Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

... Vous avez encore des doutes ? Alors venez nombreux à Correns (83) le 31 janvier 2017 à 18h30 salle "la fraternelle" pour une soirée débat autour du film "La face cachée du nouveau Front National" et … vous ne serez pas déçus !    - Toujours la haine, toujours le mépris de la souffrance, toujours le refus de la fraternité, de la solidarité et de l’égalité entre tous les êtres humains.    - Refus de l’autre : Manifestation contre l’accueil des migrants dans les centres d’accueil (CAO) de Pierrefeu et de Tourves, Charte "Ma commune sans migrants".    - Mise à l’index des musulmans, des Roms, des étrangers fuyant les guerres, en leur reprochant d’abandonner leurs femmes et leurs enfants sous les bombes (1).    - Toujours le même programme : "la France aux Français".    Dans le Var, les mairies tenues par le FN, à Fréjus, Cogolin, Le Luc, agissent dans le...
La Mairie de Bollène (ligue du Sud) envisage, pour des projets immobiliers, de vendre le stade de Bollène-Ecluse, dit des Tamaris, qui est pourtant le dernier équipement public significatif d'un quartier populaire, excentré.    Le stade est une ressource importante pour l’école publique des Tamaris : les enseignants l'utilisent fréquemment pour les activités sportives des élèves, l’éducation physique et sportive étant un aspect indispensable des apprentissages et du développement des élèves, inscrit dans tous les programmes scolaires. La cour de l’école, du fait de sa taille et de son état général, ne pourrait s'y substituer et assurer des conditions de sécurité correctes.    Le stade des Tamaris est la seule structure sportive à proximité de l’école, avec un accès direct, qui permet aux enseignants et aux élèves de s'y rendre facilement, sans coût pour l’école, sans avoir besoin de solliciter des parents-...
"Syndicats aux ordres" ou "faites ce que je dis, pas ce que je fais" le drôle de point de vue des élus régionaux sur le syndicalisme. Suivre une plénière du Conseil régional, c'est long, plutôt rébarbatif, mais parfois instructif. Celle des 13 et 14 décembre 2016 nous a, en tous cas, éclairées-s sur la conception qu'ont certaines-s élues-s du mouvement social et des syndicats...   Le FN voudrait-il des syndicats à sa botte ? Depuis plusieurs années, la Région alloue des subventions à certaines confédérations syndicales. Comme toutes les subventions, ces dossiers sont instruits et contrôlés par des techniciens régionaux. Insuffisant pour le FN, qui souhaitait amender la délibération en ajoutant la phrase suivante : "le syndicat s'engage à respecter une totale neutralité politique et renonce à toute prise de position politico-électorale envers tous les partis politiques et leurs candidats. Si cette obligation n'est pas scrupuleusement...
La Maison des Potes vous invite à participer le 21 mars 2017 de 14h à 22 h, au colloque "Unis pour l'Egalité, contre le FN" à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris (Metro République).    Le 21 mars, journée internationale de lutte contre le racisme, nous voulons débattre avec des syndicats de travailleurs, les associations de défense des droits de l'homme et de lutte contre le racisme, avec les militants et responsables politiques fidèlement mobilisés contre la préférence nationale et le racisme.   A chaque étape du "Grand Paris de l’Égalité" du 21 février au 21 mars, les marcheurs des Maisons des Potes vont à la rencontre des associations, des élus progressistes pour partager des revendications communes pour l'égalité, contre le racisme et les discriminations. Avec nos tracts et nos affiches "Unis pour l’Égalité" nous faisons campagne pour le droit de vote des étrangers, l'...
Même si vous savez très bien pourquoi le Front national est d’extrême droite, VISA vous signale la conférence que la CGT organise, à son siège, le mardi 14 mars : "Pourquoi le Front national est-il d’extrême droite ?". Une petite et salutaire mise au point face à l’entreprise de dédiabolisation du FN qui est à l’œuvre.
Le FN a fait connaître son intention d’organiser une réunion publique en présence de Marion Maréchal Le Pen à Bayonne le mardi 11 avril prochain. (…) Aujourd’hui le FN représente une réelle menace pour la société. Le projet de société proposé par Marine Le Pen et son parti porte en lui un retour en arrière considérable. Malgré ses tentatives de toilettage afin de devenir un parti présentable qui prétend défendre les intérêts des « petits » contre les « grands », son idéologie n’a pas changé : intolérance, exclusion, rejet des libertés publiques… Les villes gérées par le FN en sont la preuve. Le FN n’est pas un parti « anti-système » comme il le prétend, au contraire le projet qu’il porte ne remet aucunement en cause le libéralisme qui concentre les richesses dans les mains d’une minorité et produit des effets dévastateurs sur le plan écologique, social et économique mettant en jeu le droit des...
La CGT-PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) des Bouches-du-Rhône a tenu son congrès fin 2016.Nous reproduisons ici une motion unanime contre l'extrême droite et un tract dénonçant le racisme dans les services!
Le SNUI-PP FSU a produit en ce mois d'avril un nouveau tract en 4 pages, pour expliquer pourquoi le FN est le pire ennemi de l'école publique !
Le collectif droits des femmes contre les extrêmes droites, dont VISA est membre, a sorti un tract à diffuser sans modération pour expliquer aux femmes que le FN est toujours leur ennemi !

