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Béziers se lève contre l’extrême droite le 28 mai

jeu 26/05/2016 - 11:24
defaut

Il est de la responsabilité du syndicalisme de combattre la stratégie de ceux qui cultivent le rejet de l’autre et la division des salariés, pour mieux cacher leur incapacité à tracer des perspectives d’avenir et de justice sociale.

A l'initiative d'organisations syndicales, politiques et associatives de Béziers, Manifestation contre l’extrême droite Samedi 28 mai 2016, 14 heures, Champ de Mars (Statue Jean Moulin)

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Depuis son élection à Béziers, Ménard veut faire de notre ville un laboratoire des idées d'extrême droite et affiche ses ambitions nationales en faisant venir les 27, 28 et 29 mai 2016, les idéologues des thèses les plus réactionnaires, celles là même qui ont plongé notre pays et l'Europe dans l'horreur de la guerre et du fascisme il y a 70 ans.

La CGT s'oppose et s'opposera sans relâche à ceux qui prônent la division, la haine de l'étranger, et cherchent parmi les plus pauvres, les plus fragiles, les boucs émissaires de la crise sociale, économique et politique la plus grave que nous subissons aujourd'hui.

Contrairement à ce qu'affirme l'extrême droite, le problème, ce ne sont pas les pauvres, ni les étrangers, le problème, c'est la pauvreté et la désespérance sociale, la destruction des garanties sociales et de tout ce qui contribue au bien vivre ensemble, la toute puissance de la finance et des grands groupes capitalistes qui confisquent les richesses créées par le travail au profit de quelques privilégiés.

L'extrême droite ne remet pas en cause l'austérité, elle la pratique :

Le grand nettoyage à la Ménard ne concerne pas seulement les trottoirs, les crottes de chien et les façades, mais surtout le service public municipal et la gestion des finances publiques : diminution des capacités d'intervention sociales au profit d'une police municipale aux missions essentiellement répressives, cadeaux aux affairistes de l'immobilier au détriment des activités sociales et culturelles qu'une municipalité peut mettre en place, stigmatisation des pauvres mais pas de la pauvreté.... Rien de bien différent de ce que pratiquait la municipalité UMP précédente, on est à des années-lumière de la « révolution » !

L'extrême droite, comme elle l'a toujours fait, s'appuie sur cette colère pour avancer ses pions. Elle exacerbe les frustrations et le désespoir, sans jamais remettre en cause les inégalités ni les injustices.

Ménard approuve la Loi El Khomri et la casse du Code du Travail.

La colère est légitime, l'extrême droite la détourne pour préserver les intérêts des privilégiés :

Les politiques d'austérité, les reculs successifs du gouvernement devant les prétentions du patronat, rendent difficile, voire insupportable, la vie quotidienne d'une grande majorité de la population.

L'écart grandissant entre les aspirations des peuples à vivre mieux et les difficultés insupportables qu'il subissent dans leur vie quotidienne, l'écart entre les promesses électorales et les décisions politiques qui creusent les inégalités entre les plus riches et la majorité de la population, sont sources d'un sentiment de profonde injustice, de désespérance, et ouvrent la porte à toutes les manipulations.

L'extrême droite est parvenue ces dernières années à leurrer une partie de l'opinion avec un discours politique prenant pour cible la mondialisation, l'immigration et l'insécurité.

Or la première des insécurités, c'est bien l'insécurité sociale, la peur de ne pas trouver de travail ou de le perdre, la faiblesse du pouvoir d'achat des salariés et des retraités, l'accès de plus en plus difficiles aux services publics en raison de leur remise en cause permanente : protection sociale, logement, transports, santé, éducation.

C'est bien l'absence de perspectives concrètes pour une part importante de la population qui est à l'origine de cette instrumentalisation, et non une conversion à priori pour l'idéologie d’extrême droite, même s'il y a toujours eu des adeptes des thèses fascisantes au Front National.

C'est la mobilisation des salarié-es, retraité-es, jeunes, privé-es d'emploi, qui instaurera un rapport de force favorable aux idées de progrès et obligera le gouvernement à adopter des lois favorables au monde du travail.

Sortir de la crise... Il y a des solutions :

- Augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux

- Appliquer une réduction du temps de travail à 32 heures sur 4 jours (4 millions d'emploi immédiatement disponibles),

- Donner aux salarié-es des droits syndicaux et d'intervention sur la gestion des entreprises,

- Développer les services publics et améliorer la Sécurité Sociale sont des urgences sociales

Elles ne sont pas dans le programme de l'extrême droite, elles seront le résultat de nos luttes et de nos solidarités.

Vivre mieux, vivre ensemble, une exigence digne du 21ème siècle !