Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Racisme et antisémitisme sans frontières : nouvelles passerelles à l'extrême droite

Dieudonné, Le Pen, amateurs du Ku Klux Klan et racistes de l'ex-Tribu K : alliances contre nature et rapprochements inquiétants que l'on aurait envisagé, il y a quelques années encore, comme improbables.

La dernière nouvelle en date n'est déjà plus une véritable surprise : Dieudonné a choisi pour parrain de sa plus jeune fille, baptisée le 18 juillet dernier à Bordeaux, un certain Jean-Marie Le Pen. Le baptême a eu lieu dans la paroisse « traditionaliste » de Saint-Eloi où officie l'abbé Laguérie, qui avait célébré en juillet 1996 les obsèques de Paul Touvier, ancien chef de la milice de Vichy. A cette occasion, ce prêtre  avait défendu - bec et ongles - la mémoire du défunt chef milicien, en se présentant lui-même comme « l'avocat de Paul Touvier auprès de Dieu » : « [Devant le] tribunal divin, il n'y a pas de médias ni de coups médiatiques, pas de communistes, pas de franc-maçonnerie, pas de partie civile et pas de LICRA. » (Libération du 16 juillet 2008) La chose ne surprend qu'à moitié : Dieudonné, ancien chantre de l'anti-racisme, ne s'est-il pas rendu à la Convention Bleu-Bleu-Rouge (lancement de la campagne présidentielle du leader du FN), le 11 novembre 2006 au Bourget ? N'a-t-il pas visité le pays d'origine de son père, le Cameroun, avec Jany Le Pen - l'épouse du chef de file de l'extrême droite - en mars 2007, faisant apparaître celle-ci comme défendant la « cause humanitaire » des Pygmées menacés ? Si les visites publiques de Dieudonné dans le camp lepéniste pouvaient encore apparaître comme des provocations calculées, à condition d'ignorer certaines convergences de fond qui les avaient rendues possibles, c'est quand même autre chose d'aller jusqu'à nouer des liens privés et familiaux avec le vieux leader d'extrême droite. A certains de ses fans, Dieudonné tente encore de justifier sa décision sur le registre de la pure provocation, et au nom de son intérêt  : il en aurait besoin pour réapparaître dans les médias qui l'ont « boycotté » jusqu'ici. Pour cela, il aurait voulu leur offrir en pâture « quelque chose de négatif », avant d'ajouter : « Vous savez ce que cela coûte, une campagne de promotion sur TF1 ? ».

La thèse de la provocation purement médiatique n'est pas crédible

Il ne s'agirait donc, en quelque sorte, que d'un dérapage contrôlé, effectué dans le seul but d'assurer son succès médiatique. Cependant, cette affirmation ne répond pas à la question de savoir pourquoi, de son côté, Jean-Marie Le Pen a accepté d'être le parrain à la fille de Dieudonné. Le chef du FN, expérimenté en communication publique, ne s'est pas rétracté dans les jours suivant la « révélation » - par Dieudonné - du prétendu fond médiatique de l'affaire. Rappelons donc que, s'il existe une certaine convergence entre ces deux hommes-là, ce n'est pas principalement parce que « nous sommes Bretons tous les deux » comme l'a indiqué publiquement Jean-Marie Le Pen. Il faudrait plutôt rechercher du côté d'un délire idéologique partagé sur un prétendu « pouvoir des juifs en France », pouvoir qui s'exercerait soi-disant en partie sur les médias et qui empêcherait nos deux « outsiders marginalisés par le système », comme ils aiment se qualifier, de s'exprimer sur la place publique. Dès 1988, Jean Marie Le Pen prétendait que le refus de la droite classique française de s'allier à son parti serait dû aux diktats et injonctions « du B'nai B'rith », organisation juive des Etats-Unis. De la part de l'extrême droite, la persistance d'un vieux fond antisémite n'est pas vraiment une révélation. Pour ce qui concerne Dieudonné, il faut rechercher ailleurs les motivations profondes d'une dérive idéologique très inquiétante : Fin 2003, Dieudonné avait mis en scène, dans une émission télévisée, un sketch sur un colon israélien fanatique faisant le salut nazi, en criant « Isra-Heil ! ». Cette assimilation de la politique de colonisation israélienne, critiquable par ailleurs, à celle du régime nazi génocidaire pouvait légitimement soulever l'indignation. Néanmoins, l'affaire aurait pu s'arrêter là. Mais, en réaction à des menaces contre son spectacle (appel au boycott), Dieudonné choisit la radicalisation en stigmatisant dans ses spectacles des personnalités d'origine juive. Puis, il s'est mis à accuser en 2004/2005, des « sionistes » d'avoir été les principaux responsables du commerce des esclaves avant de « se reconvertir dans la banque, dans la finance », pour conclure : « ...et maintenant dans l'action terroriste ». Par ailleurs, selon Dieudonné, des « autorités sionistes » contrôleraient le cinéma français et l'empêcheraient de récolter les fonds nécessaires pour réaliser un projet de film sur l'esclavage. Ainsi il reprend, de façon claire et nette, de vieux schémas antisémites, accusant « certains milieux » de contrôler, notamment, la finance et les médias. Quand on faisait remarquer alors à Dieudonné que la traite des esclaves, non seulement n'était pas contrôlée par des juifs, mais était au contraire un « métier » totalement interdit aux juifs (selon l'article 1 du sinistre Code noir adoptée par la monarchie française au 17e siècle), il choisit des arguments fallacieux et délirants pour se défendre. Dans son excellent livre « La vérité sur Dieudonné », paru fin 2005, Anne-Sophie Mercier (qui vient de gagner le procès que lui a intenté Dieudonné) souligne qu'il a prétendu que ce fameux article 1 du Code noir avait été adopté parce que les juifs auraient « exagéré » leur cruauté dans le commerce des esclaves, à la différence des « commerçants » chrétiens. Continuant son délire, Dieudonné ajoute que les « commerçants » juifs, eux, non seulement vendaient des hommes et des femmes en tant qu'esclaves, mais « les castraient, jetaient les enfants par-dessus bord ».

