Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

La mairie FN de Cogolin vient de décider de réduire de 60% le budget fournitures d’une école de la ville au motif que son projet pédagogique ne plaît pas aux édiles. Visiblement, le « voyage musical autour de la Méditerranée » organisé par l’équipe pédagogique écorcherait les oreilles des élus Front national. En prenant une telle décision, c’est une liberté fondatrice de l’École de la République qui est remise en question : la liberté pédagogique des enseignants dans le cadre des programmes nationaux. Au-delà, cette mesure de rétorsion va toucher directement les élèves et leurs familles, notamment les plus modestes, qui devront mettre la main à la poche pour équiper leurs enfants des fournitures scolaires indispensables. Le SE-Unsa assure de toute sa solidarité l’ensemble de l’équipe éducative de cette école et plus largement des autres écoles de Cogolin. Pour ceux qui en doutaient encore, « la France apaisée »du Front...
  Dans le Var, une municipalité frontiste menace de procéder à une réduction des crédits d’une des écoles de la ville car la thématique du spectacle ne leur convient pas. Le SNUipp-FSU dénonce ces procédés arbitraires et interpelle la ministre dès aujourd’hui. A Cogolin, dans le Var, l’équipe pédagogique de l’école élémentaire Fontvieille propose cette année à ses élèves de présenter un spectacle de chants issus de différents pays bordant la Méditerranée : un voyage artistique leur permettant aussi de découvrir un territoire proche mais surtout des cultures différentes répondant ainsi aux exigences des programmes qui incitent au Vivre ensemble et à la connaissance de l’Autre. La chanson de la discorde C’est la chanson de Khaled « Aïcha » que les enfants doivent chanter qui a entraîné les foudres des élus municipaux appartenant au Front national. Ils menacent donc, si cette chanson et l’ensemble du projet...
Le jugement rendu le 19 mai par le tribunal correctionnel de Tours reconnaît la diffamation dont a été victime notre collègue de l’école Blotterie (Joué-lès-Tours) au printemps 2014, accusée d’attouchements, dans une vidéo publiée par l’association JRE (Journées de Retrait de l’Ecole) sur son site. Les représentantes de l’association JRE sont reconnues coupables de diffamation et de complicité de diffamation. Mmes Hassan et Belghoul sont condamnées respectivement à des peines d’amende de 4 000 et 5 000 euros. Ce jugement s’accompagne d’une peine supplémentaire, à savoir la publication du dit-jugement, à leurs frais, dans la Nouvelle République, Le Monde et le Figaro. Au titre civil, Mmes Hassan et Belghoul sont également condamnées à verser solidairement 12 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros chacune au titre de l’article 475.1 du code de procédure pénale. Le tribunal reconnaît que les propos tenus par Mme...
  Le Var est le département comptant le plus grand nombre d’adhérents au Front national ; c’est du moins ce qu’affirme son sulfureux secrétaire départemental, Frédéric Boccaletti. Le département compterait actuellement 154 élus se revendiquant du FN, dont : 1 sénateur, 3 maires, 5 conseillers départementaux et 10 conseillers régionaux. Mais le Front national a perdu une vingtaine d’élus au cours des dernières années, suite notamment à des conflits internes : Le Luc en est aujourd’hui à son troisième maire, et le maire de Cogolin se voit menacé d’être mis sous tutelle ...  la suite sur http://ldh-toulon.net/conflits-et-demissions-au-FN-du.html
Août 2016, Menton, des chauffeurs de car menacés de sanctions pour refus d’obéir à un ordre de réquisition et de participer au refoulement de migrants vers l’Italie Le 5 août 2016 au soir, un autocar d’une entreprise de transport en commun fait l’objet d’une réquisition ordonnée par le préfet des Alpes-Maritimes. Il s’agit de refouler en territoire italien des migrants, dans le contexte du rétablissement des contrôles aux frontières décidé après les attentats de novembre 2015, en lien avec l’instauration de l’état d’urgence. Le chauffeur du car ne se plie pas à l’ordre de réquisition, prend contact avec sa hiérarchie, demande la présence d’un contrôleur... Les choses tardent, entraînant l’annulation de l’opération de police envisagée. Le délégué syndical de la CNT-SO écrit à la direction de l’entreprise autocariste pour l’informer de l’incident, réclamer qu’aucune sanction ne soit...
Suite à la décision du préfet de loger 60 migrants à Pierrefeu, le FN appelle à un rassemblement 'pas de migrants dans le Var' à Pierrefeu samedi 8 octobre 2016 après midi. Le maire, lui, appelle à une manifestation à 9h30 contre l'installation des migrants ... et contre la récupération du FN.   Face à cette situation  les organisations soussignées appellent à un rassemblement à 11h à Pierrefeu sur la base du communiqué ci dessous :      " Face aux politiques haineuses, racistes et xénophobes, nous, syndicats, associations, collectifs, organisations politiques et de jeunesse, appelons à un rassemblement à PIERREFEU SAMEDI 8 OCTOBRE à 11h place du Dixmude pour dire haut et fort :    - OUI à la solidarité et à l'accueil des migrants et des réfugiés. - NON à la haine anti-immigrés distillée par le Front National et ses complices."   Les signataires : Codex 83,  Confédération Paysanne 83 , Ensemble pour le Luc, EELV83...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Extrême droite française et guerre à Gaza

