Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Italie : "Fini, c’est fini" … ou ça ne fait que commencer ? (I)

C’était un congrès « conçu comme un concert de rock »  selon l’expression du quotidien 'La Repubblica'. Le « Peuple de la Liberté » (PDL, ‘Popolo della Libertà’) nouveau parti quasi-unique de la droite italienne – en dehors de la Ligue du Nord, formation régionaliste très droitière – s’est constitué à Rome les 28 et 29 mars 2009. Son chef n’est autre que le principal dirigeant de la droite italienne depuis une quinzaine d’années : Silvio Berlusconi. Il a été élu à la tête du parti, non pas par vote à bulletins secrets, indigne d’un « vrai chef » mais « par applaudissements » et « à l’unanimité » des 6.000 délégués et participants. C’est dire le niveau de démocratie de ce parti ….

La nouvelle formation est actuellement créditée d’environ 40 % des voix, à l’approche des élections européennes mais Berlusconi lui assigne d’ores et déjà un objectif de « 51 % » (la Ligue du Nord est créditée de 9 % des intentions de vote). Le PDL regroupe désormais deux des trois partis de l’alliance gouvernementale : ‘Forza Italia’ (« Allez l’Italie ! ») du président du Conseil, Silvio Berlusconi, et ‘Alleanza Nazionale’, parti post-fasciste dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Gianfranco Fini.

Cette formation absorbe également cinq petits partis, plutôt situés au centre-droit de l’échiquier politique italien (à l’exception notable de l’UDC, Union chrétienne-démocrate, qui, pour le moment, refusent de rejoindre le nouveau rassemblement et à qui les sondages accordent 7 % des votes). Ces partis constituent des morceaux issus de l’implosion de la ‘Democrazia Cristiana’, formation quasiment toute-puissante dans un passé pas si lointain, disparue en 1993 à la suite de la révélation, à l’occasion de l’opération « Mains propres » ou ‘Mani Pulite’, de gigantesques scandales de corruption.

Quinze ans de berlusconisme

La disparition de la DC, qui faisait la pluie et le beau temps dans les gouvernements pendant presque quarante années (sur fond de règne mafieux et de corruption structurelle), a ouvert la voie à des nouvelles expressions politiques de la droite. C'est à cette époque, en préparant les élections législatives du 27 mars 1994, que l’entrepreneur Silvio Berlusconi se lance en politique et fonde son parti ‘Forza Italia’.

Le lancement de ce « produit » politique ressemble de façon si caricaturale à une campagne publicitaire pour une lessive qu’il n'est guère pris au sérieux, au départ. Mais ‘Forza Italia’, s’appuyant, entre autres, sur des réseaux de supporteurs de football (Berlusconi étant propriétaire, à l’époque, du Milan AC), vient remplir un vrai vide politique à droite. A tel point qu’il emporte haut la main les législatives de mars 1994, même si ‘Forza Italia’ ne gagne pas la victoire seule mais accompagnée, déjà, par ses partenaires d’aujourd’hui sous leur forme de l’époque. Il y a là, la Ligue du Nord (née en 1989/1990 à partir de ligues régionalistes d’extrême droite à caractère local, notamment la « Lega Lombarda »), le MSI (« Mouvement Social Italien »), ancien parti néofasciste né en 1946/47 sur les décombres du fascisme mussolinien et ne dissimulant guère son héritage : son symbole est la flamme dans les couleurs du drapeau national (à l’origine, la flamme qui monte du cercueil du ‘duce’ Benito Mussolini vers le ciel…) – la même oriflamme tricolore copiée par le Front National, lors de sa fondation en 1972, et, encore aujourd’hui, logo officiel. Le congrès du MSI de Fiuggi, en 1995, marque la rupture officielle avec le passé fasciste et néofasciste pour se tourner vers les responsabilités gouvernementales futures. Le MSI devient ‘Alleanza Nazionale’. Et la flamme, si elle n’est pas entièrement bannie du parti, se réduit en taille et se place sous les racines d’un arbre. Le concept est clair : Le MSI formait le sol fertile, on enterrait officiellement son passé, sur lequel devait grandir l’arbre de « l’Alliance nationale ».)