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Extrême droite, crise(s) et regroupement(s)

Décidément, c'est la mode du moment dans les partis d'extrême droite : après le Front national (FN), c'est maintenant au MNR (Mouvement national républicain) d'annoncer la vente de son siège. Depuis 1999, le parti de Bruno Mégret, né d'une « grande » scission au sein du FN et devenu, depuis, groupusculaire, avait son siège dans le 15e arrondissement de Paris. Mais l'immeuble de la rue de Cronstadt est devenu trop grand et trop cher, pour un parti en pleine crise et dont le chef - Bruno Mégret - vient d'annoncer, fin mai 2008, qu'il quittera la vie politique.

La fuite à Nanterre

Avant lui, le FN avait procédé à la vente de son propre siège, établi depuis 1994 à Saint-Cloud dans le fameux « Paquebot ». En remplacement de ce bâtiment de 5.000 mètres carrés, mis en vente pour une vingtaine de millions d'euros, le parti lepéniste compte ouvrir un nouveau siège d'environ 1.800 mètres carrés, à Nanterre. Cependant des citoyens, des élus et des associations de Nanterre se mobilisent contre cette installation Une manifestation de protestation a eu lieu le 17 mai, réunissant plusieurs centaines de personnes à l'appel notamment de la mairie de gauche, de la LCR, de la CNT, de la Ligue des droits de l'homme (LDH) et de diverses associations. Entre temps, le MRAP a demandé que la rue des Suisses, lieu du futur siège du FN, soit rebaptisée « rue Brahim Bouarram » du nom du jeune homme d'origine marocaine, noyé dans la Seine par des nervis fascistes en marge du défilé du FN à Paris, le 1er mai 1995. Si les quatre personnes ayant participé à son assassinat n'étaient pas membres du FN (mais du groupuscule d'ultra-droite Œuvre française), ils étaient bel et bien venus de Reims à Paris pour participer au défilé du FN, en empruntant le bus alloué par le parti de Jean-Marie Le Pen.

Toutefois, en dehors même des protestations et manifestations antifascistes, le transfert du siège ne passe pas aussi facilement que prévu. D'abord prévu en juin, le déménagement n'interviendra qu'« au plus tôt au mois d'août » à la fois en raison des résistances à Nanterre, mais aussi à cause d'oppositions internes liées à la restructuration du parti. En effet, ce dernier s'apprête à licencier la moitié de son personnel, alors que Jean-Marie Le Pen a déclaré de façon cynique aux remerciés qu'« il ne leur est pas interdit de continuer leur travail en tant que bénévoles ». Comme par hasard, la quasi-totalité des personnels licenciés (pour raisons financières, selon la justification officielle) sont des opposants à Marine Le Pen et son entourage. Une bonne occasion de régler des comptes politiques et de préparer la succession ...