Les récentes manifestations, à propos de Gaza, ont mis en évidence les positions multiples et très contradictoires de l'extrême droite française. Ce n'est pas tout à fait nouveau de voir des positions divergentes apparaître au sein de l'extrême droite, dès lors qu'un conflit militaire met aux prises l'Etat d'Israël  et des Etats ou mouvements politiques arabes ou musulmans. Pour l'extrême droite, un tel conflit est lourd de symbole, dans la mesure où l'antisémitisme d'une part, le racisme anti-arabe d'autre part constituent des marqueurs idéologiques très forts. Ces marqueurs se retrouvent tout au long de l'histoire de l'extrême droite française, mais ils peuvent entrer en contradiction (vraie ou apparente) à un moment donné.

Dans un contexte où le Front national - parti dominant de cette mouvance - est très affaibli, les contradictions éclatent et s'exacerbent. Avant, il existait une épine dorsale organisationnelle, un appareil structuré capable d'intégrer les différents courants idéologiques et de leur proposer une « synthèse ». Aujourd'hui, les trajectoires respectives de ces courants peuvent se radicaliser, dans la mesure où ce « centre » organisationnel  a moins de puissance et de force d'intégration.

Petite mise en perspective historique

Une petite mise en perspective s'impose. Historiquement, c'est d'abord l'antisémitisme - contre les juifs, présentés comme « le poison des nations » - qui transforme la « droite révolutionnaire » (pour parler avec Zeev Sternhell, qui a analysé les mouvements préfascistes) et nationaliste en mouvement de masse. Au début du XXe siècle, il fournit une grille de lecture de la société, capable de tenir lieu d'« alternative » à l'aspiration révolutionnaire. La « théorie du complot » antisémite explique que ce seraient les juifs, et accessoirement les francs-maçons, qui possèderaient l'argent et détiendraient - secrètement - le pouvoir. Ils chercheraient à contrôler les nations, pour les détruire et ériger leur « gouvernement mondial ». Cette « théorie » permet aux forces les plus réactionnaires de s'adresser aux couches populaires, paupérisées, pour leur offrir une prétendue perspective de lutte aux allures pseudo révolutionnaires.

A partir de 1945, une telle approche semble désormais interdiie aux forces de droite et d'extrême droite. L'antisémitisme doit faire face au bilan historique des crimes du nazisme. Il est devenu politiquement, moralement, sinon juridiquement périlleux voire impossible de s'en revendiquer ouvertement. En même temps, la période des guerres coloniales (surtout celles des années 1950) ainsi que la construction de l'Etat d'Israël change - au moins provisoirement - la donne. L'Etat d'Israël constitue un allié de poids dans la région, pour la France colonialiste combattant le mouvement de libération nationale en Algérie et l'Egypte de Nasser qui cherche à stimuler les forces indépendantistes. A travers une intervention militaire commune contre l'Egypte, en octobre 1956, la France colonialiste et Israël se trouvent côte à côte. (Jean-Marie Le Pen sert alors comme officier, engagé volontaire, dans le corps d'expédition). De plus, la construction d'un Etat national juif, fortement militarisé, semble rendre possible, aux yeux de l'extrême droite de l'époque, une « solution de la question juive » nouvelle. Au lieu de « se mêler » aux peuples et nations de l'Europe, les juifs devraient partir au Proche-Orient pour y ériger leur propre Etat-nation, ce qui permettrait de possibles alliances (pour des raisons stratégiques), et du même coup l'extrême droite serait disculpée de tout antisémitisme. Cette période constitue un tournant majeur pour les droites nationalistes, en France autant qu'en Allemagne fédérale. Au cours de ces années et même plus tard, Jean-Marie Le Pen, portant à l'époque un bandeau, se compare volontiers à Moshe Dayan, le « héros » militaire israélien notamment pendant la guerre des Six jours en 1967.