Nombre observateurs ne prédisent pas une longue vie politique ni à Berlusconi ni à son parti, perçu comme le fruit d’une conjoncture politique superficielle. Ils semblent confortés dans leur analyse par la fin rapide du premier gouvernement Berlusconi, comprenant les trois partis : en décembre 1994, suite à des manifestations syndicales contre une 'réforme' des retraites, le président du Conseil Berlusconi se voit contrait à la démission. Il s’est auparavant disputé avec ses alliés de la Ligue du Nord. Cette dernière, même si elle s’engage parfois à l’échelle nationale – ainsi, la présidente de l’Assemblée nationale de 1994, Irene Pivetti, relaie les projets politiques des catholiques intégristes -, est alors encore un parti fortement empreint d’un particularisme régional. La « Liga » s’est, depuis, davantage intégré au jeu politique national.

Néanmoins, le pronostic savère erroné. Si le premier gouvernement Berlusconi, en 1994, ne dure que huit mois, « il Cavalarie » peut néanmoins revenir. Après un cabinet de technocrates au cours de l’année 1995 puis un gouvernement (instable en raison de conflits internes) du centre-gauche – à dominante sociale-libérale – sous le signe de 'l’Olivier' à partir d’avril 1996, Silvio Berlusconi et ses alliés gagnent les élections au printemps 2001.  Ils sont en mesure, cette fois-ci, de gouverner pendant cinq ans. Rentre dans cette période, notamment, le matraquage brutal et ultra-violent des manifestants anti-G8 à Gênes, en juillet 2001. Gianfranco Fini, alors ministre des affaires étrangères du second gouvernement Berlusconi, assiste, en direct, à la scène en survolant les théâtres d’opération dans un hélicoptère de l’armée.

Battue, de justesse, aux élections de 2006, la coalition de droite/extrême droite revient au pouvoir en avril 2008, après des élections anticipées organisées suite à l’échec du gouvernement de centre-gauche. Berluconi et ses alliés ont réussi à s’inscrire dans la durée. En dehors du seul Romano Prodi (le catholique du centre-gauche qui a conduit les listes gagnantes en avril 1996 et en 2006), Silvio Berlusconi a battu tous les candidats de la gauche ou (plutôt) ex-gauche italienne. Pire, ‘Forza Italia’, que ses détracteurs avaient décrit comme un simple « club de supporteurs », sans structure ni idées communes, est devenu un véritable parti politique: 400.000 adhérents revendiqués, 417 parlementaires.

Berlusconi et Fini

La création du PdL se déroule sur fond de rivalité politique – autour du ‘leadership’ – entre Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini. Le second, âgé de 57 ans  (ancien leader de la jeunesse du MSI puis du parti néofasciste lui-même, ayant imprimé à partir de 1995 le tournant « post-fasciste » et une orientation « responsable » à l’ex-MSI devenu l’AN, sous sa direction) rêve de devenir l’héritier du premier. Berlusconi, âgé de 72 ans, quittera probablement la scène politique d’ici quelques années. A la veille du congrès de dissolution d’AN, qui a précédé d’une semaine le congrès fondateur du nouveau PdL, Fini explique : « Le PdL a un leader et de toute évidence, c’est Berlusconi. Mais même Berlusconi sait qu’un leadership fort et reconnu ne peut en aucun cas devenir un culte de la personnalité. » Si ce propos ne sonne pas encore comme une oraison funèbre, il doit en tout cas aider à préparer la succession, à moyen terme.

