Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !
Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Cologne (I) : nette défaite pour l'extrême droite

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 80 à 90 militants d'extrême droite auront réussi à accéder au meeting qui devait conclure les trois jours de " congrès ". Sur la place - le Heumarkt (ancien " Marché du foin ") de Cologne, ils avaient l'air un peu perdus, même entourés par plus de 300 journalistes venus de plusieurs pays (France, Turquie...). Parmi les manifestants, quelques cinquante militants et sympathisants allemands du groupe organisateur " Pro Cologne ", une douzaine d'activistes de la Ligue du Nord italienne - dont le sénateur Mario Borghezio, condamné à cinq mois de prison (avec sursis) pour avoir incendié, en 2000, des tentes abritant des immigrés à Turin -, trois représentants du MNR, un député du " British National Party " et une quinzaine de militants du Vlaams Belang de Belgique. 400 autres militants, selon les organisateurs, mais les journalistes présents parlent plutôt de 150 à 200, se trouvaient bloqués au même moment à l'aéroport international de Bonn-Cologne. Parmi eux, le député du Vlaams Belang, Filip Dewinter, un représentant du FPÖ autrichien (Andreas Mölzer) ou encore Henry Nitzsche, député au Parlement allemand, élu en 2005 sur une liste de la droite chrétienne-démocrate, mais depuis passé à l'extrême droite et dirigeant un club intitulé " Travail, Famille, Patrie ".

Autour de la place, selon les chiffres, entre 15.000 et 45.000 personnes, opposées à la tenue du " congrès raciste " dans cette ville de Rhénanie, ont participé selon le goût (ou le courage) de chacun, à des rassemblements, des concerts ou encore des opérations de barrage. La police estime que 6000 manifestants ont directement participé au blocage total des rues menant à l'ancien " Marché au foin "..

Au bout de trois quart d'heure environ, la police déclara que le meeting, à peine commencé devant de maigres troupes, était dissout. La direction locale de la police expliqua qu'elle n'était " pas en mesure d'assurer l'ordre du rassemblement ", et qu'il était " manifestement disproportionné d'ouvrir l'accès à la place (aux militants d'extrême droite) en utilisant canons à eau et forces d'intervention spéciales ". Les policiers présents ne semblaient pas mécontents de cette décision.

Le rôle des syndicats

Les syndicats locaux et régionaux ont joué un rôle important dans la mobilisation. Dans les semaines précédant le " Jour J ", ce sont les syndicats de la confédération DGB qui ont - de fait - joué un rôle de jonction entre les deux coalitions anti-extrême droite qui s'étaient formées. (Manfred Rouhs, idéologue de " Pro Cologne ", a d'ailleurs publiquement prétendu que les syndicats avaient " payé les contre-manifestants ", et " offert le voyage et la collation " pour " les faire venir de toute l'Europe germanophone, en leur faisant miroiter la promesse d'un week-end mouvementé et plein d'événements ", discours délirant montrant à quel point l'orateur se méfie de la puissance des syndicats...)

D'un côté, il existait l'alliance " Wir stellen uns quer " (" Nous nous mettons sur leur route "), qui regroupait plutôt les grands partis politiques, une bonne partie de l'Eglise catholique et des représentants de la municipalité. Cette coalition organisait, le matin avant le meeting public " anti-islamisation ", un rassemblement devant la cathédrale de Cologne. Quatre orateurs prirent la parole : le maire de la ville, Fritz Schramme (chrétien-démocrate), une représentante de l'Eglise catholique, une représentante de la DGB et un intervenant de la Fédération internationale des Résistants et Déportés (FIDR). De l'autre côté, la coalition " Hingesetzt ! » (Assis !), organisant directement les blocages et sit-ins sur la place publique - prévus à l'heure et aux endroits même du " Congrès anti-islamisation » -, regroupait surtout des associations (dont le MRAP qui avait signé l'appel), des forces politiques de gauche et d'extrême gauche, et des comités antifascistes.

Les syndicats de la confédération DGB appartenaient, de fait, aux deux coalitions à la fois et pouvaient ainsi jouer un rôle de jonction. Au rassemblement qui se tenait le matin devant la cathédrale, on notait surtout la présence d'importantes délégations de la fédération syndicale de la métallurgie (IG Metall) et de militants des usines Ford (dont la direction, d'ailleurs, soutenait, elle aussi, le rassemblement). Cette fois, les syndicats appelaient aussi à participer directement à des blocages contre la tenue du meeting. Ordinairement, l'appareil de la confédération DGB a l'habitude d'appeler - avec le Parti social-démocratie et d'autres grands partis - à des rassemblements plutôt éloignés de l'endroit où se réunissent les fascistes et ce sont, d'ordinaire, plutôt les forces de gauche, d'extrême gauche et les « Autonomes » qui acceptent la confrontation directe avec l'extrême droite. Ce 20 septembre, à Cologne, les deux pôles politiques se mélangeaient partiellement. Et des militants syndicaux participèrent en nombre aux sit-ins et blocages

