Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

Lire la suite...

 

En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !
Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...

Des affiches à télécharger
ou à commander


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander

 


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander

 


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Des affiches à télécharger
ou à commander


Ces affiches sont à télécharger
(pour insertion 
dans des journaux syndicaux, par exemple)
ou à commander gratuitement 

à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS


Retrouvez VISA
sur Facebook

 

Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Municipales 2014 : premières leçons

Le mandat des nouveaux maires d’extrême droite, élus lors des élections municipales des 23 et 30 mars 2014, commence par quelques actes symboliques forts. Le 8 avril, le nouveau maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois (élu dès le premier tour), a annoncé le retrait d’un local jusqu’ici attribué à la Ligue des droits de l’homme/LDH. La mairie a classé l’association, très ancienne – la Ligue des droits de l’homme a été fondée en 1898, en réaction à l’Affaire Dreyfus -, comme adversaire parce qu’elle aurait pris position contre les thèses du FN. Ainsi, désormais, les associations, parties structurantes de la vie démocratique, risquent d’être classées en « amies » et « ennemies » par le nouveau pouvoir local.

Le 09 avril, la majorité FN au Conseil municipal a radicalisé la démarche en déclarant qu’elle entend « réclamer 36.000 euros de loyers impayés » à l’association. Le local municipal de 20 m2 était, jusqu’ici, gracieusement mis à la disposition de la section de la LDH. Un acte qui fait discuter dans les rangs de l’extrême droite. Le même jour, le député FN Gilbert Collard (qui n’est pas membre du FN, mais élu avec l’étiquette « Bleu Marine ») a cependant pris ses distances. « Je n’aurais pas viré la LDH », a-t-il affirmé, « je lui aurais demandé de signer un bail et de payer ». Une solution qui n’aurait guère valu mieux ; mais qui aurait évité, selon les dires de l’avocat médiatique et député, « de donner du grain à moudre à ceux qui veulent nous réduire en poussière fascisante ».

Il n’est pas exclu que la raison principale de la sortie de Collard soit que l’homme ait voulu faire parler de lui. Cela ne serait pas chose étonnante de la part d’une figure dont l’idéologie principale se résume à « Moi ! moi d’abord ! » (…et qui est passé du trotskisme et de l’antiracisme militant au lepénisme, après être passé par le mitterrandisme et le sarkozysme). Son propos montre, néanmoins, que le camp politique auquel il appartient désormais cherche encore la meilleure stratégie, pour utiliser à son meilleur profit le pouvoir local qu’il a conquis.

Le vendredi précédent, 04 avril, Marine Le Pen avait défrayé la chronique en annonçant que les mairies FN allaient supprimer systématiquement les « repas de substitution » dans les cantines scolaires. Ces repas servent d’alternative, au cas où du porc est servi comme plat principal, aux élèves musulmans, juifs ou qui ne mangent pas de cochon pour un autre motif. Tout en s’arbitrant formellement derrière la laïcité (« aucune exigence religieuse » ne devant être admise dans l’école publique, selon Marine Le Pen), il s’agit bien d’une mesure d’exclusion de fait qui cible certains groupes déterminés.

En même temps, son vice-président Florian Philippot déclarait devant les caméras que « les élèves auront toujours le choix » (alimentaire). Selon lui, il s’agirait uniquement d’« interdire les interdictions religieuses », autrement dit, de ne pas imposer des commandements religieux aux élèves. Ce qui, de toute façon, n’est pas le cas et serait illégal : il ne s’est jamais agi par exemple d’interdire la consommation de viande au porc aux élèves souhaitant en consommer, mais uniquement de laisser le choix à tout le monde.

A son tour, le nouveau maire de Béziers, Robert Ménard – dont la candidature a été soutenue par le FN, bien qu’il ne soit pas membre de ce parti – a précisé qu’il entendait écarter « le halal » des cantines scolaires. Un propos qui, là encore, n’a strictement aucun lien avec la réalité. Alors que la nourriture ne peut être déclarée « halal » ou encore « cacher » qu’avec l’intervention respectivement d’un imam ou d’un rabbin, ni l’un ni l’autre procédé n’est admis dans les écoles publiques. Ici encore, il n’a jamais été réellement question d’introduire la pratique religieuse, dans l’école en faisant valider les repas par une instance du culte.

La seule question qui était posée, a toujours été celle de la pluralité des choix qui doivent être laissés aux élèves. Les propos de Philippot et de Ménard semblant sous-entendre que cette pluralité sera maintenue, alors que Marine Le Pen semblait plutôt dire qu’elle ne le sera pas.

Une partie de l’extrême droite est moins contente, cependant, de la célébration d’un premier mariage homosexuel à la mairie du 7e secteur de Marseille, désormais gérée par un maire FN, Stéphane Ravier. L’AGRIF (« Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française »), organisation catholique-traditionaliste dirigée par l’ex-FN Bernard Antony, a ainsi fait circuler un communiqué réprobateur. Selon elle, la mairie aurait dû plutôt se placer dans l’illégalité, en refusant carrément de célébrer ce mariage…

Les nouvelles mairies FN (ou Ligue du Sud)

De cette façon, le FN aura réussi à faire parler de lui, à l’heure où il entame la gestion de plusieurs municipalités. 11 mairies sont désormais gérées par le FN ou alors par un maire élu avec le soutien du FN (dans le cas de Robert Ménard). Quatre autres le sont par la « Ligue du Sud », petit parti d’extrême droite présidé par l’ex-FN Jacques Bompard : Orange, Bollène, Camaret-sur-Aigues et Piolenc. Ces deux dernières sont des petites communes avec respectivement 4.000 et 5.000 habitants, alors qu’Orange et Bollène comptent 30.000 et 15.000 habitants.