A la fin des années 1980, la donne change encore. Jean-Marie Le Pen passe, à un autre registre et remet au centre de son discours un antisémitisme qui avait semblé passé au second plan, sinon quasiment disparu. L'épisode du « point de détail » déclenche une rupture. Le chef du FN, ayant cru qu'il avait donné suffisamment de gages « aux juifs » (après avoir rencontré, entre autres, des représentants du parti droitier Herout - ancêtre du Likoud - à New York en février 1987), ne faisait plus suffisamment attention à dissimuler sa tendance naturelle. Lors d'une émission de TV, en septembre 1987, il professe ses sympathies pour les thèses des « révisionnistes », qu'il convient mieux d'appeler négationnistes puisqu'ils nient une évidence historique : la réalité de la Shoah. Ensuite, sur la défensive, il revendique « la liberté de la recherche historique », avant de se réfugier derrière une formule selon laquelle cette « question » - celle de l'existence, ou non, des chambres à gaz - serait « un détail de l'histoire », sans importance majeure.

Cet épisode provoque un tollé. La politique israélienne et la droite pro sioniste, mais aussi de façon plus générale les droites occidentales dominantes rompent les contacts les plus avancés avec le FN. Invité à assister à un congrès du parti conservateur britanniques - des « Torys », nous sommes encore à l'époque de Margaret Thatcher -, Jean-Marie Le Pen voit son invitation annulée en octobre 1987. Il doit aussi faire une croix sur le projet de se rendre en Israël à l'approche des élections présidentielles françaises du printemps 1988. Dès lors, l'extrême droite française peut laisser libre cours à son antisémitisme. En même temps, la donne géopolitique a évolué. C'est l'effondrement du bloc soviétique à la fin de l'année 1989. Jusque-là, l'anticommunisme avait fortement dominé l'orientation du FN en politique internationale, et l'extrême droite avait bruyamment soutenu la réélection du président Reagan en 1984. Mais à la fin de la décennie, la bipolarité entre « communisme » et « monde libre » perd de sa force idéologique. Aux pays de l'Est, c'est « l'éveil des nations ». L'extrême droite  prend - majoritairement - la tangente de l'antiaméricanisme, et la direction du FN défend (non sans beaucoup de mal en interne) une position radicalement opposée à l'intervention militaire des USA en Irak en janvier/février 1991.

A partir de là, l'Etat d'Israël cesse, aux yeux d'une bonne partie l'extrême droite (quasiment en même temps que les USA), d'être vu comme un allié privilégié. C'est désormais le nationalisme radical - y compris des « petites nations » plus ou moins opprimées - qui prime sur l'orientation pro-occidentale classique, aux relents colonialistes. L'antisémitisme pourra plus librement s'exprimer. Ce qui n'empêchera pas Jean-Marie Le Pen, en 2002, de se référer positivement, dans une interview au quotidien israélien « Haaretz » à la politique « de la main forte contre le terrorisme » engagée par Ariel Sharon. Ce dernier n'avait-il pas, dans une interview à « L'Express » à la fin de l'année 2001, comparé sa politique à celle des forces pro-« Algérie française » ? Désormais, les références idéologiques contradictoires coexistent au sein du FN.

Positionnements actuels

Face aux événements de Gaza, l'extrême droite française se positionne de trois façons. Premièrement, une partie (minoritaire) de ses forces applaudit aux opérations militaires d'Israël. Deuxièmement, une bonne partie défend une position « neutraliste », renvoyant dos à dos non seulement les belligérants sur place, mais aussi les manifestations de sympathie pro israéliennes et pro palestiniennes sur le sol français, rejetées comme marque de sympathie pour une « cause étrangère ». Enfin une dernière fraction, professant un nationalisme radical et « révolutionnaire », défend sans retenue des positions ouvertement anti-israéliennes et en même temps antisémites, allant même jusqu'à tenter (sans grand succès) d'infiltrer les manifestations pro palestiniennes, généralement soutenues par des forces de gauche et des immigrés d'origine arabe.