'' La concurrence victimaire''

Au détriment de l'universalisme et de l'aspiration à faire justice à toutes les victimes, à imposer le respect des droits humains pour tous et pour toutes, Dieudonné et ses acolytes cherchent à attiser une concurrence victimaire entre les communautés. Certains courants politiques et associatifs, en résonance avec la droite sioniste, tout en insistant à juste titre sur le caractère singulier du génocide des juifs par les nazis (extermination industrialisée programmée de toute un peuple) se positionnent souvent en soutien inconditionnel de la politique des dirigeants israéliens et véhicule ainsi l'idée d'une menace globale émanant des « arabes » ou de « l'Islam ». Ils basculent ainsi facilement vers des attitudes qui favorisent l'exclusion. A l'opposé, dans certains groupes issus de l'immigration, on observe aussi une attitude consistant à dire qu'en parlant « trop » de l'Holocauste et de la souffrance des juifs européens au cours du 20e siècle, on occulterait les victimes de l'esclavage et (ou) du colonialisme. Certains vont jusqu'à demander, soit de gommer toute différence entre une politique de domination coloniale (incluant des massacres et des violences extrêmes) et l'extermination planifiée de tout un groupe humain, soit - pire - de demander qu'on arrête de commémorer les victimes juives du génocide nazi. Ces positions sont développées, entre autres, par Dieudonné quand il parle de « pornographie mémorielle » à propos de la mémoire de la Shoah (propos tenus à Alger en février 2005, et récemment sanctionnés par la condamnation à une amende de 7.000 euros). Ce phénomène existe déjà dans la communauté noire des Etats-Unis, où le mouvement « Nation of Islam » est connu pour son antisémitisme.

Manipulateurs d'extrême droite

Le rapprochement direct entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen, s'il a un fondement idéologique, a été aussi possible grâce à l'entremise de certains personnages. Parmi ceux qui auront joué un rôle de premier plan :