La plupart de ces mairies ont été conquises grâce à des triangulaires voire des quadrangulaires.

A l’exemple de celle de Mantes-la-Ville, seule municipalité FN en Ile-de-France (où le centre-gauche était divisé en deux blocs égaux), avec une majorité relative de seulement 30,26 % pour le FN. A Beaucaire, c’est également suite à une quadrangulaire (avec des listes de droite, « Divers » et de gauche) que le candidat du FN, Julien Sanchez, a été élu maire. Il a obtenu 32,84 % au premier tour et 39,8 % au second, alors que la participation a augmenté de cinq points entre les deux tours.

A Hayange, le jeune maire FN Fabien Engelmann (exclu de la CGT en 2011, suite à une candidature FN aux cantonales) l’a emporté dans une quadrangulaire avec deux listes de droite et celle du PS. Il aura obtenu 30,4 % au premier, puis 34,7 % au second tour, alors que la participation a augmenté de presque six points.

La constellation la plus fréquente est cependant celle des triangulaires. A Béziers, le PS local avait refusé de retirer sa liste, malgré les injonctions contraires du PS national. Cependant, même en cas de retrait de la liste de gauche, le candidat Robert Ménard (44,88 % au premier tour et 46,98 % au second) aurait fortement risqué de passer face au maire sortant, selon de nombreux avis. Dans le septième secteur de Marseille, la liste de Stéphane Ravier (FN) l’a emporté avec 35,33 %, dans une triangulaire avec la droite et la gauche.

A Fréjus, c’est dans une triangulaire avec deux listes de droite – le PS local s’étant retiré suite au premier tour, après avoir obtenu environ 16 points – que le candidat FN David Rachline l’emporte. Il avait obtenu 40,3 % au premier, puis 45,55 % au second tour.

A Villers-Cotterêts, où aucune liste de gauche n’était présente dès le premier tour, le candidat FN Franck Briffaut passe au second tour dans une triangulaire. Il obtient 41,53 %, face à des listes de droite et « Divers », après avoir réuni 32,04 % au premier tour. La participation a augmenté de six points entre les deux.

Des candidats d’extrême droite à la mairie ont cependant parfois obtenu une majorité absolue.

Ce fut le cas à Hénin-Beaumont dès le premier tour (50,26 %), à Cogolin dans le Var au second tour (53,1 %) face à la liste du maire sortant de droite – la liste proche du PS local et une autre liste de droite s’étant retirées -, en ce qui concerne le FN. Jacques Bompard, ex-FN et désormais « Ligue du Sud », aura à son tour été réélu pour la troisième fois à Orange, avec 59,82 % dès le premier tour.

En dehors des nouveaux maires issus de l’extrême droite, celle-ci a aussi obtenu environ 1.400 sièges de conseillers municipaux au total, dont environ 1.200 pour le seul FN. Cela correspond à peu près au maximum que ce parti avait pu réaliser dans le passé, au scrutin municipal de juin 1995 qui reflétait jusqu’ici l’apogée de sa couverture militante du territoire. Or, à la différence de 1995, beaucoup des nouveaux maires et conseillers municipaux sont aujourd’hui jeunes et surtout inexpérimentés ; l’appareil du FN ayant perdu la majeure partie de son encadrement avec la scission mégrétiste en 1999 (dont le parti ne s’est toujours pas remis). L’enjeu pour lui est donc, désormais, de reconstruire un appareil densifié avec ces militants occupant des sièges d’élus : par la formation, la confrontation avec des dossiers « concrets », l’expérience de la gestion.

Toujours est-il que cette immersion dans l’expérience de la gestion locale peut faire naître des nouvelles difficultés pour le FN. Si elle se fait « trop » au détriment de ses marqueurs idéologiques, le parti pourrait risquer de perdre de son attrait, que ce soit pour le recrutement de militant-e-s ou encore vis-à-vis d’une partie de l’électorat. Surtout vis-à-vis de sa composante populaire, qui vote « pour que ça change » et dans une vision de « revanche sociale », plus que pour voir le parti s’installer dans une « bonne gestion ».

Les perspectives d’une gestion d’extrême droite

Dans l’absolu, plusieurs perspectives peuvent être tracées pour la future politique du FN dans ces mairies.

Premièrement, ses représentants locaux pourraient être tentés d’utiliser les leviers de commande à des fins personnelles : en vue de s’enrichir, de proposer des emplois aux copains, de se servir au passage sous forme de contrats et de commandes publiques. Cette dimension prévalait, notamment, dans la gestion de la ville de Toulon par une majorité FN entre 1995 et 2001. Cette période de gestion FN s’est cependant plutôt mal terminée pour le parti : aux élections municipales suivantes, il était divisé en quatre morceaux concurrents, et plusieurs procès ont visé le « bilan de gestion » de l’extrême droite locale. Aujourd’hui, l’exemple Toulon est plutôt considéré comme « ce qu’il ne faut pas re-faire » par les dirigeants actuels du FN.

