Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
Le SNUI-PP FSU a produit en ce mois d'avril un nouveau tract en 4 pages, pour expliquer pourquoi le FN est le pire ennemi de l'école publique !
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !
Communiqué du SNJ-CGT, adhérent à VISA.   Les résultats du premier tour de la présidentielle mènent les classes populaires et le monde du travail dans une impasse. De lourdes menaces pèsent sur la démocratie et les droits des salariés. Marine Le Pen a recueilli 7,6 millions de voix, un score jamais atteint par le Front national, ce qui la qualifie pour le second tour. Les discours haineux, racistes, antisyndicaux et la préférence nationale sont aux antipodes des valeurs prônées par la CGT : fraternité, solidarité, justice sociale, égalité, paix.    La pseudo-dédiabolisation du FN et le prétendu virage social de ses propositions sont des leurres. En témoignent les revirements du FN sur la loi travail ou la retraite à 60 ans. Marine Le Pen a également lancé des attaques inacceptables contre les juges et les journalistes, notamment lorsqu’elle était mise en cause dans des affaires de détournement de fonds publics.  Le SNJ-CGT continuera à combattre sans relâche...
Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Cologne (I) : nette défaite pour l'extrême droite

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 80 à 90 militants d'extrême droite auront réussi à accéder au meeting qui devait conclure les trois jours de " congrès ". Sur la place - le Heumarkt (ancien " Marché du foin ") de Cologne, ils avaient l'air un peu perdus, même entourés par plus de 300 journalistes venus de plusieurs pays (France, Turquie...). Parmi les manifestants, quelques cinquante militants et sympathisants allemands du groupe organisateur " Pro Cologne ", une douzaine d'activistes de la Ligue du Nord italienne - dont le sénateur Mario Borghezio, condamné à cinq mois de prison (avec sursis) pour avoir incendié, en 2000, des tentes abritant des immigrés à Turin -, trois représentants du MNR, un député du " British National Party " et une quinzaine de militants du Vlaams Belang de Belgique. 400 autres militants, selon les organisateurs, mais les journalistes présents parlent plutôt de 150 à 200, se trouvaient bloqués au même moment à l'aéroport international de Bonn-Cologne. Parmi eux, le député du Vlaams Belang, Filip Dewinter, un représentant du FPÖ autrichien (Andreas Mölzer) ou encore Henry Nitzsche, député au Parlement allemand, élu en 2005 sur une liste de la droite chrétienne-démocrate, mais depuis passé à l'extrême droite et dirigeant un club intitulé " Travail, Famille, Patrie ".

Autour de la place, selon les chiffres, entre 15.000 et 45.000 personnes, opposées à la tenue du " congrès raciste " dans cette ville de Rhénanie, ont participé selon le goût (ou le courage) de chacun, à des rassemblements, des concerts ou encore des opérations de barrage. La police estime que 6000 manifestants ont directement participé au blocage total des rues menant à l'ancien " Marché au foin "..

Au bout de trois quart d'heure environ, la police déclara que le meeting, à peine commencé devant de maigres troupes, était dissout. La direction locale de la police expliqua qu'elle n'était " pas en mesure d'assurer l'ordre du rassemblement ", et qu'il était " manifestement disproportionné d'ouvrir l'accès à la place (aux militants d'extrême droite) en utilisant canons à eau et forces d'intervention spéciales ". Les policiers présents ne semblaient pas mécontents de cette décision.

Le rôle des syndicats

Les syndicats locaux et régionaux ont joué un rôle important dans la mobilisation. Dans les semaines précédant le " Jour J ", ce sont les syndicats de la confédération DGB qui ont - de fait - joué un rôle de jonction entre les deux coalitions anti-extrême droite qui s'étaient formées. (Manfred Rouhs, idéologue de " Pro Cologne ", a d'ailleurs publiquement prétendu que les syndicats avaient " payé les contre-manifestants ", et " offert le voyage et la collation " pour " les faire venir de toute l'Europe germanophone, en leur faisant miroiter la promesse d'un week-end mouvementé et plein d'événements ", discours délirant montrant à quel point l'orateur se méfie de la puissance des syndicats...)