Applaudissements pour les opérations militaires d'Israël

Dans le premier camp, on trouvera notamment Jean-François Touzé, exclu de la NPD pour ses « positions bourgeoises, atlantistes et sionistes » et qui a créé, en septembre 2008, son propre groupement politique : la « Nouvelle Droite Républicaine » (NDR). La NDR, tiendra son premier meeting public à Paris, le 1er mars 2009, sous le titre « Pour une nouvelle alliance occidentale » et avec le symbole de l'OTAN comme drapeau. Fin 2008, Jean-François Touzé, son mini-parti et le site Internet qui lui est proche (Rebelles.info) avaient bruyamment fait campagne pour l'élection de John McCain à la présidence des Etats-Unis.  Dans ce contexte, la NDR défend des positions explicitement favorables à la guerre menée par l'armée israélienne à Gaza, et applaudit bruyamment ses soldats et leurs « victoires » : « La Nouvelle Droite Républicaine soutient sans réserve l'offensive menée par L'Etat d'Israël contre le Hamas. Ce qui est en cause c'est bien sur la sécurité des Israéliens (...). C'est aussi la sécurité de l'Occident tout entier qui, face au terrorisme islamique, doit revendiquer son droit et son devoir à la riposte légitime et à l'emploi de la force juste. La NDR dénonce enfin la désinformation qui tend à faire croire que des centaines de civils ont été tués ces deux derniers jours sur la bande de Gaza. S'il est malheureusement inévitable dans tout conflit que des pertes soient à déplorer au sein de la population, la vérité est que 80% des tués appartiennent aux forces armées du Hamas. » Le site Internet qui soutient la NDR agit d'ailleurs en partenariat étroit avec des journalistes connus proches de la « droite dure » classique, reprenant et publiant leurs articles « avec autorisation de l'auteur », dont Ivan Rioufoul du « Figaro ». C'est le cas des articles de Michel Gurfinkiel, journaliste à l'hebdomadaire « Valeurs actuelles », proche politiquement de la droite dure israélienne et de l'idéologie des colons ; adversaire depuis toujours de toute reconnaissance d'un droit à l'autodétermination des Palestiniens et opposé à l'OLP (selon lui « une fratrie terroriste ») autant qu'au Hamas.

Neutralisme nationaliste : Non aux « intérêts étrangers » des uns et des autres

Une majeure partie de l'extrême droite française défend plutôt une politique du « Ni - Ni », mettant les deux camps dos à dos, refusant du même coup que l'on « se batte dans les rues françaises pour des intérêts étrangers ». Ainsi l'hebdomadaire « Minute », proche du FN sans être sous le contrôle de ses instances, titrait le 14 janvier 2009 : « Qu'ils soient pour le Hamas ou pour Israël : Qu'ils aillent se battre là-bas ! » C'est aussi l'orientation des interventions de la NDP (Nouvelle Droite Populaire), qui a, par exemple, distribué le 26 janvier - avec un groupuscule monarchiste - un tract sous le titre « Ni Israël ni Palestine... Vive la France » où l'on peut lire : « Suite aux manifestations passées et à venir pour soutenir les politiques israélienne ou palestinienne, la Nouvelle Droite Populaire et Génération FA8 s'associent pour rappeler que ce conflit ne concerne ni l'Europe et encore moins la France. De plus, des individus sur notre sol en profitent pour imposer des discours qui sont très éloignés des intérêts politiques de la France et des Français, ceci est inadmissible. (...) La Nouvelle Droite Populaire et Génération FA8 tiennent à rappeler que seuls les intérêts de nos peuples et de notre civilisation doivent guider les choix politiques de la France (et non être animés par une rhétorique gauchiste, droit de l'hommiste et pro islamiste). »

C'est dans une logique similaire qu'à Nice, le « Bloc identitaire » (puissamment implanté) s'est opposé à la tenue de manifestations pro palestiniennes. Allant jusqu'à organiser, le 17 janvier, une contre-manifestation sous les mots d'ordre « Maîtres chez nous ! » et « Ne laissons pas notre ville à la racaille ! » A ses yeux, ceux qui se mobilisaient contre la guerre à Gaza étaient uniquement, soit des immigrés d'origine arabe, soit des traîtres défenseurs d’’ intérêts étrangers ». Les deux manifestations (celle des pros palestiniens, et celle des « Identitaires ») à Nice avaient été interdites, mais ont eu lieu quand même - au moins pendant une courte durée -, les deux publics s'invectivant respectivement en scandant : « Nous sommes d'ici ! ».