Deuxièmement, le Front national pourrait aussi viser à mettre en œuvre une gestion purement idéologique, en mettant en avant des symboles censés marqués les esprits. Cela, quitte à heurter les lois de la République ou d’autres normes juridiques (conventions internationales signées par la France, …). Une telle approche a été pratiquée par la majorité FN puis MNR  quand elle gouvernait la ville de Vitrolles, de février 1997 à octobre 2002. Elle s’est manifestée par de nombreux changements de noms imposés à des rues ou des places publiques, le nom de Nelson Mandela étant p.ex. banni au profit de celui de « Marguerite de Provence », une reine du Moyen-Age. Mais elle a aussi impliqué l’introduction d’une « prime de naissance » versée aux seuls parents européens, début 1998. Celle-ci a été rapidement déclarée illégale par le Tribunal administratif, mais la municipalité de Catherine Mégret déclarait alors que c’était une bonne chose « parce que cela montrait la nécessité d’élire des députés FN à l’Assemblée nationale pour changer les lois ».

A Orange, les premières années de la gestion d’extrême droite (après la première élection du maire Jacques Bompard en 1995) étaient particulièrement marquées par l’épuration de la bibliothèque locale. Il s’agissait d’en faire disparaître les œuvres d’esprit « cosmopolite », selon les responsables de l’époque. Cette affaire avait vite suscité un scandale. Marine Le Pen a cependant démenti, à quelques jours du scrutin municipale de 2014 sur radio « France Inter », vouloir reconduire une telle expérience. Selon elle, il ne sera pas question pour les nouveaux maires FN d’épurer les bibliothèques, mais « peut-être vont-ils les enrichir en achetant d’autres œuvres ». Il faudra donc être particulièrement vigilant-e-s à propos de la politique d’acquisition des municipalités FN. Notamment afin d’observer s’il y aura éventuellement des acquisitions d’ouvrages marqués ouvertement par un esprit fasciste (comme ce fut le cas à Orange, à l’époque)

Troisièmement, une municipalité FN pourrait aussi avoir tendance à vouloir surtout faire preuve d’une capacité à « gérer en bon père de famille », faisant ainsi la preuve d’une certaine « normalité ». Ceci tout en orientant les coupes budgétaires et suppressions de dépenses – accompagnant les baisses d’impôts promises aux électeurs - vers certains groupes. Bien sûr, de préférence vers des groupes minoritaires ou ethnicisés, portant un stigmate aux yeux de l’extrême droite.

Ainsi le parti pourra tenter de marier la « preuve d’une  bonne gestion » avec des signaux idéologiques, envoyés à son électorat. Toujours est-il que cette même « gestion financière saine », accompagnée de baisses d’impôts peut ne pas satisfaire la composante la plus populaire de l’électorat FN. Le cas échéant, il est toutefois peu probable que celle-ci retourne alors aux grands partis, UMP ou PS : elle risque alors (le cas échéant) plutôt de s’abstenir davantage, à l’avenir. Sauf, bien évidemment, en cas de fort mouvement social qui pourrait éventuellement faire naître d’autres perspectives politiques. En l’absence d’une telle hypothèse, et toutes choses égales par ailleurs, l’ennemi politique numéro 1 du FN (à l’échelle locale) sera donc plutôt l’abstention.

Quasi-absence d’alliances droite-extrême droite

En revanche, les listes d’union entre droite et extrême droite étaient peu nombreuses, cette année. Alors que l’UMP s’est idéologiquement radicalisée depuis 2007 (avec la création d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, le « débat sur l’identité nationale », le discours de Grenoble…) et encore plus depuis 2012, cela n’a pas conduit à un nombre important d’alliances locales. Contrairement à ce qui était attendu par beaucoup d’observateur-observatrices, d’ailleurs.

Il n’y a eu, finalement, que deux listes d’alliance droite-extrême droite : à L’Hôpital, une petite commune dans la Moselle, et à Villeneuve-Saint-Georges dans le 94. Cette dernière, conduite par Philippe Gaudin, a cependant été battue au second tour… de justesse, avec 49,8 % des voix contre 50,2 % pour la maire sortante Sylvia Altman (PCF). La liste avait été désavouée par les directions nationales de l’UMP et de l’UDI.

Cette quasi-absence d’alliances, alors que le terrain idéologique serait préparé à droite, s’explique en partie par les forts scores de la droite UMP et UDI au premier tour (avec une moyenne nationale de 46 %). La droite conservatrice et libérale n’avait ainsi pas besoin de nouer des alliances, dans la conjoncture  politique actuelle. Celles-ci auraient risqué d’avoir un coût politique, qui aurait en ce moment été plus élevé que le bénéfice électoral à en attendre.

Deuxièmement, le FN n’était pas très demandeur de sceller des alliances, lui non plus. Comme il entend devenir la première force politique aux européennes de fin mai 14, il serait apparu contradictoire qu’il s’allie localement avec des bribes de l’UMP… pour railler « l’UMPS » juste après, dans les semaines qui vont venir.