D'un côté, il existait l'alliance " Wir stellen uns quer " (" Nous nous mettons sur leur route "), qui regroupait plutôt les grands partis politiques, une bonne partie de l'Eglise catholique et des représentants de la municipalité. Cette coalition organisait, le matin avant le meeting public " anti-islamisation ", un rassemblement devant la cathédrale de Cologne. Quatre orateurs prirent la parole : le maire de la ville, Fritz Schramme (chrétien-démocrate), une représentante de l'Eglise catholique, une représentante de la DGB et un intervenant de la Fédération internationale des Résistants et Déportés (FIDR). De l'autre côté, la coalition " Hingesetzt ! » (Assis !), organisant directement les blocages et sit-ins sur la place publique - prévus à l'heure et aux endroits même du " Congrès anti-islamisation » -, regroupait surtout des associations (dont le MRAP qui avait signé l'appel), des forces politiques de gauche et d'extrême gauche, et des comités antifascistes.

Les syndicats de la confédération DGB appartenaient, de fait, aux deux coalitions à la fois et pouvaient ainsi jouer un rôle de jonction. Au rassemblement qui se tenait le matin devant la cathédrale, on notait surtout la présence d'importantes délégations de la fédération syndicale de la métallurgie (IG Metall) et de militants des usines Ford (dont la direction, d'ailleurs, soutenait, elle aussi, le rassemblement). Cette fois, les syndicats appelaient aussi à participer directement à des blocages contre la tenue du meeting. Ordinairement, l'appareil de la confédération DGB a l'habitude d'appeler - avec le Parti social-démocratie et d'autres grands partis - à des rassemblements plutôt éloignés de l'endroit où se réunissent les fascistes et ce sont, d'ordinaire, plutôt les forces de gauche, d'extrême gauche et les « Autonomes » qui acceptent la confrontation directe avec l'extrême droite. Ce 20 septembre, à Cologne, les deux pôles politiques se mélangeaient partiellement. Et des militants syndicaux participèrent en nombre aux sit-ins et blocages

Le résultat peut être considéré comme un franc succès. D'autant que la veille déjà, alors que le groupe local d'extrême droite « Pro Cologne » souhaitait organiser des événements à huis clos avec ses invités internationaux, ses militants ont dû rapidement constater leur échec total. Une « conférence de presse internationale » (sic !) sur un bateau, naviguant sur le Rhin, s'est transformée en odyssée sans but - puisque la police interdisait le passage sous les ponts. Des manifestants auraient pu jeter des projectiles... Par la suite, les militants de l'extrême droite n'arrivaient pas à sortir du port où ils avaient été débarqués... puisque les chauffeurs de bus entrèrent en grève, et les chauffeurs de taxi contournèrent le lieu systématiquement. Enfin, la police avait interdit un tour en bus que « Pro Cologne » entendait organiser, avec ses invités, à travers les « quartiers à difficultés » de la ville, pour leur montrer les « populations à problèmes ». A la fin, les extrémistes durent rentrer à pied (pour certains), pour constater qu'ils n'étaient pas les bienvenus dans leurs hôtels, ni dans les bars de la ville. Des réservations d'hôtel, qui avaient été faites sous un faux prétexte - il s'agissait soi-disant d'un groupe d'avocats -, furent annulées.

Des facteurs locaux spécifiques :

1) Un certain climat social, sur fond d'Histoire...

Deux facteurs locaux, non transposables a priori à d'autres villes ou régions d'Allemagne (voire d'autres pays voisins), ont conduit à ce résultat et ont rendu possible ce succès des antifascistes, ou l'ont - en tout cas - énormément facilité.

Le premier facteur réside dans une certaine tradition politique et sociale de la Rhénanie, dont Cologne est la métropole. Cette région, en effet, se montre souvent fière de sa « libéralité » et de sa « tolérance ». Or, s'il ne faut pas escamoter que ces valeurs ont connu leurs parenthèses pendant les années sombres du nazisme, il est vrai qu'il existe un climat local spécifique qui plonge ses racines dans l'Histoire. Cologne et la Rhénanie ont été annexées, à l'Etat dominant de la Prusse, au lendemain des guerres napoléoniennes, en 1815. Par la suite, la population s'est souvent opposée à l'Etat central prussien d'abord, pour des raisons d'ordre confessionnel : l'Etat militariste prussien était dominé par le protestantisme - quasiment érigé en religion d'Etat -, alors que la Rhénanie était à dominante catholique. En 1837, l'Etat prussien fit arrêter l'archevêque de Cologne, qui s'était opposé à ses ordres, non pour des progressistes mais parce qu'il avait refusé les « mariages mixtes » (entre catholiques et protestants).... sauf si le mari était catholique et garantissait d'élever les enfants communs dans la foi catholique. En même temps, historiquement, un certain esprit local « frondeur » prit forme dans la confrontation avec le pouvoir prussien. Cette situation se renforçait sous le « Kulturkampf » (combat de culture), de 1871 à 1878, lorsque le chancelier prussien Otto von Bismarck tenta de mettre au pas - par des méthodes autoritaires - la minorité catholique.