Prends l'oseille et tire- toi (nouvelle version )

D'autres occasions existent, et sont mises à profit par les fractions, clans et cliques qui s'affrontent à l'heure actuelle au sein de l'appareil. Ainsi en va-t-il de l'éviction de Ferdinand de Rachinel,  un des sept députés européens du parti mais aussi son imprimeur qui avait, jusqu'ici, un quasi-monopole sur toutes les publications imprimées du FN. De Rachinel avait avancé huit million d'euros à son parti afin de financer la campagne des candidats aux législatives de juin 2007 alors que les banques rechignaient à accorder  des crédits. Après les mauvais résultats (60 pour cent des candidats FN n'ayant pas franchi la barre des 5 % des voix requises pour avoir droit au remboursement public des frais de campagne), le parti ne l'avait pas remboursé. Au point qu'en novembre dernier, de Rachinel a fini par porter plainte contre la direction du parti et que son avocat réclame désormais 500.000 euros de dommages et intérêts. L'affaire sera jugée le 23 juin prochain par le tribunal de Nanterre. En attendant, le journal 'Libération' a écrit, début mai, que ça arrangeait bien une partie de la direction du FN de pousser l'entrepreneur à bout, jusqu'à le faire agir en justice contre son propre parti. En effet, selon Libé, Marine Le Pen et ses proches entendaient bien pousser de Rachinel vers la porte... Cependant Marine Le Pen a porté plainte, entre-temps, contre 'Libération' pour « diffamation », et il faudra attendre les suites de l'affaire pour y voir plus clair.

La situation actuelle du FN et l'image qu'il donne reflètent bien une « fin de règne » assez sordide, avec un vieillissant Jean-Marie Le Pen (80 ans au mois de juin) dont le remplacement devient une nécessité visible par tous alors que lui a, justement, travaillé d'arrache-pied pour se rendre « irremplaçable ». Non seulement la question de la succession à la présidence n'est pas réglée, avec cependant un avantage pour la fille Le Pen, mais il y aussi les questions d'orientation, de stratégie et de redéploiement tactique du parti qui sont très loin d'être réglées.

La ligne Marine ...

Pour schématiser, au cours de la période 2006/07, une partie de la direction du parti (dont Marine Le Pen et son entourage, ainsi que le « penseur » et provocateur nouvellement gagné Alain Soral) avait infligé une réorientation stratégique au FN. Celle-ci devait consister à « dédiaboliser » le parti en gommant certains repères trop visibles, en tout cas dans son apparition extérieure. L'appel aux Français d'origine immigrée (baptisés « français de branche » par Alain Soral, par opposition aux « français de souche ») en faisait partie. Relevaient de cette stratégie, notamment : le lancement, le 20 septembre 2006, de la campagne de Jean-Marie Le Pen à Valmy (symbole du « patriotisme républicain » contesté en interne par beaucoup de cadres du FN, persistant à se situer dans une tradition idéologique anti-1789); le rapprochement avec l'humoriste et ex-antiraciste, devenu grand pourfendeur des « intérêts juifs », Dieudonné ; la visite de Jean-Marie Le Pen sur la tombe de chinois ayant combattu pour les armées britanniques et françaises pendant la Première Guerre mondiale, dans le Nord-Pas de Calais... Puis, enfin, sa fameuse visite sur la dalle d'Argenteuil, début avril 2007, où il avait damé le pion à un Nicolas Sarkozy qui n'osait alors pas se rendre en banlieue « auprès de nos compatriotes ».

Après la défaite du candidat FN contre Nicolas Sarkozy à la présidentielle, puis le « siphonnage » de son électorat (par l'UMP et par l'abstention) aux législatives, cette orientation a été vigoureusement combattue par certains au sein de l'encadrement du parti. Ces derniers la taxaient de « gauchissement » de l'image du parti, et critiquaient vivement l'absence de repères « droitiers » visibles pour l'électorat le plus fidèle du parti. De son côté, Marine Le Pen a expliqué, dans un « chat » sur le site du quotidien « Le Monde », en mars 2008, que la stratégie mise en œuvre au moment des campagnes électorales de l'année précédente devait servir à un objectif de « rassemblement » en vue d'une (hypothétique) présence au second tour de l'élection présidentielle. En effet, expliquait Marine Le Pen, le problème lors de l'accès au second tour de 2002 résidait dans le fait qu'en l'espace de 15 jours (entre le 21 avril et le 05 mai), il était impossible au parti d'effacer la trace de la « diabolisation » dont il aurait fait l'objet auparavant, et de rassembler sous sa bannière de nouvelles couches d'électeurs attirées entre les deux tours. Ainsi, en 2007, toujours selon Marine Le Pen, le FN se devait de mettre en place une stratégie de rassemblement large de pans entiers « du peuple français » dès avant le premier tour. A en croire la journaliste Christiane Chombeau dans sa récente biographie de Marine Le Pen (« Le Pen, fille et père », édition Panama, octobre 2007), cette vision stratégique était d'ailleurs partagée, à l'époque, par son père. Ce n'est donc pas, comme tendent à le prétendre certains au FN, dans le dos du fondateur historique « du mouvement » que la nouvelle tactique aurait été mise en place.