Par ailleurs, l’UMP a su éviter, cette année, les déchirements (dans le parti ou alors dans son électorat) à propos des reports de voix au second tour, que ce soit vers le PS ou vers le FN. Dans la mesure où l’UMP était en mesure quasiment partout de se maintenir au second tour – ses listes avaient souvent fait des bons scores, et le seuil pour le faire (10 %) n’est pas très élevé aux municipales -, sa direction a décidé de le faire effectivement partout. Il n’était pas question, nulle part, de retirer ses candidat-e-s au profit du PS ou d’un « front républicain » contre le FN, pas plus qu’au profit du FN.

Cette position du « Ni – ni », qui a été adoptée par l’UMP pour la première fois aux élections cantonales de mars 2011, tranche avec la position antérieure : dans les années 1990, c’était plutôt de « front républicain » qui était la règle. Des candidats UMP pouvaient alors se désister au profit de candidats PS mieux placés « pour faire barrage au FN », sous condition de retrait réciproque. Cette stratégie de « front républicain » est aujourd’hui révolue à droite ; alors qu’elle suscite également des questionnements à gauche. (Vu que le FN tire son miel de l’argument que « droite et gauche, c’est pareil… comme le montre leur front commun contre nous, seule alternative ».)

La pratique du « Ni – ni » aura, en tout cas, évité à la droite le test de vérité : la démonstration de la tendance de ses électeurs à se reporter plutôt sur les listes PS ou centristes, ou alors plutôt sur les candidatures du FN. En cas d’absence de l’UMP du second tour, ce serait cette question-là qui viendrait sur le devant de la scène. Or, en 2014, les dirigeants UMP ont su éviter cela.

Mais un phénomène de « vases communicantes » dans l’électorat UMP/UDI et FN

Cependant, plus que dans le passé, les électorats respectifs de la droite et de l’extrême droite ont souvent pratiqué « l’union à droite ». Celle-ci a existé de fait, dans  le comportement électoral en 2014, bien plus que dans un passé récent.

Aux élections régionales de mars 2010, par exemple, les listes du FN avaient quasi systématiquement progressé entre le premier et le second tour, là où elles pouvaient se maintenir… quitte à gêner la droite UMP. Depuis l’impulsion donnée par Jean-Marie Le Pen à son parti au milieu des années 1990, ses candidats étaient tenus de se maintenir systématiquement là où ils pouvaient et de provoquer le maximum de triangulaires, pour « punir » une droite qui ne voulait pas s’allier à lui. Dans les faits, les listes du FN restaient souvent  stables au deuxième tour, dans ces situations.

Or, cette année, c’est loin d’être le cas partout. On remarque dans les faits, pour schématiser, plutôt deux grands types de situation en 2014.

La première situation se divise en deux sous-catégories. La première : les listes FN reculent parfois en pourcentage (et en nombre absolu de voix), entre les deux tours, au profit de la droite UMP/UDI/Divers droite. C’est notamment le cas quand il y a un enjeu de pouvoir local. Autrement dit, quand il y a un enjeu réel qui consiste p.ex. à battre une équipe municipale de gauche sortante (et de la remplacer par une mairie de droite), une partie des électeurs du FN vole au secours de la droite locale.

Au contraire, c’est parfois le FN qui peut être investi de cette même « mission » - celle de battre la gauche municipale. Ca peut être le cas quand sa liste était placée devant celle de la droite classique, au premier tour. Dans ce cas de figure, le FN progresse d’un tour à l’autre, comme à Avignon où le FN obtient 29,63 % au premier puis 35,02 % au second tour. Ici, la liste du FN était arrivée largement devant celle de l’UMP au premier tour, et les deux s’étaient maintenues.

Le deuxième grand cas de figure est celui où il y a absence d’enjeu réel de scrutin, p.ex. quand aucune liste de droite (ou d’extrême droite) ne semble en mesure de battre la gauche municipale. Quand aucune liste UMP/UDI/Divers droite n’apparaît en mesure de l’emporter, à l’issue du premier tour, l’électorat de l’extrême droite est la plupart du temps indifférent au jeu des grands partis. Ses votes se concentrent alors sur le FN, et ce dernier progresse souvent au deuxième tour par rapport au premier.

Quelques exemples concrets

(dans des villes non conquises par le FN)

Cela s’observe par exemple dans le département du Nord. En présence d’un enjeu « droite // gauche » (la mairie passera du PS à l’UMP au second tour), la liste du FN chutera d’un tour à l’autre, de 17,52 % à 10,96 %. A Armentières, la liste du FN obtient 20,63 % au premier tour, puis tombe à 14,95 % au second. A Loos, le FN passe de 13,40 % à 7,44 %, du premier au second tour.

Mais à Lille, où la droite ne semble pas réellement en mesure de battre Martine Aubry à l’issue du premier tour, la liste FN progresse légèrement. Elle obtient 17,15 % au premier, puis 18,23 % au second tour.

Dans l’Ardèche, département aux caractéristiques sociales assez différentes, on observe des phénomènes similaires. A Privas, le FN passe de 13,21 % au premier tour à 7,76 % au second tour. Ce dernier était marqué par une « triangulaire » avec la droite (dirigée localement par l’UDI) et le PS, qui fera basculer la mairie - jusqu’ici tenue par le PS - à droite.