Comme beaucoup d’hommes politiques arrivés à ce niveau de pouvoir, Berluconi n’apprécie pas que l’on lorgne trop ouvertement sur sa succession. C’était le cas pour Jean-Marie Le Pen vis-à-vis de Bruno Mégret, tout autant que de Jacques Chirac envers Nicolas Sarkozy… même s’il est vrai que le premier aura réussi de se débarrasser de son « dauphin » et successeur autoproclamé, mais pas le second. Autour du congrès de fondation de PdL, de mars 2009, Berlusconi a appelé à l’apparition d’une nouvelle génération de leaders pour lui succéder. Il a notamment déclaré à la presse quotidienne italienne, quelques jours avant le congrès : « J’espère que bientôt une nouvelle classe (entendre ici : génération) dirigeante plus jeune arrivera et (me) permettra de prendre de repos. » Autrement dit, il cherche à contourner ceux qui - Fini en tête - se sont déjà installés dans une logique de succession. La presse a d’ailleurs remarqué l’absence de Gianfranco Fini, pendant le discours de Berlusconi au congrès, sans savoir trop (dans un premier moment) comment interpréter cette absence. Alors que Fini était « la star » du deuxième jour du congrès, il était le grand absent le troisième et dernier jour.

A première vue, Berluconi et son entourage ont su s’imposer – à travers la fusion des différents partis de droite - à leur partenaire plus faible, l’Alliance Nationale. En effet, en décembre 2007, Gianfranco Fini se prononçait encore contre un tel projet de fusion en un parti (presque) unique de la droite italienne, proposé par Silvio Berlusconi : « Il n’y aucune possibilité qu’AN soit dissoute pour confluer dans un parti de Berlusconi dont on ne comprend(rait) ni les valeurs, ni les programmes, ni qui le dirige. ». Mais, ‘Forza Italia’ étant restée nettement plus forte que l’AN au plan électoral (même si les deux formations ont déjà fait liste commune aux législatives d’avril 2008), Fini a dû plier. D’aucuns penseront que l’Alleanza Nazionale en termes de forces (électorales et probablement aussi d’adhérents), est en train de se faire absorber par le premier. Surtout que les trois quarts des cadres du nouveau parti proviennent de ‘Forza Italia’, et que Gianfranco Fini n’occupe aucun poste de responsabilité au sein de l’appareil. Ceci dit, ce n’est qu’une hypothèse.

Mais certains pensent exactement le contraire. Ainsi le journaliste antifasciste italien Guido Caldiron, dit que c’est plutôt l’Alliance Nationale qui va l’emporter à moyen ou long terme. Il explique, dans une longue contribution pour un hebdomadaire allemand : « Elle (l’AN) a pu tirer du profit en présentant un projet politique, sociétal et culturel, ce que le parti-entreprise de Silvio Berlusconi n’a jamais réussi à faire. (…) Au sein du PdL, ce sont les post-fascistes qui constituent la force qui offre une sorte de paquet d’ensemble (note : idéologique), puisqu’ils ne travaillent pas qu’au niveau de la politique politicienne, mais qu’ils comprennent l’ancrage dans la société comme une composante essentielle de leur identité politique. » Selon cette hypothèse, les postfascistes, bien que minoritaires au sein du nouveau parti, en constitueraient la colonne vertébrale idéologique. Selon la loi des minorités agissantes, ils contrôleraient ainsi, non pas nécessairement l’appareil de direction du PdL, mais le projet porté par le nouveau parti.

« La Droite sociale » : projet de constitution d’une base sociale et idéologique

Au sein de l’ex-'Alliance nationale', des courants militent, en tout cas, en faveur de la réalisation d’une telle hypothèse. C’est le cas, notamment, de « La Droite Sociale », un courant qui cherche à refléter « l’âme radicale » de la droite italienne et auquel appartient notamment le maire de Rome (depuis avril 2008) : Gianni Alemanno, âgé de 50 ans.