Offensive pour le négationnisme et la banalisation de la Shoah

En même temps, certains des protagonistes de l'extrême droite ont profité l'occasion pour repasser à l'offensive sur la question du négationnisme, ou plus précisément sur la banalisation de la Shoah.  Jean-Marie Le Pen, notamment, s'est exprimé à plusieurs reprises en cherchant à assimiler les massacres commis par l'armée israélienne à Gaza au génocide perpétré par les nazis en Europe. Le 8 janvier 2009, il compare la situation dans la bande de Gaza à un gigantesque « camp de concentration ». Cette allusion aux camps de la mort, instrument dans la politique d'extermination de régime nazi, est, bien entendu, une contrevérité historique - alors qu'on pourrait éventuellement analyser la situation des Palestiniens à Gaza à la lumière de celle faite aux Amérindiens parqués dans une « réserve » ou des Noirs mis dans un « Bantoustan » par l'Afrique du Sud sous l'Apartheid (régime soutenu dans son temps par le FN français).  Huit jours plus tard,  Jean-Marie Le Pen compare Gaza au « Ghetto de Varsovie », et les forces politiques agissantes en Palestine occupée (dont le Hamas) à l'insurrection du ghetto en 1943. Une fausse analogie historique, là aussi, bien entendu : la politique d'occupation en Palestine et les assauts militaires doivent bien sûr être condamnés, mais ils ne sont en rien assimilables à la tentative des nazis d'exterminer physiquement tout un peuple jusqu'au dernier nourrisson. Dans le cas de la politique militaire d'Israël (comme dans celui des guerres coloniales menées, entre autres, par la France), il s'agit d'imposer des objectifs politiques (ou parfois économiques). Une fois ceux-ci atteints, la violence à l'état brut peut cesser - même s'il subsiste une violence structurelle - ; et la mort de civils est considérée comme « un prix à payer » ou encore « des dégâts collatéraux », mais non pas comme un but en soi. Les deux logiques ne sauraient être confondues.

De toute manière, ce que recherche Jean-Marie Le Pen ce n'est pas une explication ou analyse par analogie historique. Son but est bel et bien de banaliser l'horreur des crimes nazis, en les faisant disparaître (avec toute la spécificité qui les caractérise) derrière une chaîne de crimes politiques ou militaires assez différents les uns des autres. Le tout, non pas pour dénoncer tous les crimes, mais pour finir par dire : « Les uns ne valent pas mieux que les autres, donc cessons de nous battre la coulpe. Au final, personne ne fait des omelettes sans casser des œufs, donc cessons de nous en émouvoir. »

Jean-Marie Le Pen n'est pas le seul dans cette logique de banalisation de la Shoah, ni d'ailleurs celui qui va le plus loin. Le MDI (« Mouvement des Damnés de l'impérialisme »), groupuscule radical - inspiré de racialisme noir et d'antisémitisme - qui a pris la succession de la « Tribu K » interdite en 2006, va beaucoup plus loin. Sur son site, ce groupuscule dirigé par le fasciste « Kémi Séba » alias Stellio Capochichi délire : « Gaza est pire que la Shoah ! », ceci alors que, par ailleurs, il n'a jamais reconnu la réalité du génocide perpétré contre les juifs (ces derniers s'érigeant, selon lui, en victimes de façon frauduleuse).

Précisons que dans le contexte actuel, lourd de confusions politiques et historiques, il n'est pas rare de voir dans les manifestations - dénonçant à juste titre l'intervention militaire de l'Etat d'Israël à Gaza et les brutalités qui l'ont accompagnée - des pancartes assimilant Israël à l'Allemagne nazie, la guerre de Gaza à la Shoah, « Gaza et Auschwitz ». Ces pseudos comparaisons historiques ne sont pas toujours l'œuvre de groupes politiques organisés, mais souvent le fruit d'une émotion et colère spontanées. Il n'en reste pas moins que les comparaisons aboutissant objectivement à une banalisation du nazisme ne doivent pas avoir leur place dans le discours politique des forces anti-guerre, pro palestiniennes, humanistes ou anticolonialistes.

Les nationalistes-révolutionnaires et les « Rouges-bruns » pour un combat en apparence pro palestinien

Reste qu'une fraction de l'extrême droite, celle qui se voudrait la plus « révolutionnaire » et/ou qui est, en réalité, la plus antisémite, a tenté de se mobiliser - dans le conflit- pour un combat en apparence « pro palestinien ».