Tout cela n'a pas empêché le nazisme de se développer à Cologne. Aux élections nationales du début des années 1930, le NSDAP - le parti nazi - plafonnait certes autour de 30 % des voix à Cologne (alors qu'il approchait les 40 % ailleurs) en raison d'une bonne résistance électorale du « Zentrum » (Centre), le principal parti catholique, prédécesseur des chrétiens-démocrates. Mais aux élections à la mairie, en mars 1933, le NSDAP réalisa 39,6 % des voix, un résultat guère différent de ceux obtenus ailleurs, et prit la mairie. Tout au long des années 1930, le célèbre carnaval de Cologne, prit des allures de plus en plus antisémites : on ne riait plus seulement « de tout » (ou des Prussiens), mais plus particulièrement des Juifs. Cependant, après la Seconde guerre mondiale, « l'esprit frondeur » et la « libéralité rhénane » furent remis au goût du jour et constamment affichés comme valeurs fondatrices de la ville.

Aujourd'hui, différents ingrédients ont permis à la mobilisation anti-« droite populiste » et antiraciste de se développer, en partie avec le soutien affiché de la mairie de Cologne. Celle-ci est conduite depuis quelques années (après des décennies de domination social-démocrate) par le chrétien-démocrate Fritz Schramma. Le maire est d'ailleurs favorable à la construction d'une grande mosquée à Cologne, dont le refus a été transformé par « Pro Cologne » en cheval de bataille politique. Cependant, son propre parti - l'Union chrétienne-démocrate (CDU) - est profondément divisé sur ce projet, même si ses adversaires au sein de la CDU n'avancent pas des arguments ouvertement racistes, mais purement « techniques » : la taille de la future mosquée, son insertion dans le quartier... Sa construction n'a d'ailleurs pu être votée en Conseil municipal à la fin août que grâce à l'apport de voix de l'opposition municipale. En effet, de nombreuses voix de la CDU de la ville, dont l'aile droite est narguée et partiellement grignotée par « Pro Cologne », firent défaut au maire. Mais ces divisions politiques ne se sont pas affichées au moment de la tenue du « Congrès anti-islamisation ». La presse locale, dont le tabloïd « Express », était très ouvertement hostile à la tenue du « congrès », et a plutôt encensé ses adversaires.

2) L'incapacité flagrante de mobilisation de l'extrême droite locale

A tout cela s'ajoute un facteur puissant, interne, qu'est l'incapacité avérée de l'extrême droite locale à organiser une mobilisation. L''extrême droite locale de Cologne est marquée par une spécificité : elle est représentée par un petit parti politique qui n'existe que dans cette ville. Il s'agit du « Mouvement citoyen Pro Cologne » («Bürgerbewegung Pro Köln»), née formellement comme association en juin 1996. En fait, il s'agit d'un ultime produit de scission issue de ce qui était, dans les années 1980 et 1990, le principal parti d'extrême droite en Allemagne « Die Republikaner » (REPs). L'équipe de ce mouvement local « Pro Cologne », a été exclue du parti des REPs lors des premières graves crises internes, en 1990. A l'époque, le chef du parti, Franz Schönhuber, essayait de se défaire d'une « minorité de racistes et d'extrémistes » qui menaçait - selon lui - de salir l'image du parti. En réalité, l'exclusion visait à la fois les tenants d'une ligne plus « dure » et les jeunes cadres, qui risquaient de faire de l'ombre au chef. Un scénario qui pourrait ressembler, de loin, à celui de la scission mégrétiste du FN, en 1999. En même temps, le parti d'extrême droite connaissait ses premiers sévères reculs électoraux. L'Allemagne se trouvait en pleine « réunification nationale », le parti se trouvait écarté du centre de la vie politique. Schönhuber tentait, par cette purge, d'enrayer la chute.