Pendant la crise, le débat continue ...

Il n'en reste pas moins que, vu l'absence de résultats positifs aux élections présidentielles et législatives (dans un contexte difficile pour le FN dû à la forte pression sur son électorat exercée par la force d'attraction de Nicolas Sarkozy) puis municipales (où le FN devait déjà lutter avec son manque d'argent et sa perte de crédibilité en tant que force capable de s'imposer électoralement), cette stratégie a été fortement remise en cause.

Aujourd'hui, ces désaccords stratégiques continuent, et la lutte d'orientation est repartie de plus belle. Ainsi, le 25 avril 2008, Marine Le Pen et ses proches avaient organisé un rassemblement de protestation devant le siège de la fédération patronale de l'hôtellerie, dans le 8e arrondissement de Paris, afin de protester contre la « collusion entre la CGT et le patronat pour demander la régularisation des clandestins ». Le tout, évidemment, pour s'opposer à la présence des immigrés « sans papiers » en France. Auparavant, sous la pression de la grève des travailleurs sans papiers qui avait démarré le 15 avril dernier, le patronat de l'hôtellerie - restauration s'était prononcé pour une régularisation assez massive (son chef, André Daguin, évoquait 50.000 « sans papiers » à régulariser dans ce seul secteur économique) de cette main-d'œuvre dont il a fortement besoin. Usant d'une tonalité démagogique et aux accents en apparence presqu'« anticapitalistes », Marine Le Pen fustigea sur place, devant une cinquantaine de militants et autant de journalistes, un patronat « cherchant à abaisser les salaires des travailleurs français » en pratiquant « une délocalisation sur place en embauchant des travailleurs sans papiers ». Or, cette apparition devait apparaître en contradiction avec les intérêts d'une partie « naturelle » de la base sociale du FN, à savoir ceux d'un petit patronat qui a besoin de faire travailler une main-d'œuvre « sans papiers » et donc sans droits.

Dernière évolution en date : le club « Egalité et Réconciliation », l'association d'Alain Soral, principal penseur de la stratégie de « gauchisation » du discours FN, a nettement critiqué ce rassemblement des « Marinistes » du 25 avril. En effet, écrit le club sur le site « Alterinfo », c'était une erreur stratégique de critiquer - devant les portes de la fédération patronale de l'hôtellerie - des patrons de bonne volonté mais qui seraient écrasés par la concurrence mondialisée et la fiscalité. (« Traiter de patrons voyous d'authentiques entrepreneurs, travailleurs acharnés de la classe moyenne persécutés par l'UE et surfiscalisés, c'était injustement tourner le dos à une partie importante de notre électorat traditionnel constitué de petits entrepreneurs et de petits patrons acculés, sans forcément attirer à nous une base salariale déboussolée et habituée à suivre la CGT sans réfléchir... ») Ainsi aurait-il mieux fallu, explique en substance le cercle réuni autour d'Alain Soral, choisir un symbole du combat contre la « mondialisation libérale » et le « droitdelhommisme », plutôt que de taper sur un pauvre patronat français qui en serait lui-même une victime...

Recompositions difficiles ...

Le débat stratégique et la recherche d'une tactique porteuse de fruits  continuent donc. Au même moment, des regroupements ou tentatives de regroupement se font jour, au sein de la mouvance d'extrême droite. Une partie des cadres et militants fortement opposés à la montée de Marine Le Pen, à laquelle est associée l'idée de « modernisation » synonyme de trahison, cherche ainsi à créer une nouvelle structure politique.