Il s'agit d'une part des « Rouges-bruns », qui adoptent une rhétorique « révolutionnaire » verbalement dirigée contre le capitalisme (décrit de préférence comme « apatride ») et « anti-système ». A leurs côtés, on trouve les « nationalistes-révolutionnaires », qui forment un courant idéologiquement structuré au sein de l'extrême droite. Selon leur idéologie spécifique, ils formeraient un mouvement révolutionnaire ; les sujets des révolutions étant - selon eux - non pas des forces sociales mais des « peuples » conçus au sens ethnique du terme. En faisant cela, ils gomment systématiquement toute différence entre la situation d'un peuple victime d'une réelle oppression nationale (ce qui était, entre autres, le cas des Algériens sous le colonialisme, et est le cas des Palestiniens ou des Kurdes, à l'heure actuelle) et celle des autres nations, y compris les plus dominantes. Ce courant aimerait adopter un schéma de mouvement - par essence nationaliste - qui a pu « fonctionner » et trouver un soutien populaire dans des pays colonisés, en les appliquant aux (anciennes) métropoles elles-mêmes. Or, faute d'oppression nationale - qui n'existe pas , par exemple, pour le peuple français en tant que tel - ils inventent une oppression de ces nations par des forces occultes supranationales, par des « lobbys mondialistes » hyper puissants et (parmi eux) « le sionisme international ». Le chemin pour dire que ce seraient les juifs qui opprimeraient les nations, éventuellement avec un pouvoir « mondialiste » basé aux Etats-Unis - mais opprimant selon eux aussi les « vrais » Américains -, n'est jamais très loin.

Un tel positionnement a été adopté, dans le récent conflit, bien sûr par le courant « nationaliste-révolutionnaire » lui-même, représenté par le site Internet « VoxNR ». Celui-ci a, très tôt, adopté un langage ultra-violent contre Israël (« Israël, une machine conçue pour tuer ») et un positionnement de soutien - rhétorique - aux Palestiniens. Ce courant trouve des alliés structurels dans le MDI, mais aussi, entre autres, chez les partisans d'un Dieudonné devenu antisémite forcené.

L'intervention d'Alain Soral, un « rouge-brun » faisant partie des conseillers de Marine Le Pen - quoique cette dernière soit sur d'autres positions, concernant notamment l'attitude à adopter vis-à-vis d'Israël et des Etats-Unis -, allait dans le même sens au moment des événements de Gaza. Après « VoxNR », l'association  propre d'Alain Soral, appelée « Egalité & Réconciliation », appelait elle aussi - après une réunion de sa direction, le 12 janvier - à se joindre aux manifestations pro palestiniennes. Dès le 10 janvier d'ailleurs, selon des informations rapportées par « indymedia », un groupe d'une dizaine de partisans d'Alain Soral (reconnaissables par leurs badges) avait infiltré la manifestation pro palestinienne à Bordeaux. Sur le site « Nations Presse Info », proche de Marine Le Pen, c'est plutôt cette ligne-là qui dominait dans les articles publiés pendant la durée du conflit à Gaza. Même si des forces situées dans le proche entourage de Marine Le Pen, comme le groupe « Convergences nationales » (formé par d'anciens du MNR, dont Nicolas Bay, son ancien secrétaire général), soutenaient sur le même site d'autres positions. Ainsi, selon un communiqué de « Convergences nationales », toute la faute de la guerre de Gaza incomberait uniquement au seul Hamas.

La manifestation pro palestinienne parisienne du 24 janvier 2009 devait permettre l'épreuve du terrain pour les partisans d'Alain Soral et de VoxNR. Accompagnés de partisans du MDI de « Kémi Séba », ils étaient environ deux douzaines au total à tenter de rallier la manifestation à Paris. A son début, ils en furent chassés par le Service d'ordre au point de ralliement. Cependant, ils reviendront un peu plus tard, pour se mettre dans le cortège d'un groupuscule politico-religieux d'obédience chiite, le « Centre Zahra » basé en région parisienne (qui vient de fonder un fantomatique « Parti Anti-sioniste »). On y notait aussi la présence de Ginette Skandrani, négationniste connue et anciennement exclue du Parti des « Verts », tiers-mondiste fourvoyée, mais aussi autrefois très proche de Roger Garaudy.

(sur la photo, prise par nos soins,...Ginette Skandrani )

Plus tard, le Service d'ordre et la Police feront sortir les partisans d'extrême droite de la manifestation, la police invoquant les nécessités de « leur protection ».

Sur des tracts, les partisans d'Alain Soral décrivent la situation des Palestiniens de Gaza comme celles de « victimes, depuis 60 ans, de l'immigration illégale ». Les juifs vivant en Israël y sont assimilés à des sans-papiers qui auraient submergé le pays historique des Palestiniens - dessinant la menace que demain, cela pourrait aussi arriver à l'Europe. La propagande ne semble cependant pas extrêmement appropriée au public de la manifestation, pour l'essentiel composée soit d'immigrés (d'origine maghrébine et autres), soit de militants de gauche et d'extrême gauche défendant habituellement les sans-papiers.