Les exclus fondèrent alors - pendant l'hiver 1990/91 - une nouvelle formation politique, baptisée « Deutsche Liga für Volk und Heimat » (DLVH, « Ligue allemande pour le peuple et la patrie »), dotée d'une direction collégiale à trois têtes. Ses dirigeants juraient de mettre fin « au culte du chef tout-puissant », dont ils avaient fait les frais sous Schönhuber, à travers cette nouvelle structuration. En cela aussi, l'aventure ressemble à celle du MNR, lui aussi doté d'une direction collégiale après que ses principaux cadres aient fait la douloureuse expérience de la « toute-puissance du chef » (Jean-Marie Le Pen). Les dirigeants de la DLVH venaient en grande partie soit du NPD - parti plus « radical » que les « Républicains », et davantage identifié aux héritiers du nazisme historique -, soit des exclus des « Républicains. En fait, le nouveau parti, la DLVH, qui se voulait un « mouvement de rassemblement » ratissant plus large que les « Républicains », ne réussit jamais à décoller. Au contraire, il restait toujours au stade groupusculaire. A une exception près : celle de la ville de Cologne. Là, le nouveau parti pouvait s'appuyer sur le petit groupe de parlementaires locaux, issus des anciens élus des « Republikaner » et qui avaient gardé leurs mandats après leur exclusion. Aux dernières élections municipales précédant cette scission, fin 1989, le parti avait obtenu 7,4 % des voix. Il en restait un groupe au conseil municipal, qui passa - en grande partie - au nouveau mouvement .

La DLVH de l'époque ne réussit jamais vraiment à rayonner au-delà de Cologne, où elle faisait parler d'elle à travers des campagnes - suscitant l'indignation - contre des réfugiés roms fuyant la guerre en ex-Yougoslavie. En février 1993, le groupe municipal de la DLVH lança une campagne d'affichage d'« avis de recherche » (ressemblant aux avis policiers) contre une réfugiée désignée nommément, Nidar Pampourovna qui avait fui la Macédoine et, à Cologne, avait réussi à se soustraire à une mesure d'expulsion. La DLVH lança une « chasse à l'homme », ou plutôt « à la femme », scandaleuse. Par ces méthodes, La DLVH s'isola de la population.

A travers le lancement de la nouvelle plateforme « Mouvement citoyen Pro Cologne », à la fin des années 1990, les principaux animateurs du groupe de la DLVH tentaient d'échapper à l'isolement groupusculaire. Le nouveau « mouvement » devait gommer les aspects les plus « extrémistes » des partis politiques qu'avaient parcourus ses fondateurs. Le programme municipal était formulé de façon « soft », apparaissant partiellement comme « apolitique ». Dans ses options stratégiques, le groupe tentait d'ailleurs davantage un rapprochement avec des secteurs de la droite dite classique, qu'un positionnement protestataire et clairement situé à l'extrême droite. Sur quatre « cercles de travail » du groupe, deux sont respectivement intitulés « Classes moyennes avec Pro Cologne » (un cercle thématique tourné notamment vers les petits patrons) et «Chrétiens avec Pro Cologne ». Le groupe se positionnait ainsi plutôt comme le FN des années 1980, c'est-à-dire en marge de la droite classique et proche des milieux catholiques. En revanche, « Pro Köln » manquait assez visiblement d'un ancrage dans la jeunesse, même si un troisième cercle est intitulé « Jeunesse avec Pro Cologne » et si le groupe a réussi dans le passé à animer un ou deux journaux lycéens.

C'est surtout le conflit sur la construction de mosquées, et plus particulièrement de l'une d'entre elles, qui allait permettre à ce mouvement de se développer quelque peu sur le plan municipal.

Suite de l'article ... Cologne II


 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Pas question de changer de méthode, même si la justice a décidé de s’en mêler. Le système des kits de campagne mis en place pour les élections législatives de 2012, qui se trouve au cœur de l’enquête judiciaire qui vaut au Front national d’être renvoyé en tant que personne...

08.05.2017 - 18:43

Des militants d’Action française lors du défilé en l’honneur de Jeanne-d’Arc, en 2013. MIGUEL MEDINA / AFP

C’est devenu un rendez-vous incontournable du petit milieu militant parisien. Chaque vendredi en fin d’après midi, l...