Appartenant à l’ AN jusqu’à sa dissolution officielle, ce dernier est issu des milieux activistes de l’ancien parti. Alemanno a ainsi été arrêté plusieurs fois par la police, dans le passé, pour sa participation supposée à des bagarres, rixes et agressions pour motifs politiques. Aujourd’hui encore, il porte ostensiblement, à son cou, une croix celtique, ancien symbole de la jeunesse du MSI (assez prisé également dans certains milieux de l’extrême droite française). Son élection à la mairie de Rome, il y a presque un an, avait alors été célébrée par un groupe de néofascistes et nostalgiques du Duce posant, bras tendus, devant le Capitole.

Mi-janvier 2009, Alemanno présente un texte programmatique rédigé par des militants issu des rangs de la « Droite Sociale », lors d’une réunion publique dans un cinéma de Rome. Ce manifeste, intitulé « L’avenir des identités – Les valeurs de droite au (sein du) Peuple de la liberté », prône un réarmement idéologique de la droite italienne. Alors que le titre du manifeste évoque clairement des « valeurs de droite », ses auteurs tentent de gommer le clivage gauche/droite, et surtout les origines politiques respectives des adhérents du nouveau parti : « Nous voulons dire adieu aux catégories ‘centre’ et ‘droite’. Nous définissions les valeurs du Peuple de la liberté comme étant la liberté ; l’identité ; la communauté et l’autorité. » On peut lire également : « Pour conduire le changement en Italie, il est nécessaire d’être en mesure de procéder à une modernisation identitaire. Cela signifie d’être présent sur le territoire pour agir contre la dissolution des communautés. (…) Les valeurs de la tradition, si elles sont authentiques et vivantes, doivent se renouveler en permanence ». « Autorité » et « Identité », gommage des catégories politiques issues du clivage gauche/droite : l’orientation programmatique visée apparaît assez clairement.

Il est à noter aussi que le nouveau rassemblement ira, selon toute probabilité, nettement plus loin à droite, que ne le faisait jusqu’ici l’addition entre ‘Forza Italia’ et ‘Alleanza Nazionale’. En effet, au nom de l’unité à droite, il comprendra des composantes et des militants restés en dehors de la droite gouvernementale, ces dernières années, parce qu’ils avaient refusé le tournant de la « rupture avec le passé fasciste » imposé par Gianfranco Fini à son parti. ‘Il Secolo d’Italia’, jusqu’ici le journal de l’AN, a publié, ces dernières semaines, des articles enthousiastes sur tels et tels « anciens camarades », qui avaient refusé de suivre la mutation de l’AN, mais venaient désormais rejoindre le nouveau rassemblement. Le PdL semble chercher le rapprochement notamment avec les groupes dits « identitaires », courants (ex-)fascistes activistes qui animent des « Centres sociaux » tels que le ‘Centro Sociale Casa Pound’ à Rome. Jusqu’ici, ces groupes étaient proches de la formation ‘MSI-Fiamma Tricolore’, une sorte de « MSI maintenu » qui avait refusé la mue de 1995. – Signalons, d’ailleurs, que cette dernière formation a envoyé des invités au congrès du FN français d’avril 2000.

Réhabilitation (partielle) du passé fasciste

C’est de l’intérieur même de la droite gouvernementale qu’émergeaient, dans un passé très récent, les dernières tentatives de réhabilitation au moins partielle de l’héritage fasciste du pays. S’il est vrai que le chef de file de l’ex-'Alliance Nationale', Gianfranco Fini, faisait des pieds et des mains pour jurer son attachement « aux valeurs de l’antifascisme » et condamner toute nostalgie, la même chose n’est pas vrai pour son parti.