VISA

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

05.12.2016 - 16:18
16.11.2016 - 15:33
08.11.2016 - 15:59

Marine Le Pen et Marion Marechal Le Pen en avril 2016. DOMINIQUE FAGET / AFP

Les sujets de société n’en finissent décidément pas de fracturer le Front national. Dans une interview au quotidien catholique traditionaliste Présent, lundi 5 décembre,...

05.12.2016 - 16:18

Marine Le Pen dévoile son équipe de campagne. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Marine Le Pen confiait récemment en privé : « Je suis libre par rapport au Front national. » La candidate du parti d’extrême droite à l’élection présidentielle de 2017 va en tout cas ...

16.11.2016 - 15:33

Après la famille Le Pen, la famille Philippot peut-elle constituer une nouvelle dynastie au sein du Front national ? Le frère de Florian Philippot, Damien Philippot, a en tout cas démissionné, mercredi 9 novembre, de son poste de directeur adjoint du département opinion de l’IFOP...

11.11.2016 - 12:29

Yvan Benedetti. LIONEL BONAVENTURE / AFP

C’est une alliance qui peut surprendre. Yvan Benedetti, ex-président de l’Oeuvre française (groupuscule antisémite et pétainiste...

08.11.2016 - 15:59

Fil d'informations RESF

Fuyant les guerres et les persécutions, la misère ou les bouleversements environnementaux, plus de 310000 personnes sont parvenues en Europe depuis le début de l'année 2016, trop souvent au péril de leur vie. Et à leur arrivée ? Des droits bafoués, des conditions d'hébergement indignes, des moyens...
08.12.2016 - 18:24
Sophie est élève de Terminale Bac Pro Gestion administrative au lycée Jean Monnet de Montrouge (92). Elle est venue du Sénégal, il y a plus de 3 ans, pour rejoindre sa grande sœur en France. Une élève comme tous les autres. En décembre 2015, à 18 ans, elle a déposé un dossier à la préfecture de...
08.12.2016 - 18:40
Madame LAZZOUNI Kheyra de nationalité algérienne, divorcée, victime de violences, est arrivée enceinte en 2011, il y a près de 6 ans dans notre pays. Déboutée de sa demande d'asile, elle est mère de deux enfants scolarisés à l'école Jules Ferry, l'ainé en CM1 et la cadette en Grande Section de...
06.12.2016 - 21:36
Le prochain Cercle de Silence de Versailles aura lieu le jeudi 8 décembre 2016 de 18 h à 19 heures au marché aux fleurs (angle avenue de Saint Cloud / avenue de l'Europe). Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous...
05.12.2016 - 22:10
Le prochain Cercle de Silence de Mantes-la-Jolie aura lieu le samedi 24 décembre 2016 de 11 h à midi place Saint Maclou. Que votre participation soit d'une minute, d'une dizaine de minutes ou d'une heure complète, elle marque votre soutien. Vous pouvez aussi y venir en groupe.
05.12.2016 - 22:19
Notre prochaine Permanence d'accueil des jeunes scolarisés aura lieu le vendredi 9 décembre 2016 de 15 h à 17 heures, à la Maison des associations, 2 bis place de Touraine à Versailles. Il n'y aura pas de permanence le vendredi 30 décembre. Prochaine permanence : le vendredi 6 janvier.
05.12.2016 - 22:24
Notre prochaine réunion départementale du groupe des jeunes aura lieu le samedi 17 décembre 2016 à 15 heures, à la Maison des associations, 2 bis place de Touraine à Versailles. Les militant-e-s sont évidemment conviés à y participer.
05.12.2016 - 22:25
Veille de Noel 2016, le Réseau Education Sans Frontières de la Somme invite tous les enfants et parents immigrés (en particulier mais également ouvert à tous) à un spectacle de cirque avec la compagnie « Rafistol et Maestro, artistes clowns », un spectacle offert par Robert Landard : Mercredi 14...
05.12.2016 - 19:34
Tous mobilisés/es pour une nouvelle hospitalité En ce début décembre, RESF 11 s'associe à la nouvelle campagne de La Cimade « Ils n'ont pas d'autre choix que l'exil. Vous avez le choix de les aider » Alors que l'Union européenne cherche par tout moyen à fermer ses portes et à refouler les personnes...
05.12.2016 - 09:49
1 – Le journal. Procès de la Solidarité à Boulogne sur Mer. En Essonne (avec Nadia Nguyen, par téléphone). Télécharger 2016-11-30%20RESF%20sur%20FPP%20413%20-%201%20Intro%20et%20journal%20-%20En%20direct%20de%20l'Essonne.mp3 ( 15 Mo ) 1 – Intro et journal Durée : 16'25'' ____ 2 – Mineurs Isolés...
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27.11.2016 - 16:05
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Bourse du Travail de Paris : 3 rue du Château d'eau (métro République) À l'initiative du Collectif des travailleurs sans papiers de Vitry, de la Coordination 93 de lutte pour les sans papiers, de Droits Devant ! ! et de l'intersyndicale du Ministère du Travail (CGT, FSU et SUD) Programme 19 h :...
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09.12.2016 - 12:37
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05.12.2016 - 09:00
Chômage, précarité : halte aux idées reçues !