Les bases de cette structures ont été jetées officiellement lors d'une réunion à Paris le 29 mars où étaient présents (entre autres) Jean-François Touzé, représentant d'une des branches « dissidentes » du FN, une quinzaine de conseillers régionaux du parti lepéniste, Bruno Mégret du MNR, et Robert Spieler qui venait - pour participer au nouveau regroupement - de démissionner de la tête du mouvement régionaliste d'extrême droite « Alsace d'abord » né en 1988 d'une scission du FN. Cette structure, provisoirement baptisée « Comité d'initiative pour le renouveau », devait se transformer en parti politique à Paris, le 1er juin 2008, sous le nouveau nom de « Nouvelle droite populaire » (NDP). Or, l'échéance a été reportée, et s'il y a bien eu une nouvelle réunion de coordination, ce n'est pas encore le congrès de fondation d'un nouveau parti renvoyé en décembre prochain. L'une des raisons de ce report, outre les incertitudes sur la démarche et sur ses chances de succès qui semblent prévaloir parmi les fondateurs, réside dans les profondes divisions qui sont apparues au sein du MNR. Alors que ce parti devait participer selon la volonté de son (ex-)président Bruno Mégret au nouveau regroupement, certains de ses plus hauts cadres s'y sont clairement opposés. Ces derniers privilégiant, quant à eux, une stratégie de rapprochement... avec Marine Le Pen, qui se trouverait d'autant plus facilitée par le départ de Bruno Mégret dont la « fille du chef » du FN a fait l'une de ses bêtes noires. On prête ainsi à Nicolas Bay, le (jeune) secrétaire général du MNR, une volonté de poursuivre une telle orientation, alors qu'il avait déjà participé à une première rencontre des initiateurs du nouveau regroupement, le 27 octobre 2007. D'où, probablement, la démission annoncée fin mai du président du MNR, incapable d'imposer un choix stratégique - qui doit être un choix d'alliance - à son parti devenu moribond.

Reste la question de la participation ou de la non-participation du mouvement des « Identitaires » à ce nouveau regroupement. Ces derniers, mouvement militant le plus radical de l'extrême droite en ce moment, devait organiser un meeting le 31 mai au soir à Paris, à la veille du congrès fondateur de la « Nouvelle droite populaire ». Il était annoncé que le « Bloc identitaire » n'y allait pas participer en tant que tel - la participation de l'une de ses représentantes aux réunions préparatrices, Isabelle Crépin, a même été démenti par sa direction - mais que des militants « identitaires » allaient y être présents individuellement. Or, suite à des prétendus « menaces » résultant de pressions antifascistes, le meeting des « Identitaires » du  31 mai a été annulé (presque) à la dernière minute.

D'ailleurs ce bloc conservateur a su attirer et absorber, non seulement une fraction non négligeable de l'ancien électorat du FN (une autre partie se réfugiant dans l'abstention), mais également certains anciens activistes comme Guillaume Peltier, ancien militant FN et ex-directeur adjoint de son organisation de jeunesse (le FNJ) à la fin des années 1990, puis secrétaire général du « Mouvement pour la France » de Philippe de Villiers. Alors qu'il est désormais vivement critiqué dans les rangs de ce petit parti conservateur-réactionnaire, en raison des très mauvais résultats électoraux en 2007, le quotidien « Libération » précise le 29 mai que Peltier « entretient des contacts assidus avec Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration ».

Les enjeux à venir

Il est trop tôt pour affirmer quel sera, définitivement, le profil du nouveau parti qui pourrait naître des divisions actuelles de l'extrême droite sous forme de la « Nouvelle droite populaire » (NDP). Pour l'instant, il s'agit plutôt d'un regroupement de militants, déçus à un moment ou un autre de la démarche du FN ou d'une fraction de sa direction. Une autre question sera de savoir si, au-delà de ce niveau purement militant et « interne », il pourra acquérir une audience parmi les sympathisants et électeurs de l'extrême droite.

Il faudra également observer si des divergences de fond, idéologiques et/ou stratégiques (importantes), subsisteront entre le FN et cette nouvelle force ou si, au contraire, leurs différences se limitent (sur la durée) à une pure divergence tactique. Dans ce cas, il est très improbable que deux forces puissent subsister longtemps sur le même « créneau » idéologique. Le MNR, depuis 1999, a fait l'expérience de cette difficulté à disputer son terrain classique au FN, ceci alors même que, conscient de ces difficultés, la direction du MNR avait opté, à partir de 2000/01, pour une orientation ostensiblement différente (proximité plus forte vis-à-vis de la droite républicaine, puis positionnement pro-américain visible à partir du 11 septembre 2001 tout en cherchant à pousser à une « guerre des civilisations » avec l'islam, alors que la direction du FN gardait, elle, ses distances vis-à-vis des Etats-Unis autant que vis-à-vis de l'islam.) Cependant il est vrai que la crise, voire la décomposition de la direction du FN est aujourd'hui beaucoup plus avancée qu'au début de la décennie.