03.05.2017 - 15:22

Fil d'informations RESF

Tamara, Narek et Arman doivent rester parmi nous Luttons pour la régularisation de la famille Torossyan Vardoui Markossyan épouse Torossyan de nationalité ukrainienne et son mari arménien Armen Torossyan sont entrés en France en septembre 2014 avec leurs trois enfants. Ils se sont installés à...
27.06.2017 - 16:50
Wisdon doit rester parmi nous Luttons pour la régularisation de Maria Maria Ighodaro, de nationalité nigériane, est entrée en France en avril 2014 avec son fils Wisdon. Elle avait dû quitter le Nigéria, sa vie étant menacée. Elle a demandé l'asile, a été déboutée puis vient de déposer une demande...
27.06.2017 - 16:59
A 15 ans et 8 mois, Djelil Guigma doit être libéré immédiatement du centre de rétention Saint Exupéry pour être présenté à un juge des enfants et protégé par l'ASE. La présomption de minorité doit lui profiter en attendant que son état civil soit consolidé par des démarches auprès des autorités...
26.06.2017 - 00:59
Davit Kosakyan est en France, à EPERNAY depuis 4 ans. Sportif de haut niveau (arts martiaux : judo et MMA(mixed martial arts), il vivait avec sa famille en Russie où il a été victime d'oppression, de chantage, de coups, blessures physiques et morales. Il a fui et est arrivé en France en septembre...
25.06.2017 - 00:47
assure le lien avec de site de l'AME ; cet article a une date de publication qui est mise à jour par la syndication avec le site de l'AME
24.06.2017 - 20:23
avec Philippe Wannesson, (Passeurs d'Hospitalité des exilés à Calais), Brigitte Cerf (RESF 75, par téléphone. 1 – Intro et journal On dira un mot, entre autre, du procès en appel de Cédric Herrou et de la tentative d'expulsion de M. Ismaili – dont on avait parlé lors de notre émission du 27 mai,...
24.06.2017 - 15:18
Depuis de nombreuses semaines, se pose le problème du renvoi de jeunes migrants du dispositif de l'ASE. Leur minorité est contestée par le Conseil départemental. Les droits ne sont pas toujours respectés.
24.06.2017 - 06:13
La préfecture continue de refuser la résolution humaine de la question des femmes congolaises de l'Aisne. Elle leur refuse la protection à laquelle ces femmes ont droit. Nous souhaitons une nouvelle mobilisation citoyenne pour empêcher l'expulsion de Nesca.
23.06.2017 - 10:33
Da Costa MALONGUE, père de famille, ne doit pas être expulsé de France vers l'Angola et séparé de manière inhumaine de sa conjointe et de ses 2 enfants ! Monsieur le Préfet de Paris, Monsieur le Préfet de la Somme, Je, soussigné(e), sollicite de votre bienveillance pour que Monsieur Da Costa...
22.06.2017 - 20:23
Menacées d'expulsion, les Femmes congolaises de l'Aisne s'organisent. Elles reçoivent d'appui de parents d'élèves, de professeurs, de féministes... Elle participent à des réunions, s'interrogent et s'inquiètent sur le sort de leurs enfants. Des stratégies de survie sont mises en place, avec la...
21.06.2017 - 16:57

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

Le 10 mai 2017, les gardes-côtes libyens interceptent dans les eaux internationales un bateau de 500 migrants auxquels l'organisation non gouvernementale allemande Sea-Watch s'apprêtait à porter secours, mettant en danger les deux embarcations, celle des migrants et celle de l'ONG. Les migrants...
gisti
27.06.2017 - 13:51
À l'heure de la déréglementation du travail, du dumping social, du développement de chaînes de sous-traitance internationales et de l'explosion de statuts dites « indépendants », les travailleuses et travailleurs étrangers sont en première ligne : travailleurs détachés ou « sur-subordonnés »,...
gisti
26.06.2017 - 14:11
En écho à la demande adressée au gouvernement par Anne Hidalgo, maire de Paris, de réfléchir à « un plan général d'accueil des migrants en France » avec l'ouverture de camps de premier accueil dans les métropoles régionales – à l'image de celui qu'elle a installé en octobre 2016 porte de La...
gisti
26.06.2017 - 13:18
Tous les jours des exilés, femmes et hommes, fuyant guerres, violences, dictatures, misère…, traversent la Méditerranée. Beaucoup y meurent. Les autres espèrent pouvoir trouver asile en Europe. Certains cherchent à venir en France. Mais celles et ceux qui arrivent à Vintimille sont bloqués, la...
gisti
26.06.2017 - 12:30
Cette note interassociative s'adresse à toutes les personnes qui, par leurs activités professionnelles (juristes associatifs, praticiens du droit, avocats, juges) ou militantes, s'intéressent aux procédures d'expulsion des habitants de terrains occupés sans titre. Le cadre des procédures d'...
gisti
26.06.2017 - 09:53
La convocation en garde à vue de Simon a été reportée au jeudi 29 juin. RV 10h 27 bd Bourdon! ———