  • Alain Soral, l'écrivain ex-marxiste, devenu lepéniste. Depuis au moins 2006, il milite pour que les Français d'origine étrangère (qu'il appelle aussi « Français de branche » par opposition aux « Français de souche »), soient pris en compte par le FN en tant que membres de la « communauté nationale ». Il a joué à plusieurs reprises, au cours de ces dernières années, l'entremetteur entre Dieudonné et des dirigeants du FN. C'est lui qui avait confirmé aux médias, mi-juillet, la nouvelle du baptême réunissant les familles Dieudonné et Le Pen. 
  • Frédéric Chatillon, ancien militant du GUD et dirigeant d'une société de sécurité, par ailleurs proche de Marine Le Pen. Chatillon aurait participé à une rencontre entre Dieudonné et Jean-Marie Le Pen, le soir du 1er mai 2008 à Paris, en vue de nouer les contacts pour le fameux baptême. C'est le même Frédéric Chatillon qui avait rendu possible un voyage commun à Beyrouth de Dieudonné, de Thierry Meyssan (écrivain ayant glissé de la lutte antifasciste vers la théorie du complot mondial, notamment depuis le 11 septembre 2001), d'un journaliste de Minute et d'un conseiller issu du FN, dans les derniers jours du mois d'août 2006. Le journal Minute avait rendu compte, en exclusivité, du voyage de ce curieux groupe au Liban. Il s'agissait alors de dénoncer la guerre israélienne au Liban de l'été 2006 mais aussi de favoriser le rapprochement entre individus issus de tendances politiques différentes, le tout sur fond d'animosités antisémites manifestes.

Sur un autre registre, mais avec un fond idéologique similaire, nous pouvons observer d'autres rapprochements apparaissant comme plus inquiétants encore. Ainsi en va-t-il du travail en commun, observable depuis plusieurs mois, d'un groupe néo-nazi violemment antisémite connu sous le nom « La Droite Socialiste » et des partisans d'un leader noir autoproclamé qui se fait dénommer « Kémi Séba » (pseudonyme qui signifie « Etoile noire » en langue de l'Egypte ancienne).

KEMI SEBA

De son vrai nom Stellio Capochichi, ce jeune Franco-Béninois originaire de Strasbourg, né en décembre 1981, a dirigé plusieurs groupuscules : de la « Tribu K » - interdite et dissoute par les pouvoirs publics en juillet 2006 suite à des affrontements avec un mouvement juif d'extrême droite, la Ligue de défense juive (LDJ) - en passant par la « Génération Kémi Séba » jusqu'au « Mouvement des damnés de l'impérialisme » (MDI). Ce dernier a été constitué au début de l'année 2008. Aucune de ces organisations n'a pu quitter le stade groupusculaire. Néanmoins Kémi Séba tente de gagner une notoriété publique dans les banlieues où ses partisans s'activent dans une logique de « radicalisation », par une politique systématique de surenchère. Ainsi, à Clichy sous Bois, Kémi Séba est venu provoquer l'Association AC le Feu (Association citoyenne liberté, égalité, fraternité, ensemble et unis), en lançant « Mes frères Assez le feu ? Ou bientôt le feu ? », accompagné de ses partisans reprenant le slogan « Bientôt le feu ! ». Il moque les militants d'autres mouvements et les sans papiers manifestant dans la rue, ces « macaques », « qui se ridiculisent en criant <Nous ne sommes pas dangereux> dans les rues de Paris ». Des émeutes se produisent à Villiers-le-Bel, fin 2007 ? Ses partisans s'y rendent en délégation.

Stellio Capochichi se fait le chantre de « la dignité raciale de chaque groupe, de chaque peuple ». Il s'oppose violemment au métissage, chaque groupe devant garder sa pureté, y compris les Noirs qui, selon lui, descendent tous d'un peuple héroïque. Les Noirs, qu'il appelle uniquement « Kémites » selon un terme créé par lui (en opposition à « Sémites »), seraient ainsi destinés à retrouver un rôle de peuple dirigeant. S'ils vivent provisoirement en Europe, selon Kémi Séba, c'est uniquement parce qu'ils doivent y attendre d'obtenir des « réparations » qui seraient identiques à celle « du Tribunal de Nuremberg », en dédommagement des dégâts laissés par l'esclavage et le colonialisme.  Mais par la suite, leur rôle consistera - toujours selon Kémi Séba - à retourner sur la terre africaine et d'y construire leurs propres puissances. En attendent, ils ne doivent surtout pas se mélanger, ni avec les « Leukodermes » (les peaux blanches, selon deux termes de l'ancien Grec employés par Kémi Séba), ni avec les Arabes ni avec les Juifs.

