vivre de leur salaire « de se chercher un second boulot au noir ». L’indifférence face à un tel phénomène politique, même s’il apparaît parfois comme clownesque, est le plus dangereux. A l’heure actuelle alors qu’aucune terreur de masse ne menace les opposants, l’indifférence peut elle aussi tuer les libertés démocratiques.

VISA

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Lors de l'AG annuelle de VISA du 9 décembre dernier, nous avons décidé de baisser les tarifs de vente du tome 2 à 5€ l'unité et jusqu'à 2€ pour les commandes supérieures à 500 exemplaires (voir tableau ci-après).

« Lumière sur mairies brunes » tome 2, c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite. Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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