Parce que cela ne passerait pas ou très mal, il ne s’agit pas de prendre explicitement fait et cause pour tous les aspects du régime fasciste (qui a duré de 1922 à 1943, prolongé avec la « République Sociale Italienne » - régime-croupion de l’Allemagne nazie devenue puissance occupante – installé à Salo, jusqu’à la fin de la guerre en avril 1945) La plupart des intervenants, en tout cas, s’en tiennent à une distinction en apparence subtile entre une « bonne période » du régime fasciste - jusqu’en 1938 environ, avant que le vote des « Lois raciales » (antisémites) et un trop grand rapprochement avec l’Allemagne nazie ne viennent assombrir le tableau -, et la fin du régime décrite comme plus négative.  Cette distinction a déjà été établie dans le passé par l’historien Renzo de Felice (évoquant une « période de consensus » allant de 1929 à 1936, entre la stabilisation brutale du régime et le rapprochement avec Hitler). Il s’agit d’une nostalgie diffuse et en apparence apolitique, entretenue dans les années 1970 entres autres par les journaux du groupe de presse appartenant, à l’époque, à Berlusconi. Cette distinction « oublie », bien entendu, non seulement la terreur contre les opposants à l’intérieur de l’Italie, mais surtout aussi l’extrême brutalité des guerres de conquête coloniale. A l’intérieur de la prétendue « bonne période » ou « période de consens » se trouve la conquête italienne de l'Abyssinie (actuelle Ethiopie), avec utilisation de gaz chimiques contre les populations, en 1935/36. A propos de cette conquête, on a évoqué le chiffre de 400.000 morts. La forme fasciste du colonialisme n’aura certainement pas été la moins violente.

Dans une interview donnée au quotidien du soir ‘Corriere della Sera', le dimanche 7 septembre 2008, le maire de Rome, Gianni Alemanno (alors AN), déclarait : « Je ne considère pas et je n'ai jamais considéré le fascisme comme le mal absolu. Le fascisme a été un phénomène plus complexe (...) Beaucoup de gens ont rejoint le fascisme en toute bonne foi et je ne pense pas qu'on puisse parler de mal absolu à leur sujet. (Mais) les lois raciales voulues sous le fascisme et qui ont contribué à sa fin politique et culturelle étaient, elles, le mal absolu. »  Le lendemain, le ministre de la Défense Ignazio La Russa prenait la parole lors d'une cérémonie à la mémoire des combattants de l'armée royale tombés face aux Allemands pendant les brefs combats de septembre 1943 à Rome, après la (première) chute de Mussolini et l'armistice conclu entre le gouvernement du maréchal Badoglio et les Alliés. Mais il tenait tenu à citer explicitement les parachutistes de la division ‘Nembo’, qui continuèrent la lutte aux côtés des Allemands jusqu'en 1945, alors que Mussolini avait mis en place la ‘République de Salo’. Le ministre s’exprimait ainsi, à cette occasion : « Je trahirais ma conscience si je ne rappelais pas que d'autres hommes en uniforme, comme ceux de la 'Nembo' de l'armée de la RSI (République Sociale Italienne, dite de Salo), ont aussi combattu, de leur point de vue, avec la conviction qu'ils défendaient leur pays. » Est-il nécessaire de rappeler que ce sont les militaires de cette république, appuyée sur la puissance de l’occupant nazi, qui traquèrent les juifs de la péninsule, jusque-là relativement épargnés (puisqu’il est vrai que l’Italie fasciste d’avant 1943 avait mis infiniment moins d’énergie dans l’extermination des juifs que l’Allemagne nazie) ?

Ces propos, s’ils ont soulevé l’indignation d’une partie de la population et de la classe politique italiennes, sont restés, en fin de compte, impunis. Certes, leurs auteurs prennent parfois le soin de relativiser leur portée, ou de se racheter une bonne conduite symboliquement. Pour Fini, le moyen approprié a semblé être un voyage en Israël – pays qui, s’il est haï par certains antisémites au sein de l’extrême droite française ou germanophone, représente pour la majeure partie de l’extrême droite italienne « un allié dans la défense de l’Occident et de sa civilisation contre les barbares ». (Jean-Marie Le Pen souhaitait s’y rendre pendant la campagne présidentielle de 1988, mais fut déclaré « persona non grata » suite à sa première sortie sur « les chambres à gaz, détail de l’Histoire » en septembre 1987. IL n'a,  d’ailleurs, jamais pu s’y rendre, par la suite.)