Sur ces bases-là, Kémi Séba prône et pratique l'alliance ouverte avec des racistes blancs, en défense commune de la « pureté » de chaque groupe. Dès octobre 2006, Kémi Séba a ainsi développé ses théories Internet : « (...) la colère qu'il y a dans les banlieues a depuis 20 ans été canalisée par les officines sionistes, tel que SOS Racisme et compagnie (...) et redirigée vers la cible idéale que représente la droite nationale. J'ai moi-même été élevé dans la haine de ceux qui aimaient leur pays, jusqu'à ce que j'ouvre les yeux sur ceux qui nous manipulaient tous, à savoir les sionistes. » L'extrême droite des racistes blancs ne serait ainsi qu'un bouc-émissaire, contre lequel une fausse colère serait attisée par des agitateurs et manipulateurs « sionistes » qui tireraient les ficelles. Par ailleurs, dans ce même texte, Kémi Séba poursuit : « La France est devenue un camp de concentration asphyxiant la dignité raciale de chaque peuple. Chaque famille humaine a le droit de vivre dans son espace vital (sic), avec les biens qui lui sont propres. Voilà pourquoi les Kémites sont ici. Dès que nous aurons obtenu dédommagements les mêmes qui ont été obtenus à Nuremberg, nous repartirons chez nous. ». A partir du 2 septembre 2008, Kémi Séba comparaîtra d'ailleurs pour ce texte, accusé du délit de provocation à la haine raciale, au Palais de justice de Paris. Le Parquet avait déclenché l'action publique, le MRAP a signalé vouloir se constituer partie civile.

Alliance entre les racistes des deux bords

L'alliance avec des racistes blancs et des néonazis n'est pas restée que théorique. Le 8 mai 2008, les partisans de Kémi Séba ont ainsi organisé un rassemblement commun à la Fontaine Saint-Michel, avec les néonazis de « La Droite Socialiste ». Les deux groupes y revendiquaient le retrait des troupes françaises d'Afrique et d'Afghanistan, une revendication qui était dirigée contre « les intérêts étrangers » censés conduire aujourd'hui la politique de la France. L'orateur de « La Droite Socialiste » déclarait aux quelques manifestants rassemblés que « ce gouvernement n'a de français que le nom », qu'il défendait des intérêts « qui ne sont pas les nôtres » et, qu'en 1945, la fin de la Seconde guerre mondiale se serait malheureusement (sic !) soldée par la victoire des puissances maçonniques qui, depuis, dirigent le monde.

Ce dernier groupuscule, « La droite socialiste » qui se réfère, entre autres, au Ku Klux Klan, présente des similitudes troublantes avec les groupuscules néonazis « Nomad-88 » et « Nomad-Sécurité », qui se sont auto-dissous début juin 2008 après l'arrestation de trois jeunes militants qui, dans la soirée du 28 mai 2008, avaient traversé en voiture une cité de Saint-Michel-sur-Orge en tirant au moins 35 coups de feu au pistolet-mitrailleur. La perquisition dans un hangar de l'Essonne avait permis de découvrir, selon le parquet l'un des plus grands arsenaux d'armes et de munition jamais trouvés dans le département. Suite à l'auto-dissolution, on a appris que « Nomad-88 » groupuscule d'environ 30 membres, essentiellement skinheads, en région parisienne et lyonnaise ainsi qu'à Nancy - avait servi de service d'ordre à « La Droite Socialiste ». Cette dernière réagit, cependant, en indiquant qu'elle n'avait quasiment aucun lien avec ce groupuscule et qu'il ne lui aurait servi que pour « assurer la sécurité lors de nos événements ». Si le démenti ne semble guère crédible, il indique au moins la volonté de « La Droite Socialiste » de poursuivre son action. Auparavant, des militants de « La Droite Socialiste » avaient, entre autres, participé avec leurs drapeaux au défilé de Jean-Marie Le Pen devant la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides à Paris, le 1er mai 2008. Ils ne furent pas inquiétés par le service d'ordre du parti lepéniste, mais juste gentiment priés de ne pas trop s'exposer directement devant les photographes. Ils étaient aussi présents au « Congrès nationaliste » organisé par des groupuscules d'extrême droite, dont « L'Oeuvre française » à Villepreux dans les Yvelines le 24 mai 2008. Environ 350 personnes y ont participé. Le 12 juillet dernier, « La Droite Socialiste » a encore voulu apparaître en public en manifestant devant la Sorbonne contre la présence de troupes israéliennes au défilé du 14 Juillet, à Paris (sur fond de sommet de « l'Union pour la Méditerranée »). Mais son rassemblement a été interdit. Début juillet, « La Droite Socialiste » avait pu agrandir ses rangs grâce à l'adhésion d'un groupuscule baptisé « Réconciliation nationale », groupuscule jusqu'ici dirigé par un certain Franck Abed, prétendu « candidat à l'élection présidentielle de 2007 », se définissant lui-même comme « bonapartiste ».