Le résultat peut être considéré comme un franc succès. D'autant que la veille déjà, alors que le groupe local d'extrême droite « Pro Cologne » souhaitait organiser des événements à huis clos avec ses invités internationaux, ses militants ont dû rapidement constater leur échec total. Une « conférence de presse internationale » (sic !) sur un bateau, naviguant sur le Rhin, s'est transformée en odyssée sans but - puisque la police interdisait le passage sous les ponts. Des manifestants auraient pu jeter des projectiles... Par la suite, les militants de l'extrême droite n'arrivaient pas à sortir du port où ils avaient été débarqués... puisque les chauffeurs de bus entrèrent en grève, et les chauffeurs de taxi contournèrent le lieu systématiquement. Enfin, la police avait interdit un tour en bus que « Pro Cologne » entendait organiser, avec ses invités, à travers les « quartiers à difficultés » de la ville, pour leur montrer les « populations à problèmes ». A la fin, les extrémistes durent rentrer à pied (pour certains), pour constater qu'ils n'étaient pas les bienvenus dans leurs hôtels, ni dans les bars de la ville. Des réservations d'hôtel, qui avaient été faites sous un faux prétexte - il s'agissait soi-disant d'un groupe d'avocats -, furent annulées.

Des facteurs locaux spécifiques :

1) Un certain climat social, sur fond d'Histoire...

Deux facteurs locaux, non transposables a priori à d'autres villes ou régions d'Allemagne (voire d'autres pays voisins), ont conduit à ce résultat et ont rendu possible ce succès des antifascistes, ou l'ont - en tout cas - énormément facilité.

Le premier facteur réside dans une certaine tradition politique et sociale de la Rhénanie, dont Cologne est la métropole. Cette région, en effet, se montre souvent fière de sa « libéralité » et de sa « tolérance ». Or, s'il ne faut pas escamoter que ces valeurs ont connu leurs parenthèses pendant les années sombres du nazisme, il est vrai qu'il existe un climat local spécifique qui plonge ses racines dans l'Histoire. Cologne et la Rhénanie ont été annexées, à l'Etat dominant de la Prusse, au lendemain des guerres napoléoniennes, en 1815. Par la suite, la population s'est souvent opposée à l'Etat central prussien d'abord, pour des raisons d'ordre confessionnel : l'Etat militariste prussien était dominé par le protestantisme - quasiment érigé en religion d'Etat -, alors que la Rhénanie était à dominante catholique. En 1837, l'Etat prussien fit arrêter l'archevêque de Cologne, qui s'était opposé à ses ordres, non pour des progressistes mais parce qu'il avait refusé les « mariages mixtes » (entre catholiques et protestants).... sauf si le mari était catholique et garantissait d'élever les enfants communs dans la foi catholique. En même temps, historiquement, un certain esprit local « frondeur » prit forme dans la confrontation avec le pouvoir prussien. Cette situation se renforçait sous le « Kulturkampf » (combat de culture), de 1871 à 1878, lorsque le chancelier prussien Otto von Bismarck tenta de mettre au pas - par des méthodes autoritaires - la minorité catholique.

Tout cela n'a pas empêché le nazisme de se développer à Cologne. Aux élections nationales du début des années 1930, le NSDAP - le parti nazi - plafonnait certes autour de 30 % des voix à Cologne (alors qu'il approchait les 40 % ailleurs) en raison d'une bonne résistance électorale du « Zentrum » (Centre), le principal parti catholique, prédécesseur des chrétiens-démocrates. Mais aux élections à la mairie, en mars 1933, le NSDAP réalisa 39,6 % des voix, un résultat guère différent de ceux obtenus ailleurs, et prit la mairie. Tout au long des années 1930, le célèbre carnaval de Cologne, prit des allures de plus en plus antisémites : on ne riait plus seulement « de tout » (ou des Prussiens), mais plus particulièrement des Juifs. Cependant, après la Seconde guerre mondiale, « l'esprit frondeur » et la « libéralité rhénane » furent remis au goût du jour et constamment affichés comme valeurs fondatrices de la ville.