Dans la Drôme, on observe par endroits un fort décrochage du FN, entre les deux tours. A Valence, où se déroulera également une triangulaire avec la droite (UMP) et le PS, le FN passe de 11,06 % au premier tour à 6,11 % au second. Là encore, la mairie basculera au second tour, passant du PS à l’UMP. A Romans-sur-Isère, où la liste « Divers Droite » ravira la mairie au PS (jusqu’ici aux manettes) au second tour, la liste du FN chute encore plus fortement : de 18,81 % à 10,90 %.

En revanche, à Pierrelatte (également dans la Drôme), où la liste de gauche n’avait obtenu que 12,21 % au premier tour et aucune chance de l’emporter, le FN progresse entre les deux tours. Alors que la droite dirigée par l’UDI fait la course en tête au premier et au second tour, la liste du FN passera en même temps de 21,91 % à 25,94 %.

Dans le département de l’Isère, les projecteurs - y compris à l’échelle nationale - étaient fortement dirigés sur Grenoble, en raison de la rivalité électorale entre le Parti Socialiste et les écologistes. La liste du FN dans cette ville passe de 12,56 % au premier, à 8,53 % au second tour. Ici, la liste de l’UMP était placée devant elle ; par ailleurs, les deux listes de gauche étaient arrivées en tête (celle des écologistes gagnera finalement la course). Ainsi, il est probable que l’électorat du FN votait là encore « utile » pour faire barrage à la gauche.

Ailleurs en Isère, la liste du FN à Bourgoin-Jallieu (où la mairie passera du PS à l’UMP) chute de 16,15 % au premier tour à 9,65 % au second. En revanche, à Echirolles, le FN était placé en tête des listes à droite, à l’issue du premier tour. Elle passera au second tour de 20,88 % à 23,02 % alors que la liste de l’UMP perd environ deux points ; mais le PCF conservera la mairie qu’il dirigeait.

Dans le départementdes Ardennes, observons d’abord le cas de Charleville-Mézières. Dans un contexte marqué par un enjeu « droite contre gauche » (et où l’UMP prendra finalement la mairie jusqu’ici dirigée par le PS), la liste du FN chute de 15,87 % au premier tour à 11,18 % au second. A Sedan, où le second tour est également marqué par une triangulaire (avec le PS, une liste « Divers Droite » et le FN) mais où le PS conservera la mairie, la liste du FN chute de 15,98 % au premier tour à 12,56 % au second.

Dans les Bouches-du-Rhône, on observe une chute assez spectaculaire de la liste du FN à Aubagne. Celle-ci passe de 20,63 % au premier tour, à 11,63 % au second. L’enjeu en termes « droite contre gauche » était ici de taille, aux yeux de l’électorat, et la mairie passera finalement du PCF à l’UMP. A Salon-de-Provence, dans le même département, le FN passe de 15,06 % au premier tour à 8,51 % au second. Là encore, il y avait un vrai enjeu en termes « droite contre gauche » ; la mairie changera d’ailleurs de mains, passant finalement de l’UMP au PS.

A Gardanne, le FN baisse également entre les deux tours (19,26 % au premier, puis 15,69 % au second tour), alors même que c’étaient deux listes de gauche qui se disputaient la première place. Ici, la droite classique était placée très loin derrière, sur une mauvaise quatrième place. Ainsi il apparaît peu probable que les électeurs du FN aient voté pour la droite classique, la liste « Divers droite » baissant d’ailleurs entre les deux tours (de 10,68 % à 5,59 %). L’explication semble résider, ici, dans le fait que l’électorat FN – tout comme celui de la droite classique – aura plutôt voté pour la liste du PS, afin de barrer la route à celle du PCF. Or, c’est cette dernière qui l’emporte à Gardanne.

Mais dans le Sud de la France, il y a aussi de nombreux cas d’augmentation du score du FN entre les deux tours. C’est le cas dans d’autres communes des Bouches-du-Rhône, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, par exemple.

C’est le cas à Marseille, pour rester d’abord dans les Bouches-du-Rhône. Le PS y était donné quasiment battu après le second tour, où il avait fini en troisième position derrière l’UMP et le FN. Ainsi, en l’absence de tout « danger de gauche », le score du Front national monte entre les deux tours : son score sur Marseille est de 23,16 % au premier tour. Mais sa moyenne dans les huit secteurs (sur neuf) où un second tour a lieu, monte à 26,51 %.