Paranoïa commune

« La Droite Socialiste » est dirigé par Thomas (ou Thömas) Werlet, principal orateur lors des meetings publics, et animé d'un antisémitisme qui confine à la paranoïa aigue. Paranoïa partagée par Kémi Séba. Ce dernier explique ainsi dans une vidéo consultable sur Internet, intitulé « Pourquoi l'Etat a peur de nous » que « dans ce système » - au pouvoir en France - « c'est être sioniste ou mourir ». Dans une autre vidéo, également consultable sur Internet, l'homme s'engage plus loin dans son délire sur le prétendu pouvoir secret - juif - qui régnerait sur la France : « La France est actuellement divisée en deux parties. La première partie est composée de ceux qui dirigent ce pays ; qui, comme par hasard, ont pour point commun de tous prêter allégeance à Israël, qu'on le veuille ou non. La deuxième partie est composée de ceux qui souffrent : le prolétariat, mais pas seulement. Au commencement, je pensais que (ce) prolétariat était composé des Noirs, mais je me rends compte qu'en réalité, tous ceux qui ne sont pas sionistes dans ce pays sont considérés justement comme de la marchandise, sont considérés comme des objets, sont considérés comme du matériel à détruire s'il le faut assassiner, exécuter. C'est la constatation qu'on ne peut que dresser quand on voit le nombre de morts, ces derniers temps, émanant en particulier de notre communauté (.....) Et on se pose la question de savoir, en réalité, QUI dirige ce pays. Si je dis que ce pays est dirigé par les sionistes, on va dire que je suis antisémite. Donc on va peut-être trouver un autre terme, on va dire que ce pays est dirigé par des impérialistes qui prêtent allégeance - il est vrai - à Israël. Et cela donne le fait que, même si vous êtes blanc dans ce pays (...), vous serez considéré comme une merde. » Et il ajoute que la France serait dirigée par une « oligarchie » qui «a volé le gaullisme, qui l'a dépouillé de son véritable sens. Même si le gaullisme n'est déjà pas une idéologie à laquelle j'adhère, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, même le gaullisme n'appartient plus aujourd'hui aux autochtones de ce pays. C'est quand même une chose assez extraordinaire, quoi qu'on en dise. Et, ils ont fait ça, comme ils ont fait ça auparavant avec le royalisme. On sait très bien qu'ils ont détruit le royalisme pour pouvoir, j'ai envie de dire, récupérer le territoire français, pour pouvoir (...), au moment de la Révolution de 1789, s'accaparer le pouvoir. Tout le monde a compris ça aujourd'hui, il suffit de connaître un minimum l'Histoire. Et on RETOURNE dans une telle situation aujourd'hui, dans le sens où des gens qui n'ont aucun intérêt réel pour la France, viennent et sont à la tête de cet Etat ». Autrement dit, « Kémi Séba » explique à ses auditeurs que les juifs auraient pris le pouvoir sur le territoire français en 1789, au moment de la Révolution, et qu'ils seraient aujourd'hui - derrière Nicolas Sarkozy - en train de réussir la même opération.

Racisme « ethno-pluraliste » : un rêve de la Nouvelle Droite

Alors que la « Tribu K » de jadis ne cherchait qu'à organiser des Noirs uniquement et excluait de s'adresser à d'autres groupes de population, cette attitude a changé récemment parmi les partisans de Kémi Séba. Son nouveau mouvement, le MDI créé début 2008, s'adresse quant à lui à tous les groupes de population... à condition qu'ils ne cherchent pas à se mélanger par voie de métissage. La « non-mixité » de l'ancien mouvement de « Kémi Séba » avait, d'ailleurs, constitué l'un des points d'achoppement entre lui et Dieudonné. Certes, il existait des liens certains entre les deux hommes - des hommes de la « Tribu K » auraient servi de gardes de corps à Dieudonné lors de son apparition (non désirée par les organisateurs) dans une manifestation des « Indigènes de la République » du 8 mai 2005, et leur mouvement se réunissait souvent dans la Théâtre de la Main d'Or, propriété de Dieudonné. Cependant ils se trouvaient en conflit, sur la question de la « non-mixité », notamment. Désormais, l'approche de « Kémi Séba » a changé ; des hommes et des femmes de toutes les origines (ou toutes les prétendues « races ») peuvent être admis au « Mouvement des damnés de l'impérialisme » ( ?!). Cependant la relation entre les fans de Dieudonné et ceux de « Kémi Séba » reste, en partie, conflictuelle. Si ce dernier a bien pu montrer, en septembre 2007, sa pièce de théâtre intitulée « Sarkophobe » au Théâtre de la Main d'Or, la conversion du mouvement des fans de « Kémi Séba » au principe de la mixité a été jugée comme non crédible sur le site Internet « Les Ogres » (proche de Dieudonné et, lui aussi, vecteur de la diffusion de contenus clairement antisémites qui font actuellement l'objet d'une plainte).