Aujourd'hui, différents ingrédients ont permis à la mobilisation anti-« droite populiste » et antiraciste de se développer, en partie avec le soutien affiché de la mairie de Cologne. Celle-ci est conduite depuis quelques années (après des décennies de domination social-démocrate) par le chrétien-démocrate Fritz Schramma. Le maire est d'ailleurs favorable à la construction d'une grande mosquée à Cologne, dont le refus a été transformé par « Pro Cologne » en cheval de bataille politique. Cependant, son propre parti - l'Union chrétienne-démocrate (CDU) - est profondément divisé sur ce projet, même si ses adversaires au sein de la CDU n'avancent pas des arguments ouvertement racistes, mais purement « techniques » : la taille de la future mosquée, son insertion dans le quartier... Sa construction n'a d'ailleurs pu être votée en Conseil municipal à la fin août que grâce à l'apport de voix de l'opposition municipale. En effet, de nombreuses voix de la CDU de la ville, dont l'aile droite est narguée et partiellement grignotée par « Pro Cologne », firent défaut au maire. Mais ces divisions politiques ne se sont pas affichées au moment de la tenue du « Congrès anti-islamisation ». La presse locale, dont le tabloïd « Express », était très ouvertement hostile à la tenue du « congrès », et a plutôt encensé ses adversaires.

2) L'incapacité flagrante de mobilisation de l'extrême droite locale

A tout cela s'ajoute un facteur puissant, interne, qu'est l'incapacité avérée de l'extrême droite locale à organiser une mobilisation. L''extrême droite locale de Cologne est marquée par une spécificité : elle est représentée par un petit parti politique qui n'existe que dans cette ville. Il s'agit du « Mouvement citoyen Pro Cologne » («Bürgerbewegung Pro Köln»), née formellement comme association en juin 1996. En fait, il s'agit d'un ultime produit de scission issue de ce qui était, dans les années 1980 et 1990, le principal parti d'extrême droite en Allemagne « Die Republikaner » (REPs). L'équipe de ce mouvement local « Pro Cologne », a été exclue du parti des REPs lors des premières graves crises internes, en 1990. A l'époque, le chef du parti, Franz Schönhuber, essayait de se défaire d'une « minorité de racistes et d'extrémistes » qui menaçait - selon lui - de salir l'image du parti. En réalité, l'exclusion visait à la fois les tenants d'une ligne plus « dure » et les jeunes cadres, qui risquaient de faire de l'ombre au chef. Un scénario qui pourrait ressembler, de loin, à celui de la scission mégrétiste du FN, en 1999. En même temps, le parti d'extrême droite connaissait ses premiers sévères reculs électoraux. L'Allemagne se trouvait en pleine « réunification nationale », le parti se trouvait écarté du centre de la vie politique. Schönhuber tentait, par cette purge, d'enrayer la chute.

Les exclus fondèrent alors - pendant l'hiver 1990/91 - une nouvelle formation politique, baptisée « Deutsche Liga für Volk und Heimat » (DLVH, « Ligue allemande pour le peuple et la patrie »), dotée d'une direction collégiale à trois têtes. Ses dirigeants juraient de mettre fin « au culte du chef tout-puissant », dont ils avaient fait les frais sous Schönhuber, à travers cette nouvelle structuration. En cela aussi, l'aventure ressemble à celle du MNR, lui aussi doté d'une direction collégiale après que ses principaux cadres aient fait la douloureuse expérience de la « toute-puissance du chef » (Jean-Marie Le Pen). Les dirigeants de la DLVH venaient en grande partie soit du NPD - parti plus « radical » que les « Républicains », et davantage identifié aux héritiers du nazisme historique -, soit des exclus des « Républicains. En fait, le nouveau parti, la DLVH, qui se voulait un « mouvement de rassemblement » ratissant plus large que les « Républicains », ne réussit jamais à décoller. Au contraire, il restait toujours au stade groupusculaire. A une exception près : celle de la ville de Cologne. Là, le nouveau parti pouvait s'appuyer sur le petit groupe de parlementaires locaux, issus des anciens élus des « Republikaner » et qui avaient gardé leurs mandats après leur exclusion. Aux dernières élections municipales précédant cette scission, fin 1989, le parti avait obtenu 7,4 % des voix. Il en restait un groupe au conseil municipal, qui passa - en grande partie - au nouveau mouvement .

La DLVH de l'époque ne réussit jamais vraiment à rayonner au-delà de Cologne, où elle faisait parler d'elle à travers des campagnes - suscitant l'indignation - contre des réfugiés roms fuyant la guerre en ex-Yougoslavie. En février 1993, le groupe municipal de la DLVH lança une campagne d'affichage d'« avis de recherche » (ressemblant aux avis policiers) contre une réfugiée désignée nommément, Nidar Pampourovna qui avait fui la Macédoine et, à Cologne, avait réussi à se soustraire à une mesure d'expulsion. La DLVH lança une « chasse à l'homme », ou plutôt « à la femme », scandaleuse. Par ces méthodes, La DLVH s'isola de la population.