Gianfranco Fini ne s’est pas contenté de se rendre en Israël en 2003, il y a prononcé sa fameuse phrase sur « le fascisme, mal absolu » ; action symbolique qui devait prouver sa rupture définitive avec un passé qui lui collait à la peau (pour avoir encore décrit, en 1992, Mussolini comme « le plus grand homme d’Etat du 20e siècle »). Le 10 novembre 2008, ce fut au tour du maire de Rome, de choisir un symbole fort pour montrer qu’il était du bon côté en se  rendant, avec un groupe d’adolescents, à Auschwitz (maintenant une tradition instaurée par son prédécesseur, le démocrate Walter Veltroni) et même si des survivants de la Shoah avaient, dans un premier temps, menacé de boycotter ce voyage. A l'occasion de cette visite, l'ancien nostalgique des chemises noires a repris les termes du « mal absolu », en déclarant notamment : « Si l'on ne reste pas vigilants, ces choses peuvent toujours resurgir.» Avant de préciser: « Ce que nous apprenons ici est important pour le passé et pour le futur afin de rejeter toute forme d'intolérance, de haine et de discrimination entre toutes les identités qui composent notre humanité.» 

Alemanno aura ainsi réussi à apparaître comme un « homme civilisé »… tout en utilisant une formulation, qui accrédite l’idée que l’humanité serait composée « d’identités » différentes et immuables. (Respecter ces « identités », ne signifie-t-il pas, aussi, à ses yeux, de lutter contre leur « disssolution » et contre le métissage… ?) Tour de passe-passe bien réussi ! D’ailleurs, des graffitis sur des murs de Rome, émanant probablement de militants 'ultra' frustrés, attaquent depuis « Alemanno, l’infâme excrément sioniste ». Ces attaques devraient bénéficier à son image dans les parties plus 'modérées' de l’opinion publique, en le dédouanant des éléments les plus durs de son (ancien) camp…

En attendant, d’autres militants issus des rangs néofascistes prennent moins de gants quand il s’agit de retenir des « côtés positifs » du fascisme historique. Une fédération du MSI-Fiamma Tricolore, qui a refusé la transformation 'postfasciste' du MSI, a annoncé en novembre 2008 qu'elle offrirait 1.500 euros aux habitants de cinq villages du sud de l'Italie dès lors qu’ils prénommeraient leurs enfants nés en 2009 Benito ou Rachele, prénoms du dictateur Mussolini et de sa femme. Le petit parti politique précisait que cette offre est destinée à « perpétuer des prénoms en danger d'extinction »… et de saluer les origines du parti ... (voir deuxième partie)

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Benoît Loeuillet, entouré de Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati pendant la campagne des régionales 2015 (crédit : Olivier Faye)

Depuis son accession à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen assure avoir fait le ménage parmi...