A Allauch (13), le score du FN monte de 16,34 % au premier tour à 19,53 % au second. Mais ici, l’UMP avec déjà été donnée battue après le premier tour (avec moins de 15 pour cent : 14,66 %), et n’avait strictement aucune chance de battre la liste du PS. Cette dernière sortira vainqueur du second tour. A Istres, le FN ayant déjà réalisé un score au premier tour (29,14 %) qui était presque le double de celui de l’UMP (16,62 %). Ce sera la liste « Bleu Marine », et non celle de l’UMP, qui progresse entre les deux tours. Le FN obtiendra 33,39 % au second tour, pour monter à l’assaut de la mairie PS/Divers gauche, alors que la liste UMP reculera d’environ cinq points. La mairie ne changera cependant pas de direction. A Martiguesenfin, au premier tour, le FN (avec 17,15 %) était placé loin devant la liste UMP, mais aussi devant une liste « Divers droite ». La liste du FN montera à 23,00 % au second tour, loin devant la seule autre liste de droite (DVD) qui s’est maintenue. Le PCF restera cependant à la mairie.                                                          

Le cas de Vitrolles (13) doit être particulièrement mentionné. La liste du FN dans cette ville passe de 24,44 % au premier tour, à 33,06 % au second. Or, elle s’était déjà placée devant la liste UMP au premier tour (avec presque sept points d’avance), et terminera la course en tête, à la droite de l’échiquier politique. La liste PS conservera cependant la première place et la mairie de Vitrolles. Le score élevé du FN dans cette municipalité est cependant particulièrement amer, puisque la ville a connu cinq années de gestion FN puis MNR, de 1997 à 2002, sous Catherine Mégret.

Dans les Alpes-Maritimes, à Nice, le FN obtient 15,60 % au premier tour mais 21,11 % au second. Cependant, ici, il y avait eu d’autres forces en présence au premier tour, qui étaient plus ou moins nettement marquées à l’extrême droite. C’est clairement le cas de la liste des « Identitaires » (4,44 %), et un peu moins clairement de la liste « Divers droite » de l’ex-maire Jacques Peyrat (3,69 %). Au premier tour, par ailleurs, la liste du PS n’avait obtenu qu’environ 15 pour cent. Ainsi, aux yeux de l’électorat d’extrême droite, il n’existait aucun « danger de gauche » au second tour.

A Menton, le FN obtient 22,35 % au premier tour puis 26,65 % au second. Dans cette ville, au second tour, on trouvait uniquement des listes de droite ou « Divers », mais aucune liste de gauche. Ainsi aucun « risque de gauche » ne pouvait mobiliser les électeurs FN au profit d’une autre force. Dans le même département, à Beausoleil, le FN obtient 19,43 % au premier tour puis monte de façon spectaculaire : à 29,68 %. Là encore, aucune liste de gauche n’était présente au second tour. En revanche, à La Trinité, encore dans les Alpes-Maritimes, le FN baisse entre les deux tours.  Sa liste passe de 19,72 % à 11,48 %, face à une liste UMP et une liste de gauche (sous direction chevènementiste).

Conclusion

Dans l’absolu, les résultats de ces élections municipales peuvent être considérés comme un succès pour le FN. Ceci de façon globale : il a pu augmenter le nombre de ses conseillers municipaux, pouvant ainsi former une nouvelle génération de cadres. Le parti contrôlera une dizaine de maires (et l’extrême droite dans toutes ses composantes, une quinzaine). Cela comporte le risque, pour lui, de faire éclater certaines contradictions dans la pratique de sa gestion. Ainsi il est probable que le FN optera souvent pour la prudence, tentant de ne pas faire trop de vagues, tout en émettant de temps en temps de signes idéologiques à son propre électorat. Mais il n’est pas sûr que la direction du parti pourra toujours tout contrôler ce qui se passe dans « ses » mairies. Malgré une volonté réelle de Marine Le Pen de « garder la main », et de donner des impulsions venant d’« en haut », y compris pour pallier l’inexpérience d’une partie de l’encadrement sur le terrain. Des « dérapages » restent cependant toujours possibles.

Par ailleurs, si aussi bien le FN que la droite UMP se trouvent actuellement dans une phase ascendante, très peu d’alliances sont contractées entre ces deux forces, dans la période en cours. Cette trajectoire parallèle des deux forces pourra continuer, tant que la politique ouvertement libérale et austéritaire du gouvernement poussera les électeurs et électrices dans leurs bras respectifs.

D’un côté, cet état des choses peut arranger la direction du FN : elle n’a pas besoin, à court terme, de se « compromettre » (aux yeux d’au moins une partie de ses électeurs) aux côtés d’une droite libérale et, à ses yeux, « mondialiste ». 

De l’autre côté, à moyen et long terme, les perspectives d’arrivée au pouvoir du FN – à l’échelle nationale – ne se trouvent pas améliorées par cette situation. Selon un sondage publié mardi 15 avril 2014, en cas d’élection présidentielle tenue aujourd’hui, la gauche (au sens très large) serait absente du second tour. Celui-ci serait disputé, toujours selon ce sondage « OpinionWay », entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, qui obtiendraient respectivement 29 % et 25 % des voix au premier tour.

Or, ce scénario n’est pas nécessairement celui qui arrange le plus le FN, dans la mesure où l’électorat de gauche se reporterait alors partiellement sur le candidat de droite pour faire barrage au FN. La constellation rêvée pour le Front national reste celle d’un second tour disputé entre la gauche et lui-même, où l’électorat de la droite UMP se diviserait en deux. A court terme, ce n’est cependant pas le scénario le plus probable aujourd’hui ; mais d’ici 2017, les choses peuvent évoluer…

A nous de faire barrage, par tous les moyens syndicaux et associatifs, à l’avancée du FN. La journée intersyndicale du 29 janvier a ouvert une brèche qui doit être approfondie dans la durée. C’est la voie à suivre.