A travers le lancement de la nouvelle plateforme « Mouvement citoyen Pro Cologne », à la fin des années 1990, les principaux animateurs du groupe de la DLVH tentaient d'échapper à l'isolement groupusculaire. Le nouveau « mouvement » devait gommer les aspects les plus « extrémistes » des partis politiques qu'avaient parcourus ses fondateurs. Le programme municipal était formulé de façon « soft », apparaissant partiellement comme « apolitique ». Dans ses options stratégiques, le groupe tentait d'ailleurs davantage un rapprochement avec des secteurs de la droite dite classique, qu'un positionnement protestataire et clairement situé à l'extrême droite. Sur quatre « cercles de travail » du groupe, deux sont respectivement intitulés « Classes moyennes avec Pro Cologne » (un cercle thématique tourné notamment vers les petits patrons) et «Chrétiens avec Pro Cologne ». Le groupe se positionnait ainsi plutôt comme le FN des années 1980, c'est-à-dire en marge de la droite classique et proche des milieux catholiques. En revanche, « Pro Köln » manquait assez visiblement d'un ancrage dans la jeunesse, même si un troisième cercle est intitulé « Jeunesse avec Pro Cologne » et si le groupe a réussi dans le passé à animer un ou deux journaux lycéens.

C'est surtout le conflit sur la construction de mosquées, et plus particulièrement de l'une d'entre elles, qui allait permettre à ce mouvement de se développer quelque peu sur le plan municipal.

Suite de l'article ... Cologne II


 

En septembre 2015, VISA publiait le 1er tome de « Lumière sur mairies brunes ». Il recensait tous les faits et méfaits de la 1ère année de l’extrême droite aux pouvoirs dans les villes qu’elle occupe. Pendant les deux années suivantes, VISA a poursuivi ce travail de « mémoire ».

Pour mettre en pleine lumière les origines véritablement fascistes du Fn et de toute l’extrême droite, rien ne vaut un recensement exhaustif, méticuleux et daté.

Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre donc la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

« Lumière sur mairies brunes », c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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COMMUNIQUÉ Montreuil le 8 octobre 2017

 

Expulsion de 45 personnes à Montreuil (93)

 

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08.10.2017 - 17:50
Session de 2 jours, le 5 octobre 2017 - [Autres Formations]
gisti
05.10.2017 - 08:30

COMMUNIQUE Lundi 2 octobre 2017

Expulsion à Mée-sur-Seine, Melun 77 Une femme et son fils de 10 ans diabétique handicapé bientôt expulsée de leur HLM !

 

Au Mée-sur-Seine, proche de Melun (77) Madame B., et son fils diabétique et atteint de la maladie...

dal
03.10.2017 - 13:59

 

Hôtel-Dieu – Après le chantage au gel des relogements, la Préfecture a cédé grâce a la mobilisation des mal logés solidaires : les 12 familles et ménages menacées d’expulsion ont un hébergement stable des ce soir, et seront si besoin rapprochées de Paris. Un toit...
dal
30.09.2017 - 10:48
Signez la pétition! Pas d’économies sur le dos des locataires! http://vivelapl.org/

 

 

APPEL COMMUN...
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28.09.2017 - 12:01
The European Court of Human Rights has announced in september 2017 it would examine the complaint lodged over a year ago by 51 Afghani, Syrian and Iraqi asylum seekers (including many children) who were at the time forcibly retained on the island of Chios (Aegean Sea, Greece) in the so-called «...
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27.09.2017 - 18:10
La Cour européenne des droits de l'homme vient d'annoncer qu'elle allait examiner la requête déposée voici plus d'un an par 51 personnes, demandeuses d'asile, de nationalités afghane, syrienne et irakienne (parmi lesquelles de nombreux mineurs) alors qu'elles étaient maintenues de force dans une...
gisti
27.09.2017 - 17:36

Toulouse, le 26 septembre 2017 

 

A Toulouse, expérimentation du plan « Nettoyage d’abord ! »

 

Ce lundi 25 septembre à 22h, les polices...

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26.09.2017 - 19:44
portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel relatif aux étrangers sollicitant la délivrance d'un visa, dénommé France-Visas Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L.211-1, L. 611-6 et L.611-7 Code de procédure pénale...
gisti
26.09.2017 - 17:28
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21 septembre 2017

Ce matin au CNH*, les acteurs du logement ont rejeté à une majorité écrasante le projet de baisse des APL: 22 contre, 5 pour, 7 abstentions. Souhaitons que le gouvernement prenne au sérieux cet avertissement. De toute évidence, il va falloir se...
dal
21.09.2017 - 17:24

APL : pas d’économies sur le dos des locataires !

 

 Paris, le 19 août 2017

 ...

dal
20.09.2017 - 10:13
Vendredi La campagne Un toit pour apprendre fait sa rentrée !!!

 

Il y a 10 jours, le Président de la République venait à Toulouse et professait avec M le Maire de belles promesses. Hélas, la ré-ouverture des permanences du DAL Toulouse 31 la semaine passée montre que les faits sont...

dal
19.09.2017 - 15:46

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