Reste, par ailleurs, qu'une partie de l'extrême droite française a longtemps rêvé d'un mouvement sur des bases racistes, mais transcendant les clivages entre groupes de population. Les intellectuels de la Nouvelle Droite des années 1960 et 1970 appelaient cela  « l'ethno-pluralisme » : chaque « race » (ou, comme ils diront quelque temps plus tard, chaque « culture ») restant chez elle et ne se mélangeant pas. Aujourd'hui, pour la première fois, l'embryon d'un véritable mouvement raciste (et surtout, antisémite), « ethno-pluraliste » cherche à se constituer. Force est de constater que de telles « expériences » d'alliance (en apparence  contre nature) peuvent être menées, aujourd'hui, au sein de l'extrême droite française parce que la crise de son parti principal - le FN - laisse la place libre à l'émergence de mouvements plus marginaux, plus « anti-système ».

VISA

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Benoît Loeuillet, entouré de Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati pendant la campagne des régionales 2015 (crédit : Olivier Faye)

Depuis son accession à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen assure avoir fait le ménage parmi...

15.03.2017 - 16:11

Fil d'informations RESF

VOIR PLAN CI-DESSOUS
28.03.2017 - 00:04
Depuis la réouverture de la sous-préfecture, le vendredi est maintenant le jour maudit (alors qu'à l'inverse, la sous-préfecture est vide le mercredi, 4 personnes dans le hall et 3 à un guichet mercredi dernier à 14, saisissant !). Vendredi 3 mars à 9h, 320 personnes comptées plus celles n'étant...
27.03.2017 - 12:54
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27.03.2017 - 09:36
Lieu : Sur le campus à la bibliothèque Droit et Lettres à 12h30. Arrêt Tram "bibliothèque universitaire". Ce centre va fermer à la fin du mois d'Avril. Les personnes y vivant sont inquiètes de leur sort. Elles n'ont pas envie d'être séparées. Leurs revendications sont simple : Rester sur Grenoble....
26.03.2017 - 17:31
Rassemblement pour la régularisation des familles menacées d'expulsion LUNDI 27 mars à 18h00
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1 – Le Journal avec Odile Jouhanne (par téléphone) Il sera en particulier question de la stupéfiante histoire de « Bambino », enfant soudanais retenu au Centre de Rétention de Plaisir, en attente d'une « réadmission » vers l'Italie. On parlera également d'un autre mineur soudanais, qui devait être...
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Après l'annonce d'un refus de séjour pour cette famille, et la perspactive d'un éloignement proche, nous nous voyons contraints de lancer cette pétition afin qu'ensemble nous obtenions pour cette famille, la possibilité de vivre normalement ici, aux côtés des leurs. Ce n'est jamais par plaisir que...
24.03.2017 - 21:50
Prochaines réunions du RESF IDF en 2016 réunion à 18h30 à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris. 2017 jeudi 30 MARS jeudi 20 AVRIL jeudi 11 MAI jeudi 1 JUIN jeudi 22 JUIN jeudi 13 JUILLET Habituellement à l'EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris Métro Faidherbe Chaligny ou Reuilly-Diderot
22.03.2017 - 18:30
Les familles et personnes sans papiers ainsi que les membres du Réseau Education Sans Frontières de la Somme sont heureux de vous inviter à participer à leur déjeuner solidaire : Samedi 1er avril 2017 à 12h, Centre Culturel Léo-Lagrange, 12 place Vogel, Amiens Ce repas solidaire, aux délices du...
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L'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers vous invite à une réunion publique sur le contrôle et l'internement des Tsiganes en France. La réunion se tiendra dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris (Métro : Ligne 12, arrêt Lamarck-Caulaincourt) Afficher une...
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05.04.2017 - 18:00
Session de 2 jours, le 30 mars 2017 - [Autres Formations]
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Réquisition Abbé Pierre: le sort des habitant-e-s pas prioritaire pour la Préfecture.