Une divergence idéologique semble, toutefois, se dessiner entre les deux courants organisationnels qui se font face. A partir du constat que l'utopie réactionnaire d'un Etat-nation pleinement et totalement souverain, s'appuyant sur la volonté d'une « communauté nationale » (partageant plus ou moins une origine commune « pure »), semble aujourd'hui extrêmement difficile à réaliser, des réponses différentes sont fournies par les courants d'extrême droite. Jean-Yves Le Camus, chercheur spécialiste de l'extrême droite, l'a bien résumé sur le site « Rue 89 », dans un article datant du 7 avril dernier : « ... l'extrême-droite, dans toute l'Europe, se divise désormais en deux sous-familles opposées: l'une, qui reste fidèle au nationalisme de l'Etat-nation et peut évoluer vers une conception multiethnique de celui-ci (c'est l'orientation de Marine Le Pen); et l'autre, qui se réclame d'un nationalisme européen, fondé sur l'Europe des régions et des ethnies, totalement anti-intégrationniste et islamophobe. »

Si la première conception continue à prédominer au FN, la seconde semble bien représentée au sein de la nouvelle force qui va naître. On y trouve, en effet, des régionalistes d'extrême droite partisans d'une Europe définie par un fondement racial, comme Robert Spieler (ex-« Alsace d'abord »), et une partie du MNR qui avait également plutôt évolué vers de telles conceptions. Les « Identitaires », de leur côté, sont assez ouverts vis-à-vis d'une telle approche, argumentant que « si une famille malienne installée en France peut acquérir (par les effets d'une mauvaise politique) la nationalité française, elle ne sera en revanche jamais bretonne, alsacienne ou auvergnate. » C'est dans ce sens que certains courants d'extrême droite préfèrent dorénavant une Europe « blanche », appuyée sur des nations autant que sur des régions, à l'idée d'une pure conservation de l'Etat-nation classique. Cependant il risque d'y avoir un débat controversé sur ces notions au sein même de la future NDP, dans la mesure où les « transfuges » du FN y apporteront plutôt une conception qui reste très attachée à l'Etat-nation à la française.

Les chances de survie du nouveau regroupement sont ainsi sujet à caution, mais elles dépendront aussi de l'avancée de la crise du FN lui-même ainsi que de l'évolution du bloc conservateur.

VISA

 

Brochure 2016 - Face au FN et à toute l'extrême droite, réponses et ripostes syndicales !
 

Parce qu'il est toujours nécessaire d'apporter des réponses syndicales face au FN et à toute l'extrême droite, VISA publie mi septembre un petit fascicule / argumentaire.

Vendu 2 euros, il sera disponible sur notre stand au village du livre de la fête de l'Humanité du 9 au 11 septembre et sur commande en écrivant, avec un chèque de règlement, à notre siège, 80-82 rue de Montreuil 75011 Paris.

Cet argumentaire est destiné aux militant-e-s syndicaux pour qu'ils puissent répondre encore plus facilement, exemples à l'appui, aux salarié-e-s qui se trompent de colère en s'apprêtant à voter FN en 2017.

Face à la montée régulière des scores électoraux du FN et contre la « lepénisation » des esprits, les postures morales sont aujourd'hui insuffisantes.

Il faut sans relâche contre argumenter les prises de positions « économiques et sociales »  du parti fasciste qu'est toujours le FN, illustrer par la mémoire des faits la continuité idéologique du FN assise sur le racisme, l'autoritarisme et le nationalisme, dénoncer les fausses solutions « nationales-sociales » préconisées par le FN, opposer aux slogans réducteurs du FN des analyses certes plus complexes mais néanmoins évidentes à comprendre et à faire comprendre.

Ce fascicule ne prétend pas apporter des réponses clefs en main à toutes les incursions de l'extrême droite sur le terrain social. C'est une boite à outils, un recueil d'expériences, un encouragement au travail syndical unitaire, un vaccin contre la résignation, un instrument pour le travail de proximité avec les salarié-e-s.