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01.12.2016 - 11:51
Appel d'offre du 26 septembre 2016. "Les candidats devront remettre leur offre avant le 2 novembre, à 12 heures." Le présent marché a pour objet des prestations d'hébergement (A) et d'accompagnement (B), en application de l'article L.744-3 2° du CESEDA, à destination des ressortissants étrangers s'...
gisti
29.11.2016 - 20:17

COMMUNIQUE Paris le 28 novembre 2016   

L’hébergement des demandeurs d’asile sous caution : Une caution de 150 € par adulte et 75 € par enfant pourra leur être réclamée, et confisquée s’ils ne quittent pas le centre d’accueil dans les délais exigés.

Un arrêté du...

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29.11.2016 - 16:10

COMMUNIQUÉ Paris le 27 novembre 2016

Loi Égalité et Citoyenneté  : les familles de trafiquants, mais aussi de consommateurs de stupéfiant, s’ils ont été condamnés,  pourront être expulsées sur décision de leur bailleur

  (Amendement 666-2...

dal
27.11.2016 - 16:05
Monsieur le ministre, Nous apprenons que des instructions ont été données par votre cabinet en vue de l'ouverture, dès le mois de janvier prochain, de la salle d'audience « délocalisée » qui a été aménagée dans la zone aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle en vue d'y faire comparaître les...
gisti
25.11.2016 - 12:18
Dans les années 1990, le grand public découvre internet... et les sans-papiers. Au moment où ces étrangers en attente de régularisation en France occupent les églises de Saint-Ambroise et de Saint-Bernard, des informaticiens, militants de l'internet libre, développent des outils qui permettent d'...
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24.11.2016 - 14:27
Session de 2 jours, le 24 novembre 2016 - [Autres Formations]
gisti
24.11.2016 - 09:30
Ceux qui ont voulu faire taire le Gisti, la Ligue des droits de l'homme et le Syndicat de la magistrature en seront pour leurs frais. La libre critique des décisions de justice, y compris par un syndicat de magistrats, sort aujourd'hui renforcée par le jugement de la 17ème chambre du tribunal...
gisti
23.11.2016 - 18:06
Lettre ouverte

A Paris, le 18 novembre 2016

Objet : Respect de la trêve hivernale

Monsieur le Préfet,

Les médias bruissent des intentions exprimées par les uns ou les autres de procéder à l’expulsion de l’ensemble des occupants de Notre Dame des Landes. Étant donné que...

dal
23.11.2016 - 15:01

COMMUNIQUE Paris le 25 novembre 2014

Loi Egalité et Citoyenneté – 2e lecture à l’Assemblée :    DAL se rassemble mercredi 23 novembre – Place du Président-Édouard-Herriot – à partir de 16h30

Inquiets...

dal
23.11.2016 - 09:53
« Considérant que M. Victor A demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé la décision du 5 janvier 2009 par laquelle le consul général de France à Yaoundé a refusé de...
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22.11.2016 - 17:40
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22.11.2016 - 17:09
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22.11.2016 - 17:11
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22.11.2016 - 17:11
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X a rencontré le ressortissant français avec lequel il a ensuite conclu un pacte civil de solidarité, en avril 1997, à Bamako ; qu'ils ont ensuite effectué des séjours communs dans divers pays lors de congés ; que leur vie commune a débuté...
gisti
22.11.2016 - 17:18
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X est entré en France le 12 octobre 2005 sous couvert d'un visa de long séjour « étudiant » et a bénéficié en cette qualité d'une carte de séjour temporaire renouvelée jusqu'au 12 octobre 2009 ; qu'après avoir obtenu en 2009 un master II «...
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22.11.2016 - 17:20
« Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A...est entré en France régulièrement, le 11 octobre 2003, pour poursuivre des études ; qu'il a bénéficié de titres de séjour jusqu'au 9 octobre 2007 ; que, s'il s'est maintenu en situation irrégulière par la suite, il justifie, par des...
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22.11.2016 - 17:21

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