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gisti
24.03.2017 - 16:33

COMMUNIQUE Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement  relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du...

dal
24.03.2017 - 11:25
C'est ce que vient de lui rappeler assez sèchement le juge des référés du tribunal administratif de Lille. Ce n'est pas faute pour Natacha Bouchart de s'être démenée pour compliquer par tous les moyens la vie des associations qui reprennent inlassablement les distributions de nourriture aux...
gisti
23.03.2017 - 21:01
Arrêt des expulsions, baisse des loyers, un toit pour tou-te-s! MANIFESTONS samedi 1er avril – 15h à République

 

Le 1er avril annonce le retour menaçant  des expulsions sans relogement pour plus de 130 000 locataires du privé comme en HLM qui ont reçu un jugement d’...

dal
23.03.2017 - 15:33
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
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23.03.2017 - 09:30
Session de 2 jours, le 23 mars 2017 - [Autres Formations]
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23.03.2017 - 09:30
Procès D.A.L.33 ​Jeudi 23 mars 14h Cour d’Appel de Bordeaux Place de la République

Conférence de presse en suivant.

*** Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde D.A.L33

Bonjour,

Après le report de deux semaines d’un délibéré attendu avec...

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21.03.2017 - 17:08
Tricot Tour – Nos droits contre leurs privilèges, c’est parti!!!

Dans le cadre de la campagne Nos Droits contre leurs Privilèges, lancée par de...

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21.03.2017 - 12:00
« Le délit de solidarité n'existe plus ». Cette déclaration de Manuel Valls, ministre de l'intérieur lors de la réforme en 2012 de l'article L. 622 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France, faisait écho à celle d'Éric Besson, précédent ministre en charge de l'immigration, qui avait...
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20.03.2017 - 10:32
Le travail social est en pleine tourmente. Confrontées à la baisse des subventions, les associations entrent en concurrence sur des marchés publics où, comme n'importe quel compétiteur, elles pratiquent le mieux-disant économique… et le moins-disant social avec des répercussions sur l'emploi et les...
gisti
20.03.2017 - 09:56
Interventions Thierry Kuhn, président d'Emmaüs-France Léopold., poursuivi pour avoir signé, en 2011 et 2012, des certificats de domiciliation,, relaxé par la Cour d'appel de Caen en novembre 2016. Le parquet a fait appel. Jean-Luc, conseiller municipal de Loos (prés de Lille), poursuivi pour «...
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19.03.2017 - 19:43

COMMUNIQUE Paris le 17 mars 2017

Conseil d’État : belle victoire pour l’encadrement des loyers ! Honte à Valls, Pinel et Cosse !

Droit Au Logement salue l’arrêt symbolique du Conseil d’État, obtenu par J. Bayou et son avocat, annulant pour excès de pouvoir...

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17.03.2017 - 14:13

COMMUNIQUE Paris le 15 mars 2017 – 15h

Droit Au Logement, manifeste depuis le siège de NEXITY, dans le 9e à Paris N°1 des promoteurs en France pendant qu’ils paradent à CANNES, au MIPIM

1er promoteur de France au chiffre d’affaire de plus de...

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15.03.2017 - 15:45
Communiqué de presse de l’assemblée des locataires, mal logé.es et sans logement et du Droit au Logement 38 du samedi 11 mars 2017

 

 

Aujourd’hui, nous étions un millier...

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14.03.2017 - 12:00
La saturation du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile notamment en Île-de-France empêche les personnes de demander immédiatement l'asile et de bénéficier d'une mise à l'abri, comme le prévoient les textes internationaux et la loi française. Ainsi, depuis de nombreux mois, les campements d'...
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Le 7 février 2017, la maire de Calais opposait un refus à la demande de la Plateforme solidarité migrants demandant l'autorisation d'ouvrir la mise en place d'un nouveau lieu de distribution de repas pour les exilés. Par deux arrêtés successifs, des 2 mars et 6 mars, elle a ensuite interdit « des...
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