On y trouve l'analyse du positionnement du Fn sur la Loi travail, qui montre bien que ce parti va à l'encontre des intérêts des salarié-e-s. Un long chapitre est consacré aux orientations du Fn en matière d' Education Nationale, son dernier terrain de chasse. Dans la continuité du livre « Lumière sur mairies brunes », publié par VISA en 2015, la gestion municipale des villes gérées par l'extrême droite est passée au peigne fin, sur la période du premier semestre 2016. Et puisque les présidentielles 2017 sont dans le viseur des cadres du Fn, les premières annonces du programme électoral du parti fasciste sont décortiquées et assorties de réponses syndicales. Les analyser et les déconstruire sont essentiels dans l'intérêt des salarié-e-s, ce doit être une des priorités du mouvement syndical.

Mais ne perdons pas de vue que l'extrême droite aurait forcément moins d'audience si la situation économique et sociale était moins sclérosée par la crise du capitalisme financier et par le libéralisme arrogant.

Si le combat contre le fascisme doit être politique, syndical et associatif, il passe aussi par les mobilisations du monde du travail contre les politiques d'austérité et par la lutte contre les injustices.

Enfin, ce fascicule est illustré par les dernières affiches de VISA, à commander gratuitement et sans modération par mel : assovisabis@gmail.com

Passez commande dès maintenant en l'adressant par courrier et avec le chèque à : 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

Tarif dégressif :€ jusqu'à 100 exemplaires, 1,50 € au delà. 

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.

Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander " Barrage syndical antifasciste " paru en 2014.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

10.04.2017 - 16:02

Marine Le Pen espère une vague de ralliements en vue des élections législatives des 11 et 18 juin, mais, pour l’instant, ces derniers se font au compte-gouttes. Selon nos informations, qui confirment celles du site d’info locale...

10.04.2017 - 16:02

Benoît Loeuillet, entouré de Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati pendant la campagne des régionales 2015 (crédit : Olivier Faye)

Depuis son accession à la tête du Front national, en 2011, Marine Le Pen assure avoir fait le ménage parmi...

15.03.2017 - 16:11

Fil d'informations RESF

ll faut lever l'OQTF de Betty Kabena et Fifi Lunda, et leur accorder le droit au séjour ! BettyKabena et Fifi Lunda sont toutes deux venues de République Démocratique du Congo en 2012 afin de fuir les violences récurrentes dans ce pays. Betty était accompagnée de deux de ses enfants, Prescillia ,...
27.04.2017 - 23:11
Une fois de plus, le Conseil Départemental [de Loire Atlantique] a failli à sa mission de protection de l'enfance ! Depuis vendredi 20 avril, une dizaine de jeunes Mineurs Isolés Étrangers sont arrivés à Nantes. Ils ont été reçus dans le service chargé par le Conseil Départemental d'assurer leur...
27.04.2017 - 20:50
Une carte de séjour pour Victor-Hugo ! Victor-Hugo Dos Santos Pereira, élève en terminale littéraire au lycée Léon Blum de Créteil (94), a demandé sa régularisation et un titre de séjour à la Préfecture de Créteil. Celle-ci ne lui a octroyé qu'une autorisation provisoire « pour finir l'année...
27.04.2017 - 15:08
Parce qu'il n'est pas admissible de condamner des êtres humains à une vie de « sans » (sans papiers, sans travail, sans droits …), nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux constituer avec nous, chaque premier mardi du mois, un cercle du silence pour crier silencieusement notre indignation...
27.04.2017 - 00:16
Le Réseau Éducation Sans Frontières nous a habitués à voir se succéder les bonnes et les mauvaises nouvelles. Même dans le cas de ces dernières (souvent une mise en rétention), il y a toujours un espace pour la lutte. Cette fois non. Aucun espace : notre camarade André Landrain nous a quittés. C'...
26.04.2017 - 18:15
La famille géorgienne Petrova-Dzidziguri est menacée d'expulsion alors qu'elle est arrivée en novembre 2013 pour rejoindre le père malade, décédé depuis. Les deux jeunes enfants sont scolarisés et très bien intégrés et la mère est bénévole au Secours Populaire ! Comment peut-on expulser une...
26.04.2017 - 09:36
1 – Intro durée : 05:18 = = = = = = = = = = = = = = = = 2 - « Sursaut Citoyen » Avec Nina Marx (CCFD) par téléphone Une cartographie collaborative et un répertoire à vocation de mettre en lumière toutes les initiatives de personnes, de collectifs citoyens ou d'associations qui viennent localement...
22.04.2017 - 14:37
En pièce jointe voici le premier numéro du tout nouveau Journal de RESF69.
21.04.2017 - 16:38
assure le lien avec de site de l'AME ; cet article a une date de publication qui est mise à jour par la syndication avec le site de l'AME
21.04.2017 - 08:36
Le Juge des libertés et de la détention du Mesnil-Amelot a rendu la justice… M. S. et ses fils K. (23 ans) et L. (20 ans) sont emprisonnés au Centre de rétention du Mesnil-Amelot depuis un mois. Ils y resteront 15 jours de plus s'ils ne sont pas expulsés avant. Comme ils ont déjà refusé d'embarquer...
20.04.2017 - 00:08