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

Les brochures de VISA

Cliquez sur une brochure pour voir les conditions de commande.

Epuisé mais téléchargeable
ci-dessus

 

Epuisé mais téléchargeable
ci-dessus

Epuisé mais téléchargeable
ci-dessus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous contacter...

Les formations
proposées par VISA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"droites extrêmes" Blog Le Monde

01.09.2017 - 15:43

Jacques de Guillebon le jure : « Marion n’est pour rien dans cette entreprise. Ni au début, ni au milieu, ni à la fin. » Non, l’ancienne députée de Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est mise provisoirement en retrait de la vie politique, à 27 ans, n’a rien à...

01.09.2017 - 15:43

Fil d'informations RESF

T., en France depuis 4 ans, très actif dans son intégration (il est inscrit à l'Université de Grenoble) a développé récemment une maladie nécessitant un traitement spécifique à vie. Il vient de recevoir du Préfet de l'Isère une Obligation de Quitter le Territoire Français. Il fait partie d'une...
21.09.2017 - 20:00
M. et Mme MARKOVIC et leurs 3 enfants, d'origine serbe, sont arrivés en France il y a 4 ans, en octobre 2013. Depuis une petite fille est née sur le sol français, à ce jour âgée de 10 mois. La famille avait quitté la Serbie pour fuir les exactions et la discrimination, notamment scolaires. Après...
21.09.2017 - 20:06
Débouté de sa demande d'asile alors qu'il a dû chercher refuge en France après avoir été arrêté au cours d'une manifestation de soutien à un opposant au régime de RDC et que sa femme ait été maltraitée et enlevée sous les yeux de leurs enfants, à Kinshasa ... Dix mois après que le TA de Rouen ait...
21.09.2017 - 15:43
18.09.2017 - 20:37
Monsieur le préfet de la Gironde, Dans notre école, une de nos élèves et ses deux frères n'ont plus de logement depuis le mois d'aout. C'est une famille d'origine géorgienne qui a été déboutée du droit d'asile. Actuellement, leurs conditions de vie sont extrêmement précaires et ils n'ont aucune...
18.09.2017 - 20:34
Arrivée de Serbie en juin 2010, Danijela AVDIJA, 27 ans, a fui une suite ininterrompue de malheurs. Elle vient au monde en 1990. C'est le début de la guerre en Serbie. En toile de fond des épurations ethniques et des déplacements de population, sa mère et Danijela subissent la violence d'un père,...
17.09.2017 - 20:09
La famille Mehmed, d'origine macédonienne, vit en France depuis plus de 8 ans. Les parents ont 3 enfants, dont 2 mineurs (leur enfant majeur est en attente d'une demande de régularisation) scolarisés à Fontaine (Isère). Alors qu'elle était logée en hôtel par la Direction départementale de la...
17.09.2017 - 20:13
La famille Mehmed, d'origine macédonienne, vit en France depuis plus de 8 ans. Les parents ont 3 enfants, dont 2 mineurs (leur enfant majeur est en attente d'une demande de régularisation) scolarisés à Fontaine (Isère). Alors qu'elle était logée en hôtel par la Direction départementale de la...
17.09.2017 - 20:21
septembre 2017, 12è rentrée scolaire pour le RESF de l'Aude auprès des enfants sans papiers et de leurs familles !!...toujours les mêmes combats !! Venez nombreux mercredi 20 septembre à 18h place Carnot à Carcassonne, participer au cercle de silence pour y exprimer votre soutien ..
16.09.2017 - 12:44
COLLECTIF DES HABITANTS DE LA CITÉ DE L'AIR À ATHIS MONS : NON À L'EXPULSION ! OUI A LA SCOLARISATION ! 150 personnes, dont près de 70 enfants, occupent par nécessité des pavillons vacants de la Cité de l'air à Athis Mons, à proximité de l'aéroport d'Orly. Ces maisons, vides depuis plus de 6 ans,...
15.09.2017 - 15:22

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

26.08.2017 - 14:13
Session de 2 jours, le 5 octobre 2017 - [Autres Formations]
gisti
05.10.2017 - 08:30
************

21 septembre 2017

Ce matin au CNH*, les acteurs du logement ont rejeté à une majorité écrasante le projet de baisse des APL: 22 contre, 5 pour, 7 abstentions. Souhaitons que le gouvernement prenne au sérieux cet avertissement. De toute évidence, il va falloir se...
dal
21.09.2017 - 17:24

APL : pas d’économies sur le dos des locataires !

 

 Paris, le 19 août 2017

 ...

dal
20.09.2017 - 10:13
Vendredi La campagne Un toit pour apprendre fait sa rentrée !!!