15.03.2017 - 16:11

Fil d'informations RESF

Après l'annonce d'un refus de séjour pour cette famille, et la perspactive d'un éloignement proche, nous nous voyons contraints de lancer cette pétition afin qu'ensemble nous obtenions pour cette famille, la possibilité de vivre normalement ici, aux côtés des leurs. Ce n'est jamais par plaisir que...
24.03.2017 - 21:50
Prochaines réunions du RESF IDF en 2016 réunion à 18h30 à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris. 2017 jeudi 30 MARS jeudi 20 AVRIL jeudi 11 MAI jeudi 1 JUIN jeudi 22 JUIN jeudi 13 JUILLET Habituellement à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris Métro Faidherbe Chaligny ou Reuilly-Diderot
22.03.2017 - 18:30
Les familles et personnes sans papiers ainsi que les membres du Réseau Education Sans Frontières de la Somme sont heureux de vous inviter à participer à leur déjeuner solidaire : Samedi 1er avril 2017 à 12h, Centre Culturel Léo-Lagrange, 12 place Vogel, Amiens Ce repas solidaire, aux délices du...
22.03.2017 - 11:28
Deux objets à ce resf.info : La menace d'expulsion qui pèse sur un père bosniaque de trois enfants Annoncer la libération à l'arraché de Brahima Toukara. Aucun doute que les interventions auprès des responsables, président, 1er ministre, ministre de l'Intérieur, préfète ont beaucoup pesé. Bravo à...
21.03.2017 - 21:17
(voir le flyer plus bas) Paris, le 20 mars 2017 Le dimanche 26 mars, des artistes migrant(e)s et non-migrant(e)s travailleront ensemble, toute une après-midi, au belvédère de Belleville, dans le 20ème arrondissement de Paris, « Aucune douleur n'a de frontières ! » Dans ce quartier dont la...
21.03.2017 - 21:28
L'ancien sans-papiers, diplômé de Sciences Po recrute des profs. Que de chemin parcouru depuis son arrivée à Nancy en 2004. Lire l'article sur le site de l'Est Républicain.
20.03.2017 - 14:32
ASSEZ DE SURENCHERES XENOPHOBES ! SOLIDARITE AVEC LES MIGRANT-E-S ! Mardi 21 mars à 18h Manifestation de soutien aux Migrant-e-s à l'occasion de la journée contre le racisme (rendez vous sous l'ombrière du Vieux Port) appelée par le Collectif Solidarité Migrant.e.s PACA qui regroupe 48 associations...
19.03.2017 - 19:49
Évry, le 6 mars 2017 Pour la dignité des personnes, venez partager votre petit déjeuner aux portes de la préfecture d'Évry : lundi 20 mars 2017 de 6h à 10h, Préfecture de l'Essonne, Boulevard de France 91000 Évry. Une initiative du Secours Catholique, de l'Aumônerie catholique des étudiants d'Évry...
18.03.2017 - 19:20
avec Stéphane Maugendre (avocat) et Nadia Nguyen (RESF 91), par téléphone Pour le 15 mars, journée internationale de la lutte contre les violences policières, on avait prévu d'inviter Stéphane Maugendre, avocat, ancien président du GISTI. Au début de cette semaine, lundi 13, Monsieur Toukara, était...
18.03.2017 - 19:32
Monsieur Nedzibovic Enes, de nationalité bosniaque, est menacé d'expulsion. Après avoir été arrêté le lundi 13 mars, il a reçu une OQTF (obligation à quitter le territoire français) et une interdiction de deux ans de présence sur le territoire français. Il a ensuite été envoyé au CRA (centre de...
18.03.2017 - 16:38

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

24.03.2017 - 11:25
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15.03.2017 - 15:45
L'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers vous invite à une réunion publique sur le contrôle et l'internement des Tsiganes en France. La réunion se tiendra dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris (Métro : Ligne 12, arrêt Lamarck-Caulaincourt) Afficher une...
gisti
05.04.2017 - 18:00
Session de 2 jours, le 30 mars 2017 - [Autres Formations]
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30.03.2017 - 08:30
Les professionnels sociaux sont plus que jamais acteurs des politiques migratoires. De lois en lois, ils se sont vu confier des compétences de contrôle ou de sélection des migrants. Le tournant a été pris avec la loi du 26 novembre 2003 qui confère aux centres communaux d'action sociale le soin de...
gisti
24.03.2017 - 16:33

COMMUNIQUE Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement  relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du...

dal
24.03.2017 - 11:25
C'est ce que vient de lui rappeler assez sèchement le juge des référés du tribunal administratif de Lille. Ce n'est pas faute pour Natacha Bouchart de s'être démenée pour compliquer par tous les moyens la vie des associations qui reprennent inlassablement les distributions de nourriture aux...
gisti
23.03.2017 - 21:01
Arrêt des expulsions, baisse des loyers, un toit pour tou-te-s! MANIFESTONS samedi 1er avril – 15h à République

 

Le 1er avril annonce le retour menaçant  des expulsions sans relogement pour plus de 130 000 locataires du privé comme en HLM qui ont reçu un jugement d’...

dal
23.03.2017 - 15:33
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
23.03.2017 - 09:30
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
23.03.2017 - 09:30
Procès D.A.L.33 ​Jeudi 23 mars 14h Cour d’Appel de Bordeaux Place de la République

Conférence de presse en suivant.

*** Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde D.A.L33

Bonjour,

Après le report de deux semaines d’un délibéré attendu avec...

dal
21.03.2017 - 17:08
Tricot Tour – Nos droits contre leurs privilèges, c’est parti!!!

Dans le cadre de la campagne Nos Droits contre leurs Privilèges, lancée par de...

dal
21.03.2017 - 12:00
« Le délit de solidarité n'existe plus ». Cette déclaration de Manuel Valls, ministre de l'intérieur lors de la réforme en 2012 de l'article L. 622 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France, faisait écho à celle d'Éric Besson, précédent ministre en charge de l'immigration, qui avait...
gisti
20.03.2017 - 10:32
Le travail social est en pleine tourmente. Confrontées à la baisse des subventions, les associations entrent en concurrence sur des marchés publics où, comme n'importe quel compétiteur, elles pratiquent le mieux-disant économique… et le moins-disant social avec des répercussions sur l'emploi et les...
gisti
20.03.2017 - 09:56
Interventions Thierry Kuhn, président d'Emmaüs-France Léopold., poursuivi pour avoir signé, en 2011 et 2012, des certificats de domiciliation,, relaxé par la Cour d'appel de Caen en novembre 2016. Le parquet a fait appel. Jean-Luc, conseiller municipal de Loos (prés de Lille), poursuivi pour «...
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19.03.2017 - 19:43

COMMUNIQUE Paris le 17 mars 2017

Conseil d’État : belle victoire pour l’encadrement des loyers ! Honte à Valls, Pinel et Cosse !

Droit Au Logement salue l’arrêt symbolique du Conseil d’État, obtenu par J. Bayou et son avocat, annulant pour excès de pouvoir...

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17.03.2017 - 14:13

COMMUNIQUE Paris le 15 mars 2017 – 15h

Droit Au Logement, manifeste depuis le siège de NEXITY, dans le 9e à Paris N°1 des promoteurs en France pendant qu’ils paradent à CANNES, au MIPIM

1er promoteur de France au chiffre d’affaire de plus de...

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15.03.2017 - 15:45
Communiqué de presse de l’assemblée des locataires, mal logé.es et sans logement et du Droit au Logement 38 du samedi 11 mars 2017

 

 

Aujourd’hui, nous étions un millier...

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14.03.2017 - 12:00
La saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile notamment en Île-de-France empêche les personnes de demander immédiatement l'asile et de bénéficier d'une mise à l'abri, comme le prévoient les textes internationaux et la loi française. Ainsi, depuis de nombreux mois, les campements d'...
gisti
14.03.2017 - 11:31
Session de 5 jours 35H, le 13 mars 2017 - [Autres Formations]
gisti
13.03.2017 - 09:30

Toulouse

le 12 mars 2017

 

 

Hier, samedi 11 mars, avait lieu un concert surprise pour les habitant-e-s de la réquisition Abbé Pierre du DAL Toulouse31 C’est pas moins de 500 personnes qui ont assisté à un concert de soutien...

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12.03.2017 - 10:10
Monsieur le Ministre, Vous êtes en train de faire expulser Brahim TOUNKARA vers le Mali. Au-delà du fonctionnement « normal » de vos services, votre responsabilité personnelle est engagée : j'ai appelé votre cabinet, le secrétariat de votre conseiller immigration Emmanuel CAYRON puis votre...
gisti
11.03.2017 - 20:35

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