 

COMMUNIQUE Paris le 23 juin  – 14h

SIMON, militant de DAL Paris et environs est convoqué en “garde à vue” Mardi 27 juin au...
dal
23.06.2017 - 18:56
Ce camp dit humanitaire, ouvert en novembre 2016 à l'initiative de la mairie de Paris et géré par Emmaüs solidarité, mis en avant comme vitrine de l'accueil des réfugiés cache une toute autre réalité. Hier, mercredi 21 juin, aux alentours de 7h, l'ouverture du centre dit de « premier accueil » s'...
gisti
22.06.2017 - 09:04
Session de 2 jours, le 22 juin 2017 - [Autres Formations]
gisti
22.06.2017 - 08:30
Contre l’expulsion de la Cité de l’air à Athis-Mons*, les habitants ont décidé aujourd’hui d’organiser un rassemblement demain jeudi 22 juin 2017 à 16h à la sous-préfecture de Palaiseau Avenue du Général de Gaulle 91125 Palaiseau Cedex

*voir...

dal
21.06.2017 - 17:51

COMMUNIQUÉ Paris mardi 20 juin 2017

ATHIS-MONS (91), CITÉ DE L’AIR 200 personnes menacées d’expulsion les prochains jours POINT PRESSE et rencontre avec les...
dal
20.06.2017 - 14:23
« Chacun est appelé à venir sur le Canal de l'Ourcq à La Rotonde, pour fabriquer avec d'autres son bateau de papier et à venir le lâcher sur le canal… Nous sommes tous potentiellement un migrant, un exilé qui aura peut-être un jour besoin d ‘une main tendue. Nous l'avons été dans le passé et aux...
gisti
20.06.2017 - 14:00
Plus de 200 organisations, des très connues à des micro-collectifs dans des villages, lancent un appel public inter-associatif à Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gérard Collomb pour que le gouvernement change radicalement sa politique migratoire. Elles réclament l'organisation d'une conférence...
gisti
20.06.2017 - 10:18

 

...

dal
16.06.2017 - 22:13
À JOUR des deux dernières réformes législatives importantes – la loi du 29 juillet 2015 sur l'asile et la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers –, cet ouvrage vise à offrir une information claire et accessible sur l'état de la réglementation en vigueur, particulièrement touffue et complexe...
gisti
16.06.2017 - 11:56
[ NE PAS CONFONDRE, avec le concert « Liberté de circulation » du 5 juin 2017 au Trianon, Paris ]CHLOÉ LACAN LOST feat. Camélia Jordana Billets en vente : 18 € tarif plein / 15 € tarif réduit www.lestroisbaudets.com Chloé Lacan / Ménage à Trois / Le trio est polymorphe et passe d'un instrument à l'...
gisti
15.06.2017 - 19:00

COMMUNIQUE Paris le 15 juin 2017   

Incendie meurtrier à LONDRES : c’est toujours les mêmes qui meurent dans les incendies !

Droit Au Logement, syndicat de mal logés, de sans logis et de locataires en France fait part de sa tristesse, de sa solidarité...

dal
15.06.2017 - 15:40
« Collusion avec les passeurs », création d'« un facteur d'attraction », « mise en danger des personnes en migration » : depuis plusieurs mois, les ONG intervenant en Méditerranée pour sauver des vies font l'objet d'attaques et de diffamation de la part de la justice italienne, de l'agence...
gisti
14.06.2017 - 09:19

COMMUNIQUÉ

Paris le 13 juin 2017 18h30

 

Une mère de famille handicapée et ses trois enfants, prioritaires DALO, expulsés sans relogement à Argenteuil ! L’Etat hors la loi,...
dal
14.06.2017 - 08:12
Diverses associations de défense des droits ont souhaité réagir à la vidéo « Eurodame help ! », produite par l'asociation Européens sans frontières et diffusée par le réseau de cinémas MK2 en France, et qui présente à tort et de façon infantilisante une Europe salvatrice et accueillante envers les...
gisti
13.06.2017 - 11:57
Session de 5 jours 35H, le 12 juin 2017 - [Autres Formations]
gisti
12.06.2017 - 08:30

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