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

Le 1 er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d'une journée ensoleillée sous le pont du Carrousel. Il ne savait pas qu'on allait le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les assassins venaient de quitter le défilé du Front National. Depuis, d'autres noms se sont ajoutés à la...
gisti
01.05.2017 - 10:00

COMMUNIQUE Paris le  26 avril 2017

STOP expulsions illicites ! Nouvelle expulsion dans le 17e … Action concrète Avec des locataires victimes de ces bailleurs voyous RV jeudi 27 avril – 12h sortie du métro Pereire

Des centaines de locataires sont...

dal
26.04.2017 - 16:28

 

  Samedi 29 avril à Paris RdV à 8h angle place des Ternes/bd de Courcelles Métro Ternes (ligne 2)

Les mal logés et les sans logis, avec la « fanfare invisible », de nombreuses...

dal
24.04.2017 - 10:22

COMMUNIQUE Paris le 21 avril 2017

 

Les expulsions illégales continuent malgré la loi !

Environ 200 locataires et mal logés ont manifesté mercredi...

dal
21.04.2017 - 12:27
Monsieur le ministre de l'intérieur, L'ouverture de la salle d'audience « délocalisée » du tribunal de grande instance de Bobigny dans la zone aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle est annoncée pour le mois de septembre prochain en vue d'y faire comparaître les personnes dont la prolongation du...
gisti
20.04.2017 - 15:35
Source: Halem La Charte d’Essonne ou la chasse aux sorcières

mardi 18 avril 2017

Au nom de l’écologie, la préfète de l’Essonne organise une chasse aux pauvres L’...
dal
19.04.2017 - 16:42
gisti
13.04.2017 - 10:19
Ce jeudi 13 avril, dix associations et syndicats mettent en ligne les vidéos du tribunal d'opinion pour les droits des enfants Roms qui s'est déroulé le 27 juin 2015 à Saint-Denis (93). La question posée par ce procès était celle des responsabilités des pouvoirs publics dans les violations de leurs...
gisti
13.04.2017 - 09:39
Abandonner un gamin à la rue, ce n'est pas le « délaisser » au sens de l'article 223-3 du code pénal : telle est la subtile nuance que la cour d'appel de Paris invoque pour absoudre ceux qui ont refusé d'en assumer la charge. Livré à lui-même dans les rues de Paris depuis une semaine, un jeune...
gisti
12.04.2017 - 17:46
Les deux documents ci-dessous ont été transmis aux candidats à l’élection présidentielle: Expulsions, logement cher et profits: bombance pour les uns, crise pour beaucoup —>...
dal
07.04.2017 - 19:43
L'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers vous invite à une réunion publique sur le contrôle et l'internement des Tsiganes en France. La réunion se tiendra dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris (Métro : Ligne 12, arrêt Lamarck-Caulaincourt) Afficher une...
gisti
05.04.2017 - 18:00
Première expulsion sans relogement d’un locataire prioritaire DALO à PARIS Rassemblement / raffut Mercredi 5 avril 15h , Place Louis Lépine (sortie M° Cité )

  Mardi après midi, un locataire d’une résidence Richemond (RIVP), a été expulsé dans le 13e arrondissement, car il ne répondait...

dal
05.04.2017 - 13:01

 

COMMUNIQUE

Paris, le 3 avril 2017

Fin de la trêve hivernale des expulsions : A PARIS, les...

dal
03.04.2017 - 18:36
2 documents ci-dessous: Expulsions, logement cher et profits: bombance pour les uns, crise pour beaucoup

—> ici

 

Les...
dal
01.04.2017 - 09:46

D'autres sites... d'autres luttes !

Associations
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International
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