 

Il y a 10 jours, le Président de la République venait à Toulouse et professait avec M le Maire de belles promesses. Hélas, la ré-ouverture des permanences du DAL Toulouse 31 la semaine passée montre que les faits sont...

dal
19.09.2017 - 15:46
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/180917/la-justice-dans-les-tribunaux-pas-sur-le-tarmac Pour faire suite au projet de délocalisation d'une annexe du TGI de Bobigny à Roissy qui « est porteur de graves dérives et qu'il revient à mettre en place une justice d'exception pour...
gisti
18.09.2017 - 12:10
Session de 5 jours 35H, le 18 septembre 2017 - [Autres Formations]
gisti
18.09.2017 - 08:30

Julien Denormandie nous cache-t-il la vérité ? Le projet de décret “-5 euros” ne dit pas la même chose …

Julien Denormandie, secrétaire d’état au logement  nous annonce aujourd’hui dans le JDD “qu’aucun allocataire ne perdra un euro”...

dal
17.09.2017 - 17:56
Menace de grave régression des droits des locataires et des mal logés

Jeudi, le gouvernement présente les grande ligne de son projet de loi logement qui s’annonce brutal, tandis que les attaques sur les APL et le budget social du logement se précisent :

– Le “nouveau” bail Macron de...

dal
14.09.2017 - 14:51
«Allez, maintenant… Du BALAIS ! » Bailleur SCIC-Habitat, Mairie de Grenoble, Métro, ANRU : tout le monde est d’accord pour que les locataires du 10-20 galerie de l’Arlequin quittent leurs logements… sauf les locataires eux-mêmes !

Aucune décision officielle n’a été prise...

dal
13.09.2017 - 15:14
Photos de Jean-Claude Saget: ici —— Contre les Jeux Olympiques et le Grand Paris de la spéculation tous et toutes à Bercy le 13 septembre 2017 !

Le 13 septembre prochain, le CIO (Comité...

dal
11.09.2017 - 08:10
Pas de marche arrière sur nos droits! Baisse des APL, casse du Code du Travail , de la protection sociale et de tous les droits, pour nous c’est non! Pour conquérir de nouveaux droits en gagnant...
dal
08.09.2017 - 16:31
  N’enterrez pas nos libertés !

 

L’état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré...

dal
08.09.2017 - 16:32
L'état d'urgence a été renouvelé jusqu'à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant.e.s, contre les musulman.e.s ou supposés l'être, contre les migrant.e.s et leurs soutiens, contre...
gisti
08.09.2017 - 15:43
Le centre de premier accueil (CPA) a été mis en place à Paris en novembre 2016 afin de « mettre à l'abri » les exilé·e·s qui arrivent dans la capitale et d'éviter que ces personnes ne vivent dans des campements insalubres sur les trottoirs. Dès son ouverture, il a rapidement montré ses limites et...
gisti
04.09.2017 - 11:00
pris pour l'application des articles L.723-5 et L.752-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et définissant les modalités de l'examen médical prévu pour les personnes susceptibles de bénéficier, ou qui bénéficient, d'une protection au regard des risques de mutilation...
gisti
04.09.2017 - 07:25

COMMUNIQUE Paris le 3 septembre 2017  

Nadine Z. a réintégré son logement ! Mais d’autre personnes âgées sont menacées

Nadine Z. âgée de 85 ans, expulsée de son logement situé Quai de la Loire Paris 19e le 12 juillet dernier, est de retour...

dal
03.09.2017 - 17:18
Photos de Jean-Claude Saget: ici Photos de Serge d’Ignazio: ici    ...
dal
01.09.2017 - 10:37

Toulouse, 31 août 2017, 22h50

Les hébergés menacés d’être mis à la rue pour avoir demandé des garanties sur leurs condition d’hébergement Conférence de Presse ce vendredi 9H au CHUS La Ramée (231 Chemin Ramelet Moundi)

Après une journée d’...

dal
31.08.2017 - 11:14
Photos de Jean-Claude Saget: ici Le 30 août, bloquons le Medef

Le 30 août, le Medef tient son université d’été, dans laquelle il présentera au gouvernement ses nouvelles exigences, de plus en plus fortes....

dal
26.08.2017 - 14:13

COMMUNIQUE Paris le 25 août 2017

 

APL : On peut toujours stopper un coup de “rabot”, surtout que “c’est jamais intelligent ” Pour nos APL et le droit au logement, on commence dans la rue le 31 août !

 

Le chef du gouvernement a déclaré...

dal
25.08.2017 - 12:40

D'autres sites... d'autres luttes !

Associations
   ademonice - http://ademonice.free.fr/
   anafe - http://www.anafe.org/index.php
   prochoix - http://www.prochoix.org/cgi/blog/
   icare - http://www.icare.to/main.php?fr
   memorial98 - http://memorial98.over-blog.com/
   REFI - http://refi.over-blog.org
   syllepse - http://www.syllepse.net/
   Raslfront-Isère - http://www.raslfront-isere.org/blog/index-557584.html
   Collectif Justice et libertés - http://collectifjusticeetlibertes.blogspot.fr/
   Observatoire du confusionnisme politique - http://confusionnisme.info

Syndicats
   CGT Finances - http://www.finances.cgt.fr/
   fgte-cfdt - http://www.fgte-cfdt.org/
   sgen-cfdt - http://www.sgen-cfdt.org/actu/sommaire.php3
   snpespjj - http://snpespjj.fsu.fr/
   solidaires - http://solidaires.org/
   spasmet-meteo - http://spasmet-meteo.org/solidr/index.php
   Solidaires Finances Publiques- http://solidairesfinancespubliques.fr

International
   LabourNet.de Germany - http://www.labournet.de/
   trend onelinezeitung - http://www.trend.infopartisan.net/inhalt.html

Les archives de VISA


Le temps
où VISA
était en papier